Laurence Cote-Fournier

  • Le parti pris du niaiseux

    Laurence Cote-Fournier

    • Atelier 10
    • 18 September 2014

    Second degré, oralité, absurdité: une littérature de l'ordinaire existe bel et bien chez nous, sous la plume des jeunes héritiers de Ducharme, prophètes du normcore. Le dérisoire a une forme et une voix, dans notre espace littéraire. Et il a aussi une valeur.

  • La force toxique du langage

    Laurence Cote-Fournier

    • Atelier 10
    • 26 September 2012

    Considéré dans ce texte: Ben Marcus et les lettres américaines. La propension qu'ont les auteurs à terroriser la population avec des oeuvres expérimentales. Jonathan Franzen. Le Book Club d'Oprah. La normalité. La nécessité d'un langage commun.

  • Lire dans le confessionnal

    Laurence Cote-Fournier

    • Atelier 10
    • 24 August 2016

    À quel point ces récits autobiographiques doivent-ils être fidèles à la réalité, pour nous aider à mieux comprendre notre propre vie? Une réflexion sur la délicate question de la vérité en littérature.

  • L'ère du bling

    Laurence Cote-Fournier

    • Atelier 10
    • 20 March 2018

    Considéré dans cet essai sur la très grande richesse: L'ostentation. Generation Wealth, de Lauren Greenfield. Bret Easton Ellis et Damien Hirst. Les vraies et les fausses millionnaires. Les avantages de s'afficher comme vendeur de crack. La crise de 2008. La chirurgie esthétique cheap et les toilettes en or massif.

  • Pour souligner son vingtième anniversaire, la revue L'Inconvénient a concocté un dossier spécial sur les 20 meilleurs romans québécois du nouveau siècle. La liste comprend : Rouge, mère et fils - Suzanne Jacob, Putain - Nelly Arcan, Dée - Michael Delisle, La héronnière - Lise Tremblay, Nikolski - Nicolas Dickner, Le siècle de Jeanne - Yvon Rivard, Parents et amis sont invités à y assister - Hervé Bouchard, Du bon usage des étoiles - Dominique Fortier, Le ciel de Bay City - Catherine Mavrikakis, Le discours sur la tombe de l'idiot - Julie Mazzieri, L'énigme du retour - Dany Laferrière, La constellation du lynx - Louis Hamelin, L'homme blanc - Perrine Leblanc, Atavismes - Maxime Raymond Bock, Document 1 - François Blais, Bondrée - Andrée A. Michaud, La nageuse au milieu du lac - Patrick Nicol, Florence, reprise - Dominique Garand, 1984 - Éric Plamondon et Le cycle soifs - Marie-Claire Blais. Retrouvez aussi, entre autres, un entretien avec M.-A. Lamontagne autour d'Anne Hébert, un portrait de Nicolas Grenier dans la rubrique Peinture et un de Harriet Tubman dans la rubrique Jazz

  • L'Inconvénient consacre le dossier thématique de son numéro d'automne à l'autodérision. « Celui qui pratique l'autodérision consent à ce que les autres rient de lui ; en revanche, l'autodérision le laisse maître du jeu, puisque c'est lui-même qui décide de quoi l'on rit. Tandis que les autres rient, c'est lui qui parle. Faire rire les autres sera-t-il une façon de les faire taire ? » (extrait de l'éditorial) Lisez Gilles Archambault sur les ruses de l'autodérision, Laurence Côté-Fournier sur la question de l'authenticité, Robert Aird sur l'autodérision à la québécoise, Frédéric Saenen sur la belge et David Homel sur l'identité. Ce numéro comprend aussi la deuxième partie de Jazz et Java copains de Stanley Péan, un essai comparatif sur le rapport à la vérité dans les séries Feabag et Chernobyl, un portrait de l'artiste multidisciplinaire Isabelle Guimond et une fiction sur l'endettement d'Antonin Mireault-Plante, entre autres.

  • Ce numéro explore et traduit le statut incertain de la ville : elle suscite des espoirs, mais son développement échevelé entraine aussi des déceptions. Nos auteur.e.s proposent ici une vision de la ville informée par leur propre expérience, leurs parcours et leurs engagements. Nous les suivons dans la ville vécue au passé comme au présent, en se tenant toujours à bonne distance de toute planification totalitaire ou de toute utopie rénovatrice. Les textes esquissent une ville loin d'être parfaite, mais dans laquelle on cherche néanmoins à s'inscrire, parfois péniblement, souvent temporairement. La lecture croisée des textes fait aussi apparaître un désir ayant toujours posé problème dans la ville moderne, soit celui de faire communauté, d'entrer en relation, avec les autres comme avec l'Histoire.

  • « Êtes-vous sérieux ? » demande la revue Spirale qui se penche sur les postures ironiques et l'usage du trivial pour ce numéro estival. Si le dérisoire ramène à l'insignifiant et au ridicule, et que trivial relève plutôt de l'ordinaire et du banal, ensemble, en complémentarité, ils définissent le niaiseux. « Tous les collaborateurs et collaboratrices confirment [...] que le niaiseux n'est jamais tout à fait niaiseux et qu'il porte souvent en lui son envers : un regard non complaisant sur l'ordinaire de notre vie et le dérisoire de nos pratiques. » Constatez-le en lisant un entretien avec Mathieu Arsenault, un portait de Kent Monkman, et des recensions de L'empire familier, La danse de l'ours, Querelle de Roberval, La meute, Dans le champ amoureux, Ce qu'on respire sur Tatouine et Les ananas de la colère. Le numéro comprend aussi de nombreux autres essais sur des ouvrages parus récemment et un portfolio de l'artiste Myriam Jacob-Allard (en couverture).

  • On n'accuse plus, en général, à tout le moins en Occident, les textes littéraires de dire des niaiseries, des menteries ou de propager des pensées, des pratiques douteuses, immorales, délirantes et puantes. On les réduit à une facette de l'industrie du livre, elle-même facette de l'industrie culturelle, elle-même facette de l'industrie tout court. C'est encore plus efficace. Mettre un texte à l'index peut s'avérer contre-productif et contraire au résultat visé; l'ostraciser, c'est parfois susciter à son égard tantôt un peu de désir, tantôt beaucoup de curiosité. C'est aussi lui donner du poids, de la considération. C'est, bref, le prendre au sérieux.
    C'est peut-être bien là que se situe l'innovation des temps présents dans notre façon d'être désemparés devant la littérature. Celle-ci, comme tout ce qui relève du sensible et du sens, est désormais inconcevable. C'est tout de suite éclatant dans l'attention de plus en plus moribonde que notre ministère de l'Éducation lui accorde. C'est également tonitruant dans la façon dont la plupart des médias en font état.

  • L'idée même d'un ministère de la Culture, quand on y pense, peut sembler saugrenue. L'art et la pensée ayant prouvé depuis longtemps à quel point ils pouvaient s'avérer de sérieux empêcheurs de gouverner en rond, on peut se demander en quoi un État pourrait avoir envie de stimuler ce qui prend tant de plaisir à le picosser ou à nourrir une mâchoire souvent prompte à le morde. Pour mettre en place un tel processus, il faut quand même y croire.
    Georges-Émile Lapalme, fondateur du ministère des Affaires culturelles y croyait.
    Le ministère, lui ayant heureusement survécu, demeure encore à ce jour son héritage. Et celui de ceux qui s'en moquaient.

    Avec des textes de Pierre Lefebvre, Claude Corbo, Daniel Latouche, Robert Richard, et la participation de Jean Vioulac, Jean-Paul L'Allier et Denis Vaugeois.
    Et les chroniques d'Alain Farah, Alain Deneault, Mathieu Arsenault, Suzanne Jacob et Robert Lévesque.

  • L'apparition, au tournant des années 2000, de nombreuses maisons d'édition (dont Marchand de feuilles en 2000 ; Le Quartanier et Rodrigol en 2002 ; Alto et Ta mère en 2005 ; Héliotrope en 2006 ; La Mèche en 2010 ; Le Cheval d'août en 2014 pour n'en citer que quelques-unes), a été saluée comme « une renaissance » de la littérature du Québec. L'ampleur du phénomène et sa concentration dans le temps incitent à voir dans ce changement du paysage éditorial québécois une transformation susceptible d'affecter également et proportionnellement la pratique littéraire, tant sur le plan esthétique de la production que sur le plan critique de la réception. C'est l'hypothèse que ce dossier souhaite mettre à l'épreuve en confrontant l'étude de quelques-unes des pratiques éditoriales de ces nouvelles maisons à l'analyse de deux enjeux critiques majeurs de la littérature québécoise, l'identité et la langue, interrogés dans des corpus contemporains. En éclairant certains aspects du fonctionnement de maisons d'édition dont la création, en une décennie, constitue l'un des réaménagements les plus visibles du champ littéraire, ce dossier souhaite en interroger les conséquences pour la fiction narrative des années 2000 au Québec. Il propose une première réflexion, forcément exploratoire, sur la nature et l'étendue des changements qui s'opèrent et sur les critères qui permettent de les mesurer.

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