Seghers

  • Jours de travail

    John Steinbeck

    • Seghers
    • 3 January 2019


    " Chaque livre semble être le combat de toute une vie. Et puis quand c'est fait... Pouf. Comme si ça n'avait jamais existé. "

    John Steinbeck a écrit Les Raisins de la colère entre juin et octobre 1938, dans un moment de bouillonnement et de tension extraordinaire. Tout au long de cette période, il a tenu un journal qui retrace scrupuleusement son expérience et le révèle dans les affres de la création. Face à la page blanche, aux doutes, aux obstacles qui le ralentissent, l'empêchent de penser, l'écrivain tient avec obstination le fil de l'écriture. Il défend ses personnages, son intrigue, guette le miracle qui pourrait lui offrir ce chef-d'oeuvre dont il est le premier à questionner la possibilité... En 1941, après le succès colossal du roman, après les controverses et les menaces, tandis que la guerre fait rage et que l'argent afflue, John Steinbeck reprend la plume. Seul son journal pourra le guider vers le nouveau livre d'une vie nouvelle.

  • De Paris à Londres, de Kingston à New York, entrez en studio avec Serge Gainsbourg.
    Les secrets de fabrication de ses chansons enfin dévoilés, grâce aux témoignages de ceux qui l'ont accompagné dans l'élaboration de chacun de ses albums. Une odyssée musicale qui réserve de nombreux scoops, illustrée de plus de 250 photos rares ou inédites.
    Gainsbourg comme vous ne l'avez jamais vu, lu (et entendu).
    Un ouvrage unique pour explorer une oeuvre musicale culte.

    Considérable par sa richesse et son ouverture à de nombreux genres musicaux, par la diversité de ses interprètes, par ses incursions dans le cinéma, la télévision et la publicité, l'oeuvre de Serge Gainsbourg est unique. Toujours moderne trente ans après la mort de l'artiste, reconnue et célébrée en France comme à l'étranger, elle est ici, pour la première fois, observée avec une précision et une profondeur à la mesure de la place qu'elle occupe dans l'histoire de la chanson et de la musique.
    Le Gainsbook est le fruit de plus de vingt ans d'enquête entre Paris, Londres, New York et Kingston, auprès de tous ceux - arrangeurs, musiciens, techniciens - qui ont accompagné Serge Gainsbourg. Il dévoile les coulisses de l'élaboration et de l'enregistrement de chacun de ses disques. Chaque chapitre raconte l'histoire d'un album ou d'un EP, avec ses sources d'inspiration et ses secrets de fabrication, tout en évoquant les événements qui ont nourri son écriture et sa composition. Le Gainsbook se veut le plus complet possible : l'intégralité des créations et des prestations de Serge Gainsbourg y sont répertoriées chronologiquement.
    Au-delà des nombreux scoops que réserve cette odyssée musicale, Le Gainsbook a été conçu comme un guide d'accompagnement à l'écoute du répertoire de l'artiste.

  • Les fauves rugissants et les animaux gluants ? Ils ne me font pas peur.

    Les garçons de ma classe qui tirent sur ma tignasse ? Ils ne me font pas peur.

    Être seule, le soir, dans ma chambre plongée dans le noir ? Cela ne me fait pas peur du tout.

    À travers les mots d'une petite fille qui n'a pas froid aux yeux, Maya Angelou délivre son secret pour combattre les terreurs infantiles : s'ouvrir au pouvoir des rêves et de l'imaginaire...
    Une leçon de vie d'une grande dame des lettres, poétesse, conteuse et romancière afro-américaine, figure de la lutte pour les droits civiques.


  • Quand Margaret Atwood, l'auteure géniale de La Servante écarlate, se lance dans l'écriture de contes pour enfants, il y a peu de risques qu'on y croise les éternelles marâtres ou les princes charmants...

    Ramsay en a marre du riz raboteux, des raviolis ridés et du rhinocéros à peine rosé ! Avec Ralph, le rat au nez rouge, ils décident de fuir leur résidence rectangulaire dans l'espoir d'un repas rafraîchissant (Ramsay le rustre et les Radis rugissants). Bob est abandonné par sa brunette de mère, tandis que Dorinda subit les brimades de distants parents. Quand un buffl e désorienté saute la barrière du jardin botanique, leur duo déjoue un drame (Bob le bileux et Dorinda la déprimée). Vanda a vu ses parents s'évaporer dans un vortex. Capturée par la veuve Vallop, elle ne s'avoue pas vaincue. Avec Vesley la viscache, mais aussi les orphelins Vilkinson, Vu et Vanapitai, elle va se venger de la vile veuve et échapper à ses lavages sans fi n... (Vanda la vagabonde et la vertigineuse Laverie de la Veuve Vallop).

  • - 17%

    Marie des brebis

    Christian Signol

    • Seghers
    • 31 October 2018

    Marie ne connaissait pas la date exacte de sa naissance. Johannes, le vieux pâtre de Maslafon, l'avait trouvée endormie parmi les brebis un matin d'automne 1901. Il la baptisa " Marie des brebis " et l'aima comme sa fille. Près d'un siècle plus tard, cette même Marie, en sa grande vieillesse, confie sa vie à Christian Signol. Il l'écoute avec passion et nous offre un livre qui fleure bon le laurier sauvage des Causses, le miel et l'orange de Noël. L'existence de Marie, toute simple et modeste, rythmée par les saisons et les bouleversements de l'histoire, est une formidable leçon de courage et d'humanité, comme si parfois la vérité n'était jamais aussi juste que dans la bouche des plus humbles.

  • - 17%

    Adeline en Périgord

    Christian Signol

    • Seghers
    • 31 October 2018

    " Ma grand-mère Adeline, nous dit Christian Signol, était une petite femme aux gestes délicats et précis, si menue, si fragile qu'on avait peur, en l'embrassant, de la casser. Son visage étroit et fin s'illuminait de deux yeux gris qui avaient la transparence secrète des fontaines. (...) Elle avait la peau si fine que sa chair paraissait à vif sur le monde... " Adeline, simple paysanne tout illuminée de modestie et de bonté, gravit la pente de son destin : le travail, parfois si dur, les guerres, tellement cruelles, mais aussi la magie du rythme des saisons, les joies qu'apportent l'amour, les enfants... Adeline, une femme modeste, dont son petit-fils nous fait un portrait sensible et attachant, merveilleusement tendre, Adeline dont le témoignage nous restitue dans toute sa grandeurs " les valeurs essentielles sur lesquelles ont vécu nos campagnes pendant des milliers d'années ".


  • Si tu peux t'adresser à tous sans t'abaisser,
    Frayer avec les rois sans orgueil ni mépris ;
    Si ami, ennemi, nul ne peut te blesser,
    Si tout homme pour toi compte, mais à son prix,
    Et si tu peux remplir la minute implacable,
    Seconde après seconde, au rythme où le temps glisse,
    Le monde sera tien, dans son être innombrable,
    Et - bien mieux - tu seras un Homme, toi, mon fils !

    Avec Le Livre de la jungle, le poème " Si... " est l'une des oeuvres les plus célèbres de Rudyard Kipling. Parents et enfants pourront le redécouvrir ici, dans une nouvelle traduction de Françoise Morvan et à travers une petite histoire sans paroles de Gaëtan Dorémus. À la lecture, chacun pourra en convenir : ce poème moderne, généreux, s'applique tout aussi bien aux filles qu'aux garçons !
    À lire avec l'enfant dès 6 ans.
    À lire seul à partir de 8 ans.

  • Ce volume rassemble la totalité des poèmes écrits par René Guy Cadou dans sa courte vie : il est mort en 1951 à l'âge de trente et un ans. Sa notoriété est attestée aujourd'hui par sa présence dans la plupart de la poésie française du XXe siècle ainsi que par les des anthologies travaux universitaires consacrés à son oeuvre, qui ne cessent de se multiplier.
    " Son oeuvre, écrivait Claude Roy à l'occasion de la première édition de ce volume, doit réconcilier avec la poésie un très vaste public. Elle est robuste et familière, ancrée dans la vie quotidienne la plus simple et la plus humainement banale - radieuse et altière cependant. René Guy Cadou donne dans chacun de ses poèmes une grande leçon, qu'on croit connaître et qu'il faut pourtant réapprendre : la poésie est la lumière de chaque jour pour qui sait ouvrir les yeux sur la vie réelle. "

  • Obscure est la nuit du monde sans toi mon amour, et c'est à peine si j'aperçois l'origine, à peine si je comprends le langage, avec difficulté je déchiffre les feuilles des eucalyptus. P. N. Quarante ans après la disparition du Prix Nobel chilien, la fondation Pablo Neruda a exhumé, à l'issue d'un important travail de catalogage de ses archives, vingt et un poèmes demeurés jusqu'à ce jour inédits. Saluée dans le monde entier comme un événement littéraire de premier ordre, cette découverte consacre Pablo Neruda comme un poète inépuisable par l'ampleur, la force et la postérité de son oeuvre. À la lecture de ces textes écrits entre 1956 et 1973, chacun entendra résonner, par-delà le tombeau, la voix si puissante et familière de celui qui incarne à jamais une foi inébranlable en l'amour humain.

  • 6 novembre 1939, Cracovie. Un million de soldats en marche et mille chiens aboyeurs, un endroit de peur et de froid où il ne fait pas bon grandir. Anna a sept ans quand son père, professeur à la faculté, se rend à une convocation des autorités allemandes, puis disparaît. Seule et à la rue, Anna rencontre alors l'Homme-Hirondelle, un grand et étrange personnage qui parle toutes les langues - même l'oiseau. D'instinct, elle est prête à lui confier sa vie. Avec des mots et des images simples, il lui explique la guerre. Comment y survivre. Un long voyage va commencer pour eux, à travers champs et forêts, pour échapper aux forces nazies et soviétiques. Mais dans un monde devenu fou, tout peut se révéler dangereux. Et l'Homme-Hirondelle aussi... * " Comme La Voleuse de livres et Le Garçon au pyjama rayé, il est impossible de ne pas aimer ce livre. "The Guardian


  • Qui a mis un A dans août ?
    À quoi rêve la girafe, perdue dans son zoo ?
    Le Père Noël va-t-il rater la maison de René, qui n'a pas de cheminée ?
    Pourquoi est-il malpoli de montrer quelqu'un du doigt, mais pas un rat ni un arc-en-ciel ?

    Autant de questions sur les contradictions du monde adulte que pose la célèbre romancière et nouvelliste Carson McCullers dans ces adorables comptines et poèmes.
    Espiègle comme l'enfance, tendre comme l'innocence, ce recueil publié en 1964 paraît pour la première fois en France.


  • " Les animaux dont elle était couverte attendirent que s'élève son cinquième ronflement avant d'esquisser le moindre mouvement. Un, deux, trois, quatre, cinq... Enfin la vieille femme dormait. "

    Dans son fauteuil Windsor, Mrs Lugton coud un rideau, au coin du feu. Quand la gouvernante sombre soudain dans le sommeil, les animaux sauvages qui ornent le tissu ouvrent grand leurs yeux. Enfin libérés de toute surveillance, ils vont partir à l'aventure dans un monde exotique et secret. Mais attention, Mrs Lugton peut s'éveiller à tout instant, et les figer à nouveau dans les plis et replis de l'étoffe...
    Un texte méconnu de la grande Virginia Woolf, appelé à devenir un classique.

    À lire avec l'enfant dès 5 ans.
    À lire seul à partir de 7 ans.

  • " Donc, je me promène, et, naturellement, je rêve en me promenant. Si Paris, le soir, s'enroule de deuil, il rayonne le jour comme si l'enfantement de l'Histoire ne lui travaillait pas, à lui aussi, les tripes. Il y a dans les pas, le guet des yeux, l'ondulation des hanches, la grâce des cous, le choix des cravates et des écharpes, une allégresse quand même et le voeu de revivre. " L.-P. F.
    Max Jacob le saluait comme " un grand ingénieur du rêve ", Claudel qualifiait son style de " jet de cocasserie splendide ", Proust affirmait son " admirable talent " et Rilke le considérait comme l'une des plus belles plumes de son temps. Léon-Paul Fargue était à la fois aristocrate et artisan, individualiste et humaniste, vagabond ami du confort et farouchement anti-bourgeois.
    De 1941 à 1943, au plus sombre des années noires, ce maître de la chronique poursuit son travail de mémorialiste amorcé depuis le mythique Piéton de Paris. Avec sa lanterne magique, il projette ses souvenirs et raconte les fiacres des boulevards, les causeries chez Mallarmé, la mode féminine, les impressionnistes ou la tendresse des soirs de printemps. Grâce à la fulgurance de ses images et à l'acrobatie de ses inventions, Fargue nous entraîne dans une fête où la rêverie intime se confond avec la vie réelle.

  • " La grande liberté de la poésie de Cadou ne s'enferme pas dans ses propres mots. Ses dialogues de poète avec l'esprit du trobar, du romantisme allemand (Schubert, Hölderlin, Novalis), de Whitman, de ses frères en poésie, de Max Jacob surtout, ont permis une grande oeuvre lyrique. [...]
    Hélène ou le Règne végétal, livre lumineux, devient ainsi une cathédrale végétale. "
    Luc Vidal (extrait de la postface)
    Chant d'amour à une femme et exaltation de la nature, ce recueil de René Guy Cadou (1920-1951), parfaitement emblématique de l'École de Rochefort, apparaît aujourd'hui comme l'un des plus poignants de notre littérature.

  • Me voici Animal marin de la poésie Je sens gronder en moi la colère des foules Je sens vibrer en moi leur rage de vivre Tels sont les vers par lesquels débutait, en 1945, le premier recueil d'un jeune poète haïtien de langue française : René Depestre

  • La Ménagerie de verre, Un tramway nommé Désir, La Chatte sur un toit brûlant... Tout le monde connaît l'oeuvre de dramaturge de Tennessee Williams, lyrique, exaltée, adaptée au grand écran avec la postérité que l'on sait. Pourtant, en privé, l'homme se définissait avant tout comme un poète, un poète inspiré de la lecture de Keats, Shakespeare, Rilke et Rimbaud. Lorsqu'il publia Dans l'hiver des villes, en 1956, sa célébrité en tant qu'auteur dramatique était déjà telle qu'elle ne pouvait qu'éclipser son oeuvre poétique.
    Aujourd'hui, trente ans après sa mort, on comprend combien sa poésie abreuve tout son travail d'écriture, destiné ou non à être mis en scène. On y reconnaît l'intensité de son expression, son sentiment de solitude, sa compassion. Mais, contrairement à son théâtre qui se voulait exempt de toute thématique ouvertement homosexuelle, son travail poétique lui offre la possibilité de tomber le masque, de faire le récit de ses expériences avec les hommes ou de dire son amour pour Frank Merlo, son compagnon de longue date.
    Publié en français en 1960 dans une édition très parcellaire, Dans l'hiver des villes reparaît enfin dans sa version intégrale, avec une nouvelle traduction, comme restauré à neuf, étincelant de beauté.
    Édition bilingue.

  • "Certains poètes contemporains donnent l'impression de n'être que des cerveaux, de purs produits de matière grise tarabiscotée. Quelques mots sur une page, des collisions verbales aléatoires, un vague tropisme mallarméen, un culte du mot seul, une religion de la phrase pour elle-même, une manie du blanc et de l'espace, de quoi générer un autisme de bon aloi, et s'assurer qu'on ne sera pas lu, aimé, compris", écrit Michel Onfray dans la préface de ce recueil.

  • Avec Une vague de rêves,c´est un texte splendide tombé dans les oubliettes de l´histoire littéraire qui revoit le jour. Légèrement antérieure au Manifeste de Breton, et rédigée dans une langue qui est moins doctrinaire que la sienne, Une vague de rêvesest l´un des textes fondateurs du surréalisme. Publié pour la première fois en octobre 1924 dans le numéro 2 de la revue Commerce que dirigeaient Paul Valéry, Léon-Paul Fargue et Valéry Larbaud, ce texte d´Aragon appartient de plein droit à l´aventure du surréalisme, ses expériences, sa théorisation et sa mise en oeuvre littéraire.Aragon y exprime la fascination que lui inspire l´univers du rêve, les " Rivieras de l´irréel ", les frissons du délire et l´écriture du désastre. Ce texte témoigne également d´une incapacitéà supporter la contradiction entre son implication dans le mouvement surréaliste et l´aspiration à l´écriture romanesque. Les phrases qui " cognent à la vitre " du sommeil seront le point de départ des romans à venir.

  • Tout au long de sa vie, au gré de ses amours parfois agitées, E. E. Cummings (1894-1962) a composé des poèmes érotiques. Il ne lui a pas été toujours facile de faire publier ses textes, comme la plupart de ceux réunis dans cette anthologie. Car, chez Cummings, la chair n'est pas triste. Érotisée, la langue suggère des étreintes, des ébats, des cris. Qu'elle évoque les prostituées fréquentées dans sa jeunesse ou qu'elle chante l'amour pour ses compagnes, la poésie de Cummings ne craint pas de heurter les conventions, aussi bien morales que formelles.

  • Quand deux mamans parisiennes partent vivre à New York pour y élever leurs enfants, elles se prêtent rapidement au jeu des différences entre l'éducation française et américaine...
    Avec ce livre illustré, Florence Mars et Pauline Lévêque signent un petit bijou de fantaisie et d'humour sur le modèle de Paris versus New York, mais aussi une lettre d'amour à ces deux villes qui n'ont pas fi ni de faire rêver le monde.

  • " Le génie de Paul Éluard est d'avoir concentré, en quelques dizaines de pages, tous les ressorts du poétique en deçà et au-delà de sa définition fossilisée en vers comptés / rimés. [...] On trouve dans cet opus, apparent fourre-tout en vérité, n'en doutez pas, scrupuleusement composé, mieux que dans un austère traité académique, un répertoire dynamique des formes poétiques possibles, celles notamment qu'ont explorées les poètes des cinquante dernières années : vers libres, poème en prose, aphorisme, poésie sonore, poésie concrète, lettrisme, ready-made, accumulation, etc. On en tirera la meilleure des conclusions : la poésie n'est pas ceci ou cela, elle est ceci et cela, multiple, diverse, imprévisible. "
    Jean-Pierre Siméon (extrait de la préface)

  • "Ainsi du jour au lendemain, Théodora quitta son monde, le village où elle avait trimé quarante ans, où ses enfants étaient nés, où son Mano dormait sous la terre dans une petite tombe. Elle pleura beaucoup. Pourtant sitôt arrivée à La Pointe dans sa maison pimpante, elle enferma les orteils de ses pieds d'habitude libres à l'air dans des souliers, se fit couper une douzaine de robes matador et surtout s'essaya à parler français. Ainsi naissent nos bourgeoisies!" Dans son nouveau roman, Maryse Condé nous conduit des rives de la Guadeloupe à la boue de Panama, du Chinatown de San Francisco aux maisons hautes et basses de La Pointe, racontant avec tendresse et humour l'ascension sociale de toute une famille. Des destins se succèdent et s'entremêlent: celui de l'aïeul Albert I, qui partit creuser le canal de Panama, et de ses fils: Jacob, boutiquier barricadé dans la geôle de ses caisses de morue salée et de ses fûts d'huile, dont il ne s'évada qu'une fois pour s'enivrer des senteurs de New York; Jean, rebelle qui revint vers la terre pour la fertiliser de son sang; de sa petite-fille Thécla qui, lasse d'errer à la poursuite du bonheur collectif, d'Haïti à la Jamaïque, finit par se réfugier égoïstement de l'autre côté du monde, et de son premier-né surtout, Albert II dit Bert, le fils de la négresse anglaise, initiateur d'une lignée maudite en pays d'exil.
    On retrouve dans ce roman foisonnant, exubérant et poétique, le talent de conteuse de Maryse Condé, son sens de l'épopée et du mythe, sa fascination pour le surnaturel, sa connaissance lucide et désenchantée d'une certaine histoire, celle des siens.

  • Une brouette s'ébrouait Criait dans les virages : C'est bien moi Qui peux me plaindre D'avoir été roulée.
    Guillevic Des fables qui n'imposent pas aux enfants la morale des adultes. Une postface récréative pour goûter les mots de Guillevic. Une collection pour vivre à l'école de la poésie. À partir de 8 ans.

  • "Ces lettres de jeunesse éclairent de façon décisive la posture singulière d'Éluard, en prouvent la sincérité et la cohérence en en exposant la genèse. Il est émouvant certes, mais aussi intellectuellement passionnant de voir comment de quatorze à vingt-quatre ans le jeune Eugène Grindel apprend à vivre à l'exact confluent des forces les plus antagonistes : la maladie, la guerre d'une part ; l'amour, la poésie d'autre part. La morale positive, alpha et oméga de toute l'oeuvre d'Éluard, qui veut que l'on affronte et dépasse sans cesse les raisons incessantes du désespoir, ne relève pas de quelque spéculation naïve, d'un idéalisme adolescent exalté. Elle est née, chacune de ces lettres ici le prouve, de l'expérience objective, des réalités vécues contradictoirement par le jeune garçon." Jean-Pierre Siméon (extrait de la préface)

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