Jean-Jacques Poncelet

  • La définition économique du traumatisme comme effraction, conduit S. Freud à montrer qu'un afflux excessif d'excitations - qu'il s'agisse d'un événement externe très violent ou d'une accumulation d'excitations internes - peut déborder les capacités de contenance de l'appareil psychique. Dans ce cas, cette excitation entraîne une désorganisation durable des processus secondaires et une perturbation de l'économie pulsionnelle et de la symbolisation.

    Mais par ailleurs, la scénarisation du vécu groupal et les capacités de contenance et de représentation propres au groupe peuvent permettre peu à peu de réhabiliter les processus de pare-excitation et d'élaborer les traumatismes convoqués dès la mise en groupe.

    Les groupes thérapeutiques sont des outils de transformation des angoisses paralysantes qui attaquent les liens et les rapports aux autres.

  • Le groupe, dans sa fonction régressive, fait émerger les couches originaires des participants, ce qui engendre une excitation intense (pouvant devenir traumatique). Dans les groupes d'enfants et d'adolescents, l'excitation médiatisée par le jeu et contenue par le cadre groupal, se transforme en représentations de plus en plus élaborées. Les jeux collectifs qui peuvent revêtir des formes très variées : chahut, jeux sur les fantasmes play, jeux d'apprentissage, jeux organisés games, jeux de rôle, etc. atteignent les différents niveaux de la symbolisation permettant ainsi des progrès thérapeutiques certains. Ce livre analyse les processus (individuels et groupaux) qui se développent à partir du jeu. Les expériences cliniques montrent l'intérêt du jeu dans diverses situations (psychothérapies de groupe, psychodrame, thérapies familiales, groupes de parents, groupes de formation...). Jean-Bernard Chapelier est psychologue clinicien, psychanalyste, maître de conférences, (Poitiers) ; Jean-Jacques Poncelet est psychologue, psychothérapeute (Paris).

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