hervé blutsch

  • Scènes de la vie ordinaire :
    Pièce pour acteurs et marionnettes. Judith et Antoine sont mariés et forment un couple heureux. Judith travaille à la mairie où elle vient d'obtenir une promotion ; Antoine est conseiller d'orientation ; Corentin, leur fils unique, poursuit de solides études de commerce et vient de leur apprendre qu'il va se fiancer. Mais tout se complique quand, un beau matin, Antoine découvre que Judith est en train de disparaître sous une couche de peau visqueuse qui la recouvre complètement jusqu'à effacer son visage.
    Une tache sur le nez :
    Adaptation radiophonique de Scènes de la vie ordinaire pour l'émission « La Vie moderne » sur France Culture (avril 2016).

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  • La vie burale

    Hervé Blutsch

    Dans le bureau où il travaille, Antoine s'aperçoit que d'étranges formes sont en train de prendre corps dans le sien ; il ne lui faudra pas longtemps pour réaliser qu'il s'agit des figures déformées de ses collègues qui se sont installées en lui. Un véritable supplice commence pour Antoine qui va devenir, peu à peu, la scène de leur théâtre.

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  • Comme un type lui a explosé dessus, Jean-Louis rentre chez lui couvert de sang. Il tient à sa femme des propos incohérents puis tue ses enfants. Des amis arrivent pour dîner qui s'affolent et appellent la police. Jean-Louis regarde un peu la télévision puis met sa femme, ses amis et l'agent de police dans un aquarium. Heureusement, le Président de la République vient les délivrer et fait passer à Jean-Louis le message des français. On danse, et ensuite tout est bien qui finit bien sauf pour Jean-Louis qui est transformé en fleur.

  • Dans ce petit bureau où il étouffe, Monsieur Felde décide de mettre fin à ses jours. Mais ses collègues ne sont pas d'accord. Heureusement, il ne leur faudra pas longtemps pour s'apercevoir que leur camarade présente plus d'intérêt mort que vivant.

  • Monsieur Paul vit en pension chez Monsieur Smut. Sa soeur, qui paie la charge mensuelle de son loyer, n'a bientôt plus d'argent pour l'entretenir. Aussi, elle décide de le vendre à un zoo. Monsieur Paul accepte avec bonne humeur cette nouvelle situation qui va lui permettre, en outre, de rencontrer une jeune femme, à qui il pourra faire un enfant et le tuer.

  • N'ayant trouvé d'autre justification que la faim, au meurtre qu'ils viennent de commettre, Maxence et Clamince sont surpris par la police alors qu'ils mangent un cadavre. S'ensuit une vaste épopée qui les conduira de prison en asile psychiatrique, d'asile psychiatrique en bar à putes, de bar à putes en cabaret, de cabaret en crèche provençale et à travers laquelle s'entremêleront les thèmes du cannibalisme, de l'amour, du meurtre, du gag, de la pédophilie, de la danse, de la naissance, de la pègre, de la mort, de la prostitution et du commerce.

  • Deux menaces de pétitions, une lettre d'insulte, une plainte déposée dès demain par la Fédération des Moyens et Petits Commerces à la Cour européenne de Justice si Ervart ne cesse pas immédiatement les hostilités, un coup de téléphone anonyme d'encouragement et un coup de téléphone des pompiers qui demandent qu'Ervart ne mettent pas systématiquement le feu aux réserves d'essence, je crois que c'est tout... Ah oui, il y a aussi le monsieur allemand qui vous loue une chambre au dernier étage qui m'a dit qu'il avait beaucoup de travail et qu'il souhaiterait pouvoir dormir en paix...

    Vaudeville ? Tragi-comédie grand-guignolesque ? Théâtre pataphysique ? Dans cette pièce loufoque au propos très en prise avec notre monde contemporain, se croisent un jaloux bileux, un agent secret zoosexuel, Nietzsche en poseur de livres-bombes, une comédienne sans emploi prête à tout jouer et une troupe d'acteurs anglais...

  • Toutes les enquêtes d'opinion le prouvent : l'art dramatique arrive aujourd'hui en tête des sujets qui inquiètent les Français, juste après les risques alimentaires et les accidents nucléaires.

    Face à cette inquiétude, des professionnels reconnus répondent aux questions que tous se posent : Comment dépasser l'angoisse de la réservation ? Va-t-on devenir socialiste ? Faut-il avoir du talent pour être spectateur ? A-t-on le droit de s'endormir ? Est-ce qu'on peut retirer ses chaussures ? Quand deux comédiens s'embrassent, est-ce qu'ils mettent la langue ?, etc.

    Dans une atmosphère intime et décontractée, Qu'est-ce que le théâtre ? vous dit tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'art dramatique sans jamais oser le demander.

  • Dans Le Syndrome de Gaspard, il se rend au sein de la famille Morrisso, composée du père, cadre bientôt au chômage, de la mère, de la petite sœur et de Gaspard, enfant d'une dizaine d'années. Cet enfant, a priori sans problèmes, présente une drôle de pathologie : il s'endort n'importe où, n'importe quand, sauf la nuit. Son entourage essaie bien de vivre à son rythme, mais la vie devient vite infernale... jusqu'à la rencontre avec un éminent professeur qui va diagnostiquer le syndrome de Gaspard.

  • Méhari et Adrien sont sur un side-car. Comme il n'avance pas, ils font le bruit avec la bouche. De toute façon, ça n'est pas un side-car, mais une barque et un vélo. Sur leur route imaginaire, ils tuent un automobiliste. Alors de curieux fantômes surgissent dans l'esprt de Méhari. La machine roule maintenant.

  • Théâtre incomplet III - Ah, on se croirait dans... Je ne sais pas dans quoi on se croirait, mais c'est insupportable cette ambiance... Vos têtes de rats, là... Excusez-moi, je dis des trucs, ce n'est pas moi, mais pas moi du tout... En fait, la vérité, je suis en train de comprendre que, par je ne sais quelle opération du Saint-Esprit, je suis en train de me faire envoûter par l'autre type-là, qui devait être un sacré con, et je me rends compte petit à petit que... Mais entrez, entrez, je suis tellement obsédé par ce truc que je vous plante sur le palier, entrez, entrez, débarrassez-vous...

  • L'Homme à la porte : Ça va, le boulot ? Tu es content dans ta boîte ? Les locaux sont vachement sympas, dis donc... Antoine : Ben justement... Pas très bien, ça va pas très bien, papa... L'Homme à la porte : Qu'est-ce qui se passe, mon grand ? Ça n'est pourtant pas le travail qui te faisait peur... C'est la pression, c'est ça ? Avec tout ce chômage dehors... Antoine : C'est pas le travail... C'est mes collègues... Ils m'embêtent....

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