Presses de la Renaissance

  • Non, le plaisir sexuel n'est pas un tabou pour la foi catholique. À contre-courant des ouvrages pieux sur le couple, Olivier Florant, sexologue, conseiller conjugal mais aussi théologien nous offre un texte libérateur.
    Il est de bon ton de considérer que les " tabous judéo-chrétiens " sont à l'origine de la " misère sexuelle " de nos contemporains. La liturgie de l'orgasme montre au contraire que le christianisme propose de transformer une sexualité animale, automatique et sans plaisir en une activité humaine responsable, maîtrisée, cultivée. En un mot : érotique. La foi catholique ou orthodoxe élève le lien conjugal à un sacrement, notion fondamentale en anthropologie.
    La dimension spirituelle de l'amour total, fidèle et fécond est un facteur puissant de jouissance amoureuse. Olivier Florant propose un parallèle audacieux - mais conforme à la doctrine traditionnelle - entre l'acte sexuel conjugal et le sacrement de l'eucharistie ; et nous offre une méditation du plus célèbre livre érotique de notre civilisation, le Cantique des Cantiques. Enfin, il aide les couples à affronter les difficultés les plus fréquentes de la vie sexuelle.
    Véritable manuel à l'usage des couples, chrétiens ou non. La liturgie de l'orgasme est un livre détonant.

  • " Je suis heureux avec rien, avec rien de ce qui s'achète mais aussi avec rien de ce qui se voit... " Et si Paul Bedel, paysan de la pointe de La Hague resté par choix à la traîne du progrès, vous racontait sa vie d'agriculteur mais aussi ses secrets ? S'il vous révélait ses " houoles ", ses coins pour pêcher le homard ? S'il vous présentait ses vaches, Cabochue, " une vraie teigne ", Échalotte, qui " sentait l'oignon " ou Copine, " toujours sympa avec tout le monde " ? S'il vous parlait " des choses qui n'arrivent qu'aux vivants ", de ses coups de gueule, de ses coups de vie ?
    Avec le succès du livre Paul dans les pas du père et du film Paul dans sa vie, Paul Bedel est devenu le passeur d'un monde en voie de disparition. Chaque année, des centaines de personnes lui rendent visite pour l'entendre témoigner de ce choix de vie, celui d'une existence toute simple. Avec ce Testament, Paul Bedel vous invite vous aussi à boire une tasse de café accompagnée de petits-beurre, sur une table en bois patinée par les ans, et à l'écouter, lui et ses soeurs. En refermant ce livre, vous aurez le sentiment d'avoir rencontré un homme bon, serein et clairvoyant. L'impression de la terre, son silence et sa liberté.
    Paul Bedel pensait que sa vie n'avait servi à rien, puisqu'il n'a pas eu d'enfants. Mais, à 79 ans, il est invité à des conférences et a accueilli plus de 7 000 visiteurs chez lui, à La Hague.

  • Ce véritable compagnon de route - à consulter avant le départ, puis au fil des pas, et enfin au retour pour continuer à cheminer au quotidien - donnera au pèlerin de Compostelle les clés de lecture et de compréhension du Chemin de Saint-Jacques, et nourrira sa méditation.
    Vingt chapitres évoquent les différentes étapes spirituelles et psychologiques, ou " paysages intérieurs ", du pèlerinage. Chacun d'eux, qui développe un thème particulier, comprend un texte introductif, un récit de pèlerin, un entretien avec une personnalité, un extrait de la Bible commenté, un épisode d'une vie de saint, des citations d'écrivains et de maîtres spirituels, et une histoire du Chemin " à lire sous les étoiles ".
    Des annexes pratiques clôturent l'ouvrage avec une liste d'accueils chrétiens, des prières spécifiques, la présentation d'initiatives liées à la spiritualité du pèlerinage, un lexique et une bibliographie choisie.
    Sous la direction de Gaële de La Brosse, avec la participation de : Luc Adrian, Yvon Boëlle, Gilles Donada, Karen Guillorel, frère Jean-Régis Harmel, Odile Haumonté, Humbert Jacomet, Léonnard Leroux, Jean-Marc Lucien.

  • Le témoignage exclusif d'une femme médecin, chrétienne engagée, qui, au nom de sa foi, pratique l'euthanasie sur les patients qui en font la demande (en Belgique). Une réflexion inédite sur la place du soignant, ses forces et ses faiblesses face à l'impuissance et la mort.
    Depuis l'origine, les chrétiens sont en première ligne pour la défense d'une fin de vie digne, et mobilisés contre l'euthanasie. Pour Corinne Van Oost, chrétienne engagée et médecin en soins palliatifs en Belgique, il en va autrement. Si elle était contre la loi au moment de sa promulgation il y a dix ans, c'est au nom de sa foi qu'elle accepte désormais de pratiquer les euthanasies aux patients qui en font la demande : " J'en ai assez d'entendre des médecins cathos expliquer que c'est au nom de leur foi qu'ils refusent de pratiquer des euthanasies. De mon côté, quand j'ai l'intime conviction que ne peux plus soulager autrement le patient, j'estime que je n'ai pas le droit de m'abriter derrière ma foi pour me soustraire à ce geste. La personne face à moi a la priorité sur mes convictions ! " Se basant sur son engagement vécu au quotidien à l'hôpital et sa réflexion à la recherche du " moindre mal ", elle cherche aujourd'hui à mettre en place un rituel pour permette à l'Eglise d'être présente aux côtés du malade qui vit cette expérience humaine inédite d'une mort anticipée et encadrée. Ce qui n'est pas sans déclencher des levers de boucliers.
    A l'heure où la France est en plein débat sur l'euthanasie - François Hollande a lancé une commission d'enquête peu après son élection : un projet de loi pourrait voir le jour fin 2014 -, voici un témoignage édifiant, fruit d'un cheminement humain et spirituel longuement mûri.

  • Le témoignage exclusif du père Nicolas Vandenbossche, curé de la paroisse Saint-Leu-Saint-Gilles de la rue Saint-Denis, à Paris, qui se consacre à l'accueil des personnes prostituées, droguées, sans domicile... Une expérience humaine et spirituelle d'une grande force.
    Le père Nicolas Vandenbossche est, depuis 2012, le curé de la paroisse Saint-Leu-Saint-Gilles de la rue Saint-Denis, à Paris. Dans ce témoignage inédit, ce prêtre charismatique, aussi brillant que truculent, retrace son parcours, d'une grande richesse. Il revient sur son enfance marquée par le suicide de sa mère et la découverte de la foi grâce au scoutisme ; son expérience d'aumônier d'un centre pénitentiaire psychiatrique, puis de service dans un centre de réfugiés soudanais en banlieue du Caire et auprès des catholiques coptes de la capitale égyptienne. Prêtre trinitaire, il explique les fondements de son engagement basé sur un refus inaltérable de juger l'autre. Il rend également hommage au père Patrick Giros, curé de Saint-Leu de 1983 à 1992 et fondateur de l'association Aux Captifs, la libération qui a pour vocation de rencontrer et d'accompagner des personnes qui vivent dans la rue ou de la rue, un prêtre visionnaire dont il continue le combat chaque jour. Et, à travers les portraits et témoignages de certains de ses " fidèles " pas comme les autres, il explique cette mission d'accueil des personnes prostituées, droguées, sans domicile, ou encore psychologiquement fragiles qui est son quotidien.
    Une expérience humaine et spirituelle d'une grande force, dont les maîtres-mots sont générosité, abnégation et amour de son prochain.

  • Ce n'est pas nous qui réussissons notre mort, c'est elle qui ne nous rate pas. À nous toutefois de ne pas la rater non plus. Que signifie dès lors réussir sa mort ? Avec verve, humour, espièglerie, mais vérité et sincérité, Fabrice Hadjadj nous invite à passer du confort au combat, à choisir la vie alors même que nous mourons et que nous mourrons.Vous aspirez à la réussite mondaine ? Hélas ! y parviendriez-vous, plus dure serait la chute : votre dernière heure viendrait vous arracher à une position si chèrement acquise. Mais sondez votre coeur, faites appel à vos rêves d'enfance... Ce n'est pas le confort que vous cherchez, mais une existence héroïque : être chevalier, mourir pour la justice, donner votre vie aux autres ! Attention ! Ce livre entend réveiller votre vocation première.
    Contre des guides qui réduisent l'existence à des recettes de succès, l'auteur propose une anti-méthode pour accueillir l'échec et la peur, et nous ouvrir à ce qui nous dépasse. Car paradoxalement, une société qui fuit devant la mort ne peut que fabriquer une culture de mort, tandis qu'une société qui l'accueille engendre une culture de vie.
    Entre une liquidation technique et une vie offerte, il nous faut choisir. Il n'y a pas d'autre alternative : se donner la mort ou bien donner sa vie pour ce qui en vaut la peine.

  • Si Dieu existe, comment peut-Il tolérer le mal régnant sur terre ? Ce cri d'Ivan Karamazov, le héros de Dostoïevski, est celui d'Albert Camus. C'est aussi le nôtre parfois. S'il nous semble juste qu'un coupable paie et souffre pour ses propres fautes, que dire de la souffrance de l'innocent ? Quelle faute a-t-il commise ? Quelle faute doit-il payer ? Or certaines " sagesses " n'hésitent pas à justifier cette souffrance et à prôner la résignation. Ils innocentent Dieu en culpabilisant l'homme. Limites de la sagesse. Le cri du révolté est là pour rappeler le scandale. Et l'homme moderne se révolte à juste titre contre le fait de ne pas se révolter. Mais il le fait jusqu'à accuser Dieu de non-assistance à humanité en danger, sans voir que tenir Dieu pour absent ou indifférent conduit au meurtre des innocents. Limites de la révolte et du désespoir. Cet essai invite à changer de perspective. La vraie sagesse et la vraie révolte sont autres. Face au mal, on accuse souvent sans agir. Que l'on cherche à le justifier ou que l'on désespère, il se multiplie ; que l'on vive malgré lui sans le justifier ni désespérer, il recule. Quand on le comprend, Dieu n'est plus un problème pour l'homme, ni l'homme pour Dieu. Le silence de Dieu dévoile un homme qui ne parle pas encore.

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