Littérature générale

  • Dernière pièce d'Oscar Wilde, L'Importance d'être constant brille des feux d'un langage habité par la grâce : s'y manifestent la puissance et la modernité de la réflexion de l'auteur sur la fiction, mais aussi son inventivité subversive et satirique, son esprit généreux et étincelant d'élégance et de drôlerie.
    Dossier
    1. Le théâtre d'Oscar Wilde avant L'importance d'être constant
    2. Wilde et ses pairs
    3. Wilde et la postérité

  • Édition bilingue.
    Vers 1816, au fin fond d'une province pontificale d'Italie du Nord, un jeune homme mélancolique, pétri de lectures érudites, s'apprête sans espoir à l'« oeuvre de sa vie ». Ce jeune homme, c'est Giacomo Leopardi. Il écrit des poèmes renouant avec la plus haute tradition italienne, celle qui remonte à Pétrarque et au Tasse. En 1831 paraît la première édition des Canti.
    De la véhémence des premières canzones (À Angelo Mai, Brutus) aux méditations nocturnes des idylles (L'Infini, Le Soir du jour de fête, À la lune), en passant par les grands poèmes philosophiques (Le Genêt), le poète chante la solitude et l'exclusion, le temps répétitif et destructeur, le destin et la perte.
    Tour à tour élégiaque et révolté, nihiliste et exalté, Leopardi inaugure une forme nouvelle de lyrisme : du moi au nous, sa voix déplore au nom de tous la souffrance d'être. Ce recueil d'une noire beauté inspira des esprits aussi divers que Schopenhauer, Musset, Nietzsche et Giuseppe Ungaretti.

  • Les gens heureux n'ont pas d'histoire. Léonte, roi de Sicile, ne devrait donc pas en avoir. Hermione, sa femme bien-aimée, attend leur deuxième enfant, et son ami le plus cher, le roi de Bohême Polixène, accepte de prolonger une visite qui dure depuis déjà neuf mois : légèreté d'un trio qu'unissent l'amour et l'amitié. Et pourtant, il suffira d'un rien, d'une fêlure catastrophique, pour tout dévaster...
    Voici un conte qui commence par où les autres se terminent : première surprise d'une longue série, dans cette pièce qui est le seul de ses chefs-d'oeuvre où Shakespeare cache quelque chose à son public. Fort d'une inspiration renouvelée, le poète embarque les spectateurs dans un voyage fantastique à travers le temps et l'espace, jusqu'à une apothéose magistrale où sa fantaisie, sa puissance et son humanité font - littéralement - merveille.

  • La « courtoisie » apparaît dans le royaume de France au XIIe siècle. Signe d'un nouveau raffinement moral, elle représente le modèle éthique, érotique et esthétique, l'art de vivre et d'aimer des aristocrates.
    Cette anthologie rassemble les textes les plus connus de la littérature amoureuse du Moyen Âge (XIIe-XVe siècle). Elle évoque les amants célèbres que furent Tristan et Yseut, Lancelot et Guenièvre..., leurs rêves, leurs phantasmes, leur idéal amoureux. Illustré par des textes appartenant à des genres variés - chansons des troubadours et des trouvères, « sottes chansons », chansons de geste, lais, romans, fabliaux... -, l'amour courtois est étudié dans toute sa diversité, de sa naissance à sa démystification.
    Ce florilège permet de mieux comprendre pourquoi l'amour courtois exerce encore de nos jours une profonde influence sur nos moeurs et notre imaginaire sentimental. Qui n'a pas rêvé en effet d'un preux chevalier ou d'une gente dame ? Qui n'a pas aspiré à cet amour délicat, fidèle, tendre et sensuel, qui comble les coeurs et les corps ?

  • Les Suspendues figurent parmi les chefs-d'oeuvre de la littérature arabe : composés il y a plus d'un millénaire, au cours du siècle qui a précédé la prédication du prophète de l'islam, ces poèmes doivent leur nom étrange à la légende qui veut qu'ils aient été inscrits en lettres d'or sur des tissus suspendus aux murs de la Ka'ba, à La Mecque.
    Ces petits joyaux nous transportent dans un monde fascinant et insolite, celui des bédouins de la péninsule Arabique. Ils se font l'écho d'un temps où les poètes étaient à la fois de vaillants combattants - il arrivait qu'une joute poétique tienne lieu de bataille entre deux tribus ! - et des oracles respectés : d'une époque où le courage et la générosité étaient les vertus du preux, avec le goût du vin et l'amour des femmes.
    Lamentations sur les vestiges du campement déserté par l'aimée et réflexion sur la fuite du temps, périples à dos de chamelle, chasses à la gazelle, évocations érotiques, bravades. Beuveries : tels sont les thèmes qui hantent ces textes fulgurants, dont la splendeur poétique, mille cinq cents ans plus tard, demeure intacte.

  • Plus encore que l'histoire tragique de Tristan et Iseut, le mythe du Graal, mystérieux récipient vers lequel s'élancent tous les chevaliers arthuriens, a inspiré les romanciers du Moyen Âge. De Chrétien de Troyes, au XIIe siècle, à l'anglais Thomas Malory, au XVe siècle, le Graal, au fil des textes, se métamorphose et se christianise : d'abord plat somptueux utilisé à la table des grands seigneurs, il devient tour à tour ciboire, relique sacrée, coupe où Jésus instaura l'Eucharistie puis où Joseph d'Arimathie recueillit le sang du Crucifié, et emblème de la chevalerie mystique...
    La fascination qu'il a exercée à l'époque médiévale et l'engouement qu'il suscite aujourd'hui encore témoignent de la richesse de son symbolisme. Pour tout homme, la quête du Graal incarne un élan vers le sublime, une recherche intérieure de beauté, de sens et de grâce, le voyage de l'âme désireuse d'abreuver sa soif de spiritualité. Source inépuisable d'émerveillement, le Graal est « lumière, musique, parfum et nourriture » (Julien Gracq).
    Cette anthologie, qui retrace l'histoire du mythe, rassemble les quarante textes majeurs relatifs au Graal dans la littérature médiévale, présentés dans une édition bilingue.

    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

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