Alexandre Pouchkine

  • "placé du côté de la légèreté, du sourire, le roman de pouchkine est unique dans la littérature russe : il n'apprend pas à vivre, ne dénonce pas, n'accuse pas, n'appelle pas à la révolte, n'impose pas un point de vue, comme le font, chacun à sa façon, dostoïevski, tolstoï, ou, plus près de nous, soljénitsyne et tant d'autres, tchekhov excepté.
    En russie, chacun peut réciter de larges extraits de ce roman-poème qui fait partie de la vie quotidienne. a travers l'itinéraire tragique d'une non-concordance entre un jeune mondain et une jeune femme passionnée de littérature, il est, par sa beauté, par sa tristesse et sa légèreté proprement mozartiennes, ce qui rend la vie vivable. " andré markowicz, qui s'applique depuis des années à faire connaître la richesse de la littérature classique russe, propose ici une remarquable traduction en octosyllabes rimés du chef-d'oeuvre de pouchkine.

  • Le jeune Hermann suit avec passion les soirées de jeu chez l'officier Naroumov. Il se refuse à toucher aux cartes, quoiqu'il en meure d'envie.
    En entendant le récit d'une martingale miraculeuse permettant de gagner à tous les coups, il décide d'intriguer pour découvrir le précieux tour qui lui permettrait de s'enrichir. Il tente d'y parvenir en séduisant la belle Lisavéta, pupille de la vieille comtesse égoïste Anna Fedotovna, seule à détenir le secret. Cette recherche tourne bientôt à l'obsession :
    Le héros est pris de visions (il voit des cartes en rêve) ; et la comtesse, qui a fini par mourir en emportant son secret avec elle, lui apparaît...
    Son fantôme va-t-il lui révéler son secret ? Ou est-ce la folie qui guette ?
    Dans cette célèbre nouvelle de Pouchkine - considérée comme « un chef-d'oeuvre de l'art fantastique » par Dostoïevski -, éclatante et féroce, la fascination pour le jeu atteint des personnages aux tempéraments divers - les uns y assouvissant un vice de jeunesse par la prise de risques, d'autres se laissant emporter par la démesure de leurs rêves secrets.

  • Des intrigues politiques de Boris Godounov à la rivalité de Mozart et Salieri, en passant par la tragédie du visiteur de marbre : l'oeuvre théâtrale de Pouchkine est d'une richesse sans équivalent. Si l'on connaît bien en France la prose de l'auteur d'Eugène Onéguine et de La Fille du capitaine, la traduction de ses vers est un exercice de taille auquel peu se sont confrontés.
    Andreï Vieru, auteur, traducteur et musicien reconnu, s'attelle à la tâche. Dans cette nouvelle traduction, une attention particulière est portée à l'usage d'une langue française d'époque, celle dans laquelle Pouchkine, qui avait failli devenir un écrivain français, rédigeait luimême ses lettres.

  • Boris Godounov

    Alexandre Pouchkine

    Ce drame met en lumière une des figures les plus tragiques et les plus étonnantes de l'histoire russe, le tsar Boris Godounov. En 1598, Dmitri, héritier du trône, meurt dans des circonstances pour le moins étranges. Godounov accède au pouvoir, bien que certains le soupçonnent d'être lié à ce drame. Stupeur quand un jeune homme se présente à la cour de Pologne en assurant qu'il est le successeur disparu et qu'il veut retrouver sa place légitime...

    Déployant une remarquable profondeur historique, psychologique et poétique, Boris Godounov irradie d'une force et d'une modernité qui fascinent encore. Oeuvre de solitude et de maturité, cette pièce, qui reste la préférée de Pouchkine lui-même, marque la naissance du romantisme russe.

  • Nous sommes en 1773 : en route pour un fortin perdu au milieu de la steppe, où il doit faire ses premières armes d'officier, Piotr Griniov voit surgir de la tempête de neige un vagabond dans lequel il reconnaîtra bientôt l'usurpateur Pougatchov. Les aventures alors s'enchaînent.
    Dans ce premier roman qui est l'un de ses derniers chefs-d'oeuvre, et qui ouvre l'âge d'or de la prose russe du XIXe siècle, Pouchkine a réussi à camper, à travers un roman d'amour à l'ancienne mode, un tableau plein de saveur de la société russe de la fin du XVIIIe siècle, et surtout à mettre en scène une relation paradoxale, mais symbolique, entre un représentant de l'élite européanisée de la nouvelle Russie et un homme du peuple incarnant l'élément national turbulent dont il est, bon gré mal gré, l'héritier.

  • Considéré comme un des premiers grands chefs-d'oeuvre de la prose russe, Le Nègre de Pierre le Grand devait être un vaste roman historique inspiré par la vie d'Abraham Piétrovitch Hannibal, arrière- grand-père maternel de Pouchkine.

    Originaire d'Ethiopie, ou peut-être du Cameroun, fils d'une puissante famille, Hannibal fut fait prisonnier à l'âge de sept ans par une tribu ennemie. Vendu comme esclave à Constantinople, il fut acheté par un envoyé du tsar Pierre le Grand, qui en fit son filleul, puis son secrétaire.

    Le Nègre de Pierre le Grand, malheureusement inachevé, relate avec une merveilleuse vivacité plusieurs épisodes de la vie d'Hannibal, singulière et brillante figure de l'Europe des Lumières.

  • Amour déçu, trahison, jalousie, regrets. Pourquoi diable ce jeune Oniéguine, bienheureux héritier oisif, s'acharne-t-il à agir avec tant d'emphase ? Est-il guidé par la force de ses sentiments ou par le poids de son ennui ? Cet anti-héros, éternellement suspendu entre le sublime et le ridicule, embrasse un destin à la fois tragique et banal... qui est aussi le nôtre.

  • Militaire de carrière au tempérament fantasque, Silvio semble n'avoir qu'une passion, le tir au pistolet : «Les murs de sa chambre, criblés de trous de balles, ressemblaient à des rayons de ruche. Il était devenu d'une adresse incroyable et, s'il s'était proposé d'abattre un fruit posé sur une casquette, aucun de nous n'eût craint d'y risquer sa tête.» Pourquoi, alors, subir l'affront public d'un autre officier sans réagir ? Un lourd secret l'empêcherait-il de laver en duel son honneur bafoué ? Ces trois nouvelles à la prose élégante et limpide nous font tour à tour frémir, sourire et éclater de rire.

  • A Saint-Pétersbourg, au XIXe siècle, Hermann, officier sans fortune et passionné de jeu, apprend qu'Anna Fedotovna détient le secret de trois cartes gagnantes... Comment l'obtenir ?
    Faire avouer la contesse ou séduire sa demoiselle de compagnie? Et si c'était un fantôme qui lui révélait ce terrible secret ?

    Enjeux pédagogiques :

    - La découverte d'une nouvelle russe, traduite par Mérimée.
    - Une analyse du glissement du réalisme vers le fantastique.
    - Une iconographie qui évoque l'irruption du surnaturel et le sentiment d'épouvante (Goya et Münch).

    Thème du programme en lien avec le titre : 4e - La fiction pour interroger le réel.

    En complément : Le Bonheur au jeu de Hoffmann.

    Téléchargez gratuitement le livret pédagogique exclusivement réservé aux enseignants sur http://www.nathan.fr/carresclassiques/enseignants.

  • La BnF et Albin Michel jeunesse conjuguent leur savoir-faire pour redécouvrir des ouvrages injustement oubliés dans lesquels tout s'organise avec virtuosité : thème abordé, beauté du texte, rythme de la narration, images puissantes ou mise en page étonnante.Victime d'une machination, le tsar Saltan donne l'ordre de jeter à la mer son fils nouveau-né et sa mère la tsarine. Enfermés dans un tonneau, ceux-ci finissent par échouer sur une île, où le jeune prince sauve un cygne d'une mort certaine. Cet acte de bravoure lui vaudra la protection précieuse de l'oiseau, qui n'est autre qu'une princesse ensorcelée : elle fera sortir de terre une ville entière dont le prince sera sacré souverain, lui permettra de se transformer en moustique pour revenir voir son père et hanter ses bourreaux, lui assurera la fortune et peut-être l'amour.À partir de 6 ans

  • La dame de pique est-elle cette femme ensorcelante qui, dans le Paris de Richelieu, regagne de façon mystérieuse une fortune perdue au jeu ? Est-elle cette figure maléfique, incarnation d'un destin contraire, qui précipite Hermann, un jeune officier, dans la passion du jeu ? Est-elle encore, au soir de sa mort, cette dame blanche, funeste apparition, livrant à Hermann le secret des cartes pour mieux lui faire payer son crime ?
    Autant d'énigmes qui ont fait d'elle un personnage de légende. Tout comme Doubrovsky, étudiant au charme échevelé, qui, spolié de ses biens, devient brigand de grand chemin...

  • La Roussalka porte le nom de ces créatures mythiques, les ondines, qui attirent par leur chant les hommes afin de les noyer. De cette figure issue de la mythologie internationale, Pouchkine a tiré une oeuvre envoûtante. Dans un monde fantastique, la fille d'un meunier succombe au charme d'un prince et se suicide en se jetant dans la Dniepr. Transformée en ondine, elle envoie à son cher et tendre qui vient de se marier la fillette née de leur amour afin de lui signaler que la jeune paysanne l'aime toujours et l'attend près de l'eau ; à ses risques et périls de répondre à cette invitation...

  • Deux récits en vers ayant en commun Pierre le Grand. Le premier relate la tragique histoire d'amour entre le vieux Mazépa, adversaire de Pierre le Grand à la bataille de Poltava en 1709, et sa filleule Matriona. Le second met en scène Eugène qui, en 1824, a perdu sa fiancée dans l'inondation de Saint-Pétersbourg et qui, fou de chagrin, ose interpeller la statue du tsar.

  • La Dame de pique : Cette nouvelle, publiée en 1833, aborde deux des thèmes chers à l'auteur : le destin et la fortune.
    Le jeune Hermann a une vision dans laquelle une vielle comtesse lui révèle une combinaison secrète de trois cartes permettant de gagner à tous les coups au jeu du Pharaon. Or, cette révélation a davantage des allures de pacte, puisqu'elle est accompagnée de conditions. Obnubilé par l'idée de devenir riche, il tombe dans le piège de la dépendance, s'obstinant à multiplier les parties de cartes. La chance lui sourit, jusqu'à ce que le destin prévale sur la fortune, le conduisant au malheur.

    La Fille du capitaine : Ce roman historique, publié en 1836, narre la révolte de Pougatchev, au xviiie siècle. L'auteur s'étant richement documenté sur le sujet, le roman est particulièrement intéressant de par ses descriptions de la société et de la géographie de la Russie de cette époque.
    Piotr Griniov a seize ans lorsque son père décide de l'envoyer au fort de Bélogorsk, pour qu'il y fasse son service. Aux prises avec les dangers de la petite ville - menacée par les troupes rebelles du chef cosaque Pougatchev, qui se fait passer pour l'empereur Pierre III -, il se contente néanmoins de sa nouvelle vie, en particulier grâce à Maria Ivanovna, la fille du capitaine. Le combat de Griniov avec les rebelles et son amour pour cette fille sont au centre de ce roman captivant, idéal pour qui voudrait découvrir la littérature russe.

  • Trois soeurs filent un soir près de la fenêtre et discutent. Chacune à son tour énonce ce qu'elle serait capable d'accomplir si elle devenait tsarine. C'est alors que le tsar fait son apparition et s'adresse à la troisième qui avait fait le voeu de lui donner un fils en pleine santé. Il lui donne l'ordre d'honorer sa promesse et prend ses deux soeurs comme servantes. Conte en vers.

  • J'ai agi imprudemment en me laissant aller à une douce habitude, à l'habitude de vous voir et de vous entendre... (Maria Gavrilovna se souvient de la première lettre de Saint-Preux).
    «La Tempête de neige» Lise essaya de se dégager :
    Mais laissez-moi donc, Monsieur : mais êtes-vous fou ?
    - Akoulina, mon Akoulina ! répétait-il en lui baisant les mains...
    «La Demoiselle paysanne» La source et le fleuve Des comédies souriantes de l'amour vrai au sombre héros de la Dame de pique, Pouchkine, le Mozart des lettres russes, se moque de ceux qui aiment d'après les livres, et pose les premiers accords de ce qui bientôt sera la grande prose littéraire russe. Tolstoï, Dostoïevski, Tchékhov sont les disciples et les continuateurs du petit-fils du Nègre de Pierre le Grand, émule en écho d'Henri Beyle : tout le roman russe est sorti des nouvelles de Pouchkine.

  • Dans ses pièces courtes, écrites de 1825 à 1835, Pouchkine a pour projet d'étudier "le destin de l'homme", ses passions, ses doutes, ses interrogations. Qu'il s'agisse de l'avarice du baron chevalier, de la jalousie de Salieri pour Mozart, de l'amour qui anime Don Juan, de la peur devant la mort, de la vengeance, de la fraternité ou de l'ennui, Pouchkine saisit dans leur quintessence chacun de ces traits en les exprimant sur le mode dramatique. Et dès lors, comme le dit André Markowicz, ces pièces "visent à explorer la matière théâtrale dans sa concentration la plus extrême (...) : poser, développer et résoudre un conflit en dix, vingt pages au maximum".

  • Christiane Pighetti a traduit des poèmes de Chalamov, Essenine, Mandelstam et le poème fondateur de la nation russe écrit au XIIe siècle, La Geste du Prince Igor (collection Minos). Il était naturel qu'elle veuille se confronter au prince des poètes russes, Alexandre Pouchkine (1799-1837).
    Après une vie de désordres, après les clubs révolutionnaires, les innombrables duels, les écrits séditieux et tout ce qui lui valut l'exil de ses jeunes années, c'est-à-dire, l'assignation à résidence hors de la capitale sous Alexandre 1er, Pouchkine, en dépit du succès foudroyant de ses premières oeuvres, lance le jour de son 29e anniversaire : « Vie, don inutile, don fortuit / à quoi bon m'es-tu donnée ». La conscience, le remords et la conviction intime de son iniquité, hantent l'oeuvre des dernières années. Il se sent poursuivi par un homme noir, menacé par un malheur qu'il ne peut ni éviter ni prévoir.
    Lecteur assidu de la Bible à laquelle, en filigrane, il fait partout référence, il a la conviction que l'inspiration est authentique révélation et, jusqu'à la veille de sa mort, souligne le caractère sacré de l'oeuvre poétique.
    Les poèmes publiés en version bilingue sont extraits de l'ensemble de son oeuvre et illustrés de croquis souvent plein d'humour de l'auteur.

  • L'action de rousslan et ludmilla se déroule dans un cadre historique bien réel, autour de l'an 1000.
    Le grand-duc de kiev, vladimir-soleil marie sa fille ludmilla au chevalier rousslan. foule joyeuse, attitude haineuse des prétendants éconduits. les jeunes mariés se retirent dans leurs appartements quand soudain c'est la catastrophe : au moment même oú le mariage va être consommé, ludmilla est enlevée par une force invisible. dès lors. les événements se précipitent et l'imagination va bon train, le tout se déroulant comme sous nos yeux tant ce texte musical est visuel.
    Roman d'amour ? chanson de geste ? fantasmagorie ? qu'importe : rousslan et ses rivaux se lancent à la recherche de la belle. leur chevauchée à travers des paysages étranges et familiers mènera le seul rousslan jusqu'au repère du sorcier tchernomor, un nain sénile qui retient captive ludmilla. c'est au cours de cette chevauchée rêveuse que se rencontrent tous les protagonistes du drame dont le sage finnois qui veille sur rousslan, le jeune et beau khan khazare, ratmir, le rival assagi, la tête monstrueuse transformée en roc, la belle naïna devenue une sorcière lubrique.
    Dans les scènes de batailles qui jalonnent ce récit se retrouvent des traces de vieilles chroniques mais aussi des événements qui relèvent de l'histoire de la russie, comme l'investissement de kiev par les nomades pétchénègues. tout au long, le jeune auteur mêle, en grande liberté, les éléments d'une réalité ancienne à ceux puisés dans les mythes russes, nordiques ou gaéliques et aussi ceux de la tradition orale, berçants et terrifiants, entendus dans l'enfance de la bouche de sa nourrice.
    Il y a dans tout cela la fraîcheur du jeune âge, l'amour des mots et des sous, la soif de vivre et aussi un aspect ludique qui vient recouvrir, comme d'un voile léger, le désespoir face à l'inéluctable fin du destin.

  • A Saint-Pétersbourg, en 1836-1837. « Les livres et les femmes se ressemblent. Il m'en faut beaucoup. Ouvrir un livre, c'est comme écarter les jambes d'une femme, la connaissance se dévoile sous vos yeux. J'aime les femmes et les femmes m'aiment en retour. J'aime la poésie et la muse est folle de moi ». A la veille d'un duel qu'il pressent fatal, le plus grand poète russe se met à nu, libéré de toute contrainte, dans un texte sulfureux dont il sait qu'il ne pourra être publié que bien après sa mort, quand la censure cessera de sévir en Russie. Confessions intimes érotiques et tragiques, où l'écrivain nous révèle des détails inconnus sur l'homme, les difficultés de sa vie maritale aux côtés d'une épouse très belle et trop courtisée, ses relations complexes avec le Tsar Nicolas Ier, protecteur généreux et censeur d'autant plus sévère, et surtout sa passion pour les femmes ? plus forte encore que celle, légendaire, pour le jeu ?, qui le conduira à sa fin tragique. Séducteur insatiable, amant de ses belles-soeurs aussi bien que de catins racolées dans les rues de Saint-Pétersbourg, organisateur d'orgies dont il expose en détail le cérémonial, sa vénération pour le sexe féminin lui fait multiplier les aventures comme un saint homme qui visiterait toutes les églises pour mieux prier Dieu. Avec le stakhanovisme du laid savourant sa revanche, lui, le nain au visage de singe marié à une déesse, Pouchkine ne trouve de plaisir que dans la variété. Mais l'époux adultère et libertin ne supporte pas les écarts de sa femme. Et quand elle se prête aux jeux érotiques du Tsar, ou sourit aux oeillades de d'Anthès, un jeune baron français qui fait sensation à la cour, Pouchkine se laisse dévorer par la jalousie. Il va alors causer peu à peu sa propre perte jusqu'à provoquer en duel d'Anthès dont il pressent qu'il sera sa Némésis, envoyé par Dieu pour le punir. « Je pousse tout à l'extrême et cette voie me mène à l'autodestruction ».

  • Dans sa poésie Alexandre Pouchkine aborde des thèmes qui lui tiennent à coeur: la liberté, l'amour, la terre natale, la mort. Il insiste sur l'indispensable indépendance du poète, sur la nécessaire conquête de sa dignité.

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