Alexandre Mathis

  • C'était d'abord un choix pratique : personne ne voulait produire leurs films.
    Alors Hayao Miyazaki et Isao Takahata, aidés de Toshio Suzuki, ont fondé ensemble le studio Ghibli. Depuis, ils ont enchaîné les succès, de Princesse Mononoké à Pompoko, du Tombeau des Lucioles au Voyage de Chihiro. Leurs personnages, comme Totoro et Porco Rosso, sont devenus emblématiques, et les oeuvres du studio ont marqué des générations entières de fans à travers le monde, comme si Ghibli était un équivalent japonais de Disney.
    Bien plus qu'une marque et au-delà d'une simple usine à rêves, Ghibli offre avant tout une vision d'un monde idéal, fondé sur l'écologie, le féminisme, l'ingénierie et les croyances magiques. Un Monde parfait selon Ghibli explore les histoires créées par le studio, les décortique, en les mettant en perspective avec la carrière de leurs créateurs, avec en toile de fond une question lancinante : Ghibli survivra-t-il à la retraite de ses fondateurs ?

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  • Qu'est-ce qui fait la spécificité du cinéma malickien ? En quoi le territoire américain inspire sa puissance visuelle, ses thématiques, ses légendes, sa morale ? C'est ce à quoi l'ouvrage Terrence Malick et l'Amérique tente de répondre. À la fois essai de vulgarisation et analyse thématique, il offre de nouvelles perspectives pour appréhender le cinéma de Malick. Il est surtout le premier ouvrage francophone à traiter de l'intégralité de sa filmographie et permet ainsi une étude transversale unique.
    Ours d'or à Berlin en 1998 pour La ligne rouge et Palme d'or à Cannes en 2011 pour The Tree of Life, « Le plus mystérieux des cinéastes américains » réalise des films à la fois singuliers et très ancrés dans l'imaginaire américain. Accompagné de grandes stars hollywoodiennes - de Richard Gere à Ben Affleck, en passant par Sean Penn et Brad Pitt -, il façonne des tableaux impressionnistes sur la solitude, l'incommunicabilité, le deuil et l'espoir.
    Terrence Malick, c'est la recherche constante de la beauté transcendantale du monde et de l'esprit. Comment filmer cela ? La mise en sourdine de la violence, la sacralisation des corps ou encore le déracinement sont autant de pistes abordées tout au long de cet essai, dans une langue simple et accessible.

  • Allers sans retour-

    Alexandre Mathis

    • Edite
    • 6 October 2009

    Allers sans retour est inspiré par deux faits divers arrivés à peu d'intervalle dans la deuxième moitié des années 1930.
    Deux histoires de jeunes gens, de 18 ans, à Paris, à quelques années d'écart.
    À Caudebec, près de Rouen, Roger Verdière tue une sexagénaire pour la voler, afin de pouvoir aller au cinéma. Descendu à Paris, il passe le plus clair de son temps dans les salles obscures. Escapade de la durée d'un bal. Arrêté à la lisière de la jungle montmartroise, presque devant un de ces cinémas où il avait pris l'habitude d'aller, il est condamné à mort en 1939, à la veille de l'entrée en scène de l'armée allemande.
    Le lendemain du vendredi saint, à l'aube, André Denis, une parisienne de dix-sept ans, est retrouvée debout dans la Marne, tête émergeant de l'eau. Quelques heures avant, elle serait allée au cinéma à Meaux, où elle ne connaissait personne. C'est du moins ce que conclut une enquête rapide, à l'aide d'un billet de cinéma, au numéro irréaliste, optant, au bout de deux jours, pour un suicide dépourvu de tout mobile, et bien que personne ne vit la jeune fille au Majestic, et personne ne saura ce qu'elle était allée faire à Meaux. L'affaire complexe, n'aura pas de suite judiciaire. Pour Alexandre Mathis, Andrée Denis n'est pas allée au cinéma. Une histoire survenue en 1936, à l'aube du Front populaire. Noyade qui pourrait rappeler celle de Mary Rogers, autre banal faits divers qui avait inspiré à Edgar Poe Le Mystère de Mary Roget, jamais clairement éclairci. Différence de taille avec la mort de Marie Roget, personne n'a vu Andrée Denis, vivante, à Meaux.
    Deux allers sans retour... sur fond de cinéma.

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  • LSD 67

    Alexandre Mathis

    Paris, 1967, le Quartier latin devient la scène des beatniks débarquant place Saint-Michel. Essaims de chevelus et de minettes en minijupes, entre la rue Saint-Jacques, l'église Saint-Séverin et la rue de Seine. Autour du Mazet, où l'on boit, fume, drague, gratte la guitare, écoute les Stones, Antoine ou LSD des Pretty Things dans les juke-box, le Quartier est envahi par toute une jeunesse livrée à la défonce, au cinéma et même à la littérature. Le roman, habité par le fantôme d'une jeune fille morte, s'arrête au début de 1968, avec « l'affaire Langlois ». Paradis artificiels, pop music, psychédélisme. Une pléiade de personnages plus vrais que nature : Liliane, Sonny, Dora (les LSD), mais aussi Chico, Cybèle, Gégé, JF, Doudou. Incursion dans le passé d'un Paris médiéval, gothique, touchant au fantastique sous l'effet des hallucinogènes.

    LSD 67, entre chronique historique et journal intime, a tous les parfums d'une époque révolue de jouissances immédiates, de mendiants et orgueilleux plongés dans des nuits sans fin pour vivre tous leurs désirs. Sans oublier Dylan, Hendrix, Burroughs ou Bukowski, l'auteur retrouve le pavé parisien sur les traces de Huysmans ou Rétif de la Bretonne.

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  • Paris, 30 mai 1959. Un crime est à la une de toute la presse. Une jeune entraîneuse a été brûlée vive dans la forêt de Fontainebleau. Le meurtre est si horrible que le milieu aide la police à trouver le coupable. On le découvre rapidement : il s'agit d'un certain M. Bill, un garçon de vingtdeux ans, ancien apprenti comédien, ancien libraire. Cet enfant de la grande bourgeoisie était un habitué de Pigalle, où il aimait se faire passer pour un truand. Lors de son arrestation, il parade devant les photographes. Moins d'un mois plus tard, il avouera un autre meurtre, pour lequel on ne lui demandait rien. M. Bill est exécuté le 26 juillet 1960, comme s'il avait décidé de se suicider par la guillotine.
    Alexandre Mathis a réuni toutes les pièces de ce dossier criminel oublié (photographies, articles de journaux, témoignages.) qui marqua profondément la France des années 60. Son enquête haletante plonge le lecteur dans l'esprit d'un assassin hors du commun, adepte cynique du crime gratuit, en même temps qu'elle ressuscite toute une époque.
    À la manière du De sang-froid de Truman Capote, Les Fantômes de M. Bill prouve la fécondité éclatante de la rencontre de la littérature et du fait divers.

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  • Les condors de montfaucon

    Alexandre Mathis

    • Edite
    • 17 November 2004
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  • Edgar Poe, au temps des spectacles de lanternes magiques et des fantasmagories...
    Baltimore, premiers jours d'octobre 1849, derniers jours de la vie de l'écrivain, pendant les élections des membres du Congrès de l'Etat du Maryland. Qu'a fait Edgar Poe du 29 septembre au 3 octobre ? Nul ne l'a jamais su. Le mystère demeure autour de la mort d'Edgar Poe, prenant l'apparence d'un assassinat. Polar mental, Edgar Poe, Dernières heures mornes est une balade autour de ce mystère, une fiction inspirée par les écrits mêmes de Poe, un film en surimpression pratiquant le collage.
    La littérature a tout été pour Poe. " Le rêveur n'a pas de corps. Il n'est qu'une subjectivité. " Ainsi, Edgar Poe, Dernières heures mornes est un récit éclaté, tournant autour de mêmes visions de rêves, évaporées.

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