Trans Photographic Press

  • Sauvage est un livre engagé qui interroge les rapports de l'Humain au Vivant. Des sentiments toujours présents, mais aussi les phases successives de l'histoire longue de l'humanité, qui l'ont mené à un système économique dominant catastrophique. Ce qui invite aujourd'hui au besoin de rentrer en résistance, et à penser d'autres rapports possibles. Dès l'ouverture du livre, Gilles Clément nous invite à une promenade à travers une forêt onirique, ses réflexions se prolongent dans de piquantes notices botaniques. Baptiste Lignel a arpenté la France - métropolitaine et ultramarine - pour témoigner, en photographies, des manières et des lieux où le concept de « sauvage » - l'exploitation du Vivant - se déploie. Ses images noir et blanc empreintes de poésie graphique s'accompagnent de la précision journalistique de leurs légendes.

  • Tournez ces pages lentement. Chaque page est une note de musique, les rythmes et les rimes se suivent.
    Laissez-vous immerger dans un autre monde.
    Ce monde de l'Orient.
    Une autre culture, une autre façon de vivre.
    Une autre façon aussi de voir.
    Un Orient que l'on ne voit plus en Chine, un peu au Japon, mais qui survit en Inde malgré la tentation de l'occident, de ses techniques et ses impatiences.
    Caroline Abitbol a vu cet Orient dont on entend plus parler.
    Elle en rapporte des images.
    Et c'est un bonheur de découvrir ici ces gestes, ces visages dans la brume.

    Marc Riboud [Extrait de la préface]

  • Arnaud Vareille est un infatigable arpenteur de la planète qui pose un regard émerveillé sur le spectacle de la nature.
    Après « Joue contre terre »*, « Obsolescence programmée ? »* et « Rêves dansés »*, il s'attache ici à observer et capter le blanc et le noir de la nature et, dans une forme de défi, c'est en couleur qu'il mène cette nouvelle quête.
    De l'Harfang des neiges aux scories de l'Etna, de Carrare aux sables noirs d'Islande, des écailles des reptiles aux écorces d'arbres, son périple l'a mené des rives franciliennes aux déserts américains.

  • Tel un rituel, chaque jour, dans la limite d'un kilomètre imposé, le marcheur établit un itinéraire citadin. Ainsi, Michel Séméniako a-t-il photographié, le temps d'un confinement, le territoire de ses flâneries au plus près du sol. «?Déambulant sur les trottoirs, j'ai découvert la richesse de ces espaces ignorés?: ils portent une incroyable variété d'objets, de matières et de lumières.?» De son côté, Louise L. Lambrichs s'est découvert d'autres libertés?: ses textes courts se suivent dans une poétique scansion fondant en un long panoramique le recueil de ses évasions. Ce leporello invite le lecteur à se promener dans les chemins buissonniers de la création,au coeur du confinement qui les a rendus plus nécessaires que jamais. «?L'échappée vive?» dessine cet espace de rencontre, un livre à deux voix où Michel Séméniako et Louise L. Lambrichs esquissent un duo comme ils l'avaient envisagés pour «?Exil?» également paru chez Trans Photographic Press.

  • L'Albanie est l'oubliée de l'Europe. Longtemps, elle en est restée le pays le plus fermé, le plus isolé. En s'y rendant, Vittorio Bergamaschi pensait retrouver l'empreinte d'un passé révolu inscrite dans le paysage et particulièrement celle laissée par la période communiste. De ce passé, il n'a trouvé que peu de traces en Albanie tant la rage de destruction dans les années 90, s'est efforcée d'effacer tout ce qui rappelait la collectivisation : bâtiments institutionnels, coopératives et même parfois écoles. Il a été confronté à un présent absolu, à la fois volontairement amnésique et dénué de projet visible, qui l'a fasciné bien plus que les reliques du communisme.

  • Depuis vingt-cinq ans, Jean-Christophe Béchet colle se photographies dans des albums, petits blocs de papier reliées sans couverture. Ce sont ses "carnets". Ses étagères en contiennent plus de cent cinquante. Les images sont rassemblées par thème, par chronologie, par association d'idées, par lieu, par histoire .
    La collection "Carnets" témoigne, volume après volume, d'une photographie à l'oeuvre.

    "Lors de mes différents voyages aux Etats-Unis, j'ai toujours été frappé par la présence des animaux, domestiques ou sauvages, dans la vie quotidienne. En Floride, des crocodiles dorment au bord des chemins, en Californie des cerfs surgissent devant les voitures, au Montana des bisons traversent placidement la route, à San Francisco des otaries ont envahi le port et partout des oiseaux s'invitent au coeur de zones habitées, notamment à Bodega Bay, la petite ville où Alfred Hitchcock tourna en 1963 le film "The Birds".
    Ces multiples rencontres inattendues et surprenantes avec le monde animal m'ont donné envie de faire, pour la première fois, de la photographie animalière.
    Je l'ai envisagé à ma façon, sans zoom, ni téléobjectif, sans trepied ni affût, avec une simple focale fixe standard, en format carré, argentique puis numérique".

  • « L'OEil de Clairvaux » de Marion Lachaise propose une traversée photographique de l'ancienne détention de Clairvaux à la rencontre, sous forme de portraits vidéo, de sept personnes détenues à la Maison centrale actuelle. Chacun dévoile ses moyens de survie dans l'univers carcéral.
    « L'OEil de Clairvaux » est également un objet multimédia à multiples entrées pour que chacun puisse être touché et concerné par la prison.
    La forme du livre - à ouverture par le milieu - simule l'infinie succession de portes qui mènent aux personnes détenues.
    Grâce à un logiciel de reconnaissance d'image, le livre est augmenté de contenus vidéo.
    En exploitant la forme singulière de l'objet, le lecteur est invité à interagir avec les pages afin d'accéder aux portraits vidéos du court-métrage « Antiportraits Clairvaux » sur nos terminaux portatifs (smartphones, tablettes). Ce processus permet d'enrichir la déambulation en immergeant le lecteur à travers ses sens : le toucher, la vue et l'ouïe.

  • Au cours de ses nombreux voyages en Afrique de l'Est, Gilles Perrin a rencontré les Mursi et les Surma, peuples de la vallée de l'Omo (Éthiopie).
    Pendant plusieurs années il a photographié ces femmes et ces hommes qui perpétuent des modes de vie ancestraux, dressant une galerie de portraits noir et blancs de ces derniers guerriers nus. Images à la chambre sur film Polaroid noir et blanc, réalisées de 2005 à 2008.

  • « A lors que je les observais ensemble sur la plage ce jour-là, je fus frappé par leur complicité. » ainsi commence pour Ed Alcock une observation de la relation mère-fils, tantôt fusionnelle, tantôt tendue et distante.
    En une succession de « tableaux », le photographe nous raconte ces sentiments filiaux si symptomatiques de la fin de l'enfance.

  • Le Portrait d'Eugène d'Yveline Loiseur est un livre de photographies pour enfants ayant pour héroïne une femme artiste. Il fait référence au portrait d'Eugène Atget réalisé par Berenice Abbott en 1927. Il propose une façon poétique de parler de photographie et de portrait, et de regarder des images en train de se faire en invitant l'ombre, la lumière et les couleurs à tracer des formes pour écrire un récit photographique.

    « Dans mon atelier, j'ai construit des décors en carton et mis en scène dans ce studio de fortune une jeune fille photographe (Berenice), une figurine en papier (Eugène) et un appareil photo.
    Pour faire les images et écrire le texte, j'ai utilisé des photographies de Berenice Abbott comme répertoire de forme et une façon d'encadrer l'histoire, comme avec cet Autoportrait au miroir de Lucia Joyce, ou ces Abstractions faites pour le Massachusetts Institute of Technology (MIT) dans les années 50. » Y. L.

  • A l'automne 2006, j'ai vu apparaître sur les boites bleues des Polaroid 665 une étiquette jaune. En cinq langues, elle annonçait la mort prochaine de ce film. Dans l'industrie, on ne dit jamais qu'un produit est arrêté, on dit qu'il est « discontinué ». Un aveugle est un non-voyant, un sourd est un mal-entendant, un film photo qui meurt est un produit « discontinué ». En anglais: « Product being discontinued ». En allemand « Das produkt wir eingestellt » . En espagnol : « producto està suspendido », en italien : « prodotto fuori produzione ».
    Polaroid est une des grandes victimes économiques de l'essor du numérique. Le Pola n&b 665 était le seul film (avec son grand frère, le PN 55 lui aussi « discontinué ») qui délivrait instantanément un négatif en plus du petit « pola » traditionnel. Une fois lavé et séché ce négatif de 8x10cm pouvait être utilisée comme n'importe quel négatif n&b de grand format. Son rendu esthétique était exceptionnel. Souvent abîmé lors du développement instantané, encaissant mal les variations de températures, dôté d'une chimie capricieuse, le Pola 665 possédait une personnalité unique. Depuis ses bords délicatement voilés jusqu'à la douceur et la finesse de son grain même, le 665 était unique.

    Son utilisation m'obligeait à utiliser une grosse camera métallique. Avec cet équipement, je m'étais lancé dans une série de paysages, notamment en montagne. J'aimais emporter ce matériel capricieux et rustique sur les chemins de randonnée. J'ai toujours tendance à penser que c'est avec un appareil lourd et contraignant que l'on fait des images qui ont elles-mêmes du poids... Quand la fin du film 665 fut annoncée, j'ai décidé de photographier en en ayant ce compte à rebours en tête : plus que 10 packs (chacun contient 10 vues), plus que 7 packs, 5, 4, 3, 2, 1... Fini ! Il s'agissait d'une nouvelle sensation. A l'heure du numérique où justement tout paraît infini, gratuit, léger, volatile, je me retrouvais dans une économie restreinte, avec la nécessité de penser chaque vue. Et puisque le film était discontinué, j'allais aussi photographier ce sentiment de « discontinuité ». Le hasard des voyages m'a emmené en Islande. Et quoi de plus discontinué qu'un Geyser ? Ou qu'une cascade qui « coupe » brutalement l'écoulement d'une rivière ? En montagne, j'allais maintenant chercher les fortifications abandonnées, vestiges « discontinués » des dernières guerres.

    N'étant pas d'une nature mélancolique, je ne me suis pas laissé emporter par une nostalgie passéiste. Au fur et à mesure que je finissais mes derniers Pola 665, ma tristesse s'évaporait. Toute vie, tout bonheur n'est-il pas discontinué ? Du coup, c'est avec une vraie jouissance que j'ai terminé cette série. Finis mes doutes, mes hésitations (ai-je assez d'images ? Ne faudrait-il pas encore aller à Zanzibar, Tombouctou ou Valparaiso ?). Là tout est net : c'est le fabricant qui a décidé et cette contrainte me va finalement très bien. J'ai pris du plaisir à délivrer au compte goutte mes dernières vues. Je recherchais des discontinuités mystérieuses, cachées, aléatoires, je privilégiais les espaces où cette matière unique du film 665 me semblait pertinente. Et c'est ce voyage de deux ans, au coeur de la « discontinuité », que je vous propose ici de partager. Sans nostalgie, ni mélancolie (ou alors si peu...). JCB

  • Depuis vingt-cinq ans, Jean-Christophe Béchet colle ses photographies dans des albums, petits blocs de papier reliés sans couverture. Ce sont ses "carnets". Ses étagères en contiennent plus de cent cinquante. Les images sont rassemblées par thème, par chronologie, par association d'idées, par lieu, par histoire .
    La collection "Carnets" témoigne, volume après volume, d'une photographie à l'oeuvre.
    Parution de trois ouvrages distincts constituant une "American Trilogy".

    "Aux Etats-Unis, tout est plus grand, plus fort et plus impressionnant, notamment les paysages !
    Les photographies légendaires d'ansel Adams ont structuré notre mémoire visuelle [.] On peut toutefois s'étonner de ces écarts esthétiques pris avec la simple vraisemblance. Ainsi la photographie du paysage américain est devenueune image virtuelle et idéologique déconnectée de la vision humaine. Mes "petits paysages américains", de taille modeste, en noir et blanc argentique, faits au Leica M6 avec un seul objectif Summicron 35mm, sans retouche, ni recadrage, sont une réponse (un antidote ?) à ces représentations hyperboliques. Ils s'attachent à représenter aussi bien des lieux les plus célèbres du pays (Monument Valley, Arches, Zion, Yosemite, Yellowstone, death Valley, les bayous de Louisiane, les chutes du Niagara.) que des espaces sans qualité qui sont pourtant tout autant de vrais et emblématiques "paysages américains"."

  • La sinistre prison du Barrio Aluche à Madrid, totalement rasée en 2008, comme si un trait de bulldozer effaçait des décennies de mémoire, celle de la Guerre d'Espagne et des années de dictature. « J'ai observé sa destruction puis j'ai rencontré les derniers républicains et enfin j'ai recherché et inventorié les lieux de massacres et de répression. » « Carabanchel » présente ces trois volets à l'aide de trois propositions photographiques et graphiques distinctes. Au delà des résistances contemporaines à remuer les douleurs passées, transmettre, rendre accessible au plus grand nombre cette histoire récente, cette quête mémorielle.

  • Patricia Lecomte a observé pendant plusieurs années la fête de l'Humanité.
    Véritable institution française, la « fête de l'Huma » dispose cependant de peu de témoignage photographique contemporain. Cette série présente une face rarement accessible à l'iconographie habituelle du rassemblement populaire.
    De 2004 à 2008, entre chien et loup ou au coeur de la nuit, quand le visiteur a déserté la fête, elle s'est attachée au décor des stands, aux slogans qui les marquent.
    « Il faut rêver très haut » est né d'une de ces phrases étendard.
    Cet ouvrage rassemble l'intégralité des images de la série exposée à l'automne 2009 à l'Espace Niemeyer.

  • Je ne suis pas un alpiniste, juste un marcheur. Après avoir beaucoup photographiés les grandes villes, dont Tokyo, bien sûr, j'ai repris les chemins de pierre qui s'éloignent des terres où vivent les hommes.
    J'ai voulu aller là où il n'y a plus d'arbres, de végétation, de fleurs, là où il ne reste que des pierres, de l'eau, de la neige et du vent. Dans cet univers rude et monocolore, j'ai trouvé un sentiment rare de liberté.
    Ce chaos minéral, cette vision brute de la terre, m'a fasciné. A une certaine altitude, l'homme ne peut plus rien domestiquer, la nature est impossible à soumettre.
    Alors ce livre s'est imposé, en vertical et en noir & blanc. Les photos sont prises dans les Alpes, entre la France et l'Italie, au Népal, sur la route de l'Everest, et au coeur de l'Islande.
    JCB

  • Avec ces photographies, je cherche à appréhendre les cicatrices d'une liaison hasardeuse et ses résonnances contemporaines.
    Il ne s'agit pas d'illustrations, ni d'une narration mais d'un état des lieux émotionnel. Un voyage à l'heure bleue. Une conversation entre mes doutes et une part d'humanité brute, celle qui renvoie aux notions de survie, d'existence, d'humilité. Ici j'apprends à voir, à vivre.

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  • Jean-Christophe Béchet photographie intensément, depuis plus de 20 ans.
    Devant la manne des images, il tri, organise des ensembles dans la cohérence d'un sujet, d'un motif, d'un plaisir, d'un prétexte, ou tout simplement parce qu'elles « vont ensemble ». De ces sélections de tirages qu'il relie, il réalise un « carnet ». Ses archives en comptent aujourd'hui plus de 700.

  • Depuis vingt-cinq ans, Jean-Christophe Béchet colle ses photographies dans des albums, petits blocs de papier reliés sans couverture. Ce sont ses "carnet". Ses étagères en contiennent plus de cent cinquante. Les images sont rassemblées par thème, par chronologie, par association d'idées, par lieu, par histoire .
    La collection "Carnets" témoigne, volume après volume, d'une photographie à l'oeuvre.

    "Près de mille kilomètres (939 km pour être précis) séparent la ville d'Eureka dans le Nevada de la ville d'Eureka en Californie. La route qui les relie recouvre en partie le tracé du fameux Pony Express, ce service de distribution du courrier qui fut en service entre 1860 et 1861. De nombreux westerns racontent l'épopée de ce voyage à haut risque qui traversait les grandes plaines de l'Ouest, les Rocheuses et les réserves indiennes. Aujourd'hui, on arrive à Eureka (Nevada) par la route US 50, une route de 4800 km appelée "The Loneliest Road in America" (La Route la plus Solitaire d'Amérique). Située en altitude (1975m), Eureka (Nevada) est un village de six cents habitants.
    Au printemps 2016, j'ai voyagé entre ces deux Eureka. J'avais un point de départ et un lieu d'arrivée, ultime et définitif, face à l'Océan Pacifique. En avril 2016, le pays était en pleine campagne électorale. Entre ces deux Eureka, j'ai été confronté à cette Amérique dite "profonde"."

  • « Le 17 juin 2012, lors du deuxième tour des élections législatives le Front National obtient 72,03% des votes aux Saintes-Maries-de-la-Mer. L'ampleur du score FN me surprend dans cette ville tranquille de Camargue connue pour ses plages touristiques et son pèlerinage gitan. Je découvre une ville blanche et fermée, tout est propre, régenté, organisé. Son aménagement est exemplaire d'un urbanisme d'exclusion qui se répand, notamment dans le Sud de la France. La vie quotidienne se déroule sous le regard des caméras de vidéosurveillance, les interdictions fleurissent à chaque coin de rue, l'ordre règne... » Jean-Christophe Béchet

  • Lorsque Micheline Dullin photographie au milieu des années soixante les chantiers du stade olympique et du théâtre Preah Suramarit, plus communément appelé théâtre Bassac, à Phnom Penh, elle ne peut imaginer que ces deux oeuvres de l'architecte Vann Molyvann, réalisées à la demande du chef de l'état cambodgien, le prince Norodom Sihanouk, vont symboliser à partir de 1970 l'histoire tragique du royaume dont la page la plus sombre, le régime génocidaire khmer rouge de Pol Pot. Le stade de la capitale cambodgienne s'inscrit ainsi dans la longue liste des enceintes sportives de par le monde qui rappellent les pages noires de l'Histoire contemporaine.
    James Burnet, journaliste spécialiste de la Péninsule indochinoise

  • Avec le festival Circulation(s), Fetart présente un panorama de 42 jeunes photographes témoins de la vitalité de la photographie en Europe et ouvre des passerelles avec la scène photographique française.
    C'est avant tout de liberté dont il est question ici, une liberté de ton et d'esprit, que porte haut ce projet associatif enthousiaste, rigoureux et libre de tout formatage.

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