PUG

  • Gouverner la ville et /ou gouverner les données?
    En quoi les données participent-elles à recomposer la gouvernance urbaine? Ces dernières années, les données sont devenues un enjeu central pour de nombreuses métropoles, qui en fonction d'elles, développent des stratégies, mettent en oeuvre des instruments,
    transforment leur organisation et créent de nouveaux métiers.
    En s'appuyant sur une enquête ethnographique de quatre années au sein d'une collectivité française, le livre propose une analyse, au plus près des acteurs, sur la manière dont la gouvernance urbaine est modifiée par ce phénomène nouveau de la mise en circulation des données. Au point de se demander si, à l'ère du numérique, les données ne sont pas devenues un outil de pouvoir à maîtriser pour gouverner la ville...

  • La régionalisation à l'épreuve de la fusion, ou l'histoire d'une réforme.
    Cet ouvrage est né de la réforme de 2015 sur la fusion des régions, transformant deux, voire trois régions en une seule.
    Fusionner une région est une tâche colossale qui suppose d'harmoniser des centaines de dispositifs et de programmes d'action, les traitements des agents, des services qui se disputent la meilleure méthode. Comment s'y prendre ?
    C'est aussi fabriquer un nouvel espace, une identité, partagée par le plus grand nombre. À quelles conditions est-ce imaginable ?
    En réalisant une enquête au coeur de la fabrique d'une région, l'Occitanie, l'ouvrage nous dit de quoi la régionalisation à la française est faite, et quels en sont les défis

  • o Quelles sont les valeurs qui, aujourd'hui, font sens pour les Français ? Quelles ont été leurs évolutions depuis 40 ans dans les grands domaines de la vie : famille, sociabilité, politique, travail, économie, religion ?
    o L'ouvrage propose une analyse approfondie des opinions et attitudes des Français et permet de mesurer les grandes tendances de l'opinion publique et les évolutions de fond dans les mentalités des Français.
    o Il s'appuie sur la vague de la cinquième et toute récente enquête
    de la European values study, une enquête européenne sur l'évolution des valeurs dont la partie française est coordonnée par les auteurs du livre.
    o L'ouvrage, organisé sous forme de notices courtes classées dans 8 grands thèmes majeurs, est très abordable pour un large public.

  • Que s'est-il passé dans l'Éducation nationale ces trente dernières années ? Quelles évolutions a-t-elle connues et comment s'est-elle modernisée ?
    À partir d'entretiens menés en profondeur directement auprès des acteurs (enseignants, élèves, parents), cet ouvrage fait le point sur l'administration scolaire et plus particulièrement sur les coulisses bureaucratiques qui régulent l'enseignement secondaire public.
    Il analyse son évolution, sa modernisation autour de trois thèmes :
    - les usagers : l'éducation nationale a compris qu'il fallait écouter et prendre en compte leurs attentes ;
    - les outils de gestion : une véritable politique éducative se développe (plateformes d'orientation, gestion du baccalauréat, etc.) ;
    - les territoires : l'éducation nationale commence à travailler avec les collectivités territoriales, régions et départements.

  • Comment définit-on la valeur des médicaments ? Sur quels critères ? Et pour quelles implications politiques ?
    Cyril Benoit propose de répondre à ces questions en étudiant les évolutions de la régulation des médicaments dans différents pays. Sur la période récente, cette activité a pris une importance croissante, dans un contexte où l'industrie pharmaceutique se tourne vers la production de médicaments toujours plus ciblés et coûteux.
    Il montre que la fixation du prix des médicaments est porteuse de lourds enjeux politiques, entre pressions des industriels et des patients, impératifs de soutenabilité des systèmes de santé, et controverses autour du « prix de la vie » elle-même.
    Se basant sur de nombreuses données statistiques et sur une vaste enquête par entretiens menée auprès d'industriels, de hauts fonctionnaires et d'experts, Réguler l'accès aux médicaments révèle la nature proprement politique d'une activité trop souvent réduite à ses dimensions techniques.
    Un ouvrage de référence, qui apportera des éléments précieux à la réflexion des acteurs du monde de la santé comme au débat citoyen.

  • Les sociétés occidentales connaissent aujourd'hui un déclin de la religion et un progrès de la sécularisation. Mais qu'en est-il du phénomène non-religieux ? Quelles sont les formes de la non-croyance ? Comment évoluent-elles dans les différents contextes culturels et socio-économiques ? Historiens et sociologues politiques analysent ici les différentes facettes de ce phénomène, grâce à des focus qui permettent d'illustrer le propos. Au-delà, c'est la question de la cohésion sociale, du mieux-vivre ensemble qui est posée par le prisme de l'indifférence religieuse et de l'athéisme militant. En filigrane, se pose la question de faire société aujourd'hui, au moment où les valeurs du christianisme ne sont plus partagées par tous.

  • La question du non-recours aux prestations sociales figure sur de nombreux agendas politiques. En France, ce sont jusqu'à 60 % de personnes qui n'ont pas recours à certaines prestations sociales.

    Il en va de même dans d'autres pays. Peu connu, ce phénomène touche pourtant les politiques sociales et les autres composantes de la protection sociale (Sécurité sociale, assurances privées et organismes de prévoyance, aide et action sociale).
    Dans cet ouvrage, l'auteur établit un état des lieux de la question, à la fois sur le plan scientifique et sur le plan des politiques publiques. Il développe une synthèse des modèles d'analyse, et met en lumière l'importance du chiffrage du non-recours pour l'évaluation des facteurs d'échec et de réussite de l'action publique. Il en propose des explications, et questionne les ressorts du phénomène.
    Il interroge en particulier le ciblage des politiques de lutte contre la pauvreté et la précarité. Ce dernier, en entraînant une stigmatisation des personnes ciblées, pourrait-il conduire à un refus de recourir à l'aide publique ? Enfin, l'auteur explore une dernière piste, selon laquelle le non-recours manifesterait l'expression d'un désintérêt ou d'un désaccord pour l'offre publique. Le non-recours, un comportement politique ?

  • Cet ouvrage interroge l'action sur le non-
    recours aux droits sociaux comme un ensemble de réponses aux tensions sociales et aux transformations politiques qui remettent en cause la cohésion
    sociale aujourd'hui.
    En discutant les solutions proposées, il cherche à comprendre le sens de l'action sur le non-recours dans une société de droits en pleine mutation. Il montre la diversité des scènes politiques de l'action sur le non-recours dans l'objectif de démontrer l'étendue des questions sociales que le phénomène au non-recours recouvre.

  • Alors que le taux de chômage est de 10,5 % en France, 25% en Espagne, qu'il touche de manière implacable les jeunes (plus de 50% en Espagne), cet ouvrage fait le point sur dix ans de politiques sociales en Europe. Ces politiques, qui ont toutes en commun d'être « incitatives », ont-elles porté leurs fruits ? Ont-elles atteint leurs objectifs en matière de lutte contre la pauvreté et le chômage ?
    Il propose de nombreux entretiens, des graphiques et s'appuie sur des enquêtes terrain menées principalement en France, en Espagne et aux Pays-Bas.

  • o Comment expliquer l'élection d'Emmanuel Macron ? Pourquoi un président aussi jeune a-t-il été élu ? Quelle a été sa campagne ? Avec quel financement ? Qui sont ses électeurs ?
    Cet ouvrage questionne et analyse l'avènement d'Emmanuel Macron ainsi que celui de son organisation En marche. Il propose une étude approfondie sur le macronisme sous différents angles : l'élection présidentielle, les électeurs, l'après-élection.
    Le tout visant à montrer que le macronisme est une entreprise, que le parti En marche fonctionne comme une entreprise sous l'égide de l'entreprise Macron dont le modèle sociétal est entrepreneurial.

  • Comment les politiques publiques ont-elles contribué à la promotion du statut des femmes et à l'égalité entre les sexes ? Quel rôle l'État a-t-il joué dans cette dynamique ? Comment a-t-il participé à cette évolution ? Comment l'État peut-il penser la cause des femmes ?
    C'est par la prise en charge d'institutions gouvernementales dédiées aux droits des femmes (secrétariats d'État comités consultatifs, etc.), créées par l'État à partir de 1960, que la promotion du droit des femmes s'est opérée. L'auteur s'intéresse aux acteurs, aux stratégies politiques et aux modalités d'actions de ces institutions, par le biais d'une comparaison franco-québécoise.
    Pour étayer son propos, elle s'appuie sur une enquête de terrain approfondie, des exemples concrets, des témoignages, des portraits de pionnières qui ont marqué leur époque (Yvette Roudy en France, Claire Bonenfant au Québec) et évoque des débats d'actualité (la parité, la question du voile, la prostitution).

  • Dans une période où le débat politico-médiatique en est encore à savoir si François Hollande est ou n'est pas social-démocrate, la lecture du livre permet de mieux comprendre le virage social-libéral engagé par le Parti socialiste, mais aussi de savoir où il va.
    Thibaut Rioufreyt retrace la relation ambiguë des socialistes français à la «Troisième voie» britannique dont Tony Blair fut le promoteur dans les années 1990-2000. S'appuyant notamment sur des entretiens avec des responsables politiques et des intellectuels, il étudie les évolutions contemporaines du socialisme français à travers ses interactions avec un homologue étranger. Il combine analyse interne des idées, textes et discours, à l'analyse externe du contexte social et politique dans lesquels ces discours sont produits, circulent, et sont reçus. L'ouvrage s'inscrit pleinement dans l'actualité : un certain nombre des enquêtés appartiennent ou ont appartenu aux gouvernements socialistes sous la présidence Hollande.

  • Un vaste panorama des opinions sur l'État providence dans 50 pays, des années 1980 à aujourd'hui. Pourquoi les Européens sont-ils aussi nombreux à soutenir un État providence fort ? Quels sont les pays où cet attachement est le plus prononcé ? Comment les attentes ont-elles évolué depuis les années 1980 ? Dans un contexte d'austérité et de remise en question des politiques sociales, l'ouvrage fait le point sur les résultats de plusieurs enquêtes menées dans près de 50 pays du monde. Il dresse un panorama complet des opinions sur l'État providence et explique leurs variations dans le temps et dans l'espace. Pour les étudiants, il passe en revue la littérature internationale et analyse comment les citoyens forment leurs préférences, en insistant sur les apports et les limites des sondages. Pour les enseignants chercheurs, il aborde également la question clef des dynamiques d'opinion : comment rendre compte des mouvements de l'opinion ? Quels sont les groupes qui les portent ? Les acteurs du monde politique y trouveront de nombreuses informations sur la légitimité de l'État providence et de ses domaines d'intervention, mais aussi sur les attentes des Français en matière de fraude sociale ou de non-recours aux aides publiques.

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