Perrin (réédition numérique FeniXX)

  • Un tableau d'ensemble de la vie à Toulouse sous l'Ancien Régime (du XVIe au XVIIIe siècle). Après une description du paysage urbain, un rappel de l'organisation des institutions municipales et une analyse des structures démographiques et sociales, l'auteur évoque les diverses facettes de l'existence quotidienne : la naissance, la maladie et la mort, le logement, l'alimentation, l'hygiène...

  • Françoise Bayard a parfaitement atteint l'objectif de la collection que son livre inaugure : une approche intime de la cité sous l'Ancien Régime. Elle s'est attachée à faire revivre au jour le jour, et en tenant compte de l'évolution inhérente à une si longue période, ces Lyonnais de toutes conditions - grands commis, parlementaires, nobles, artisans, marchands, banquiers, journaliers, domestiques - découverts au détour de Mémoires, de contrats, de testaments, de livres de comptes, de gazettes. Elle s'efforce de ressusciter la manière dont ils s'habillaient, la maison, l'appartement, la chambre où ils logeaient, ce qu'ils avaient plaisir à manger et à boire, la façon dont ils travaillaient et occupaient leurs loisirs, le salaire qu'ils recevaient, les conditions dans lesquelles ils aimaient, se mariaient, élevaient leurs enfants, pratiquaient leur religion. Françoise Bayard étudie aussi la société d'ordres lyonnaise, la hiérarchie des fortunes, les tensions sociales, les révoltes populaires, les violences individuelles et collectives. Au fil de la vie à Lyon au cours de ces deux siècles, Françoise Bayard met bien en valeur les contrastes qui ne cessent de s'aviver, au sein d'une ville dont la population passe de 36 000 habitants, à la fin du XVIe siècle, à 150 000, à la veille de la Révolution.

  • Invite le lecteur à une exploration au coeur même de la société de la capitale de la Flandre wallonne sous l'Ancien Régime, avec son sens de la fête et de la convivialité, en dépit des rudesses des conditions de vie réservées à la majorité de la population, soudée par une forte culture politique et un ensemble de valeurs communes modelées par le catholicisme.

  • En faisant revivre, au jour le jour, la ville et ses habitants, des guerres de Religion à la Révolution, le grand historien qu'est Paul Butel fait entrer le lecteur dans un monde de contrastes. En dépit de la dureté des temps, encore grande pour beaucoup, le Bordelais de la fin de l'Ancien Régime profite des nouveaux horizons ouverts au grand port des Lumières. Il ne se reconnaîtrait pas dans le Bordeaux du temps de Montaigne, ville tapie dans le cocon de ses remparts, ravagée par la peste, ni même dans la cité qu'un François de Sourdis a voulu convertir, encore moins dans la ville rebelle et insoumise qu'un Parlement, jaloux de son autorité, ferme aux troupes royales à l'époque de la Fronde. À la crainte presque quotidienne de la peste, au renouvellement de la foi sous l'impulsion de groupes de ferveur, soutenus par la dévotion populaire, la nouvelle prospérité du XVIIIe siècle a fait succéder un puissant dynamisme, celui des élites marchandes construisant leurs fortunes de la Baltique à la Caraïbe, étroitement liées aux juges, ces robins acceptant encore mal le poids du pouvoir. Tourny, lou tyran de Bourdeu, impose le décor royal, mais la cité s'éveille d'elle-même à la fièvre des nouveaux quartiers. Cependant, les rythmes quotidiens de la vie demeurent en partie les mêmes : on ne se lasse pas de suivre la société au fil des jours, dans la fondation des familles et la diversité des destins, comme en marge du quotidien, dans les jeux de la délinquance et de la débauche ou l'art de paraître et le plaisir de la fête.

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