Adrien Gombeaud

  • Au début des années 1970, le monde entier observe, fasciné, un jeune Chinois jongler avec un nunchaku. Le fléau danse autour de son corps à moitié nu, il souffle, pousse des cris féroces, avec au fond du regard une étincelle de folie. Big Boss, La Fureur de vaincre, La Fureur du dragon, Opération Dragon... En quatre films vite moulinés, Bruce Lee impose les arts martiaux au cinéma. À 32 ans seulement, il est à la veille de sa mort.
    Des rues du Hong Kong de l'après-guerre à la Californie des sixties, voici le destin fulgurant du plus grand artiste martial de tous les temps, raconté comme un combat.

  • L'une fut britannique, l'autre portugaise. Confettis d'Europe semés aux frontières de la Chine, Hong Kong et Macao restent des rêves de cinéma. Entre tours high-tech et criques secrètes, avenues bordées de néons et petites places pavées, le décor de ces grands ports aura vu passer des héros et des cinéastes du monde entier. Hong Kong, capitale du star-système asiatique, est aussi la ville de Bruce Lee, de John Woo, de Johnnie To, de Jackie Chan et, bien sûr, celle de Wong Kar Wai.
    De Macao l'enfer du jeu à In the Mood for Love, Adrien Gombeaud revisite ces rues et ces histoires à travers plus de soixante  lms et autant d'adresses surprenantes, un parcours-guide enrichi de nombreuses cartes et de plusieurs index.
    Ciné voyage, une collection de livres pour les amoureux de la ville et du cinéma, et pour tous ceux qui aiment donner du sens à leurs voyages.

  • Trente secondes. Le duel ne dura que trente courtes secondes, vers 15h, ce 26 octobre 1881, quelque part dans un coin perdu du sud de l'Arizona, dans la petite ville minière de Tombstone. Face-à-face, quatre défenseurs de l'ordre et cinq hors-la-loi. Puis, quelques coups de feu dont l'écho résonne encore aujourd'hui.
    Neuf films au moins - et non des moindre - évoquent ces trente secondes : de La Poursuite infernale de John Ford à Wyatt Earp de Lawrence Kasdan, en passant par Règlement de comptes à O.K. Corral et Sept secondes en enfer, tous deux de John Sturges. Ils ont marqué la légende du western au cinéma.
    Aujourd'hui encore, Tombstone - deux rues principales et quelques ruelles - revit ces trente secondes plusieurs fois par jour, attirant touristes et passionnés venus du monde entier.

  • Ville tentaculaire, Tokyo est aussi un assemblage de villages, de temples et de bistrots, de maisonnettes et de gratte-ciel, de jardinets et de quartiers nocturnes. C'est ce Tokyo mis en scène par de nombreux cinéastes de toutes nationalités qu'Adrien Gombeaud nous invite à revisiter. Un voyage dont le cinéma est le fil conducteur et qui permettra à beaucoup de retrouver les lieux des scènes les plus mythiques des nombreux films qui y furent tournés.
    Plus de soixante films des réalisateurs les plus prestigieux, d'Ozu à Kurosawa, de Samuel Fuller à Takeshi Kitano, en passant par Chris Marker, Alain Corneau et Sofia Coppola, sont évoqués dans ce ciné-guide de Tokyo enrichi de plusieurs index (films, réalisateurs, lieux) et de cartes.
    Cette réédition évoque plusieurs films récents et propose de nouvelles cartes.
    Ciné voyage, une collection de livres pour les amoureux de la ville et du cinéma, et pour tous ceux qui aiment donner du sens à leurs voyages.

  • La Bièvre est une rivière parisienne oubliée, couverte depuis plus d'un siècle et transformée en égouts. Au cours de l'été 2016, Adrien Gombeaud part à sa rencontre. Des jardins d'Antony au quai d'Austerlitz, des zones industrielles d'Arcueil à la Manufacture des Gobelins, il retrace son histoire au fil des noms de rues et des cafés, dans un bosquet ou la courbe d'une allée. Avec Un été sur la Bièvre, il propose une promenade buissonnière dans la littérature et les arts au travers de quartiers méconnus de Paris et de sa proche banlieue. « Salie, polluée, contrariée, la Bièvre est ce que les hommes en ont fait : un égout infâme, une source d'inspiration inépuisable ».

  • En une décennie à peine, la dernière du 20° siècle, le cinéma coréen a explosé à la face du monde, au propre comme au figuré : révélation de réalisateurs pour certains aujourd'hui oubliés, et exubérance festive, voire explosive, à l'écran. Ce livre décrit ce temps assez bref où le cinéma coréen se fit l'espace de tous les excès.

  • De Bombay à Tokyo en passant par Hong Kong, Pyongyang ou Jakarta, de Devdas à In the Mood for Love, ce premier Dictionnaire du cinéma asiatique rassemble les pièces essentielles d'un colossal puzzle : cinéastes, grands studios, comédiens et films de toutes les époques et des quatre coin du continent. On croit connaître l'Asie et son cinéma, mais on ne cesse de découvrir de nouveaux pays, de nouveaux auteurs et même de nouveaux genres. L'Extrême-Orient est décidément une fontaine intarissable : depuis Yasujiro Ozu, Akira Kurosawa ou Satyajit Ray, on a vu apparaître pêle-mêle les visages de Bruce Lee, Takeshi Kitano, Gong Li, Shah Rukh Khan ou Aishwarya Rai... Et il existe encore tant de stars adulées, tant de réalisateurs mythiques dont la gloire n'a pas franchi nos méridiens ! Entre mélodrames coréens, kung-fu hongkongais, érotiques japonais, ballets révolutionnaires chinois, comédies musicales indiennes ou séries B philippines, l'Asie est un monde bien trop vaste pour se laisser cerner. Les auteurs invitent le lecteur à voyager à travers un fascinant labyrinthe oriental, à se perdre dans les rues de Bangkok ou dans les méandres d'un sari, pour dessiner son propre " cinéma asiatique ".

  • Deng Xiaoping, dit le Petit Timonier par opposition à Mao, fut l'un des chefs d'État les plus influents et les plus secrets du XXe siècle. Orateur sans grand charisme, il s'est gardé du culte de la personnalité, n'a laissé aucun écrit, peu d'entretiens, juste quelques discours peu marquants et des poèmes assez médiocres. Pourtant, dans le paysage chinois, il a gravé une stupéfiante saga qui se poursuit plus de quinze ans après sa mort.
    Pour comprendre l'homme, son génie, sa violence, pour prendre la mesure de l'incroyable révolution qu'il a initiée, il faut faire un voyage, celui qu'il a lui-même effectué à la toute fin de sa vie. En 1992, à 89 ans, le patriarche fit une tournée historique à travers les " zones économiques spéciales " ouvrant le pays aux investissements étrangers et au capitalisme. Ce dernier voyage allait à jamais changer l'Empire et ses sujets.
    Sur les traces du Petit Timonier, au fur et à mesure des escales, se dessinent d'autres voyages : celui qui l'amena de son Sichuan natal à la France, la Longue Marche, les exils loin de Pékin pendant la révolution culturelle... Vingt ans après, les Chinois rencontrés sur le chemin, riches ou pauvres, gagnants ou perdants des années Deng, ne savent pas toujours ce qu'ils lui doivent. Mais tous - l'ancien rocker devenu businessman, le médecin à la retraite bénévole auprès de ceux qui ne peuvent s'offrir l'hôpital public, l'inventeur du tonneau à la française ou encore le peintre de la Joconde. - sont les témoins de ce qui restera comme la plus grande aventure de la fin du millénaire : la naissance de la Chine moderne.

  • C'était il y a vingt ans. Alors qu'on le traînait vraisemblablement dans un coin pour lui loger une balle dans le crâne, son image s'envola à travers le monde... Beaucoup ont cherché l'homme de la place, peu se sont soucié de l'homme dans le char. Lui aussi était là par hasard, parmi des centaines d'autres conducteurs de chars de l'Armée populaire de libération.Le 5 juin 1989 inaugure une époque où les images voyagent extrêmement vite et témoignent de l'histoire en direct, une ère où les autorités perdent le contrôle de l'information.Paradoxe étonnant : l'image emblématique du " printemps de Pékin " ce sont, en réalité, trois photos et une vidéo, prises après l'événement. Par qui ? Comment ? Quel a été leur parcours jusqu'à nous et le destin des reporters qui en sont les auteurs ? Pourquoi se sont-elles fondues, dans notre mémoire, en une seule image ?Pourquoi cette image est-elle restée alors que, pourtant, elle ne rend pas compte de la réalité ? Certes, un homme a bien arrêté un char, ce geste a bien eu lieu, mais les chars sont bien passés sur les étudiants. Cette image est un leurre. On s'y accroche néanmoins car elle représente un instant démesuré de rêve chinois. Un instant seulement.

    Adrien Gombeaud, diplômé de chinois et docteur en langue et civilisation coréennes, est journaliste et critique de cinéma. Il a publié notamment le Dictionnaire du cinéma asiatique (Nouveau Monde, 2008).

  • New York, 1955. Marilyn Monroe quitte Hollywood pour échapper à l'emprise des studios et à son image de blonde écervelée.
    Elle se réinvente en fréquentant l'élite intellectuelle et les cours de l'Actors Studio. Pour témoigner de cette nouvelle Marilyn, un magazine populaire engage le photographe Ed Feingersh.
    Ensemble, Ed et Marilyn inventent un style de reportage qui emporte le lecteur dans l'intimité de la star. Créatif et téméraire, il la suit pas à pas dans les rues, le métro ou les bars de Manhattan. De son objectif jaillissent les images sensibles d'une femme sans fard, une passante presque ordinaire, heureuse, mélancolique, impériale et solitaire.
    Cinquante ans plus tard, ces clichés cachent encore une énigme : alors que l'actrice entrait dans la légende, le photographe disparaissait sans laisser de trace. Le temps d'une semaine, il avait su voir Marilyn comme personne avant lui.

  • Une allumette suffit à éveiller les mythes. Du cigare de Groucho à la pipe d'Hulot ; du mégot de Boggie à la cibiche de Gabin ; du porte-cigarettes d'Audrey Hepburn au cigarillo de Clint Eastwood... le tabac ensorcelle l'histoire du cinéma. Aujourd'hui que la fumée a même déserté les zincs, le cinéma reste le dernier lieu public où l'on fume. Une habitude se perd, un certain charme s'évapore. Mais quand on aura grillé la dernière, il restera dans l'air les volutes envoûtantes de Rita Hayworth, la chaleur des cafés de Claude Sautet ou les nuées fascinantes de Wong Kar Wai... Nos inoubliables souvenirs de Tabac&Cinéma.

  • Voilà 30 ans, le 15 avril 89, commence l'occupation de la place Tiananmen par les étudiants réclamant que la démocratie accompagne les réformes économiques. Le 4 juin, Deng Xiaoping envoie l'armée massacrer les étudiants rassemblés pacifiquement. Zhang Lun était en charge de l'intendance et du service d'ordre. Il livre pour la première fois son témoignage sur cet épisode crucial de l'histoire mondiale.

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