Parascolaire

  • Depuis dix ans, Ulysse, roi d'Ithaque, erre sur les mers. Il a affronté le Cyclope, résisté au chant des Sirènes, déjoué les pièges de Circé et de Calypso... Mais Ulysse 'aux mille ruses' ne s'avoue jamais vaincu. Et c'est déguisé en mendiant qu'il revient en son royaume pour se débarrasser des prétendants qui cherchent à lui ravir son trône.

  • Edition enrichie de Claude David comportant une préface et un dossier sur le roman.

    "Lorsque Gregor Samsa s'éveilla un matin au sortir de rêves agités, il se retrouva dans son lit changé en un énorme cancrelat. [...] "Que m'est-il arrivé?" pensa-t-il. Ce n'était pas un rêve. [...] "Et si je continuais un peu à dormir et oubliais toutes ces bêtises", pensa-t-il, mais cela était tout à fait irréalisable, car il avait coutume de dormir sur le côté droit et il lui était impossible, dans son état actuel, de se mettre dans cette position. Il avait beau se jeter de toutes ses forces sur le côté droit, il rebondissait sans cesse sur le dos."

  • Le Figaro du 23 janvier 1868 à propos de Thérèse Raquin : 'C'est le résidu de toutes les horreurs. Le sujet est simple, le remords physique de deux amants qui tuent le mari mais qui, ce mari tué, n'osent plus s'étreindre, car voici le supplice délicat qui les attend : "Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage, afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. Et ils sentaient toujours des lambeaux de Camille, qui s'écrasait ignoblement entre eux." Enfin, un jour, ces deux forçats de la morgue tombent épuisés, empoisonnés, l'un sur l'autre, devant le fauteuil de la vieille mère paralytique, qui jouit intérieurement de ce châtiment par lequel son fils est vengé... Forçons les romanciers à prouver leur talent autrement que par des emprunts aux tribunaux et à la voirie.'

  • Ces deux chapitres, parmi les plus célèbres des Essais, sont une véritable leçon de tolérance. Montaigne nous apprend que les sauvages ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Les chrétiens s'entretuant durant les guerres de Religion sont tout aussi sauvages que les Sauvages. 'Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage' : nous sommes tous le Cannibale de quelqu'un.
    C'est aussi le récit d'une curiosité et d'une fascination : Montaigne nous parle de la découverte du Nouveau Monde, des récits des voyageurs qu'il a lus, et de sa propre expérience de l'altérité.
    Montaigne invente ici ce que l'on nomme le relativisme culturel : une société n'est pas meilleure qu'une autre ; pour comprendre des usages qui ne sont pas les nôtres, il faut simplement se mettre à la place de l'autre. Ce décentrement, ce regard éloigné, cette défense radicale de la différence sont aujourd'hui plus que jamais nécessaires.

  • Oedipe-roi

    Sophocle

    Edition enrichie de Jean-Louis Backès comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. La ville de Thèbes est ravagée par la peste. Son souverain, OEdipe, mène l'enquête. Il découvre que l'homme qu'il a tué jadis, Laïos, était son père, et qu'il a épousé sa propre mère, Jocaste, dont il a eu quatre enfants. Elle se suicide, il se crève les yeux et s'exile. Une des plus belles tragédies de l'Histoire, modèle de l'enquête policière et de son suspens, de la peinture de la destruction de soi, et des relations troubles qui tissent les liens familiaux, grande interrogation jetée au destin, cette pièce est à l'origine de nombreuses imitations (jusqu'à Gide et Cocteau) et de nombreux commentaires (jusqu'à Freud ou Jean-Pierre Vernant). "Ô lumière c'est la dernière fois que je te vois, / je suis né de qui je ne devais pas, je suis uni / à qui je ne dois pas, j'ai tué qui je n'aurais pas dû." OEdipe roi, IIIe épisode.

  • Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue." Montesquieu.

  • Imaginez un moulin abandonné, au coeur de la Provence, la porte ouverte sur un joli bois de pins tout étincelant de lumière... Écoutez chanter les cigales, sonner les grelots des mules et regardez bien, vous verrez apparaître maître Cornille, le curé de Cucugnan, l'Arlésienne, et même la petite chèvre de M. Seguin... Avec les Lettres de mon moulin, c'est la Provence d'hier, ses parfums et ses traditions qu'Alphonse Daudet a fait entrer à tout jamais dans la littérature française.

  • Pour venger son cousin, Yvain, le vaillant chevalier, affronte le redoutable gardien d'une fontaine ensorcelée. Victorieux, il tombe amoureux de sa veuve, la belle Laudine, et l'épouse. Mais Yvain a soif d'exploits : il repart en quête d'aventures, accompagné d'un lion à qui il a sauvé la vie. Le chevalier a fait le serment d'être de retour dans un an et un jour. Tiendra-t-il sa promesse ?
    Recommandé par l'Éducation nationale

  • Figaro
    "Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j'en sortirai sans le vouloir, je l'ai jonchée d'autant de fleurs que ma gaieté me l'a permis ; encore je dis ma gaieté, sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce Moi dont je m'occupe : un assemblage informe de parties inconnues ; puis un chétif être imbécile ; un petit animal folâtre ; un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre ; maître ici, valet là, selon qu'il plaît à la fortune! ambitieux par vanité, laborieux par nécessité ; mais paresseux... avec délices ! orateur selon le danger ; poète par délassement ; musicien par occasion ; amoureux par folles bouffées ; j'ai tout vu, tout fait, tout usé." (Acte V, scène III)

  • La cour d'Arthur est en émoi : la reine Guenièvre a été enlevée !
    Qui saura la retrouver ? Le roi et ses hommes la cherchent en vain lorsqu'ils croisent un chevalier inconnu, l'intrépide Lancelot du Lac. Pour délivrer celle qu'il aime en secret, il est prêt à affronter les pires épreuves. Mais, par loyauté envers le roi, Lancelot devra-t-il renoncer à son amour pour Guenièvre ?
    Recommandé par l'Éducation nationale

  • Leur père refuse de les marier avec celui qu'elles aiment? Lucile et Lucinde font toutes deux semblant d'être atteintes par un mal inconnu. D'éminents médecins se succèdent à leur chevet, sans résultat... Mais, quand il s'agit d'amour, rien de tel qu'un faux docteur pour guérir de fausses malades! Deux courtes comédies dans lesquelles Molière se moque de la vanité des médecins et de la sottise des pères.

  • Edition enrichie de Catherine Bernard comprenant une préface et un dossier sur le roman.

    Outre la grande romancière qu'on connaît, Virginia Woolf fut aussi une formidable essayiste. Comptes rendus, essais esthétiques, pièces plus expérimentales ou plus personnelles : ces textes nous dévoilent le dialogue ininterrompu de Woolf avec la littérature - celle de ses contemporains comme celle des classiques. On découvrira aussi une femme engagée - pour la cause des femmes, pour le monde ouvrier, contre la guerre.

    L'essai est pour Woolf un lieu de confrontation avec la tradition littéraire, la culture mais aussi la société. Elle y affute ses arguments, peaufine son style, travaille sa voix. Inlassablement, Woolf réinvente les possibles de l'écriture.

  • Mes pensées

    Montesquieu

    Dans ce recueil, Montesquieu compile des idées qu'il garde en réserve, qu'il met à l'épreuve, ou des jugements aussi brillants que méchants. Ce livre est comme la bibliothèque mentale de l'auteur, mais aussi le véritable foyer de sa pensée, réunissant toutes les potentialités que son oeuvre ne peut développer. Montesquieu s'inscrit ici au coeur de la démarche des Lumières naissantes, dont il exprime les préoccupations, les interrogations, les contradictions latentes.
    Montesquieu a conscience que toute idée ne mérite pas d'être publiée et que les jugements sont fragiles. Pour lui, l'écriture est le plus sérieux des jeux. Dans Mes pensées, il s'y est adonné en changeant les règles à chaque article. À nous de jouer...

  • Edition enrichie de Daniel Grojnowski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. Maupassant - comme Toulouse-Lautrec en peinture - a fait de la sexualité à la fois sa vie et son oeuvre. Dans ces onze nouvelles, choisies parmi bien d'autres, mettant en scène des "filles publiques" - leurs peines, leurs joies, leurs obligations -, il décrit une société du libre échange dont le moteur est l'argent et où circulent les corps, les pulsions, les désirs. Son ironie féroce épingle toute la société de la fin du XIXe siècle, et d'abord l'hypocrisie, le cynisme et la lâcheté de la bourgeoisie. Au-delà du réalisme cru, ces nouvelles ont un charme particulier, car Maupassant nous conte des histoires sombres, tendres et édifiantes. Ce volume contient : Mademoiselle Fifi L'Odyssée d'une fille Le Lit 29 L'Armoire Le Port Boule de suif La Maison Tellier L'Ami Patience Ça ira Nuit de Noël Les Vingt-Cinq Francs de la supérieure

  • Edition enrichie comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. À la mort de Louis XIV, en 1715, Voltaire a vingt et un ans ; la réputation du roi est au plus bas. La publication en 1751 du Siècle de Louis XIV marque un tournant décisif et durable dans la gloire du Roi Soleil. Grand succès de librairie dès sa parution, Le Siècle de Louis XIV est un document irremplaçable pour comprendre, de l'intérieur, la culture du classicisme français. C'est aussi un livre novateur : une étude structurale du règne du Roi Soleil qui donne la plus large part à la culture, aux lettres et aux arts, annonçant les méthodes historiques du XXe siècle. La beauté de son écriture - style vif et rapide, recours au portrait et au tableau - est précisément celle du langage classique. Voltaire est l'incarnation de la culture qu'il décrit, de ce Grand Siècle où il aurait aimé vivre. En se faisant l'historiographe du roi, il devient ce qu'il a toujours rêvé d'être : le dernier écrivain du règne de Louis XlV.

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