Langue française

  • « Une nouvelle génération qui pense en images est née. Cette génération digitale peut vivre le meilleur comme le pire avec sa main, métaphore du moi.

    J'en ai évoqué le meilleur, c'est-à-dire tout ce qui a trait aux modes d'accès au savoir, aux modes d'être, de pensée et de langage, aux modes relationnels et aux compétences aussi. Mais cette génération peut aussi connaître le pire des usages toxiques. Je ne suis pas assez naïf pour le nier.

    La voie de l'avenir me semble être à mi-chemin entre la surexcitation face à tout ce que la main peut entreprendre dans le virtuel et le rejet massif des mondes numériques. J'ai choisi l'enthousiasme parce que je suis confiant dans les ressources humaines pour apprivoiser un outil encore sauvageon, et pourquoi pas, empoisonné, dont je cherche pourtant comme psychanalyste à explorer les usages thérapeutiques.

    Je reste chercheur tout en estimant d'expérience que le virtuel est un outil plein de richesses pour panser des blessures. J'ai surtout voulu montrer que les mondes numériques peuvent réellement aider les enfants à grandir et les adultes à retrouver l'enfant qui est en eux, à cheval entre illusions nécessaires et désillusions constitutives. » M.S.

  • L'auteure embarque le lecteur dans les méandres du soin comme dans un grand voyage. Les escales sont faites de différentes séquences de soin en intra comme en extra-hospitalier. La diversité d'expériences qu'elle aborde lui permet de présenter mille et un visages de ceux que l'on appelle des « fous » et de témoigner de leur courage.

    Elle témoigne aussi du désarroi, parfois du désespoir, des soignants devant l'inhospitalité hospitalière et le dévoiement de leur métier. Elle raconte les combats qu'ils ont à mener à chaque instant pour qu'une rencontre advienne et que leurs soins puissent éventuellement devenir thérapeutiques.

    Mais loin d'être dans la plainte, elle donne mille et une raisons de continuer ce combat en racontant la magie de la rencontre humaine dans la relation de soin. Elle ne donne pas de leçon. Simplement, elle décrit certains chemins qu'elle a empruntés avec des patients, les explorations qu'ils ont menées ensemble sur des territoires inconnus de l'un, de l'autre ou des deux. Elle invente pour chacun une « bonne distance » sans craindre de puiser dans ce que Jean Oury appelait son « arrière-pays ». Elle fait feu de tous bois et balade une besace d'infirmière pleine de lectures, d'échanges et d'expériences mais aussi de contes et de bouts de chiffons.

  • A travers son séminaire, l'auteur articule, au plus près de la problématique des enfants autistes et psychotiques et en alliance avec leurs parents, les différentes pistes de recherches et de pratiques dans les domaines de la santé publique, de la psychothérapie institutionnelle, de la psychanalyse, de l'anthropologie. Les nombreux exemples cliniques, qui ponctuent cet ouvrage, montrent conceptuellement et concrètement les raisons de la complexité du dispositif souhaitable (ouvert sur différents partenaires, parentaux, médicaux, pédagogiques, sociaux...) et les aspects nécessairement institutionnels de la prise en charge de ces enfants. Une introduction actualisée fait le point des avancées cliniques et théoriques dans ce secteur. Pierre Delion est professeur de pédopsychiatrie au CHU de Lille. Depuis longtemps engagé dans la défense de la psychiatrie de secteur et de la psychothérapie institutionnelle, il a acquis une véritable notoriété auprès des professionnels de la santé mentale et de tous ceux qui s'intéressent aux prémices de la vie psychique.

  • L'art prolonge l'enfance et l'adolescence, période où la culture est particulièrement investie. Le goût pour les jeux vidéo et les références pop, notamment numériques, se sont imposés et laissent supposer que les héros de séries ou les super-héros sont entrés dans notre vie, comme de nouveaux amis ou des membres substitutifs de notre famille interne. Séries, cinéma, peinture, jeu vidéo, bande dessinée, livre ou autre flash mob, la pop culture ne se décline pas seulement en fonction de son média, elle a modifié notre façon de vivre.

    L'auteur explore la possibilité d'un voyage associatif à partir de son expérience clinique et d'artistes qui ont laissé une empreinte souvent essentielle. Des peintres modernes au Street Art, d'Arcimboldo, Iron Man aux transhumanistes en passant par Michaël Jackson et certains de ses patients, il s'attache à créer un décalage en subvertissant le réel.

    Cet entrelacs entre la culture et la clinique pose sans cesse de nouvelles questions voire de nouveaux défis quant à la compréhension de l'humain au contact de la modernité.

  • Les médiations thérapeutiques sont aujourd'hui largement utilisées dans la clinique. Avec l'essor du numérique, les jeux vidéo ont fait leur apparition dans le soin et sont devenus des objets de médiation que les auteurs ont tous expérimentés dans leur pratique.

    Ils développent les enjeux de l'usage des jeux vidéo et de la console dans la séance de thérapie auprès d'enfants ou d'adolescents, en soin individuel ou groupal, institutionnel ou libéral, et analysent la place de la parole dans la partie de jeu partagée. Dans leurs présentations cliniques de jeunes sujets - qu'ils soient, ou non,  habitués, adeptes du jeu vidéo ou joueurs excessifs -, ils montrent que l'important n'est pas le jeu vidéo en lui-même mais bien sa caractéristique de médiation, induisant des effets de transfert et contre-transfert à l'oeuvre dans toutes rencontres thérapeutiques.

    Ce livre, destiné à tous les professionnels de l'enfance et de l'adolescence, en exercice ou en formation, en offrant une vision précise de quelques jeux vidéo et de leurs intérêts en thérapie, ouvre la voie à d'autres possibilités de prises en charge créatives autour du numérique !

  • « Dés sa parution en 2002, Clinique du suicide s'est imposé comme une contribution essentielle à l'étude du suicide. Le débat qu'instaure cet ensemble d'articles

  • La réédition de ce petit livre modeste, faisant état d'une pratique marginale utilisée dans quelques cas graves voire gravissimes de troubles psychopathologiques chez l'enfant, prend d'un coup d'un seul l'allure d'un manifeste pour la défense de la pédopsychiatrie d'inspiration psychanalytique et au-delà de toute la psychiatrie humaniste. Enracinée dans les différentes cultures du maternage et de l'hydrothérapie à travers le monde, cette technique de soins a été récemment revisitée par les psychanalystes pour devenir une technique au service de la psychothérapie des sujets autistes et psychotiques, qui, pratiquant des automutilations, se mettent gravement en danger. Il s'agit d'envelopper le corps dénudé du patient dans des linges trempés dans l'eau froide et d'être-là avec lui au cours du réchauffement, attentif à ce que la situation particulière va lui permettre d'évoquer, de revivre. Le packing peut être ainsi un moment thérapeutique pour une reprise développementale des représentations du corps (« image du corps ») que ne peuvent obtenir ni les médicaments ni les méthodes comportementales à eux seuls. Pierre Delion est psychiatre des hôpitaux, responsable d'un service de psychiatrie infanto-juvénile à Lille. Il est engagé depuis plus de vingt ans dans la rénovation de la psychiatrie contemporaine avec les différentes équipes qu'il a animées et qu'il anime encore aujourd'hui. Pour mieux soigner les enfants autistes et psychotiques, il tente d'allier les avancées rendues possibles par la psychiatrie de secteur et celles résultant de la psychothérapie institutionnelle.

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    Quels sont les effets de la violence subie par les victimes ? Sont-ils différents selon leur âge, leur environnement, leur parcours de vie ? Quels sont les mécanismes qui permettent au sujet d'être résilient - au sens où l'entendent Boris Cyrulnik et Michel Manciaux qui ont contribué à diffuser ce concept en France et à montrer son importance -, c'est-à-dire à résister et à poursuivre son développement après avoir rencontré un ou plusieurs événements potentiellement traumatiques ?

    Les auteurs mettent en évidence que la violence subie s'inscrit non seulement au niveau intrapsychique, mais également au niveau neurobiologique et cérébral. Chaque être humain possède à ce niveau un codage lié aux transmissions intergénérationnelles dont il a hérité, qui vont le rendre plus fragile ou plus résilient face aux nouveaux traumatismes qu'il rencontrera durant son existence.

    Tout au long de cet ouvrage, sont abordés, tant pour l'enfant, l'adolescent que l'adulte, les dispositifs de prévention nécessaires pour évaluer l'impact de la violence subie, remédier à ses conséquences négatives et éviter les rechutes.

    Mise en vente le 11 juin 2015.

     

  • Alors que le monde du travail est soumis aux exigences de la performance et de la   rentabilité, il  n'est pas facile pour les personnes en situation de handicap psychique d'accéder à l'entreprise ou d'y rester. Pourtant, depuis 1991, les efforts uniques et prolongées du Club ARIHM (Club Action et recherche, insertion et handicaps psychiques ou mentaux), dont les pratiques sont orientées vers l'accès des personnes en situation de handicap psychique au monde du travail ordinaire et leur maintien dans l'emploi, confirment que cette ambition reste possible.

    En suivant les parcours de personnes engagées avec eux dans des projets d'insertion professionnelle, les auteurs décrivent les modalités de la méthode d'accompagnement (AMPP®) proposée par le Club ARIHM. Ils mettent en évidence les tensions qui traversent ce champ de l'inclusion, entre les risques du travail pathogène et les espoirs que l'emploi constitue un facteur d'une meilleure santé mentale. Ils analysent les échecs et les perspectives nouvelles ouvertes  par le décret du 27 décembre 2016 relatif à l'emploi accompagné, et montrent qu'une stratégie d'accompagnement des personnes en situation de handicap psychique vers et dans l'entreprise peut contribuer à préserver ou promouvoir une part d'humanité dans le monde du travail.

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