Maupassant Guy

  • Boule de Suif

    Maupassant Guy

    • Hatier
    • 11 April 2018

    L'histoire cruelle et saisissante de Boule de Suif, suivie d'une anthologie sur l'art de la nouvelle.
    En complément, un cahier   «  Histoire des arts  ».
     
    L'oeuvre
    En Normandie, au cours de l'hiver 1870-1871, alors que la France vient de perdre la guerre contre la Prusse, une courtisane accepte le sacrifice que lui imposent ses compagnons de voyage, retenus en otage par un officier ennemi, en échange de leur libération.
    À travers cette nouvelle réaliste, Maupassant - au sommet de son art - nous livre une féroce critique des préjugés et de l'hypocrisie des classes dominantes de l'époque.
     
    Le dossier
    Avec toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre  :
    o un guide de lecture au fil du texte
    o des repères et des fiches sur l'oeuvre
    o un corpus thématique  : «  Portraits de femmes  »
    o des sujets types pour l'écrit et l'oral du bac
     
    L'anthologie sur l'art de la nouvelle
    10 textes clés pour illustrer les principales caractéristiques du genre  : l'incipit, le traitement de l'espace, des personnages, le rythme, la chute...
     
    Le cahier «  Histoire des arts  »
    Dans ce supplément, des photos en couleurs et différents outils d'analyse permettent d'étudier le courant réaliste en peinture.
     
    Et un guide pédagogique
    Sur www.classiques-et-cie.com. En accès gratuit réservé aux enseignants, il propose une séquence de cours sur l'oeuvre et les corrigés des sujets de type bac.
     

  • La petite Roque

    Maupassant Guy

    Edition enrichie (Préface, introduction, notes, et bibliographie) 
    « Un livre fort et qui dure, qui agit longuement dans notre mémoire. C'est que Maupassant agit en nous comme une substance vénéneuse, et qu'il nous contraint à son tour, qu'il nous lie à son désir, à son effroi, à ses éblouissements noirs, en nous faisant ses témoins et ses complices. J'aime cet envoûtement et cette peur. J'aime ces paysages et ces figures. Et j'admire de plus en plus cet art, sublime et délétère, qui m'apparaît, même sous ses aspects ensoleillés ou voluptueux, comme une décisive écriture de la mort.
    Jacques Chessex.
    Neuf contes où les hommes ne conduisent pas leur destinée, neuf contes où l'homme est le jouet de ses passions, où Maupassant se penche sur la misère des humbles et la cruauté de l'homme pour l'homme.
    Edition de Louis Forestier. 

  • Edition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)« Fermé pour cause de première communion » : un tel avis, sur la porte d'une maison close, n'est pas chose courante, et les habitués de la maison Tellier, de Fécamp, n'en reviennent pas. Pendant ce temps, Madame et ses cinq pensionnaires vont retrouver à la campagne, le temps d'une fête, leurs émois et leur innocence de petites filles...
    A côté de ce chef-d'oeuvre, huit autres nouvelles déploient ici l'éventail du génie de Maupassant. Petits employés parisiens, paysans timides, noceurs désabusés, filles rouées ou naïves : toute une humanité, où de surprenantes candeurs se mêlent à la violence des appétits et des intérêts, est dépeinte avec la couleur éclatante et le réalisme vigoureux des toiles de Renoir, de Manet ou de Toulouse-Lautrec.

  • Le Horla constitue l'une des nouvelles fantastiques les plus caractéristiques de Maupassant. Solitude, angoisse, mort, sommes-nous dans le réel ou dans l'imaginaire ? quelle est la frontière entre raison et folie ? Des questionnements en forme de motifs littéraires.

  • " Car l'amour est fort comme la Mort, la passion inflexible comme le Schéol. Maupassant ne lisait pas comme nous le Cantique des Cantiques. Pour lui et ceux de son temps, la passion était la jalousie. Mais ce roman, qui s'achève dans l'agonie d'un feu étouffé par des lettres brûlées qui avaient dit l'amour, raconte le vieillissement d'un peintre. " Il avait aimé la mère, dans un élan de servitude volontaire, il commençait à aimer cette petite fille comme un esclave, comme un vieil esclave tremblant à qui on rive des fers qu'il ne brisera plus [...]. Elle était à peine une femme dont le coeur et l'âme dormaient encore du sommeil de la jeunesse. Lui, maintenant, il était presque au bout de sa vie ! [...] Sait-on jamais pourquoi une figure de femme à tout à coup sur nous la puissance d'un poison ? [...] On en est ivre, on en est fou, on vit de cette image absorbée et on voudrait en mourir ! " Et il en mourra... Comme l'a si bien vu Roger Martin du Gard, Maupassant " a plusieurs fois prouvé magistralement qu'il possédait le sens tragique dans la vie quotidienne ". Introduction et notes de Marie-Claire Bancquart. Texte intégral. "

  • Maupassant fut le meilleur élève de Flaubert. Ils étaient, tous deux, normands et réalistes. Les nouvelles de Maupassant : des instantanés ou des petits morceaux de vie inoubliables. Mademoiselle Fifi est, en réalité, un jeune officier prussien, occupant la France en 1870, blond, à la taille fine, fier et brutal, surnommé ainsi parce qu´il méprise tout et tout le monde et répète sans cesse : « Fi, fi donc ». Il trouvera plus fort que lui.
    Provinciales inassouvies, amants surpris, prostituées, femmes de notaires, nobles ruinés, amis pêcheurs, chacun a son portrait juste et émouvant.
    Ces nouvelles sont brèves, ainsi l´exigeait la presse quotidienne qui les publiait avec succès. Brèves mais exprimant l´essentiel. Chaque personnage, à un moment décisif, touche le fond et reste marqué à jamais. Maupassant affirmait appartenir à la famille des écorchés. « J´ai froid de la solitude de la vie », disait-il.

  • " Deux figures féminines, émouvantes et fortes, dominent ce recueil : celle de Mouche, maîtresse de cinq joyeux compagnons, qui, le jour où elle est enceinte, exultent de leur paternité commune ; celle de la comtesse de Mascaret, lasse d'un mari qui n'a jamais vu en elle qu'une jument poulinière ", et dont la revanche sera de lui faire croire qu'un de ses enfants n'est pas de lui.
    Bien d'autres drames obscurs sont explorés dans ces pages. Un prêtre reçoit la visite d'un jeune débauché, qui prétend être le fils qu'il a eu jadis d'une comédienne. Un homme tente désespérément de conjurer par un masque l'arrivée de la vieillesse...
    Onze nouvelles, onze chefs-d'oeuvre dans lesquels l'auteur de Bel-Ami et de Boule de Suif apparaît au sommet de sa puissance créatrice, et déjà hanté par la folie, dont la menace surgit, fantastique, dans le dernier récit du volume.
    Texte intégral Introduction, commentaires et notes de Patrick et Roman Wald Lasowski "

  • Notre coeur

    Maupassant Guy

    Edition enrichie (Introduction, commentaires et notes) " Après Notre coeur (1890), Maupassant sombre dans la folie qui l'emportera trois ans plus tard. Or ce dernier roman publié, loin de marquer le crépuscule d'une inspiration que le temps et la maladie auraient tarie, montre au contraire un souci de renouvellement, tant dans le rejet du naturalisme sordide, que par le choix d'un décor et d'un milieu élégants. Au coeur de Notre coeur, le coeur de Michèle de Burne, en proie aux tourments amoureux. Ce personnage féminin, autour de qui s'assemble un monde artiste, représente la modernité, à l'opposé de la rusticité archaïque de l'homme. Libre de toute contrainte, débarrassée des scrupules moraux et religieux qui hantaient une Emma Bovary, Michèle de Burne peut s'écrier : " Je suis trop moderne. " Cette " Eve future ", un brin factice, " insexuelle " et hostile à la maternité, annonce la " sphinge " et la garçonne des années suivantes, redoutable mais nécessaire transition entre un monde qui s'achève et celui qui ne se découvre pas encore. Présentation et notes par Francis Marcoin. "

  • Des employés de ministère étriqués, une jeunesse bruyante que distrait le canotage sur la Seine, des petits boutiquiers qui ne rêvent que pêche à la ligne, des paysans âpres au gain de la Haute-Normandie : c'est l'univers familier de Maupassant que nous retrouvons ici dans sa diversité. Et cependant, un thème unit ces contes : la destruction de l'individu.
    C'est en effet la mort qui rôde dans ces quatre récits de la cruauté ordinaire que Maupassant fait paraître de 1881 à 1883. Mais cette dureté n'empêche pas la gaieté, ni que la farce se mêle au tragique. Séduisante et grinçante tour à tour, la réalité que mettent en scène ces histoires de la vie quotidienne n'est donc banale qu'en apparence. L'inquiétante étrangeté n'est jamais très loin et, dans ces contes si réalistes, Maupassant nous conduit aux frontières où s'effacent les explications les plus naturelles.

    Edition de Louis Forestier. 

  • Publié en 1884, Yvette, l'une des oeuvres les plus justement célèbres de Maupassant, nous conte une éducation sentimentale et sociale. Courtisée par l'élégant Servigny, l'ingénue Yvette prend peu à peu conscience du milieu équivoque dans lequel la fait vivre sa mère, une aventurière jouant la marquise. Se gardant de tout recours au larmoyant ou au tragique, l'auteur de Boule de suif dépeint ce demi-monde à petites touches précises et subtiles. Les autres nouvelles du recueil explorent les registres les plus divers, du tableau exotique ou guerrier (Mohammed-Fripouille) au drame psychologique (L'Abandonné) ou criminel (Le Garde). Chacune offre cette alliance de réalisme minutieux, de sens de l'intrigue et de recréation visionnaire qui fait la singularité et la force de Maupassant.
    Présentation et notes de Gérard Gengembre.
    Texte intégral

  • " C'était le temps de la vie parisienne ", et son âge d'or. A des quotidiens comme Le Gaulois, lu par la meilleure société, Le Figaro, au public plus éclectique, ou encore à l'incisif Gil Blas collaboraient les meilleures plumes du temps. Parmi elles, celle de Maupassant. Ce n'est pas la partie la plus connue de son oeuvre ; ce n'est pas la moins attachante. Le regard sans indulgence, volontiers décapant, court d'une visite à Zola au Faubourg. Moraliste rigoureux mais pas sévère, attentif aux corruptions d'une époque qui s'était donné un conformisme de façade afin de mieux assouvir dans l'ombre une inextinguible soif de plaisirs, Maupassant dénonce les " balançoires " des modes, croque, juge, griffe et n'oublie jamais sa science des êtres et des choses. Rien de plus brillant que ces chroniques, et rien de moins superficiel. Le ton est celui de la conversation civile, le fond celui d'un grand écrivain, à l'opposé l'un et l'autre de cette " causerie française, fine, banale, aimablement malveillante " que dénonce Fort comme la mort.
    Introduction et notes de Jean Balsamo. "

  • Chez le baron des Ravots, existait une coutume appelée le « conte de la Bécasse ». Chaque convive, à la fin du banquet de chasse, après avoir dégusté une bécasse, racontait une histoire... Histoires tendres ou cruelles, parfois cocasses, qui dépeignent la France de 1870, la dureté de la vie campagnarde, et qui dressent aussi des portraits saisissants d'hommes et de femmes.

  • Victime d'hallucinations et de dédoublements, Maupassant réussit à surmonter son angoisse et à créer des oeuvres d'un fantastique nouveau, où la pathologie tient un rôle important. L'irrationnel ne fait plus peur, il prête même à sourire dans les quatre nouvelles de ce recueiL (La Chevelure, Un fou?, Lettre d'un fou et L'Homme de Mars).Écrites dans Les années 1880, ces variations sur le thème de L'aliénation mentale sont une belle illustration littéraire du diagnostic tragique que l'écrivain fera sur lui-même en 1891 : la folie. Interné à la maison du Dr Blanche, il mourra en 1893.Pour l'auteur du Horla, " les fous sont heureux car ils ont échappé aux entraves du réel".

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    Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, oeuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.

    10 Autres éditions :

  • Une vie

    Guy de Maupassant

    Alors elle songea ; elle se dit, désespérée jusqu'au fond de son âme : "Voilà donc ce qu'il appelle être sa femme ; c'est cela ! c'est cela !" Et elle resta longtemps ainsi, désolée, l'oeil errant sur les tapisseries du mur...
    Mais, comme Julien ne parlait plus, ne remuait plus, elle tourna lentement son regard vers lui, et elle s'apeçut qu'il dormait ! Il dormait, la bouche entrouverte, le visage calme ! Il dormait !

    4 Autres éditions :

  • Chaque automne, un vieux chasseur régalait ses amis de bécasses. Les têtes de ces délicieux oiseaux étaient donnés à un seul convive désigné par le sort. Et ce dernier, pour dédommager les autres, devait raconter une histoire. Les seize nouvelles de ce recueil se situent presque toutes en Normandie où Maupassant vécut une jeunesse heureuse. Ses paysans chasseurs, ses aristocrates, sa rempailleuse, ses pêcheurs sont saisis sur le vif dans leur vie quotidienne. La folie de la femme qui a perdu toute sa famille, l'avarice sordide de la maîtresse du petit chien, la triste vieillesse des danseurs de menuets, la revanche de l'épouse bafouée, Maupassant voit tout dans les détails les plus poignants. Le célèbre auteur de Bel Ami nous donne dans ce recueil ses meilleurs contes.
    Préface de Jacques Chessex Commentaires et notes de Louis Forestiers.

    2 Autres éditions :

  • Un couple de retraités parisiens vit au Havre, avec ses deux fils. Le cadet, Jean, est blond et sage ; l'aîné, Pierre, noir et emporté. Leur vie s'écoule paisible, agrémentée de parties de pêche en mer ou sur la plage quand un grain éclate. Le ciel s'obscurcit. Les vents se déchaînent, chassant le bonheur. En mourant, un vieil ami de la famille laisse à Jean sa fortune. Pourquoi à Jean seulement ? Pierre y pense nuit et jour. Il plonge dans le passé de sa mère, à la recherche du secret empoisonné.
    L'émotion intense, l'histoire cruelle et vraie, les odeurs de la mer, la lumière célèbre de l'embouchure de la Seine font de ce roman un des chefs-d'oeuvre de Maupassant.
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    Edition de Marie-Claire Ropars-Wuilleumier. 

    6 Autres éditions :

  • « ... un matin, comme je me promenais près de mon parterre de rosiers, je vis, je vis distinctement tout près de moi, la tige d'une des plus belles roses se casser comme si une main invisible l'eût cueillie, la fleur resta suspendue dans l'air transparent, toute seule, immobile, effrayante, à trois pas de mes yeux.
    Saisi d'une épouvante folle, je me jetai sur elle pour la saisir. Je ne trouvai rien. Elle avait disparu...
    à partir de ce moment-là, je sus qu'il existait près de moi un être invisible qui m'avait hanté et qui revenait. Un peu plus tard, j'en eus la preuve. » Confession lucide et maîtrisée d'un homme qui assiste au naufrage de sa propre raison, Le Horla nous révèle la trajectoire secrète et fulgurante qui relie la plénitude de la santé au martyre de la démence. Nul autre récit fantastique - en raison, peut-être, de certains accents autobiographiques - n'a développé avec plus de rigueur et de vérité clinique l'implacable logique de l'imaginaire. 

    1 autre édition :

  • Rouen, occupé par les Prussiens, durant la guerre de 1870. Des bourgeois tentent de fuir la ville en diligence. Parmi eux se trouve une prostituée, celle qu'on surnomme Boule de suif. Tous vont abuser de sa générosité et la forcer à céder au chantage sexuel d'un Prussien. Maupassant dresse ici un portrait inégalé de l'hypocrisie et de la lâcheté humaines. Il condamne sans appel la guerre et la classe dirigeante, paternaliste et profiteuse. Il nous communique toute sa tendresse pour une fille au grand coeur, symbole d'une résistance vouée à l'échec.

    1 autre édition :

  • Edition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Parricides, ivrognes, enfants pervers, maris aveugles, ravissantes idiotes, bourgeois lâches et mesquins, paysans cruels et cupides, vous ne trouverez dans ces contes, de jour comme de nuit, que bourreaux ou victimes.
    Mais s'ils sont tous à tuer, ils tuent aussi beaucoup, ou se pendent, ou se tirent à la rigueur un coup de revolver dans la bouche par peur de la mort...
    Maupassant serait-il le grand ancêtre méconnu du néo-polar ?

    Edition de Francis Marcoin.
    Préface de Louis Forestier.

  • Peut-être parce qu'il la constatait dans sa famille et la pressentait en lui, peut-être aussi parce que l'époque est celle des grands aliénistes, de Charcot en particulier dont (quelques années avant Freud) il suivit assidûment les leçons à la Salpêtrière, Maupassant est le premier écrivain du siècle dernier à avoir abordé de front le problème de la folie, non comme un délire romantique mais en termes de clinique et de peur. Le Horla, c'est l'Autre, notre frère nocturne, le Double qui s'insinue en nous, nous caresse, nous épie, donne à chacun de nos gestes leur versant négatif et pervers.Notre Double, notre frère, mais aussi notre rival : l'extraterrestre dont la prochaine venue signifiera la fin du règne de l'homme. Le conte de la folie s'achève ainsi en cauchemar parapsychique et en roman d'anticipation.Nouvelles incluses : Le Horla, Amour, Le Trou, Le Marquis de Fumerol, Le Signe, Le Diable, Les Rois, Au bois, Une famille, Joseph, L'Auberge et Le Vagabond.

  • La terre a des limites, mais la bêtise humaine est infinie Nouv.

    Pendant sept ans, deux génies de la littérature, Flaubert et Maupassant, ont partagé une profonde amitié. Dans leur correspondance transparaît la bienveillance de l'aîné envers son cadet pour lequel il fut un véritable guide.Il existe une relation quasi filiale entre Flaubert et Maupassant. Le premier a 52 ans quand débute cette correspondance, le second 23 ans. Ils ne se quitteront plus jusqu'à la mort de Flaubert, en 1880. Ainsi, cette correspondance permet de suivre Flaubert dans les sept dernières années de sa vie et Maupassant dans ses sept premières années en littérature.
    Flaubert s'intéresse d'abord à lui parce qu'il est le neveu d'Alfred Le Poittevin, son ami d'enfance. De cette relation va naître une véritable amitié que traduit fidèlement ces lettres.
    Comme l'écrit la préfacière, " tous deux éprouvent du mépris pour la masse, l'esprit bourgeois, l'égalitarisme, le suffrage universel, la soutane ; et tous deux se délectent à la lecture des grands auteurs. La détestation de la médiocrité et l'amour de la littérature les réunissent ".
    Par certains côtés, Flaubert tient avec Maupassant le rôle que tenait George Sand avec lui, celui d'un " conseiller de vie " plus qu'un esthète. Cette correspondance est un morceau de vie partagé entre deux génies.

  • Voici trois nouvelles exemplaires par le souci du détail vrai, la rigueur de la construction, la maîtrise du récit, l'art de la chute. « La Parure » dépeint avec alacrité le menu peuple des bureaux. « Sur l'eau » évoque la vie nocturne d'une rivière, ses bruissements mystérieux, sa faune secrète, ses maléfices, ses drames. « La Légende du Mont Saint-Michel » nous transporte au coeur du folklore normand où la roublardise paysanne fait bon ménage avec le goût du merveilleux.
    Une même ironie, tantôt enjouée tantôt cruelle, sous-tend ces trois textes. Elle illustre la profonde acuité d'une oeuvre qui, de Boule de Suif au Horla, n'a cessé de mettre au jour avec une égale curiosité les ressorts inattendus de la mécanique humaine.

    Présentation et notes de Gilles Ernst. 

    1 autre édition :

  • Que fait un petit-bourgeois parisien, célibataire, le dimanche en 1880? Désoeuvré, il s'ennuie. Aussi notre héros décide d'aller s'aérer à la campagne, dans cette banlieue parisienne encore assez méconnue des lecteurs, que peignent les impressionnistes, entre déjeuner sur l'herbe, bal populaire, partie de pêche et canotage. Tous les dimanches, ce sera pour lui une véritable expédition. Ignorant les codes qui régissent les loisirs dominicaux, le héros se condamne à être le dindon de la farce : il se perd en chemin, se soûle malgré lui, se fait moquer par les femmes... Chaque sortie dominicale le renforce dans son ridicule et dans sa solitude. Véritable petit roman-feuilleton, aussi drôle que Bouvard et Pécuchet, Les Dimanches d'un bourgeois de Paris sont une condamnation sans appel du conformisme, de ce bon sens qui confine à la bêtise, caractéristique du bourgeois au XIXe siècle.

    Ce volume contient également dix autres nouvelles ou chroniques journalistiques de Maupassant mettant en scène des petits-bourgeois célibataires ou des petits fonctionnaires, qui montrent combien ces figures obsèdent l'auteur ; trois chroniques qu'il consacre à Flaubert et Zola, ses maîtres ; et des textes de trois autres auteurs sur les mêmes thèmes : nouvelles de Huysmans, entrées du Dictionnaire des idées reçues de Flaubert, extraits de M. Prudhomme d'Henri Monnier, l'archétype du bourgeois ridicule.

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