9782283021026

  • On est une caméra mais on reste à la surface des gens. Les gens comme ils sont quand on est
    couché à côté d'eux. Leurs gestes lents ou brusques, si près, à cette distance. Leurs gestes sans
    objet. Tout au plus attraper leur surface.
    Des louves est écrit à la première personne et fait entendre la voix d'une femme, Adèle. Elle a
    trente ans et reste marquée par son enfance.
    Près d'Adèle, il y a son mari, son amant, son amie et, pour les personnages du passé, son frère et
    sa mère. Tout autour, dans une ville qui ressemble à Paris aujourd'hui, d'innombrables figures de
    passantes traversent le roman, de façon parfois très fugace.
    L'histoire raconte le « don » d'Adèle. Son intuition des corps. Depuis l'enfance, elle sait comment ils
    sont sous leurs vêtements ; elle sait leur odeur, leur grain de peau, leurs varices. Tout a commencé
    avec l'ennui et l'observation des passants dans un petit bourg de l'est de la France. Le don
    « prend » sur la plupart des corps. Mais certains résistent. Ce sont ceux-là qu'Adèle va s'atteler à
    décrire, comme si elle voulait leur arracher leur secret.
    Des louves touche par son écriture sensuelle et mélodique. Le style de Fabienne Jacob épouse au
    plus près le flux de la conscience et brosse un magnifique portrait : celui d'Adèle, adolescente puis
    femme mûre, dont le corps est ici appréhendé et dont on dirait qu'il condense à lui seul la condition
    humaine.

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