Littérature traduite

  • Que l'on se figure un kiosque de Smyrne ou de Grenade aux colonnettes de marbre blanc, sveltes et gracieuses comme celles du palais de l'Alhambra aux trèfles élégants, aux vitraux coloriés et radieux de toutes parts des clartés d'un soleil de mai... voilà le roman de Jaufré !... Rien de plus piquant, de plus neuf, de plus fantastique et qui reflète mieux les caprices charmants de l'imagination méridionale au Moyen Âge.
    La société féodale revit tout entière dans ce roman composé à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle avec ses féeries, ses fictions chevaleresques, ses moeurs et ses grands coups de lance ; et tel est l'intérêt du récit, qu'on s'y abandonne avec autant de plaisir que nos aïeux, quand il était conté aux sons de la viole du jongleur, dans la grande salle des châteaux ou sous les tentes.
    Préface de Jean-Bernard Mary-Lafon
    Gravures de Gustave Doré

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