9782752906663

  • Aussi fameux que Les Mille et Une Nuits - et aussi maltraité à la faveur des quelques éditions qui en ont été tirées, ce classique absolu de l'érotologie arabe a été traduit en bien des langues. et autant de fois trahi. En fait, toutes les éditions de ce chef-d'oeuvre qui circulent de par le monde depuis cent ans (en France, en Angleterre, en Allemagne et ailleurs) ont été réalisées à partir d'un texte fabriqué de toutes pièces, vers 1850, pour complaire à un officier de l'armée française d'Algérie, homme de lettres à ses heures. C'est ce que révèle ici René R. Khawam, qui a eu le bon esprit (et la patience) de remonter aux sources, c'est-à-dire aux manuscrits originaux. Entreprise exigeante, mais qui s'avère singulièrement payante. Car par-delà le nécessaire travail de dépoussiérage, c'est une nouvelle oeuvre qui apparaît, dans sa splendeur et sa fraîcheur premières.Non pas un traité. Mais un livre d'enseignement « poétique » - c'est-à-dire, au sens premier du mot : « par l'exemple ». On y trouve, dans un heureux désordre, des considérations inspirées sur l'art de « conjoindre » (et d'en tirer plaisir), sur les mets qui incitent à l'amour en fortifiant l'ardeur des combattants, sur la perfidie des femmes, sur la présomption (ou l'indéfendable maladresse) des hommes. Et enfin - et surtout - des contes qui enchanteront tous ceux qui ont goûté, ne serait-ce qu'une fois, la saveur unique des récits érotiques arabes et qui en ont apprécié les incomparables vertus : liberté de ton inconnue en Occident, splendeur des images charnelles, vision résolument déculpabilisée de l'amour sous toutes ses formes.EN QUELQUESMOTS.Reprise en collection « Libretto » du plus grand classique de l'érotologie arabe dans la seule édition non expurgée fidèle aux manuscrits anciens (celle de René R. KHAWAM).Le cheikh Nafzâwî, qui vivait en Tunisie au début du XVe siècle, propose ici moins un traité qu'un plaisant recueil d'anecdotes et de contes (tout à fait sans la veine des Mille et Une Nuits mais relevés d'épices nettement plus fortes). On y trouve dans un heureux désordre des considérations sur l'art de « conjoindre » et d'en tirer plaisir, sur la délicieuse perfidie des femmes, sur la déplorable maladresse des hommes et sur les différents vices qu'ils partagent (ou ne partagent pas) : le tout sous la plume d'un homme qui proclame avec une tranquille immodestie avoir été en son temps « le seul qui parle avec compétence sur ce sujet. »Quant aux contes, ils enchanteront tous ceux qui ont goûté, ne serait-ce qu'une fois, la saveur unique des récits érotiques arabes et qui en ont apprécié les incomparables vertus : liberté de ton inconnue en Occident, splendeur des images charnelles, vision résolument déculpabilisée de l'amour sous toutes ses formes.

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