Religion & Esotérisme

  • Les cartes donnent souvent l'impression que le monde est saturé et que la surface de notre fragile planète a renoncé à la dimension du mystère. Ce sentiment d'accomplissement est trompeur. Il est le propre de la modernité occidentale. Tout au long de son histoire, l'Occident n'a eu cesse d'affronter les espaces ouverts pour les transformer en lieux clos sans que ce verrouillage eût jamais été décisif. Tant mieux, car, à chaque fois qu'il rouvre sur un horizon nouveau, le monde suscite l'éblouissement. Les Argonautes et Ulysse ont connu cette sidération, de même que Christophe Colomb à sa manière.
    L'art du lienzo aztèque, les lignes de chant des Aborigènes australiens et la cartographie extrême-orientale confirment que l'Occident ne détient pas le monopole de la vision géographique du monde. Et plutôt que de réserver les océans aux seules caravelles de Colomb, on lancera aussi dans l'aventure Abou Bakari II, empereur malinké, et Zheng He, amiral chinois.
    Ces tours et détours à travers espaces et lieux d'hier et d'aujourd'hui postulent l'existence d'un monde plausible qui sonnerait le glas des revendications hégémoniques de l'Occident.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il y a naturellement deux points de vue possibles sur les Juifs : de l'intérieur ou de l'extérieur. Ces deux positions aboutissent à des thèses très différentes, et même inconciliables. Mais les Juifs pensent qu'ils sont les seuls à connaître la question, et les autres que les Juifs sont les seuls à ne pouvoir la comprendre. Jacques Nantet, non seulement n'est pas juif, mais il est catholique. Non seulement catholique, mais ce qu'il est convenu d'appeler un catholique de gauche. À la fois sympathisant et impartial, il est sans doute aussi peu juif qu'on peut l'être. Par exemple, il compatit comme chrétien aux persécutions antisémites et il ajoute à juste titre, en historien, que, malheureusement, les Juifs les ont souvent provoquées. Et s'il est vrai que les Juifs sont, en général, mal vus, il ne l'est pas moins qu'en se proclamant - sans raison objective, aux yeux du monde - différents des autres, ils appellent évidemment la discrimination, et la méfiance. Voilà un intéressant sujet d'études. Mais, pour un Juif, l'affaire se situe sur un autre plan : il s'agit, pour lui, soit d'être Juif (c'est-à-dire différent, et mal vu), soit - s'il décide d'être comme les autres - de ne plus être Juif. Et cette dernière solution supprime la donnée même du problème. En réalité, pour un Juif en tant que tel, il n'y a pas de question juive : il est juif, simplement. S'il existe une question juive, elle est strictement du ressort des Nations, de ces Nations que les Juifs appellent, en hébreu, les Goyim. Quel représentant plus qualifié que Jacques Nantet pouvait ici parler pour les chrétiens de France ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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