Denis Anne

  • Débuté trois mois après le décès de Renaud et poursuivi durant deux années, ce journal n'est pas le monologue d'une maman, mais un dialogue avec son enfant. Il décrit le quotidien d'un chagrin qui évolue et se transforme. Bâtir une nouvelle vie et laisser lentement s'infiltrer la petite lumière de l'absent modifie les gestes, les goûts, les humeurs. Les mots existent pour perpétuer le souvenir, construire d'autres marques et apprivoiser le manque sans rien oublier.

  • Co-écrit par une vingtaine d'experts de l'enseignement supérieur professionnalisant, ce livre est conçu comme un guide de référence permettant aux enseignants le développement et la valorisation de leurs pratiques d'évaluation des apprentissages des étudiants. La variété des expériences pédagogiques actuelles et innovantes présentées ici invite ainsi à la rencontre intellectuelle et à l'enrichissement de sa propre pratique d'enseignement. De plus, des fiches techniques illustrent les démarches évaluatives et favorisent la mutualisation des ressources entre pairs enseignants.

  • Cet ouvrage fournit des orientations et des bases de réflexion à tous les acteurs de l'éducation, de la défense, et à tous ceux que les enjeux sociaux de cette question concernent. Il a été conçu comme une approche plurielle croisant différents points de vue venant de la recherche en sciences sociales, du monde de la défense et des institutions engagées dans un idéal de paix.

  • Qu'est-ce qu'un directeur marketing ou un directeur communication aujourd'hui ? Comment doivent-ils valoriser leur activité pour apprendre à travailler ensemble? A l'heure de la mutualisation de compétences, les activités marketing et communication restent trop souvent cloisonnées. Après avoir étudié avec précision chacune de ces deux grandes fonctions de l'entreprise, cet ouvrage les associe pour définir les métiers transversaux, a travers leur trait d'union qu'est le territoire de la marque, que toutes deux défendent. Illustré de nombreux exemples et d'interviews, cet ouvrage présente la complémentarité de ces deux fonctions. La communication doit se nourrir du marketing et le marketing doit comprendre et apprendre les fondamentaux du marketing. 

  • Depuis la seconde moitié des années 1970, le chômage est au coeur de l'actualité économique et sociale française. Dans un contexte de grandes mutations, les politiques publiques sont soumises à de fortes tensions et montrent leurs limites dans bien des domaines : création de nouveaux emplois, sauvegarde de ceux existants ou protection des salariés contre le risque de chômage et d'exclusion.
    Pour comprendre cette donnée devenue structurelle, cet ouvrage présente les nouvelles théories sur l'emploi et le chômage. Il combine les travaux de recherche récents et des éclairages statistiques, dans un cadre national, européen et mondial, afin de mieux connaître le marché du travail, son organisation, ses critères de répartition, les discriminations expliquant le chômage dans certaines parties de la population ou les freins à l'emploi.

  • Pour son édition hivernale, le magazine Histoire Québec cède la parole aux publications des sociétés membres de la Fédération Histoire Québec. L'objectif ? Illustrer l'expertise et le dynamisme des organismes citoyens en patrimoine, des sociétés historiques et de généalogie, des musées et des collectionneurs, et ainsi mettre en lumière leur travail remarquable. Les articles présentés proviennent de la Société d'histoire de Lévis, de la Société d'histoire du Plateau-Mont-Royal, du Québec Anglophone Heritage Network, du Musée de la Gaspésie, de la Société historique de Bellechasse, de la Société de généalogie des Laurentides, de la Société d'histoire de Charlesbourg, de la Société historique de Québec, de la Société de généalogie canadienne-française et de Laurent Busseau (Historien sans Frontière). Il y est question de généalogie, de mariages printaniers, d'artefacts du Memphrémagog, des zouaves pontificaux de Charlesbourg, des forges du Saint-Maurice et du projet de Louis-Hector de Callières d'envahir la Nouvelle-York, entre autres.

  • Le numéro novembre-décembre de la revue Séquences clôt l'an 2018 par un clin d'oeil aux commémorations du cinquantenaire de Mai 68, qu'elle choisit de souligner en mettant de l'avant l'un des films les plus décisifs de ce mois turbulent : 2001 : A Space Odyssey de Stanley Kubrick. Retour sur la genèse de ce chef-d'oeuvre de science-fiction retour également sur 50 ans d'hypothèses, de questionnements et d'analyses de cet opus, celui qui aura sans doute fait couler le plus d'encre dans l'histoire du cinéma. Ce numéro propose aussi la troisième partie de l'étude du cinéma de Xavier Dolan avec comme cas de figure Laurence anyways, la seconde partie de l'étude sur Section spéciale de Costa-Gavras, une entrevue avec le cinéaste Robin Aubert et plusieurs critiques de films récemment sortis dont Sashinka, Mandy, Maria by Callas et 3 visages. Élie Castiel (rédacteur en chef) salue également, dans son éditorial, l'ouverture de deux nouvelles salles, le Cinéma Moderne et le Cinéma du Musée.

  • L'édition hivernale de la revue Histoire Québec porte sur la muséologie et le métier, peu connu, de muséologue. Lisez une rétrospective des pratiques muséales depuis les années 60 (Anne Castelas), puis un portrait du métier de conservatrice (Annie Lussier) et de celui de muséologue (Lisa Baillargeon et Yves Bergeron). Explorez la scénographie ou comment l'espace devient expérience (Loïc Lefebvre). Ensuite, plongez dans quelques études de cas dont l'exposition de vêtements (Philippe Denis) ou de l'histoire et des artéfacts militaires (André Kirouac et Mélanie Presseau Dumais). Le numéro se poursuit avec un portrait de la Société d'histoire du Lac-St-Jean (Anne-Julie Néron), et dans la même veine, un article sur la gouvernance et la gestion des musées régionaux (Gaston Gagnon). Le dossier thématique se conclut avec une histoire de la représentation des Premiers peuples au Musée McCord (Marie-Charlotte Franco).

  • De circonstance, ce numéro printanier de la revue Séquences s'inscrit sous le signe de la survie, en consacrant d'abord sept pages au film-événement Jusqu'au déclin, de Patrice Laliberté. Lisez entre autres une longue entrevue avec le réalisateur. Le film, un suspense sis dans un camp de survivalistes, est disponible sur la plateforme Netflix depuis le 27 mars. Deux autres pages sont ensuite consacrées au film de survie en tant que genre, de Deliverance de Boorman à Battle Royale, de Fukasaku. La revue présente aussi deux nouvelles sections, l'une qui offrira un survol d'un genre à travers un choix de films emblématiques (ici le giallo, par Pascal Grenier), l'autre, en dernière page, qui décortiquera une scène précise d'un film (ici La Notte d'Antonioni, par Yves Laberge). Comme d'habitude, retrouvez également plusieurs critiques de films récemment parus.

  • Politique et Sociétés célèbre en 2017 ses 35 ans d'existence. D'abord parue sous l'appellation Politique en 1982, puis devenue Revue québécoise de science politique en 1993, la fondation de la revue constitue une étape cruciale dans le développement et la consolidation de la science politique québécoise. C'est dans les années 1970 que les départements de science politique (francophones) essaiment dans la province et que les premières générations de chercheurs, de chercheuses, de professeurs et de professeures développent une appartenance disciplinaire qui s'ancre dans la société québécoise. Comme le mentionne le premier directeur de la revue Denis Monière, dans sa présentation du premier numéro, celle-ci répond à des besoins spécifiques : la volonté de créer un espace pour permettre aux politologues québécois de publier leurs travaux en français (une préoccupation toujours d'actualité) ; diffuser la recherche auprès des collègues francophones et des étudiants afin de créer une communauté académique ; engager un dialogue avec les acteurs sociaux et politiques de la société québécoise et ancrer la recherche universitaire dans son temps. Elle se veut donc au départ un outil de diffusion des connaissances et de débat académique pluraliste et accessible permettant de suivre l'évolution de la science politique, ou « un reflet de la science politique telle qu'elle se développe au Québec » (Monière 1982, 6).

  • La conquête de l'Italie par Charles VIII en 1494 fut un triomphe de brève durée, une campagne éclair sans lendemain. Quelle image les Italiens se sont-ils faits de ce roi avant sa venue, au moment de ses conquêtes, et après sa retraite ? Madame Denis a trouvé réponses à ces questions dans mille textes, traités, chroniques, chansons. Esprit, rêve, éblouissement, déception, mépris : après avoir parcouru ce cheminement, l'opinion politique italienne s'est retrouvée mûrie, comme après une crise d'adolescence.

  • Reine de Tendre ou souveraine des Précieuses, « institutrice des moeurs » d'après Sainte-Beuve ou nouvel « oracle de la galanterie », comme le lui écrivait en 1654 son ami Antoine Godeau, l'évêque de Grasse, l'« illustre Sapho » - autre avatar de Madeleine de Scudéry - a suscité dès l'origine les qualifications les plus diverses. Mêlée aux premières satires des Précieuses, exemplaire dans ses stratégies de résistance à cette entreprise polémique, fondatrice enfin, pour ses contemporains, d'une lignée moderne de femmes de lettres à qui elle aura ouvert, non sans difficultés, le chemin de l'écriture, la romancière occupe désormais dans l'histoire littéraire une place que nul ne songe plus à lui contester. Même si cette place reste, précisément, à mieux situer dans des territoires dont les contours sont en pleine redéfinition, à l'heure où les catégories majeures (classicisme, baroque, préciosité, galanterie) se voient aujourd'hui l'objet d'un salutaire réexamen. L'oeuvre elle-même, dans sa richesse et sa diversité, s'ouvre enfin aux lectures savantes, après avoir été longtemps occultée par la figure presque mythique de sa créatrice - la « griffonneuse Sapho », selon le mot cruel de Chapelain -, et trop souvent traitée comme simple document pour une lecture pseudo-historique de la société française au xviie siècle, de ses usages mondains et de ses figures légendaires. C'est dire qu'il était temps de consacrer à Madeleine de Scudéry un colloque dont l'occasion (la célébration du tricentenaire de sa mort) offrait un prétexte à l'urgence. Dix ans tout juste après le colloque du Havre consacré aux Trois Scudéry, le moment paraissait venu d'offrir à la seule Madeleine une première moisson d'essais critiques, susceptibles d'interroger les divers aspects de son oeuvre, d'en apprécier la portée, d'en évaluer les lectures.

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