Littérature générale

  • CONTENU:

    Anne-Gaëlle Weber, « Lieux parcourus, lieux décrits. Sens propre et figuré du lieu commun dans le récit de voyage »

    Simona Gîrleanu, « La cité idéale dans les récits de voyage à Paris et à Londres (1750-1810) »

    Lucile Haguet, « Essor et déclin du lieu commun dans l'élaboration du discours géographique : l'exemple de la cartographie de l'Égypte aux VVIIIe et XIXe siècles »

    Nathalie Richard, « Grottes et voyages dans le temps. Un lieu commun renouvelé au XIXe siècle ? »

    Philippe Antoine, « À pied, à cheval ou en train. Écriture et déplacement »

    Sylvain Venayre, « Le lieu commun des impressions de voyage au XIXe siècle »

    Guillaume Pinson, « Christophe, Célestine, Claudine et les autres. Fiction du monde et fin de la mondanité vers 1900 »

    Karen Vandemeulebroucke, « Les Lettres parisiennes de Georges Rodenbach. Contestation ou confirmation du mythe nordique ? »

    Hugues Laroche, « Barbey d'Aurevilly. La fin du Verbe »

    LE XIXe SIÈCLE AU PRÉSENT

    Louis Bilodeau, « La damnation de Faust au Metropolitan Opéra. Robert Lepage et le piège de la technologie »

    Yves Thomas, « L'Empire d'une ville »


    DÉBAT:

    Louis Iandoli, « Le palais des Tuileries : le patrimoine sacrifié »

    Markus Dauss, « Un passé édifiant ou du non-historique des reconstructions historiques »

  • L'histoire du roman du XIXe siècle apparaît plutôt immuable dans les ouvrages généraux et les anthologies. Néanmoins, une relecture s'impose lorsque l'on s'intéresse à ses marges. Théophile Gautier est l'un de ces écrivains dont l'oeuvre romanesque plutôt méconnue, mis à part quelques grands « classiques » tels que Mademoiselle de Maupin et Le capitaine Fracasse, mérite d'être reconsidérée, en raison de son hétérogénéité par rapport aux romans canoniques, mais également en raison du questionnement sur la définition du romantisme qu'elle soulève. Sans prétendre régler une fois pour toutes ce problème de nomenclature, cet ouvrage apporte une contribution marquée à la réflexion sur le romantisme en offrant une synthèse du cycle romanesque de cet autre enfant su siècle, Théophile Gautier.
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    Si la célèbre formule de l... « art pour l'art » à laquelle Gautier est associé a trouvé ses échos en poésie, notemment chez les Parnassiens, comment peut-elle s'appliquer au roman ? Quelle poétique du roman suppose-t-elle ? L'analyse de l... « ironie romantique », définie comme étant la volonté de représenter l... « art comme art », permettra d'établir l'esthétique de cet auteur dont les romans témoignent d'une lutte constante contre l'esprit de sérieux et les tendances socialisantes du roman.

    Cynthia Harvey est professeure de littérature française à l'Université du Québec à Chicoutimi où elle se consacre notemment à l'étude de la participation des femmes à l'histoire du roman français au XIXe siècle.

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