Ada Colau

  • Guide du municipalisme ; pour une ville citoyenne, apaisée, ouverte

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    • Charles leopold mayer - eclm
    • 8 November 2019

    De plus en plus, nos villes sont devenues le lieu où sévissent la spéculation, les exclusions de toutes sortes et la ségrégation sociale. Pourtant, de l'Espagne aux États-Unis et à l'Afrique du Sud, en passant par le Chili, le Rojava syrien, la Serbie, la Pologne ou la France, des groupes renversent cette logique et inventent une nouvelle manière de vivre ensemble. Ce mouvement de démocratie radicale place les citoyens au centre des décisions publiques et de la sauvegarde de l'intérêt général. Il réintroduit la démocratie directe en s'appuyant sur des valeurs sociales, féministes, écologiques et solidaires pour ouvrir le champ politique et en faire un espace d'émancipation et de transformation. Le municipalisme s'impose comme une alternative politique aux traditionnelles formes d'organisation et de pouvoir fondées sur la verticalité, la centralisation et le patriarcat. Ce guide est le fruit de la collaboration de plus de 140 maires, conseillers municipaux et militants du monde entier.

  • Du fait de la crise, en Espagne, de nombreuses familles se sont retrouvées dans l'impossibilité de rembourser leurs emprunts immobiliers. Or, la plupart, séduites par les promesses des banques, avaient souscrit des crédits hypothécaires truffés de clauses abusives. Résultat : elles se sont vu non seulement saisir leur logement, mais également endettées à vie - voire poussées à la mort : 34 % des suicides en Espagne seraient causés par les tragiquement bien nommées « exécutions hypothécaires ».
    Un mouvement citoyen s'est élevé contre cette situation. Égérie du mouvement : Ada Colau, auteure de ce livre. Durant quatre ans, elle et ses camarades de la Plateforme des personnes touchées par l'hypothèque (PAH) ont interpellé sans relâche les élus pour réclamer l'annulation des dettes des familles saisies et leur relogement, multipliant manifestations et sit-in, se postant sur le passage des parlementaires avec des pancartes « oui on peut le faire ! » (stopper les saisies). « mais ils ne le veulent pas » (les politiques).
    La mobilisation populaire a eu raison des intérêts bancaires. Après le dépôt par la PAH d'une ILP (Initiative législative populaire), le Parlement a plié, acceptant l'annulation de la dette des personnes saisies.
    Ce court texte, qui se lit comme un polar, met à nu les mécanismes de la bulle immobilière, les pratiques retorses des banques, les complicités administratives et politiques qui ont précipité plus de 400 000 familles dans l'exclusion sociale. Et rend compte de la force et la grandeur du combat collectif.

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