franck medioni

  • "Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain" écrit Henri Bergson.
    Les histoires juives qui forment ce recueil révèlent l'être juif dans sa complexité et sa singularité. Dans leur désenchantement joyeux, leur autodérision enjouée, leur désillusion sans ressentiment, leur lucidité sans haine, elles sont profondément humaines. Irrésistibles et pétillantes d'intelligence.

  • Charlie Parker

    Franck Médioni

    • Fayard
    • 12 February 2020

    Une biographie de la figure centrale du bebop, le saxophoniste Charlie Parker.

    « Le jazz ? C'est quatre mots, dit Miles Davis. Louis - Armstrong - Charlie - Parker. » Parker incarne le jazz dans sa liberté, son invention, ses beautés. Le saxophoniste alto originaire de Kansas City exerce une influence déterminante sur le jazz tel qu'on le connaît depuis ces 60 dernières années. Il innove sur tous les plans: le découpage rythmique, l'audace harmonique, l'invention mélodique. C'est un musicien en liberté, donc excessif, marginal, au parcours musical fulgurant (seulement vingt ans, de 1935 à 1955), troué d'envolées sublimes et de descentes aux enfers abyssales. Il est la figure centrale d'une révolution. L'éruption du bebop, son irruption fracassante dans les années 1940 à New York, est le grand tournant de l'histoire du jazz.

    Cette biographie est non seulement le livre le plus complet sur Charlie Parker publié en France (témoignages de musiciens : Sonny Rollins, Ornette Coleman, Joe Lovano, Steve Coleman, Martial Solal, Michel Portal ; un cahier photos), c'est aussi le récit précis de cette aventure musicale qui a défrayé la chronique et fait rupture dans l'histoire de la musique noire-américaine : le bebop.

  • Contemporain des Beatles, de Bob Dylan, de John Coltrane, Jimmy Hendrix (1942-1970) tient dans l'histoire de la musique - notamment en raison de son approche unique de la guitare électrique et des techniques d'enregistrement en studio - une place à part.
    A l'épicentre de ces années 60 marquées par les transgressions et les contestations de tous ordres, il a créé une sonorité qui fut celle de toute une génération en quête d'identité. Sa mort prématurée n'a fait qu'amplifier sa légende. C'est à la rencontre de celui que Frank Zappa considère comme « un des personnages les plus révolutionnaires de la musique pop, musicalement et sociologiquement parlant », que nous convie Frank Médioni, producteur de l'émission Jazzistiques sur France Musique et auteur de nombreux livres sur le jazz et la musique pop.
    Bien que n'ayant enregistré que quatre albums, Jimmy Hendrix est, après Elvis Presley, le musicien qui vend le plus d'oeuvres posthumes.

  • Le bebop, son éruption, son irruption fracassante dans les années 1940 à New York est le grand tournant de l'histoire du jazz. Il marque un point de rupture déterminant dans son histoire. Lassés des rengaines à la mode et des formes rigides des grands orchestres, plusieurs jeunes musiciens de jazz se réunissent after hours,après leurs concerts, et inventent une nouvelle musique. La révolution bebop est en marche, totale, à la fois harmonique, rythmique et mélodique; elle fait passer le jazz du dancing à la salle de concert. « Les années 1940, ce fut l'une des périodes les plus intenses du jazz tel que nous le connaissons, explique le trompettiste Dizzy Gillespie, l'une des figures majeures du bebop avec Charlie Parker. C'était formidable. Comme une lumière qui resplendit. Incroyable. Et Charlie Parker était probablement la cause de tout cela. Une époque toute de feu ».

    Une histoire du bebop est le récit précis, une étude détaillée, à la fois musicale, culturelle et politique de ce nouveau jazz qui a défrayé la chronique. Ce livre décrit le processus musical, présente ses figures majeures (Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Kenny Clarke, Charlie Christian, Thelonious Monk, Bud Powell...), et relate les moments forts de la guerre du jazz en France entre les « raisins aigres » et les « figues moisies », qui a opposé les traditionalistes (Hugues Panassié, les membres du Hot Club de France) aux modernistes (Boris Vian, André Hodeir, Charles Delaunay, Frank Ténot).

  • Né avec le XXe siècle à la Nouvelle-Orléans, Louis Armstrong est un pionnier du jazz. Grâce à lui cette musique est devenue un langage universel, une musique-monde.

  • « Sound of surprise », c'est ainsi que le chef d'orchestre américain Leonard Bernstein a défini une des inventions culturelles marquantes du début du XXe siècle : le jazz. Cette anthologie se présente non seulement comme un guide d'écoute, une discothèque idéale du jazz mais aussi une sélection de cent disques qui ont profondément marqué l'histoire de la musique afroaméricaine.
    Album après album, se dessine le portrait du musicien choisi, le récit de l'histoire du jazz, dans ses phases multiples, ses (r)évolutions successives. Louis Armstrong, Wayne Shorter, Ella Fitzgerald, Duke Ellington, Miles Davis, Billie Holliday, John Coltrane, Dave Brubeck, Charlie Parker, Sun Ra, Cecil Taylor, Joni Mitchell, autant de figures essentielles dans un ouvrage qui l'est tout autant.

  • «La musique doit refléter les pensées et les aspirations d'un peuple, de l'époque. Mon peuple, c'est l'Amérique. Mon temps, c'est aujourd'hui.» Né à Brooklyn, dans une famille juive originaire de Saint-Pétersbourg, Jacob Gershowitz, plus connu sous le nom de George Gershwin (1898-1937), fut une étoile filante dans la ciel de la composition musicale américaine. À la croisée de plusieurs influences - musiques klezmer et afro-américaine, musique moderne française -, cet ancien pianiste d'orchestre, ami de Ravel, de Berg, de Schönberg, fut un des plus grands compositeurs de chansons populaires et de partitions cinématographiques de son temps. Porgy and Bess, Rhapsody in Blue, Un Américain à Paris, etc., son oeuvre multiple et novatrice, contemporaine de celle de Fitzgerald, fait résonner l'histoire de l'Amérique des années 1930, d'un nouveau monde en pleine expansion, de toute une génération - celle du jazz.

  • « Il faut avoir une tendresse de pitié pour son prochain. Ça, je le crois tout à fait. Et avec peut-être une excessive fierté, orgueil, j'ai voulu, moi, étincelle entre deux éternités, j'ai voulu laisser ce que je crois être un vrai cadeau à ceux qui viendront après moi. »
    Homme sombre auteur d'une oeuvre solaire, humaniste ne cachant pas sa misanthropie, chantre de la vie obsédé par la mort, amateur de femmes foncièrement misogyne, apologiste de l'amour et implacable observateur des misères de la vie conjugale, pourfendeur de l'hypocrisie sociale mais avide d'honneurs, athée en quête de Dieu, Juif tenté par l'antisémitisme, doux et tyrannique, Albert Cohen (1895-1981) est, comme il le dit lui-même un « mariage miraculeux de contradictions ». Ce livre part à la recherche de cet homme ambivalent, personnage haut en couleur du roman de sa vie.

  • Tout jeune, Woody Allen se passionne pour la magie et pour un art qui, en 24 images par seconde et en technicolor, l'émerveille : le cinéma. Depuis 1977, il réalise un film par an, 47 à ce jour, et continue à nous faire rire et à nous étonner.

  • «Oh, que de scènes mes propres aventures ne m'ont-elles pas fournies!».

    Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait «la vérité au théâtre», toujours dans l'intention de «raconter le monde», prétendant que sa vie n'était pas «intéressante»...

  • Miles Davis est le prince du jazz. Poète de la trompette, il a parcouru les territoires du jazz, transformant en profondeur la musique noire-américaine. Artiste en mouvement permanent, on a souvent présenté Miles Davis comme le « Picasso du jazz ».

  • À l'occasion du quatre-vingtième anniversaire d'une légende du jazz Daniel Humair, le critique Franck Médioni réalise à partir d'entretiens de celui-ci un « abécédaire ». D'« Ambidextre » à « Zygomatique » en passant par la « Batterie » et le « Swing ». Il retrace d'une manière libre et impertinente sa vie d'un artiste helvétique ayant élu domicile en France. S'il a porté la batterie de jazz à son zénith, il est également un fin gourmet ainsi la « Gastronomie » à une place de choix dans cet Abécédaire. On y croise quelques maîtres queues venant faire contre-point à aux légendes du Jazz comme « Cannonball Adderley », « Chet Baker », « John Coltrane », « Miles Davis » ou « Michel Portal ». Il est aussi peintre, il étant aujourd'hui son expression artistique vers la gravure, la lithographie.
    À bâtons rompus est un portrait d'un musicien aux nombreuses facettes, un portrait gourmant d'un passionné des sons et des couleurs, une personnalité sensible à fleur de peaux, mais surtout une légende qui a révolutionné la batterie.

  • John Coltrane, l'amour suprême est la biographie la plus complète existante en France à ce jour. Elle se distingue de la biographie américaine de référence, celle de Lewis Porter (John Coltrane, sa vie, sa musique), en développant deux aspects essentiels : Coltrane politique et Coltrane mystique. Il analyse ses rencontres marquantes (Miles Davis, Thelonious Monk), met des coups de projecteur sur ses albums importants (Giant Steps, My Favorite Things, A Love Supreme). Il inscrit John Coltrane dans son époque, dans l'histoire du jazz, et questionne son message, son héritage.

    Cette biographie comprend des entretiens inédits avec Alice Coltrane, Ravi Coltrane, Archie Shepp, Dave Liebman, Jean-Louis Chautemps, Daniel Humair, Thomas de Pourquery, Emile Parisien, Jacques Schwartz-Bart, Dominique Cravic, Pascal Dusapin, Alain Gerber, Yves Buin et Marie Darrieussecq.

  • Raconté sous forme de dialogue entre l'auteur et sa mère. Franck Medioni, mettant en scène sa mère, dialogue avec elle, se souvient, se questionne lui explique ce qu'est l'humour juif.
    Divisé en sept chapitres, un texte introductif à la fois drôle et didactique présente chacun des chapitres.

    Les citations sont traitées par thèmes : Amour, Bonheur, Argent, Sexe, Vieillesse.... et rassemblent les meilleures histoires juives qui se transmettent par la tradition orale, des citations d'humoristes (S. J. Perelman, Groucho Marx, Woody Allen, Jerry Lewis, Lenny Bruce, Pierre Dac, Tristan Bernard, Jerry Seinfeld, Larry David, George Wolinski, Gad Elmaleh...), et de figures historiques (Benjamin Disraeli, Golda Meïr, Henry Kissinger, Albert Einstein), mais aussi, - originalité de ce livre -, des répliques de cinéma (Billy Wilder, Mel Brooks, Marcel Ophuls, Milos Forman, Roman Polanski, Woody Allen, Georges Lautner, Gérard Oury...), et des extraits de romans et de livres : (Franz Kafka, Heinrich Heine, Marcel Proust, Arthur Schnitzler, Romain Gary, Isaac Bashevis Singer, Albert Cohen, Georges Perec, Eugène Ionesco, Vladimir Jankélévitch, Elie Wiesel, Philip Roth, Jonathan Safran Foer...).

    L'Humour juif expliqué à ma mère ou Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'humour juif sans jamais avoir osé le demander... Soit le meilleur de l'humour juif !

  • Qu'est ce que le droit d'auteur ?
    Comment est-­-il né ?
    A quoi sert-­- il ?
    Comment a-­-t-­-il évolué ?
    Est-­-il menacé aujourd'hui ?
    Quelles institutions le protègent ?
    En quatre récits imagés, et avec la complicité humoristique de Mathieu de Muizon pour les illustrations, Franck Médioni raconte aux jeunes lecteurs la longue marche du droit d'auteur.
    Une indispensable page d'actualité pour les jeunes qui aiment le cinéma, les livres, la musique.
    Et pour tous ceux qui s'intéressent à la culture.

  • Avec ce livre d'entretiens « à voix basse » avec la contrebassiste, improvisatrice et compositrice Joëlle Léandre, il s'agit de retracer les grandes lignes de son parcours musical exceptionnel entamé dans les années 1970.
    Il s'agit aussi et surtout de s'entretenir avec elle de son art, des rencontres importantes qui ont jalonné sa carrière (John Cage, Evan Parker, Giacinto Scelsi, Philippe Fénelon, Betsy Jolas, Derek Bailey, George Lewis, Anthony Braxton, Steve Lacy.), de son instrument, de son rapport à la musique écrite (l'Itinéraire, 2e2m, l'Ensemble Intercontemporain,.), et à l'improvisation, mais aussi de sa discographie (près de 150 disques), bref de sa vie de musicienne engagée dans la création, ici et maintenant.

  • Django Reinhardt ? "Le plus grand guitariste du siècle", "le seul créateur original du jazz européen". Le guitariste manouche est une légende... "Je réveille", c'est le sens du prénom de Django. Django met le monde en éveil.

  • Saxophoniste de légende, il a joué avec les plus grands interprètes du Jazz comme Bud Powell, Art Blakey, Coleman Hawkins, Thelonious Monk, Max Roach, Miles Davis, John Coltrane, les Rolling Stones, Pat Metheny. Deux entretiens avec Sonny Rollins réalisés par Franck Médioni sont rassemblés dans ce petit opuscule. Le premier entretien a été publié dans Musica Falsa, le deuxième, souvent présenté comme historique, est un dialogue entre Sonny Rollins et son fils spirituel le saxophoniste David S. Ware (1949-2012), publié dans Jazz Magazine, et traduit dans le monde entier (Etats-Unis, Allemagne, Portugal, Italie, Danemark). Au cours de ces entretiens, Sonny Rollins se confie, se met à nu. Il ravive ses souvenirs, son amitié avec Charlie Parker, ses anciens problèmes de drogue. Il questionne sa pratique musicale, explique sa conception de l'improvisation, et affirme la force de la musique, « Le jazz est une force sociale du bien. »

  • Miles Davis (1926-199 I) fut le Picasso du jazz : un artiste en mouvement permanent.
    Du be-bop aux côtés de Charlie Parker, dans les années 1940, jusqu'au rap du début des années 1990, le trompettiste a traversé toute l'histoire du jazz moderne et l'a infléchie en profondeur Initiateur du jazz cool à la fin des années 1940, du jazz modal à la fin des années 1950 aux côtés de Bill Evans et de John Coltrane, et du jazz-rock à la fin des années 1960,"Miles est comme un homme qui aurait passé un pacte avec lui-même pour ne jamais se répéter", ainsi que l'affirmait le trompettiste Dizzy Gillespie.
    Un son unique, en clair-obscur, qui se joue des silences, un son voilé, feutré, profondément teinté de bleu, celui du blues, son extraordinaire liberté de ton, la fluidité de son discours, sa puissance et sa forte assurance rythmique comme sa très grande finesse mélodique - la mélodie de la vibration humaine - en font l'un des plus grands musiciens de l'histoire du jazz. De toutes origines, de toutes générations, tous styles confondus, ils sont quatre-vingts musiciens de jazz à lui rendre hommage en se confiant à Franck Médioni.
    Ils ont joué avec lui (Wayne Shorter, Herbie Hancock, René Urtreger, Lee Konitz, Roy Haynes, Dave Liebman, Marcus Miller...), ils sont trompettistes et ont été influencés par lui (Dave Douglas, Erik Truffaz, Wadada Leo Smith, Herb Robertson, Médéric Collignon...) : tous expriment une même admiration, une même fascination pour" le Prince des Ténèbres".

  • Ils sont 80 écrivains, romanciers, poètes, auteurs de polar, essayistes, philosophes, hommes, femmes, toutes générations et genres confondus. Chacun d'entre eux a choisi un album de jazz qui l'a marqué et a écrit un texte libre dessus. A la manière d'un big band, ce livre collectif inédit, à la fois singulier et pluriel, réunit 80 auteurs qui, en toute liberté, expriment leur amour du jazz. "Ah, l'" amateur de jazz " ! Au moins sa figure nous fournit-elle une première entrée dans la très riche et très éclectique anthologie réunie à l'initiative de Franck Médioni, écrit Yannick Séité dans la préface du livre. À côté de retrouvailles avec des écrivains mélomanes connus comme connaisseurs du jazz (le jazz lui aussi a ses Nietzsche, ses Jouve et ses Quignard et l'on croisera même ici quelques intimidantes autorités critiques), à côté de la confirmation de telle ou telle intuition (" Je me disais bien aussi, que X ne pouvait qu'aimer le jazz. "), My Favorite Things, le tour du jazz en 80 écrivains ménage à son lecteur le plaisir, la surprise, de découvrir la prédilection de tel écrivain, de tel poète dont l'oeuvre fait à peu près complètement silence sur les musiques de jazz, pour tel musicien, pour un disque donné. Autrement dit, on trouvera dans ces pages autant et plus d'amoureux du jazz que d'amateurs de jazz. " Franck Médioni : Journaliste, écrivain, producteur de l'émission "Jazzistiques" sur France Musique, Franck Médioni est l'auteur de plusieurs livres sur la musique: John Coltrane, 80 musiciens de jazz témoignent (Actes Sud), Miles Davis, 80 musiciens de jazz témoignent (Actes Sud), Le goût du jazz (Le Mercure de France), Martial Solal, ma vie sur un tabouret (Actes Sud), A voix basse, entretiens avec Joëlle Léandre (Editions MF), Albert Ayler, témoignages sur un Holy Ghost (Le mot et le reste), Jimi Hendrix (Gallimard), La voie des rythmes, avec le peintre Daniel Humair (Editions Virgile), Louis Armstrong, enchanter le jazz, avec le dessinateur Michel Backès (A dos d'âne). "De ce qu'il est un maître dans le maniement du langage, on infère souvent que l'écrivain aurait, sur toute chose, son mot à dire - à écrire. Baudelaire, lui, n'attribue pas à leur aisance avec le verbe la capacité des poètes à produire des vues intéressantes sur les divers objets du monde, mais à l'imagination, cette " reine des facultés " qui, " grâce à sa nature suppléante ", permet à un Alexandre Dumas qui ne s'y entend guère et que l'on n'attend pas sur ce terrain, de rendre le plus spirituel, le plus pertinent des hommages à Delacroix. Virtuosité avec les mots ? Imagination ? Toujours est-il qu'à peine né, le jazz a suscité l'attention des écrivains." (Yannick Seité)

  • Le propre de l'expérience poétique est bien de mettre des mots sur le mystère, notamment l'amour. Question de rencontres, de hasards, d'affinités (s)électives, l'amour et la poésie s'inventent, s'étreignent, et convolent en justes noces. La voix du poète est plus que toute autre tributaire d'une expérience qui, au fil des années et des pages, l'impose avec une force, une gravité de plus en plus poignante, prégnante. Le cours du langage se resserre et rive le poème à l'essentiel, quand l'embouchure de l'existence se rapproche irrémédiablement de sa source. " Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir " écrit précisément René Char. Balade en compagnie de William Shakespeare, Pierre de Ronsard, Jean de La Fontaine, Friedrich Hölderlin, Alphonse de Lamartine, John Keats, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud, Rabindranath Tagore, Paul Valéry, Louis Aragon, Paul Éluard, Jacques Prévert, Pablo Neruda, Yves Bonnefoy, Adonis, François Cheng, Joseph Brodsky, Nimrod et bien d'autres...

  • Martial solal, né en 1927, est pianiste. selon alain gerber, il est "l'un des plus grands musiciens du monde, tous styles, tous genres et toutes cultures confondus". solal a "stupéfié" sviatoslav richter, ébloui duke ellington par "sa sensibilité, sa fraîcheur, sa créativité et une technique extraordinaire", et bill evans le plaçait "au premier rang des pianistes de jazz". egalement compositeur, notamment pour le grand orchestre et pour le cinéma, il a collaboré avec jean-luc godard pour a bout de souffle ou avec orson welles pour le procès.

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  • Ce livre d'entretiens avec Joëlle Léandre s'est construit au fil du temps, au cours d'une série de rencontres chez elle, à Paris, sur une période de deux ans. Parallèlement, j'ai mené un travail similaire avec le pianiste, chef d'orchestre compositeur et improvisateur Martial Solal. Deux livres d'entretien avec deux musiciens au langage si singulier, qui se sont comme questionnés et répondus l'un l'autre. D'emblée s'est affirmée une parole forte, vive, une pensée en mouvement ample, véloce : Joëlle Léandre telle qu'on la voit, telle qu'on l'entend en concert. Le geste, le temps, l'explosion de l'instant, elle fait partie de ceux (John Coltrane, Cecil Taylor, Steve Lacy, Evan Parker, Daunik Lazro.) qui nous a fait pleinement prendre conscience de ce que pouvait être l'improvisation, ses (en)jeux, ses géographies intérieures, ses merveilles. Primauté du jeu, primeur de l'improvisation, confiance absolue dans l'instant, l'instinct, l'autre, refus des préméditations, elle porte loin son désir de musique et de liberté. Ses désirs de musique, inlassablement, elle les poursuit, les harcèle, les rêve. Sa musique laisse entendre l'urgence de l'instantané (son existence ne tient qu'à ce que l'instant présente, comprend et convoque d'avenir, en le précipitant et le désagrégeant), les prises de bec, gestes et méditations d'artistes libres pour qui la musique est bien vivante, se vit avant tout sur le moment, dans la jubilation de l'expression immédiate et souveraine. Oui, l'instant, le présent. Rien d'autre que l'ouverture du présent, enrobée de tout le passé et de tout le futur. Un geste improvisé tout autant que composé. Oui, l'écoute, l'écoute primordiale dans le jeu, la mise en jeu de soi. Et surtout l'immédiateté de la pensée, l'immédiateté à soi, au monde sonore, et à l'autre. Improviser, c'est se trouver entre deux mondes, là où rien n'est certain mais où tout est possible. Joëlle Léandre en parle magnifiquement bien tout au long de ce livre, l'improvisation, c'est une composition spontanée, mais aussi et surtout une exploration de la matière sonore fondée sur le geste musicien. Un geste qui n'a pas de finalité propre : l'improvisation, acte gratuit et suprême, est dans toute sa massivité d'être ; c'est un état de désir qui improvise dans le temps réel. Composition instantanée donc, musique totale ; vibrations, sons, bruits. Les démarcations qui séparent le son du bruit, comme la musique de la poésie, sont arbitraires. A ce propos, il est utile de relire Cage et de réfléchir sur cette pensée de Varèse : « Il n'y a pas de différence entre le son et le bruit, le bruit étant un son en cours de création. Le bruit est dû à une vibration non périodique, ou à une vibration qui est trop complexe dans sa structure, ou d'une durée trop courte pour être analysée ou comprise par l'oreille. » Les musiciens de jazz, les improvisateurs sont des personnages sonores. Ils sont leur musique comme ici, d'une certaine façon, Joëlle est sa parole. Totale adéquation entre la pensée, les mots et le geste musicien. La musique est chez elle un work in progress, mouvement permanent, élan vital, recréation perpétuelle donc, un souffle qui échappe à toute codification et claustration. En tant que telle, c'est un moyen de connaissance, de construction de soi autant qu'un exercice de liberté. Joëlle le dit, le répète tout au long de ce livre, c'est une fille du Sud, une femme de passion et de patience, une femme de feu. C'est une musicienne en liberté inconditionnelle, à l'affût, à l'écoute des bruissements du monde, engagée dans la musique d'aujourd'hui, le bel aujourd'hui, sa contemporanéité la plus prégnante. Elle se définit comme une musicienne en vibration, en résistance. « Créer, c'est résister » dit Gilles Deleuze, rappelle-t-elle au cours des entretiens. Libre et rigoureuse, elle brasse et embrase la contrebasse d'un même geste passionné. Ses prestations en solo condensent toutes ses qualités : lyrisme flamboyant, engagement total du corps musicien et irruption des mots, du chant, quand le désir d'expression excède la musique. Elle est musicienne jusqu'au bout de l'archet. D'une certaine façon, ce livre d'entretiens est autant un ouvrage biographique qu'un manifeste poétique. Il y a chez elle une pensée libertaire qui place la construction de soi comme une singularité souveraine. En fait, elle fait partie de cette confrérie d'artistes et autres aventuriers de la vie qui n'ont jamais eu d'autre programme que l'enchantement du jour. Elle conteste, revendique et proteste. Ce sont les propos d'une femme libre. C'est une parole forte, directe, essentielle. Ecoutez-la.

    Contrebassiste, improvisatrice et compositrice, Joëlle Léandre est une des figures importantes de la nouvelle musique européenne. Formée à la musique d'orchestre et à la musique contemporaine, elle a joué avec L'Itinéraire, 2e2m et l'ensemble Intercontemporain. John Cage, Giacinto Scelsi et Betsy Jolas ont composé pour elle. Elle a travaillé avec les grands noms du jazz et de l'improvisation, écrit pour la danse, le théâtre. Son rayonnement est international ; ses activités de créatrice et d'interprète l'ont amenée sur les scènes les plus prestigieuses. Elle a enregistré plus d'une centaine de disques.

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  • Lettres à Miles

    Franck Médioni

    Miles Davis est mort il y a vingt-cinq ans, le 28 septembre 1991. Il a traversé les mondes multiples de la musique, les terres chaudes du jazz. Il a créé, rêvé, aimé. Les amateurs de jazz le désignent familièrement, amicalement, par son seul prénom : Miles. Il est devenu une légende, la seule star que le jazz ait porté. Du be-bop au hip-hop en passant par le jazz cool, le jazz modal et le jazz-rock, le trompettiste américain a épousé et infléchi avec audace les différentes évolutions du jazz qui, d'un folklore limité au Sud des Etats-Unis, est devenue une musique-monde. Ils sont 55 auteurs, musiciens, romanciers, poètes, journalistes, réalisateurs, comédiens ou dessinateurs, hommes, femmes, toutes générations confondues. Chacun d'entre eux adresse une lettre à Miles Davis.
    Anne-Claire Alvoët, Jackie Berroyer, Zéno Bianu, Randy Brecker, Yves Buin, Xavier Camarasa, Frank Cassenti, Valentin Ceccaldi , René de Ceccaty, Bernard Chambaz, Olivier Charneux, Jerome Charyn, Jean-Louis Chautemps, Médéric Collignon, Thomas Compère-Morel, Steve Dalachinsky, Guy Darol , Jacques Darras, Sylvain Darrifourcq , Bertrand Dicale, Edouard Dor, Delphine Durand, Andy Emler, Jean-Pierre Farkas, Jacques Ferrandez, David Foenkinos, Paolo Fresu, Hubert Haddad, Jimmy Heath, Louis Joos, Jacques Jouet, Sylvie Kandé, Lee Konitz, Marc Lambron, Edouard Launet, Camille Leherpeur, Jean-Louis Lemarchand, Dave Liebman, Bernard Lubat, Rick Margitza, Franck Médioni, Jeanne de Mirbeck , Jean-François Mondot, Bernard Morlino, Nimrod, Sébastien Ortiz, Martin Page, Pia Petersen, Eric Sarner, Ben Sidran, François-René Simon, Tristan Soler, Denis Soula, Olivier Steiner, Christian Tarting, René Urtreger, Marc Villard, Romain Villet.

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