Sébastien Vassant

  • L'un des meilleurs historiens de la guerre d'Algérie et un talentueux auteur de bande dessinée unissent leur passion et leur savoir faire pour proposer la première histoire de la guerre d'Algérie en bande dessinée. Un récit vivant, à multiples points de vue, qui intègre les acquis de la recherche la plus récente et n'occulte rien des horreurs du conflit ni des déchirements qui le traversent. Et qui mobilise toutes les ressources de la narration graphique pour donner la parole à ses acteurs, restituer ses enjeux, ses atmosphères et ses paysages, d'une manière novatrice et accessible à tous. Une initiation sans équivalent à une guerre dont les blessures ne sont pas encore refermées.

  • Sandra, trentenaire et écrivaine, tout juste larguée par son éditeur et ex-compagnon, décide enfin de reprendre le roman sur sa mère qu'elle n'a pas eu le courage d'écrire... Près de dix ans après le très remarqué L'accablante apathie des dimanches à rosbif, Gilles Larher et Sébastien Vassant reviennent avec une comédie romantique légèrement teintée de mélancolie. Portée par des personnages attachants, les dialogues font mouche, l'ensemble magnifié par le dessin subtil et délicat de Sébastien Vassant. L'attente en valait la peine.

  • Il y a 50 ans, une crise existentielle secouait la France. Ce livre est le récit historique et romanesque de mai 68, nourri du vécu de Patrick Rotman et des entretiens inédits qu'il a réalisé auprès du pouvoir.
    Dans Mai 68: La veille du grand soir, le lecteur est là où l'histoire s'écrit, à la Sorbonne et à l'Élysée, aux usines Renault ou à la Préfecture. Il côtoie Cohn-Bendit, voit débattre Sartre. En contrepoint, les auteurs racontent aussi les atermoiements au sommet de l'État : les affrontements entre De Gaulle et Pompidou ou les négociations entre un Chirac armé jusqu'aux dents et la CGT...

  • 5 octobre 1940. Henri Gautier est arrêté lors d'une grande rafle parisienne, comme des centaines d'autres syndicalistes et communistes. Interné à Aincourt, puis au camp de Châteaubriant, il participe activement avec ses camarades métallos à l'organisation clandestine qui se met en place, avec un seul objectif : résister. C'est que Gautier n'en est pas à son coup d'essai. Le petit chaudronnier du Havre a gravi un à un les échelons du syndicat CGT des Métaux pour devenir, à l'aube du Front populaire, l'administrateur de ses réalisations sociales. Maison des métallos, polyclinique des Bluets, parc de loisirs de Baillet : autant d'acquisitions destinées à améliorer le sort des ouvriers.
    Mais en octobre 1941, le camp de Châteaubriant devient le théâtre de l'une des tragédies de l'Occupation. Vingt-sept détenus du camp, désignés comme otages, sont fusillés en représailles à un attentat contre un officier allemand. Parmi eux, Guy Môquet, mais aussi Jean-Pierre Timbaud, le plus fidèle compagnon d'Henri Gautier. Dès lors, ce dernier n'aura plus qu'une idée en tête : venger son ami.
    Un mois plus tard, lorsqu'il parvient à s'évader, Gautier entame son dernier combat, dans la clandestinité, auprès des ouvriers parisiens de la métallurgie.

    Itinéraire d'un héros ordinaire, D'espoir et d'acier nous révèle un homme discret mais déterminé, auteur de lettres d'une infinie tendresse qu'il envoie, captif, à sa compagne Marcelle et à leur fille Michèle.
    Par la force du récit et des illustrations, se mêlent l'euphorie du Front populaire et l'enfer des camps, l'action clandestine et la solidarité face au tragique des événements, la solitude et la puissance du collectif.
    En fin d'ouvrage, des documents d'archives et des photographies restituent le contexte de l'époque.

  • Cette mémoire ouvrière, cinq femmes, licenciées ou retraitées, ont voulu la maintenir vivante. Au hasard des rencontres et des manifestations, elles se sont retrouvées à écrire et jouer une pièce de théâtre, Politique Qualité, inspirée de leur vraie vie. Sébastien Vassant les a suivies, écoutées, regardées. Ce parcours humain étonnant, il le révèle tout en justesse. Allant à la rencontre de ces femmes, qu'elles soient mères de famille, amantes, militantes et même tous ces rôles d'une vie à la fois, elles sont devenues porte-parole d'une population qui ne l'a pas souvent. On découvre des femmes uniques, habitées, qui transcendent leurs espoirs et leurs déceptions par l'apprentissage de la comédie ; du pouvoir salvateur de l'art, de la parole et du collectif. "Pour le pouvoir économique, elles ne s'appellent ni Yvonne, ni Marine, ni Jeannine, ou Hélène. Non, elles s'appellent toutes... le Facteur humain".

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