Éditions Prise de parole

  • Cette célèbre tragédie de Shakespeare se déroule au Danemark. Après la mort du roi, sa veuve, la reine Gertrude, épouse Claudius, le frère de son défunt mari. Or la mort du roi n'est pas accidentelle comme on le croit. Son fantôme apparaît à Hamlet, lui révèle le nom de son assassin

    et demande vengeance contre le crime.

  • «Richard III» est le récit de l'ascension fulgurante et de la chute brutale d'un homme animé par une quête de pouvoir. Ne reculant devant aucun mensonge, aucune traîtrise ni bassesse, le duc de Gloucester (futur Richard III) parviendra à manipuler la cour et à anéantir ses nombreux ennemis. Mais son triomphe sera éphémère. Dès qu'il s'emparera du trône, le système de haine dont il aura été l'architecte aura raison de sa vie et de son règne sanglant.

    Mêlant le tragique et le comique dans la plus pure tradition shakespearienne, la pièce donne à voir les travers d'un homme méchant, certes, mais aussi ceux d'une classe entière?: tous les personnages de la cour mentent, déçoivent et trompent allègrement, dans un ballet savamment chorégraphié. Qui oserait prétendre que le duc, aussi méchant soit-il, est le seul fourbe dans cette histoire??

    Après sa magistrale plongée dans «Hamlet» (Prise de parole, 2011), Jean Marc Dalpé poursuit son appropriation de l'univers shakespearien avec cette nouvelle traduction et adaptation pour la scène. Dans ce «Richard III» puissant, il réalise une fois de plus l'exploit de donner force et modernité à un grand texte du patrimoine théâtral.

  • OEuvres fragmentées, poétiques et résolument modernes, les trois romans regroupés dans ce volume convient une multitude de personnages qui inventent et bâtissent leur quotidien dans ses dimensions réelles et imaginaires. Ces romans, qui précèdent «1953. Chronique d'une naissance annoncée», sont des oeuvres formatrices qui se démarquent déjà par la qualité de la recherche formelle et l'audace stylistique propres à Daigle.

    Un court texte en anglais, «Tending Towards the Horizontal», s'ajoute à l'ensemble.

    Les textes, accompagnés d'un appareil critique mettant en contexte l'oeuvre et son auteure, donnent à voir toute la singularité de l'aventure romanesque de Daigle, figure incontournable de la littérature francophone au pays. Avec ce troisième tome se conclut la réédition, dans la Bibliothèque canadienne-française, des sept premières oeuvres de l'auteure acadienne plusieurs fois primée.

  • Dans «(12) abécédaires», Herménégilde Chiasson développe une pensée riche et originale, une lettre à la fois. Sur un mode fragmenté, il revisite des thèmes comme l'Acadie, la langue, la culture, l'identité, l'art, la psychanalyse, la spiritualité, le rapport à l'autre et au territoire - et bien d'autres encore. Au fil de ses exporations, Chiasson pose autant de questions qu'il apporte de réponses : il est un défricheur qui ne recule devant aucun territoire et il se tient à distance des vérités toutes faites. S'il aspire à l'universalité, le penseur se fait aussi polémiste et provoque le débat sur des sujets qui dérangent, comme l'acculturation ou le repli identitaire.

    Les douze abécédaires qui composent ce livre ont été lus en public au fil de diverses rencontres; ils sont ici rassemblés et publiés pour la première fois.

  • « À travers 30 courtes scènes, Le testament du couturier brosse un tableau effrayant de la vie dans la Banlieue de l'Avenir [...]. Gouverné par les Élus, cet espace est contrôlé par un vaste réseau électronique avec des logiciels pour détecter les germes et les crimes ainsi que par un système de cybervision pour propager l'idéologie du régime. À la cybervision, les autorités dénoncent la sexualité, la criminalité et l'immoralité qui règnent dans la Cité et qu'il faut bannir de la Banlieue. D'après l'idéologie sexiste et antiérotique de la Banlieue, l'homme moderne est supérieur à la femme parce qu'il n'a plus de désirs érotiques. La femme a besoin d'aide pour se libérer de sa libido, signe de son infériorité morale. »
    - Jane Moss, « Le théâtre francophone en Ontario », dans Introduction à la littérature franco-ontarienne

    Dans ce monde de l'avenir, le passé est oublié. Mais le patron d'une robe du XVIIe siècle vient bouleverser l'ordre établi..

  • Les habitants d'un petit village se voient en photo et se trouvent plutôt... laids. Arrive alors Arsène Clou, un inventeur, qui, grâce à sa machine, promet la beauté à tous ceux qui la veulent. Les villageois se précipitent dans la machine où ils sont immédiatement transformés, pour leur plus grande joie. Mais celle-ci est de courte durée. C'est qu'il y a un hic : la perfection n'a que deux visages, un pour les hommes, l'autre pour les femmes. Impossible dès lors de se reconnaître. Adaptée du roman de Raymond Plante, La machine à beauté a connu un immense succès auprès de son jeune public.

  • Trois êtres seuls et vulnérables se rencontrent dans l'espace virtuel d'Internet. Ils sont amadoués par un charlatan du nom impossible de « dieu l'amibe » et ils créent ensemble un culte despotique qui ne pourra que mener vers le désastre. Aussi cubiste que sérielle, la pièce a été conçue comme un pied de nez au théâtre et à l'idée qu'on s'en fait.

    « Le rêve totalitaire de dieu l'amibe » a fait l'objet de quelques étapes de création, d'abord à Ottawa en mars 1995, à Sudbury et Saint-Lambert à l'été 1995 et, finalement, dans sa version achevée à Hull et à Montréal en novembre 1996.

  • Champion et Ooneemeetoo Okimasis, jeunes Cris du nord du Manitoba, sont arrachés à leur famille et placés dans une école catholique résidentielle du Sud. Aliénés par une culture qu'on leur impose, ils luttent pour leur survie. La Reine blanche, personnage mythique, veille sur eux et les ramène vers l'univers magique dont ils sont issus. L'un deviendra musicien et l'autre danseur. De leur art, un monde nouveau émergera.

  • Habile métissage entre l'«africanité» et la « canadianité », « Les morts ne sont pas morts » raconte le choc des cultures à travers le destin de Terama, un Africain à cheval sur deux mondes que tout sépare.

    Immigrant bien intégré au Canada, Terama trime dur pendant des années pour faire sa marque dans son pays d'accueil. Une nuit pareille aux autres, il entend la voix de Tongo, son père, qui l'interpelle d'outre-tombe. Ne croyant ni à Dieu ni à diable, Terama est persuadé qu'il est victime d'une hallucination ridicule. Il ignore la voix, qui revient pourtant incessamment. Jusqu'au jour où Terama admet l'inavouable, l'existence du culte primitif des ancêtres. Dans la chambre secrète qu'il aménage dans son logis à la manière des huttes votives, Terama renoue avec Tongo puis avec Makwaya.

    Au fil de ces palabres nocturnes, Terama se rapprochera de son pays et de sa culture d'origine et sera amené à faire des choix douloureux pour lui et sa famille. En bout de ligne, parviendra-t-il à se réconcilier avec cette conviction profonde que la mort est inévitablement dans la vie ?

  • Ti-Gars et son grand-père Pépére vivent loin de tout, entre un lac où se pêchent des bouteilles et une forêt où les oiseaux volent si haut qu'ils en deviennent invincibles. Au contact de la curieuse fille du lac, Ti-Gars découvrira le mystère qui habite les lieux. Quel secret cachent les croix qu'on aperçoit sur la première falaise ? Et surtout, quel lien y a-t-il entre la disparition de la deuxième falaise et la malédiction qui pèse sur la famille de Ti-Gars ?

    Avec humour et sensibilité, «Le lac aux deux falaises» raconte l'histoire d'un adolescent qui, guidé par un destin singulier, quitte le monde de l'enfance pour devenir un adulte.

    À partir de 13 ans.

  • Ici

    un coin de table
    et

    le grand bleu
    du firmament
    couché sur ses
    hanches sur
    ma page blanche
    c'est

    tout ce dont
    j'ai

    besoin

    Bleus comme le ciel ou gris comme la neige, les mots du poète se déposent à la surface des jours et en dévoilent le grain, la lumière, la pulsation. Desbiens évoque avec simplicité les rencontres et rituels qui rythment sa vie montréalaise dans ce nouveau recueil, une oeuvre de maturité qui pose un regard à la fois serein et lucide sur un monde qui ne s'arrête jamais pour souffler.

    «Le quotidien du poète» marque le retour de Desbiens chez Prise de parole, maison avec laquelle il est fortement associé.

  • Paul vit une existence sans surprise à Ottawa, rythmée entre son travail d'assistant à la direction dans une entreprise de publicité, sa blonde, ses amis et ses collègues. Il fait alors la connaissance d'Amy, une jeune anglophone au comportement excessif et à la santé fragile. Cette rencontre agira sur lui comme un catalyseur, qui le poussera à tout abandonner pour s'engager dans un road trip à deux vers l'Ouest, en quête du Pacifique.

    Récit initiatique, «Entre parenthèses» est un roman beau et tragique sur l'amour qui transforme, doublé d'une fresque sociale pimentée, à l'humour agréablement corrosif.

  • Plus d'un million de touristes francophones du Québec et du Canada, dont cent cinquante mille « snowbirds », selon l'expression consacrée, se rendent chaque hiver en Floride pour profiter de son climat idéal.
    Si cet engouement ne se dément pas, l'histoire des migrations canadiennes-françaises en Floride, qui dépasse largement le cadre du tourisme saisonnier, est quant à elle mal connue. «Plus peur de l'hiver que du Diable» retrace donc, sur plus de cent ans, cette épopée passionnante : de la colonisation agricole du 19e siècle aux vagues d'émigration économique des années 1930, de la naissance du tourisme de masse de l'après-guerre aux enfants d'immigrants, l'étude traite des enjeux entourant toutes ces formes de migration et analyse ses caractéristiques.
    Appuyée par des données tirées de fonds d'archives et des enquêtes de terrain, de même que par une solide historiographie, «Plus peur de l'hiver que du Diable» effectue une première véritable synthèse historique du rôle joué par les Canadiens français dans l'état balnéaire.

  • Sur les rives du lac Nipissing ou du haut de la «meseta central» espagnole, le poète se remémore les émois que les années ont égrenés sur son chemin, qu'ils aient été fulgurants, langoureux ou tragiques. Ainsi l'amour et le deuil s'unissent-ils pour dire la complexité de la vie, dont les plus grandes beautés sont aussi les plus fugaces.

    Avec ce recueil intimiste où se côtoient vers et photographies, Gaston Tremblay donne accès à un univers fait d'instantanés d'où jaillissent, en contrepoint, l'émotion pure et la mélancolie.

  • Quand on pense à la mine, l'image qui surgit est celle de l'ouvrier, lampe électrique accrochée au casque, qui connaît des conditions de travail difficiles et dangereuses et qui frôle parfois la mort. Rarement associe-t-on la mine à des ouvriers de surface qui, pourtant, occupent des fonctions indispensables à son fonctionnement. Mine, travail et société à Kirkland Lake propose une nouvelle réflexion sur le travail et la vie quotidienne dans une ville minière. L'ouvrage, qui porte principalement sur la période faste de l'histoire de Kirkland Lake (1930-1942), dresse le portrait du « mineur de carrière », examine les accidents miniers, s'attarde aux loisirs, aux vacances. Mais, surtout, il reconnaît pour la première fois l'existence de deux univers miniers bien distincts - mineurs de fond et ouvriers de surface. On y montre que chaque groupe vit des horaires et des conditions de travail fort différents et que même leurs pratiques musicales et de loisirs se distinguent, au point d'entraîner un clivage de la société kirklandaise. Cette scission apparaît avec force lors de la dure grève de ses 4000 mineurs en 1941-1942, qui fait ici l'objet d'une étude fouillée.

  • Bernard, un homme du monde dans la soixantaine, retourne à Saint-Boniface pour renouer avec ses origines. Accompagné de Marjolaine - une jeune femme qui a été sa protégée -, il arpente la ville sur les traces des lieux, des êtres et des événements qui ont marqué son enfance singulière.

    Au fil des récits qui ponctuent leur parcours, ils croisent notamment la petite rivière Seine, le lac Winnipeg, Gabrielle Roy, Louis Riel, un shérif acadien, la reine Elizabeth II, un jésuite bien particulier, Salinger, Malraux, Dostoïevski... ainsi que des castors. Bernard se laisse progressivement aller à des confidences qui le révèlent, aux yeux de Marjolaine, sous un jour nouveau.

    Roman imagé aux accents poétiques, «La mesure du temps» effectue une plongée saisissante dans la psyché humaine.

  • «Cette ville où je déambule» évoque, de façon impressionniste, la montée d'une relation amoureuse et sa chute sous une lune changeante. À la beauté et la douce folie issues de l'enchantement succéderont le tourment et la perte de l'espoir. La guérison viendra plus tard dans l'exil de la mémoire. Dans ce recueil clair-obscur énigmatique où le quotidien se fond dans la matérialité, les émotions et les mots, les désirs se bousculent pour donner forme au réel.

    Admirablement construite, la prose poétique de Jimenez entraîne le lecteur dans un tourbillon d'émotions et de pensées complexes qui rendent hommage au corps, ce que viennent appuyer plusieurs photographies en noir et blanc réalisées par l'auteure.

  • Cet ouvrage collectif comporte des communications issues d'un symposium sur le thème de l'accès des francophones aux études postsecondaires en Ontario, qui avait comme objectif de créer un espace de dialogue pour les chercheurs, les preneurs de décisions et les établissements de la province. Il met en évidence le décalage qui existe entre l'offre du système et la demande émanant du public francophone, et propose des pistes pour aider à le repenser.

    La douzaine de textes découle de quatre grandes thématiques :
    o Les choix des jeunes - données d'inscription aux études postsecondaires en Ontario depuis 1998
    o La recherche, la vision et les préoccupations des établissements postsecondaires du 1er cycle
    o La recherche sur l'accès aux études postsecondaires
    /> o Les ressources, besoins et visions d'avenir liés à l'accès des francophones de l'Ontario aux études postsecondaires.

    La transition aux études postsecondaires et l'expérience étudiante des francophones en milieu minoritaire en Ontario est un terrain peu exploité par les chercheurs. Cette étude arrive donc à point nommé.

  • «Mémoire d'un religieux québécois, 1928-1944», constitue le troisième et dernier tome du «Recueil de Dorais». Après avoir rencontré le Fernand Dorais penseur et essayiste, puis le romancier, voici que nous sommes conviés à Saint-Jean-sur-Richelieu pour y être témoin de son enfance et de son adolescence.

    Fils d'hôtelier, Dorais grandit dans une ambiance bourgeoise, bien entouré de sa famille, à une époque mouvementée marquée par la Grande Dépression de 1929 et la Deuxième Guerre mondiale. Il vit tout cela sur fond de cinéma américain en pleine ébullition, un art qu'il fréquentera beaucoup et qui le marquera profondément. Dès l'adolescence, il découvrira son homosexualité, cette « tendre atmosphère d'affectivité », comme il la nomme, qui pour lui ne représente alors « rien de mal ni de péché ». Or, le jeune Dorais est croyant ; s'amorce donc ici une quête qui durera toute sa vie, pour tenter de réconcilier sa nature profonde - « la matrice de mon être, qui me donnait vie et sens » -, et sa foi.

    «Le recueil de Dorais» rend hommage à une figure emblématique de la mouvance franco-ontarienne. Fernand Dorais arrive à Sudbury en 1969 pour enseigner la littérature à l'Université Laurentienne. Aux côtés des jeunes qui l'entourent, le jésuite se laisse porter par le mouvement de la contreculture qui balaie alors l'Amérique. Animateur social tout autant que professeur engagé, Dorais guidera ses étudiants dans cette époque de bouillonnement sans précédent. Le résultat : la mise en oeuvre de nombreux projets et institutions qui perdurent aujourd'hui, parmi lesquels les Éditions Prise de parole.

  • «Pliures» se construit autour d'un deuil. Le poète y traite de la maladie de son père, de sa mort, et s'interroge sur leurs rapports. La distance, jamais comblée, qui les séparait se transforme ici en un retour sur le sentier des souvenirs. Par les mots, la voix poétique cherche à apprivoiser le père dépouillé des artifices de l'autorité, un homme dont les passions, les rêves et les blessures ont été vécues en silence jusqu'à la fin. Une bouleversante conversation à sens unique.

    Avec ce recueil, Michel Ouellette, figure incontournable de la littérature franco-ontarienne, révèle une introspection où le corps, à force de chercher à pallier l'absence, en vient à se ronger de l'intérieur.

  • Dans ce recueil écrit à deux mains, les poètes se livrent à un jeu de métissage littéraire où le dire de l'un et de l'autre se dévoilent, se confondent, se complètent, se prolongent... Entre Témara (Maroc) et Sudbury (Canada), ils partagent leurs nomadismes, libérant un cri sans boussole, et s'inventent de nouveaux horizons. L'errance, le souvenir, le désir dictent leur poésie-mirage, leur poésie-radeau, face à la tempête qui ballote ceux qui ne s'encombrent pas de chaînes.

    Fruit d'une riche collaboration, «nomadismes» investit la distance et y ouvre un espace de dialogue.

  • Trois voix, trois personnages dont les histoires s'entrecroisent et se rejoignent à travers le temps. Bernard tombe amoureux de la poésie et de celui qui la lui enseigne ; Valérie, interrogée par des policiers, dévoile une à une les nombreuses fêlures de sa famille dysfonctionnelle ; Arthur, face au silence de sa mère mourante, tente de recréer l'amour qu'elle lui portait jusqu'à cette nuit d'hiver qui allait les séparer à jamais. De l'un à l'autre se transmettent la violence et la trahison mais aussi l'espoir, la poésie, et une indéniable soif d'être enfin entendu.

    Librement inspirée de la poésie et de la vie d'Arthur Rimbaud, «Pour l'hiver» est à la fois une exploration intime de la violence et une quête polyphonique de la beauté.

  • Dans l'Ottawa des années 1950, une enfant s'émerveille au contact des mots. C'est le début d'une passion qui la consumera toute sa vie et qu'elle s'affairera à répandre autour d'elle. De la salle de classe aux ghettos de la Caroline du Sud en passant par l'Europe, l'enfant-feu ira à la rencontre de l'autre, portée par un engagement flamboyant envers la langue française et un besoin viscéral d'agir.

    Michèle Vinet livre avec «L'enfant-feu» un récit romanesque qui convie à l'enchantement.

  • Résolument éclatées, les trois pièces qui composent ce recueil sont un véritable cri du coeur d'une génération en proie au désarroi qui cherche à changer le monde, quitte à en bousculer les conventions.

    La litière. Un couple se dispute, c'est la fin, ou presque : il faut attendre le matin. Dans le lit, Ludwig et Mae s'aiment et se déchirent, entre souvenirs et fantasmes. Viendra les rejoindre un livreur de chinois, qui se laisse prendre au jeu.

    Rappel. Mae partie, Ludwig se retrouve seul face à ses démons et à son répondeur. Entouré d'un pape parmi tant d'autres, d'une muse déchue et de la vache à Giacometti, il tente alors d'échapper à l'emprise du monde extérieur, quitte à en finir une fois pour toutes avec celui-ci.

    Ressusciter. Ludwig a été retrouvé mort dans son bain dans une invraisemblable mise en scène. Mae livre un monologue dans lequel elle se remémore les derniers instants, les regrets, les reproches aussi, et tente de faire revivre, une dernière fois, son amour défunt.

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