Reza

  • Elle s'enduisait de la vieille crème de huit heures d'Elizabeth Arden. Tu pues le camphre Gigi, je disais. Elle répondait c'est un aphrodisiaque, la pauvre
    Au temps du Théâtre de Clichy, j'étais sa seule amie. Les autres étaient jalouses
    Les hommes tournicotaient comme des mouches. Elle tombait amoureuse plusieurs fois par mois.
    À vingt-trois ans elle s'est trouvée enceinte. Pendant deux jours on s'est cassé la tête pour savoir quoi faire et puis elle a dit, allez hop je le garde. Ça ne l'intéressait pas de connaître le père : de toute façon il me fera chier

  • « Mon ami Serge a acheté un tableau. C'est une toile d'environ un mètre soixante sur un mètre vingt, peinte en blanc. Le fond est blanc et si on cligne des yeux, on peut apercevoir de fins liserés blancs transversaux. Mon ami Serge est un ami depuis longtemps. »

  • Serge

    Yasmina Reza

    « Chez ma mère, sur sa table de chevet, il y avait une photo de nous trois rigolant enchevêtrés l'un sur l'autre dans une brouette. C'est comme si on nous avait poussés dedans à une vitesse vertigineuse et qu'on nous avait versés dans le temps. »

  • « On a voulu être sympathiques, on a acheté des tulipes, ma femme m'a déguisé en type de gauche, mais la vérité est que je n'ai aucun self-control, je suis un caractériel pur »La pièce Le Dieu du carnage a été créée le 25 janvier 2008 au théâtre Antoine avec Isabelle Huppert, dans une mise en scène de l'auteur.« Une manière très moderne et très séduisante d'incarner comme aucune voix en France actuellement, les meilleures traditions de la littérature française. »Tilman Krause, Die Welt.« Brillantissime. On en ressort avec une tension élevée, en ayant ri aux larmes. »Christine Dssel, Süddeutsche Zeitung.« On peut prédire à cette pièce un destin triomphal. »Matthias Heine, Die Welt.« En trois mots : une pièce géniale. »Gerhard Stadelmaier, Frankfurter Allgemeine Zeitung.« Yasmina Reza s'élève au-dessus des genres. Comme Tchékhov, Wilde ou Schnitzler, elle campe sur le grand champ de bataille de la comédie. »Tagespiegel.« La quintessence de l'esprit de finesse. »Luc Ferry, LCI.« Elle en dit plus sur notre société que tous les graves essayistes de notre temps. Notre meilleur auteur de comédie contemporain. »Étienne de Montety, Le Figaro.« Extraordinaire dialoguiste, elle renoue ici avec la verve qui avait enthousiasmé les lecteurs d'Art. »Frank Nouchi, Le Monde.« Yasmina Reza sait saisir les secondes éternelles. »Marie-Laure Delorme, JDD.« À partir de situations somme toute banales de notre univers quotidien, elle parvient à monter des mayonnaises effrayantes, à transformer des gens civilisés en minables barbares, grâce à l'arme fatale des mots. »Marie Chaudey, La Vie.« Un huis-clos qui se lit comme un roman... Reza sait fort bien mettre le doigt là ou ça fait mal, mais aussi nous faire rire. »Femme Actuelle.« Envie d'une lecture courte, forte et acide, qui se dévore d'une traite ? Vous serez comblé par ce petit livre jouissif. »Psychologies.« Une explosive danse de mort au burlesque leitmotiv Une lucidité ravageuse qui lie petite et grande histoire, philosophie et divertissement, Ionesco et Sarraute. Un électrique plaisir de lecture. »Fabienne Pascaud, Télérama.« Drôle et perfide. »Odile Quirot, Le Nouvel Observateur.« Très cruel et très drôle. »Jérôme Serri, L'Express.« Un acte de plus, et de plus en plus sec, dans son imparable drôlerie, à la grande comédie que Reza construit sur notre impuissance à aimer. »Gilles Costaz, Les Échos

  • Babylone

    Yasmina Reza

    « Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C'est l'image d'eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l'excitation d'être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d'autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l'infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j'entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l'irrémédiable. »
    Prix Renaudot 2016

  • Nulle part

    Yasmina Reza

    « Où est l'enfance ? Des jours écoulés et vécus, il devrait de temps en temps jaillir une image lumineuse, une fulgurante réminiscence.
    Mais rien ne surgit. Rien ne triomphe du désir d'oubli. »

  • Dans le 95, qui va de la place Clichy à la porte de Vanves, je me suis souvenue de ce qui m'avait enchaînée à Igor Lorrain. Non pas l'amour, ou n'importe lequel des noms qu'on donne au sentiment, mais la sauvagerie. Il s'est penché et il a dit, tu me reconnais ? J'ai dit, oui et non. Il a souri. Je me suis souvenue aussi qu'autrefois je n'arrivais jamais à lui répondre avec netteté. - Tu t'appelles toujours Hélène Barnèche ? - Oui. - Tu es toujours mariée avec Raoul Barnèche ? - Oui. J'aurais voulu faire une phrase plus longue, mais je n'étais pas capable de le tutoyer. Il avait des cheveux longs poivre et sel, mis en arrière d'une curieuse façon, et un cou empâté. Dans ses yeux, je retrouvais la graine de folie sombre qui m'avait aspirée. Je me suis passée en revue mentalement. Ma coiffure, ma robe et mon gilet, mes mains. Il s'est penché encore pour dire, tu es heureuse ? J'ai dit, oui, et j'ai pensé, quel culot. Il a hoché la tête et pris un petit air attendri, tu es heureuse, bravo.

  • Une désolation

    Yasmina Reza

    « Tu me bravais avec cette ridicule soif d'absolu qu'ont les gens de cet âge et je me disais, le petit est véhément à souhait, il sortira du lot. Mais tu n'es sorti de rien. Les vapeurs de jeunesse passées, tu as repris ta place dans la moyenne. Plus trace d'insurrection. Plus trace de vengeance. Tu as si vite craint pour ta peau, mon pauvre enfant. Comme la cohorte de tes amis les veules, tu sais que tout geste se paye, aussi as-tu choisi d'emblée de ne plus te signaler. Ecarter la souffrance, tel est votre horizon. Écarter la souffrance, vous tient lieu d'épopée. »

  • Ils jouent gros. C'est ce qui me touche. Ils jouent gros. Ils sont à la fois le joueur et la mise. Ils ont mis eux-mêmes sur le tapis. Ils ne jouent pas leur existence, mais, plus grave, l'idée qu'ils s'en sont faite.

  • PLONGEZ DANS L'UNIVERS FASCINANT DE LA NUTRI-ÉMOTION ET TRANSFORMEZ VOTRE VIE DÈS MAINTENANT !
    Comment accéder à la santé et à l'épanouissement ? La plupart des approches thérapeutiques se basent sur la gestion du corps et des émotions. Mais ce contrôle fait de l'ombre à un potentiel inestimable qui sommeille en vous. Je le nomme « le pouvoir de l'accueil ». En utilisant ce pouvoir, votre corps peut rééquilibrer ses fonctions hydriques. L'eau, qui est sa première source d'énergie, doit pouvoir y circuler librement. En apprenant à accueillir un symptôme physique - plutôt que de le combattre -, vous permettez à chacune de vos cellules d'avoir accès à l'eau corporelle et donc d'augmenter ses ressources énergétiques pour recréer l'homéostasie. Lorsque vous libérez votre mental de la lutte et du contrôle, vous lui offrez la possibilité de trouver ce qui est juste et bon pour lui. Il n'est alors plus influencé par un système de pensées et de croyances qui lui a été transmis à son insu. Chaque émotion négative peut guérir définitivement dès l'instant où vous lui donnez la permission d'exister. En accueillant toutes les parties de votre for intérieur, vous êtes à nouveau à l'écoute de ses besoins réels et de ses précieux messages. Ainsi, vous créez une vie qui vous correspond réellement.

  • Hammerklavier

    Yasmina Reza

    « J'ai fait le rêve suivant. Mon père mort revenait me voir.
    - Alors, lui dis-je, comment est-ce ? As-tu rencontré Beethoven ?
    Il se renfrogne et secoue la tête avec dégoût et tristesse :
    - Ah, la, la ! Horrible rencontre !
    - Comment ça ?
    - Très antipathique. Très.
    - Mais comment, papa ?
    - Je m'approche de lui, poursuit mon père, prêt à le serrer, sais-tu ce qu'il me dit :
    Comment avez-vous osé vous attaquer à l'Adagio d'Hammerklavier ! Comment avez-vous pu une seule seconde vous imaginer interpréter une mesure d'Hammerklavier ?
    - Pardonnez-moi maître, lui répondit mon père, je vous imaginais au-dessus de ça à présent...
    - Mais enfin ! s'écrie Beethoven, être mort n'est pas être sage ! »
    Ce récit a reçu le Prix de la Nouvelle de l'Académie Française en 1997.

  • La photographie bâtit des ponts, nourrit les échanges, rapproche les êtres. C'est non pas l'image prise, mais l'image donnée qui a permis à Florence At et à Reza de se rencontrer. Deux photographes aux profils et aux visions complémentaires, animés d'une même passion pour l'image et du désir de la partager avec le plus grand nombre. De cette rencontre sont nés une solide complicité et l'investissement de Florence dans les Ateliers Reza organisés par Rachel Deghati dans différentes banlieues de France et à travers le monde. Avec cet ouvrage, véritable carnet de route humaniste, ils concrétisent un peu plus cet engagement. À la fois recueil de photos et livre didactique, il exprime en 10 leçons tout ce qui fait les spécificités, la beauté et la noblesse du photoreportage, une activité hors du commun exercée par des femmes et des hommes d'exception, précieux témoins de notre époque. Un ouvrage illustré par les oeuvres incomparables de Reza, riche des récits de Rachel Deghati et des considérations pratiques et esthétiques de Florence At. Une invitation au partage et aux rencontres, une plongée inédite et passionnante dans les coulisses du métier de photographe.
     

  • « Le maître de mon mari a étranglé sa femme, lui se contente de laisser sa main choir au bout de l'accoudoir, de façon lamentable et flétrie. Mon mari n'a pas de radicalité. C'est un disciple. La génération de mon mari a été écrasée par les maîtres. »
    Dans la luge d'Arthur Schopenhauer a été adapté au théâtre par Yasmina Reza.
    La pièce se donne au Théâtre Ouvert, Paris 18e, jusqu'au 21 octobre 2006.
    Mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia, avec André Marcon, Maurice Bénichou, Christèle Tual et Yasmina Reza.
    « Adapté d'un de ses vifs et musicaux petits romans polyphoniques, l'exercice est virtuose. Yasmina Reza - entre Schnitzler et Nietzche, pourquoi pas ? - devient grand auteur. Très grand auteur.
    Fabienne Pascaud, Télérama

  • Si l'État, en tant que territoire délimité par des frontières, est ce qui fonde la dimension internationale des liens et des rapports entre les pays, l'étude de la diplomatie et des politiques étrangères ne suffit pas à rendre compte de l'ensemble des interactions qu'entretiennent les nations. Considérant l'intensification et la diversification des échanges, économiques, humains, culturels, cet ouvrage privilégie un large champ d'investigation, tel que l'exige toute étude pertinente des relations internationales contemporaines. Paradigmes d'analyse, acteurs, interdépendance des enjeux et des zones géopolitiques, processus de décision et de règlement des conflits : autant de questions traitées ici, à la lumière de l'histoire et du présent.

  • « Un jour, l'écrivain Adam Haberberg s'assoit devant les autruches sur un banc du Jardin des Plantes et pense, ça y est j'ai trouvé la position de l'hospice. Une position spontanée pense-t-il, qui ne peut se trouver que sans effort. Un beau jour, on s'assoit et ça y est, on est dans la position de l'hospice. Il se trouve bien dans cette position, je my trouve bien parce que je suis jeune, pense-t-il, et que je n'ai pas l'obligation de my tenir. En temps normal, Adam Haberberg reprend le dessus, mais il n'est pas en temps normal, un homme qui paye 6 euros pour faire quelques mètres le long du quai Saint-Bernard et revenir s'échouer sur le premier banc en face des autruches, dans ce qui est sans doute l'endroit le plus laid et le moins agréable du jardin. »

  • Curieux destin que celui de l'Iran faisant l'objet de rivalités entre puissances russe et britannique pendant tout le XIX e et le début du XX e siècle, avant de devenir la première nation du Moyen-Orient à se doter d'une constitution moderne. Aujourd'hui entouré de jeunes États, il fait incontestablement figure de vieil empire. Ce sont deux siècles d'une histoire foisonnante auxquels ce livre invite : une clé indispensable à la compréhension des nombreux enjeux contemporains.
    Étrange pays que ce grand État chiite, qui n'a jamais rompu avec son passé préislamique et qui, malgré son particularisme - son insularité, disent certains -, a toujours exercé un rayonnement culturel bien au-delà de ses frontières. Curieux destin que celui de ce vieil empire aujourd'hui entouré de jeunes États, objet pendant tout le XIXe et le début du XXe siècle de rivalités entre puissances russe et britannique, et qui est aussi la première nation du Moyen-Orient à s'être dotée d'une Constitution moderne obtenue à la suite d'une révolution dès 1906.
    Précurseur dans la nationalisation de ses ressources pétrolières, l'Iran est également le premier pays à connaître une révolution islamique qui provoque un séisme politique sans précédent à travers le monde musulman et au-delà. Aujourd'hui, alors que ses voisins tentent d'endiguer la montée de l'islamisme radical, il cherche la voie pour sortir d'une révolution religieuse.
    L'histoire contemporaine de l'Iran, à la fois laboratoire politique pour le monde et nation à part, du point de vue identitaire et historique, vaut d'être connue. Le présent ouvrage a pour ambition d'initier le lecteur à cette histoire foisonnante et méconnue de l'Iran des deux derniers siècles (1796-2017).

  • Crispations identitaires, replis communautaires, crises écologiques, économiques, humanitaires, plaisirs individuels... vous déconnectent de vous-même et du monde qui vous entoure. Reza Moghaddassi, philosophe agrégé, auteur de La soif de l'essentiel, met en lumière les différentes barrières mentales qui empêchent les hommes de se rencontrer, de s'écouter et de se comprendre, les mêmes barrières qui les empêchent aussi de grandir et de se réaliser.
    Il nous donne des pistes de réflexion pour bâtir des ponts pour se prémunir du danger sans céder au dogmatisme qui rend possible l'incertitude.

  • Qui sont les Perses ? Pourquoi la révolution de 1978-1979 est-elle devenue « islamique » ? Quel est le rôle des Gardiens de la révolution ? Pourquoi l'Iran est-il devenu chiite ? Qui est Hassan Rohani ? Le Mouvement vert est-il sans lendemain ? L'homosexualité « existe-t-elle » en Iran ? Comment est-on parvenu à résoudre la question du nucléaire iranien ? Iran-Arabie Saoudite : une nouvelle « guerre froide » ?

    Depuis trois mille ans, l'Iran rayonne dans tout l'Orient. Des splendeurs de Persépolis au raffinement d'Ispahan, le pays fascine par son histoire, sa tradition ancestrale et son immense patrimoine culturel. Mais, depuis la révolution khomeyniste, le pays inquiète car la République islamique mêle le politique et le religieux sans assouplir les libertés de son peuple ni garantir son développement économique dans une région en plein chaos.En 100 questions concises et didactiques, Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner décryptent les enjeux majeurs d'un géant mal aimé mais plus que jamais incontournable sur l'échiquier géopolitique moyen-oriental.

  • Un soir, dans un appartement parisien, Henri et Sonia débattent : faut-il répondre aux appels de leur fils qui, de son lit, réclame à manger alors qu'il s'est lavé les dents ?
    La situation s'envenime quand apparaissent Hubert et Inès qu'ils croyaient avoir invités pour le lendemain. La situation se détériore encore, d'autant qu'Hubert - patron d'Henri -, lui apprend qu'une communication sur les halos de matière noire dans les galaxies, sur quoi Henri travaille depuis trois ans, vient dêtre publiée, ce qui réduit à néant ses rêves de promotion.
    Cette tragi-comédie du quotidien est rejouée trois fois de suite, dans des interprétations différentes.
    Après une création mondiale de Luc Bondy au Burgtheater à Vienne, fin octobre 2000, la pièce sera mise en scène en novembre 2000 au théâtre Antoine à Paris. Elle sera également à l'affiche en décembre 2000 à Londres, en version anglaise.

  • Bella figura

    Yasmina Reza

    La première mondiale de cette pièce a eu lieu le 16 mai 2015 à la Schaubühne de Berlin, dans une mise en scène de Thomas Ostermeier.

  • "Nous sommes arrivés à Tabriz ce matin : le prince, moi-même, et une caisse d'armes. Venir à Tabriz était la décision la plus stupide à prendre, le prince l'a prise, je l'ai suivi.
    En Perse, les princes sont nombreux, mais à mes yeux, le prince des princes est mon prince. Être son précepteur a fait de moi un homme respecté. C'est pourquoi je lui resterai fidèle à jamais. Tout allait si bien que je croyais vieillir paisiblement et mourir à Téhéran. Le coup d'État ne concernait que les Perses, et en aucun cas un Français comme moi.
    Mais je n'ai pu me résigner à laisser le prince seul. Il n'a aucune idée de ce qui l'attend. Il est jeune, amoureux, il relève un défi, il va au duel : la liberté contre la tyrannie ! Alors qu'en réalité il ne s'agit pas d'un combat loyal, à armes égales, mais d'une lutte désespérée qui oppose une poignée d'hommes à toute une armée..."
    En 1906, l'Iran fait sa première révolution et devient une monarchie constitutionnelle. Mais, à l'été 1908, le Shah fait bombarder le parlement. Une seule ville, Tabriz, refuse de se soumettre et résiste avec acharnement pendant dix mois.
    Dans cette fresque aux grandes figures héroïques, Parisa Reza nous révèle un épisode fort peu connu du séisme qui a secoué l'Iran au début du XXe siècle, apportant les idées nouvelles du communisme.

  • Cette petite voix qui chuchote qu'il manque quelque chose à nos vies bien remplies, devons-nous la faire taire, comme une malpolie ? Ou écouter son invitation à vouloir plus de sens, de beauté et de spiritualité ? Les chercheurs d'essentiel sont des sages déguisés en fous.
     
    Reza Moghaddassi invite le lecteur à entrer dans son univers, où la philosophie occidentale côtoie la spiritualité persane et nous ouvre à l'essentiel : « Tout être humain a besoin d'eau pour vivre et grandir. Ainsi, en est-il de l'homme, qui naît assoiffé. Mais à côté de sa soif physique, qui demande à être étanchée, il souffre d'une soif intérieure qui demande à être entretenue. »
     
    Avec une écriture sensible et vibrante, Reza Moghaddassi incite à poser un nouveau regard sur nos interrogations existentielles, et à ouvrir les yeux sur ce qu'elles révèlent de plus beau et de plus grand dans nos vies.
     

  • Le sommet de la quête mystique et la réalisation de la transcendance sont-ils une seule et même chose, ou y a-t-il autant de sommets qu'il y a de religions ? L'auteur analyse l'essentiel des enseignements de trois mystiques majeurs, représentatifs de leur tradition : Shankara pour l'hindouisme, Ibn'Arabî pour l'islam et Maître Eckart pour le christianisme. Sa conclusion est qu'il est justifié de parler d'une seule essence transcendante de réalisation spirituelle, quel que soit le point de départ religieux.

  • Le miséricordieux

    Reza Aslan

    UNE RELIGION SI PEU CONNUE
    L'islam est la religion qui progresse le plus vite dans le
    monde. Pourtant, elle reste méconnue et agit comme un
    chiffon rouge, jusqu'à la caricature : c'est la religion des
    voyous qui se convertissent en prison et des jihadistes qui
    décapitent en Irak et en Syrie.
    L'historien américain Reza Aslan nous emmène loin de
    ces représentations. En conteur captivant, il commence
    par le début de l'histoire, celle de Mahomet, orphelin
    devenu le " messager du Seigneur des mondes ". Il dépeint
    le contexte de l'Arabie préislamique et de ses traditions,
    les tribus rivales qui commercent mais se font la guerre.
    Nous nous retrouvons au coeur du désert, à bord des
    caravanes, au plus près des faits et gestes de Mahomet.
    L'ISLAM EST EN TRAIN DE FAIRE SA RÉVOLUTION
    Pour Reza Aslan, Mahomet n'a jamais prétendu créer une
    nouvelle religion. Une fois mort, ses disciples s'organisent
    et façonnent son message, tâche immense qui mène à
    la constitution d'un corpus idéologique orthodoxe (le
    Coran) et d'une organisation qui va très vite se diviser en
    plusieurs courants (sunnite, chiite, soufi, etc).
    Reza Aslan explore l'évolution de l'islam dans le monde
    moderne : les querelles internes sur la nature de Dieu ou
    l'interprétation des sourates ; comment les musulmans
    ont tenté de répondre aux défis du colonialisme et de la
    modernité ; la place de l'Iran chiite...
    Reza Aslan en est persuadé : tout comme le christianisme
    au xvie siècle, l'islam est en train de faire sa Réforme.
    Grâce aux réseaux sociaux et à Internet, l'autorité s'est
    dispersée et démocratisée. Chacun sa pratique, chacun
    son prêcheur, sa source de référence. Revers de cette
    personnalisation de la religion : certains se laissent
    LES ARÈNES
    BEST SELLER DANSES PLUS DU LIVRE
    La première synthèse moderne sur l'islam
    et ses mutations actuelles.
    L'incroyable talent de conteur de l'auteur
    du Zélote.
    Une préface inédite de Reza Aslan pour
    l'édition française.
    endoctriner et s'éloignent du coeur d'un livre qu'ils ne
    connaissent pas.
    CROYANTS ET NON-CROYANTS
    Élu meilleur livre de l'année par le Financial Times et
    le Los Angeles Times, Le Miséricordieux a bénéficié d'un
    accueil exceptionnel dans le monde entier (le livre a été
    best-seller dans vingt-cinq pays). S'adressant à la fois à un
    public occidental non musulman comme aux musulmans
    eux-mêmes, il paraît aujourd'hui dans un climat de
    défiance, à l'égard de l'islam. La France compte 5 millions
    de musulmans, soit 7 % de sa population.
    " Précis, profondément sensible...
    pour beaucoup de musulmans perplexes,
    ce livre sera une révélation. "
    The Guardian
    SOMMAIRE
    1. Le sanctuaire dans
    le désert
    L'Arabie préislamique
    2. Le gardien des clés
    Mahomet à la Mecque
    3. La ville du Prophète
    Les premiers musulmans
    4. Combattre dans le
    chemin de Dieu
    Le sens du Jihad
    5. Les Bien-Guidés
    Les successeurs de
    Mahomet
    6. Cette religion est
    une science
    La théologie et le droit
    7. Dans les pas des
    martyrs
    Du chiisme au
    khomeinisme
    8. Tachez de vin votre
    tapis de prière
    La voie du soufisme
    9. L'Orient s'éveille
    La réponse au colonialisme
    10. Se traînant vers
    Médine
    À la recherche d'une
    démocratie islamique
    11. Bienvenue à la
    Réforme islamique
    Le futur de l'islam
    + Glossaire, chronologie,
    notes, bibliographie et index

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