Thierry Marchaisse

  • Bienvenue au XXIe siècle

    Michel Winock

    • Thierry marchaisse
    • 24 March 2022

    « Tenir un journal c'est faire l'aveu de sa subjectivité. Je m'efforce d'écrire selon ma raison, mais je ne puis échapper aux effets du sentiment et de l'émotion. Ce qui explique aussi la variabilité de mes affirmations, de mes jugements. Je ne cherche pas à démontrer, j'essaie de comprendre avec les outils, limités, dont je dispose.

    Nous voilà de plain-pied dans le XXIe siècle. Celui que nous quittons aura été, entre tous, un siècle tragique : guerres mondiales, génocides, conflits coloniaux...

    En 1991, quand le rideau de fer de la Guerre froide est définitivement tombé, on a cru aux jours meilleurs. L'effondrement des tours de Manhattan, le 11 septembre 2001, nous a définitivement désillusionnés. En France, l'arrivée du national-populiste Le Pen au second tour de l'élection présidentielle a chargé notre horizon de noirs nuages. Quel bonheur individuel reste possible dans une Histoire toujours abreuvée de sang et de larmes ? ».

    M.W.

  • Lettres à... ; Loulou dit Pasteur

    Daniel Raichvarg

    • Thierry marchaisse
    • 8 March 2022

    Mon cher Loulou, Ton aura mondiale, scientifique, voire idéologique et, bien sûr, l'intérêt de ta personnalité, justifient ce bouquet de lettres, toutes écrites en 2021. Attention : tout est permis ! On peut même prendre un pseudo pour tromper l'ennemi, genre « un anti-antivax qui te veut du bien ».

    Tu as donc reçu vingt-trois lettres, plus la mienne. Des femmes, des hommes, des médecins, des historiens, des philosophes, des chercheurs, des pas-chercheurs, bref des gens qui ont croisé ton chemin, toujours pour une bonne raison.

    Il m'a fallu les classer, pour faire science. Ainsi, on va d'abord te suivre dans ta maison puis dans ton laboratoire. Après, on ira dans le monde et, enfin, au-delà - je veux dire carrément dans l'au-delà !

    Tu seras très surpris. D.R.

    Auteurs : Ange ANSOUR, Philippe BRUNIAUX, Serge CHAUMIER, Pascale COSSART, Patrice DEBRÉ, Mijo DEMOURON, Agnès DESQUAND, Henri DUBOC, Marc GALLAVARDIN, Lorraine JOLY, Arnaud LASTER & Danièle GASIGLIA-LASTER, Alain MARCHAL, Christine MOISSINAC, Jean MOCHON, Jean-Patrick MULON, Alban ORSINI, Luc PERINO, Annick PERROT, Jean-Philippe PIERRON, Daniel RAICHVARG, Philippe SANSONETTI, Maxime SCHWARTZ, Dominique SIMON, Hervé THIS, Dominique Angèle VUITTON.

  • L'atelier d'art de Louise et Clémentine joue un rôle décisif pour la reconstruction des femmes brisées par la violence, souvent persuadées d'être des rebuts de la société. À travers la création de bijoux, la photo et le dessin, il leur permet de se réinventer, de retrouver leur estime de soi, et de reprendre le contrôle de leur vie.

    Ce livre voudrait partager l'aventure de cet atelier et le témoignage de ses participantes, leurs parcours, leurs émotions. Vous les entendrez dialoguer avec les autrices, verrez leurs créations et leurs photos, ponctuées par les éclairages de la Dr Ghada Hatem, fondatrice de La Maison des femmes.

    C'est d'une grande beauté de voir ces femmes se remettre debout. Si leurs récits font parfois désespérer de l'humanité, leur résilience redonne foi en l'être humain.

    « Une femme sur trois est victime de violences, vous en avez forcément rencontré, peut-être sans le savoir. Je vous invite à découvrir nos guerrières de l'ombre, nos héroïnes. Ici elles parlent, créent et se recréent. » Ghada Hatem

  • La psychanalyse ; science, thérapie - et cause

    Moustapha Safouan

    • Thierry marchaisse
    • 14 November 2013

    Que peut-on dire de la psychanalyse, après en avoir fait sa principale activité pendant plus de soixante ans ? Le but de ce livre est de répondre à cette question.

    Mémoire vivante du champ freudien, à cheval sur plusieurs langues et plusieurs cultures, Moustapha Safouan a commencé son analyse alors que Freud était mort quelques années auparavant et Lacan encore presque un inconnu.

    Il présente ici les éléments fondamentaux de la psychanalyse, et l'éclaircit en suivant les trois fils de ses avancées théoriques successives, de sa fonction thérapeutique singulière et de son histoire institutionnelle mouvementée.Une référence pour les spécialistes, qui servira tout aussi bien d'introduction pour les profanes ou les étudiants.

    « Il faut être profond dans l'art ou dans la science, pour en bien posséder les éléments. Les ouvrages classiques ne peuvent être bien faits, que par ceux qui ont blanchi sous le harnais. C'est le milieu et la fin qui éclaircissent les ténèbres du commencement. » Diderot, Le neveu de Rameau.

  • Les années Mitterrand : journal politique 1981-1995

    Michel Winock

    • Thierry marchaisse
    • 3 May 2018

    Lors des deux septennats de Mitterrand, les cartes du monde furent rebattues et redistribuées comme on n'avait jamais pu l'imaginer. La chute du communisme, l'éclatement du bloc soviétique, l'implosion de l'URSS... On mesure mal aujourd'hui ce retournement d'histoire.

    Le monde depuis 1945 était partagé en deux blocs, armés jusqu'aux dents, et leur face-à-face soumettait le reste de la planète. L'incroyable bouleversement accompli, on put rêver, comme jadis Bernardin de Saint-Pierre, à une paix perpétuelle. Une sorte de « fin de l'Histoire » se réalisait par la victoire de la société libérale et démocratique - un modèle sur lequel s'aligneraient bientôt tous les Etats du monde. Il fallut vite déchanter.

    « On lit ses souvenirs encore chauds, ses notes au jour le jour, comme un roman, parce qu'ils érigent un type littéraire nouveau, que je sache : l'historien comme militant impossible ». Paul Veyne.

  • Journal politique : la République gaullienne 1958-1981

    Michel Winock

    • Thierry marchaisse
    • 1 October 2015

    La Ve République se met en place, le marxisme bouche l'horizon intellectuel, la guerre d'Algérie semble interminable... Nous sommes en 1958, Michel Winock a 20 ans ; « dévoré par la politique », il s'ennuie en licence de Lettres et décide de devenir historien.

    On découvrira dans ses notes quotidiennes un peintre de notre temps, à l'art du trait et du portrait digne des moralistes de l'âge classique. Un observateur méticuleux des affaires publiques, des médias, des conflits sociaux ou idéologiques. Un conteur né, dont l'ironie s'est faite méthode pour mieux comprendre ses contemporains.

    Ce volume où s'enchevêtrent vie politique et vie universitaire, vie de l'édition et vie personnelle s'achève en 1981. Avec la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle, « un cycle se terminait : la république gaullienne était finie ».

  • La maison qui soigne ; histoire de "la retrouvée"

    Nathalie Heinich

    • Thierry marchaisse
    • 17 September 2020

    L'histoire de "La Retrouvée" raconte une conquête à double sens. Car cette maison, initialement parée de toutes les disgrâces, a dû conquérir le coeur de sa propriétaire, tandis que celle-ci s'acharnait à faire sien un lieu « qui n'était pas son genre ».
    Comment s'approprie-t-on une maison, un jardin ? Comment devient-on finalement habité par le lieu qu'on habite, réparé par le lieu qu'on répare ?
    L'exploration de ce kaléidoscope d'expériences, à la fois bien particulières et familières à beaucoup d'entre nous, fait l'objet de cet atypique récit par fragments, allant de l'anecdote drolatique à l'exploration psychanalytique, du traité de décoration à la philosophie et de la botanique à la mystique.

  • Pour retrouver l'effet d'étrangeté que produisit l'emballage du Pont-Neuf, il faut remonter dans le temps, quand Christo était encore peu connu du grand public.

    En 1985, le sens d'une entreprise aussi inédite, collective et éphémère, était loin d'aller de soi, en tout cas pour les non-initiés : avait-on encore affaire à un ouvrage d'art - le pont - ou bien à une oeuvre d'art ? Comment se faire une opinion ? Et fallait-il même prendre tout cela au sérieux, qui défiait autant le sens commun que la sociologie ?

    L'enquête menée à l'époque par Nathalie Heinich permet de s'immerger dans le Paris du premier « effet Christo ». Truffée d'anecdotes savoureuses et de documents originaux, elle offre une introduction remarquablement vivante à la question des frontières de l'art.

  • L'amie, la mort, le fils

    Jean-Philippe Domecq

    • Thierry marchaisse
    • 6 September 2018

    Anne Dufourmantelle a péri le 21 juillet 2017 pour sauver des enfants de la noyade en Méditerranée, dont le propre fils de l'auteur.

    Elle était psychanalyste, philosophe, romancière, auteure d'une oeuvre reconnue de par le monde. Sa notoriété culturelle ne suffit pourtant pas à expliquer l'émotion considérable qui s'est répandue à l'annonce de sa mort, en France et au-delà, jusqu'auprès de gens qui ne l'avaient jamais lue ni entendue.

    Ce récit de chagrin livre le portrait d'une femme exceptionnelle, en même temps qu'il médite sur les rapports père-fils, l'origine du sacré et l'aura d'un être qui avait « la passion de l'amitié ».

    « Ses traits s'étiraient dès qu'elle voyait autrui heureux. Il n'y a pas beaucoup de gens qui nous donneraient envie d'être heureux rien que pour les rendre heureux. »

  • Lettres à... ; Lacan

    Laurie Laufer

    • Thierry marchaisse
    • 8 November 2018

    Où en est la psychanalyse aujourd'hui ?

    Ces lettres dessinent un état du champ freudien inséparable, pour le meilleur comme pour le pire, de « l'effet Lacan » et des retombées de son enseignement, en France autant qu'à l'étranger.

    Elles sont signées de psychanalystes (élèves ou détracteurs), dont des proches de la première heure, mais aussi de personnalités scientifiques ou artistiques venues d'autres horizons.

    On peut y voir une forme inattendue de manifeste, une relance du gai savoir lacanien, qui s'autorisait toutes les formes de propos et d'arguments pro et contra, des plus loufoques aux plus sérieux, des plus littéraires aux plus théoriques.

    Auteurs : Jean Allouch, Paul Audi, Jorge Banos Orellana, Fethi Benslama, Daniel Borrillo, Danièle Brun, Chloé Delaume, Christian Dunker, Eric Fassin, Frédéric Gros, Lewis Kirshner, Etienne Klein, Gloria Leff, Guy le Gaufey, Lucrèce Luciani, Paola Mieli, Bertrand Ogilvie, Anne Onime, Barbara Osorovitz, Jacques Roubaud, Moustapha Safouan, Jacques Sédat, Daniel Sibony, Christian Simatos, Marie-Claude Thomas, Alain Vanier, Catherine Vanier, Mayette Viltard, Anonyme.

  • Dictionnaire des mots manquants

    ,

    • Thierry marchaisse
    • 3 March 2016

    Un enfant qui perd ses parents ? C'est un orphelin. Mais un parent qui perd son enfant ? Il n'existe pas de mot pour le désigner.

    Toute langue a des lacunes lexicales, des zones de sens auxquelles ne correspond aucun terme précis. Ce dictionnaire littéraire donne la parole à quarante-quatre écrivains qui tentent, non pas de fabriquer des néologismes, mais simplement de décrire et d'interroger quelques manques éprouvés dans leur pratique de la langue.

    Nul souci d'exhaustivité, nulle possibilité même. Mais l'esquisse d'une cartographie des absences, dans un certain paysage de la littérature française contemporaine.

    Belinda Cannone et Christian Doumet ont également dirigés, chez le même éditeur, le Dictionnaire des mots en trop (TM, 2017) et le Dictionnaire des mots parfaits (TM, 2019).

    AVEC : Élisabeth Barillé, Pierre Bergounioux, Stéphane Bouquet, Belinda Cannone, Pierre Cleitman, Pascal Commère, François Debluë, Michel Deguy, Jean-Michel Delacomptée, Gérard Dessons, Jean-Philippe Domecq, Max Dorra, Christian Doumet, Anne Dufourmantelle, Renaud Ego, Denis Grozdanovitch, Jacques Jouet, Pierre Jourde, Cécile Ladjali, Pierre Lafargue, Frank Lanot, Alain Leygonie, Diane De Margerie, Jean-Pierre Martin, Isabelle Minière, Dominique Noguez, Gilles Ortlieb, Véronique Ovaldé, Alexis Pelletier, Pia Petersen, Didier Pourquery, Philippe Raymond-Thimonga, Henri Raynal, Philippe Renonçay, Jean Rouaud, James Sacré, Marlène Soreda, Morgan Sportes, Brina Svit, François Taillandier, Claire Tencin, Gérard Titus-Carmel, Patrick Tudoret, Julie Wolkenstein.

  • Dictionnaire des mots parfaits

    ,

    • Thierry marchaisse
    • 16 May 2019

    Pourquoi certains mots nous plaisent-ils tant ? S'adressant à notre sensibilité, à notre mémoire ou à notre intelligence du monde, ils nous semblent... parfaits.

    Bien sûr, parfait, aucun mot ne l'est - ou alors tous le sont. Pourtant, chacun de nous transporte un lexique intime, composé de quelques vocables particulièrement aimés.

    Après ceux consacrés aux mots manquants et aux mots en trop, ce troisième dictionnaire iconoclaste invite une cinquantaine d'écrivains à partager leurs mots préférés. Il vient parachever une grande aventure collective où la littérature d'aujourd'hui nous ouvre ses ateliers secrets.

    Avec : Nathalie AZOULAI, Dominique BARBÉRIS, Marcel BÉNABOU, Jean-Marie BLAS DE ROBLÈS, François BORDES, Lucile BORDES, Geneviève BRISAC, Belinda CANNONE, Béatrice COMMENGÉ, Pascal COMMÈRE, Seyhmus DAGTEKIN, Jacques DAMADE, François DEBLUË, Frédérique DEGHELT, Jean-Michel DELACOMPTÉE, Jean-Philippe DOMECQ, Suzanne DOPPELT, Max DORRA, Christian DOUMET, Renaud EGO, Pierrette FLEUTIAUX, Hélène FRAPPAT, Philippe GARNIER, Simonetta GREGGIO, Jacques JOUET, Pierre JOURDE, Cécile LADJALI, Marie-Hélène LAFON, Frank LANOT, Bertrand LECLAIR, Alban LEFRANC, Sylvie LEMONNIER, Arrigo LESSANA, Alain LEYGONIE, Jean-Pierre MARTIN, Nicolas MATHIEU, Jérôme MEIZOZ, Gilles ORTLIEB, Véronique OVALDÉ, Guillaume POIX, Didier POURQUERY, Christophe PRADEAU, Henri RAYNAL, Philippe RENONÇAY, Pascale ROZE, Jean-Baptiste de SEYNES, François TAILLANDIER, Yoann THOMMEREL, Laurence WERNER-DAVID, Julie WOLKENSTEIN, Valérie ZENATTI.

  • Via ferrata ; poèmes ou journal épars

    Fred Pougeard

    • Thierry marchaisse
    • 4 February 2021

    Tombeau pour un père -cheminot- encore un peu vivant, ces poèmes racontent la traversée des deuils, ils tentent de phraser le chagrin, la peine à vivre et la maladie du proche, désormais plongé dans le brouillard de l'oubli.

    Ils disent aussi ce qui y échappe, les « épiphanies », ces moments si rares où s'éclaire fugitivement quelque chose de soi, des autres ou du monde.

    Avec un café, pourquoi pas, et une heure devant soi, il est bon de lire dans l'ordre ce journal poétique épars, de prendre le train en compagnie de l'auteur, au rythme de ses photos.

    On peut en éprouver un grand calme, pas du tout désespérant.

  • Dictionnaire des mots en trop

    ,

    • Thierry marchaisse
    • 2 November 2017

    Comment ? s'entend-on déjà reprocher, des mots en trop ? Mais les mots, on en manquerait plutôt.

    Et pourtant. Âme, artiste, coach, communauté... ils sont légion ceux qui éveillent notre résistance intime à tout ce qu'ils charrient d'affects, d'idéologie, de pseudo-concepts - notre résistance mais pas celle du voisin !

    Quarante-quatre écrivains explorent ici les raisons pour lesquelles ils renâclent devant certains mots, et leurs réflexions critiques témoignent autant d'un état de la langue que des poétiques et des enjeux de notre temps.

    Belinda Cannone et Christian Doumet ont également dirigés, chez le même éditeur, le Dictionnaire des mots manquants (TM, 2016) et le Dictionniare des mots parfaits (TM, 2019).

    Avec : Malek ABBOU, Jacques ABEILLE, Mohammed AÏSSAOUI, Jacques ANCET, Marie-Louise AUDIBERTI, Michèle AUDIN, Olivier BARBARANT, Marcel BÉNABOU, Jean BLOT, Jean-Claude BOLOGNE, François BORDES, Lucile BORDES, Mathieu BROSSEAU, Belinda CANNONE, Béatrice COMMENGÉ, Thibault Ulysse COMTE, Seyhmus DAGTEKIN, Louis-Philippe DALEMBERT, Rémi DAVID, Erwan DESPLANQUES, Jean-Philippe DOMECQ, Christian DOUMET, Renaud EGO, Eric FAYE, Caryl FÉREY, Michaël FERRIER, Philippe GARNIER, Simonetta GREGGIO, Cécile GUILBERT, Hubert HADDAD, Isabelle JARRY, Cécile LADJALI, Marie-Hélène LAFON, Sylvie LAINÉ, Frank LANOT, Fabrice LARDREAU, Mathieu LARNAUDIE, Linda LÊ, Guy LE GAUFEY, Jérôme MEIZOZ, Christine MONTALBETTI, Christophe PRADEAU, Marlène SOREDA, Abdourahman A. WABERI.

  • Les Baruya de Nouvelle-Guinée sont l'une des dernières sociétés tribales découvertes par l'Occident. Comment ont-ils réussi à passer, en quelques décennies, du néolithique à la modernité ? Que sont devenus les « secrets des hommes », dont la trahison redoutée eût sapé un ordre social fondé sur la subordination des femmes ?

    Avec un art exceptionnel de conteur, Maurice Godelier retrace ces transformations en s'appuyant sur un demi-siècle d'observations quasi ininterrompues de plusieurs générations d'anthropologues. Car depuis son séjour pionnier dans les années 60 beaucoup de choses ont changé, et aujourd'hui les Baruya (hommes et femmes) jouent gros jeu aux cartes, tout en suivant les cours du café à la radio.

    L'histoire de cette petite société offre un exemple particulièrement clair des effets conjoints du christianisme et du capitalisme mondialisé. On peut y lire en miniature les caractéristiques de notre monde et y voir tout à la fois l'occidentalisation forcée d'une société tribale et la résistance de ses valeurs traditionnelles.

  • Lettres à... ; Marie Curie

    ,

    • Thierry marchaisse
    • 20 February 2020

    Est-il possible d'apporter quelques touches de couleur aux portraits convenus de Marie Curie ? Tel est le pari de ce recueil de lettres, dont les signataires viennent des sciences, des humanités et de l'art.

    Écrites aujourd'hui, bien qu'expédiées dans le passé, ces lettres nous rapprochent d'une femme exceptionnelle par des voies très diverses. Certaines rendent un hommage intime à l'icône au double Nobel, ou discutent au contraire savamment avec elle, d'autres encore s'attachent à nuancer certains traits de son image.

    Cette occasion d'abolir le temps, d'oublier les limites des identités, a démultiplié l'inventivité des messages et la portée de leurs éclairages. Ils en disent long sur notre temps et révèlent la place immense que Marie Curie occupe parmi nous.

    Auteurs : Françoise BALIBAR, Bernadette BENSAUDE-VINCENT, Isabelle BERGOËND, Elisabeth BOUCHAUD, Faouzia CHARFI, Catherine CLEMENT, Irène FRAIN, Etienne GUYON, Ghada HATEM-GANTZER, Eva HEMMUNGS WIRTEN, Emmanuelle HUISMAN-PERRIN, Renaud HUYNH, Joanna KUBAR, Edouard LAUNET, Michèle LEDUC, Jean-Marc LEVY-LEBLOND, Rémy MOSSERI, Nathalie PALANQUE-DELABROUILLE & Clara DELABROUILLE, Hubert REEVES, Marjane SATRAPI, Elzbieta SIKORA, SMITH et Jean-Philippe UZAN, Pierre VERSCHUEREN.

  • La patiente de 17 heures

    Stéphane Rusinek

    • Thierry marchaisse
    • 16 January 2020

    Le psy était presque parfait... Une séance d'enfer avec une patiente intraitable.

    « Alors je vous raconte ?

    - Pourquoi pas, puisque vous semblez y tenir. Je vais tâcher de ne pas vous interrompre, mais je ne vous promets rien. Selon ce que vous allez me dire, je devrai peut-être réagir.

    - Ne vous inquiétez pas. Je n'ai tué personne, je n'ai commis aucun délit, je n'ai rien fait de mal. C'est juste que je suis mal, que je me sens mal et que je veux parler. Mon histoire est banale en un sens. Je pense que vous allez même la trouver nulle, car un psy comme vous doit en entendre de toutes les couleurs. Mais j'ai vraiment besoin que vous compreniez comment je suis devenue prête à tout pour l'homme que j'aime, et ce n'est pas facile pour moi à expliquer, parce que je suis lesbienne. »

  • Une fille en hiver

    Philip Larkin

    • Thierry marchaisse
    • 4 November 2011

    Quelques années après des vacances souriantes et ensoleillées en Angleterre, Katherine s'y retrouve seule, en exil, aux prises avec le monde froid et impitoyable de la fin de la guerre. Se refaire une vie peut toucher au cauchemar. Vivre aussi :
    " Qu'est-ce qui l'avait prise de se ruer hors de chez elle sans laisser de messages ni prendre de dispositions ? Ses sentiments ressemblaient à une nuée d'oiseaux qui descendent en piqué vers un coin de champ puis restent en suspens dans les airs, tous tremblant à leur place équidistante, pour ensuite refluer, comme une bannière ballottée tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre.
    Qu'avait-elle connu de plus excitant que la pensée de cette lettre ? Avait-elle peur de rencontrer Robin, la personne de Robin ? Non, bien sûr que non. Cette rencontre qu'il suggérait, n'était-elle pas tout juste ce qui lui avait semblé pratiquement inéluctable ? Pourquoi se comportait-elle de façon si immature ? " " Il arrive un moment dans la vie où vous comprenez qu'il y a une limite à ce que vous pouvez obtenir des autres, et une limite à ce qu'est en soi votre propre personnalité. C'est exactement l'histoire d'Une fille en hiver. "

  • Maisons perdues

    Nathalie Heinich

    • Thierry marchaisse
    • 5 January 2013

    Lieux secrets, lieux uniques, les maisons que nous avons aimées, puis perdues, ne cessent de hanter nos rêves. Que nous disent-elles ? Et se pourrait-il que le murmure de ces lieux de mémoire, si personnels, trouve un écho en nous tous ?

    Explorant minutieusement cette topographie intime et ses résonances familiales, amicales, amoureuses, Nathalie Heinich ne restitue pas seulement sa propre histoire : elle dessine en creux la forme que prennent les âges de la vie, le passage des générations, les fantômes de l'Histoire, le paysage intérieur et sentimental de notre époque.

    Une « autobiographie par les toits », donc, des années 1950 à nos jours, qui rend justice à la grâce des maisons et à la douleur de leur perte.

  • Dans l'oeil du désastre ; creer avec Fukushima

    Michaël Ferrier

    • Thierry marchaisse
    • 18 February 2021

    « Il existe, au coeur des pires cyclones, une zone de vents calmes et de temps éclatant, troublée occasionnellement par quelques rafales, mais où il n'y a pas de précipitations et où le ciel bleu est visible à travers le voile radieux des nuages. Phénomène singulier : on l'appelle l'oeil du cyclone. Les artistes sont l'oeil du cyclone. Vents violents, pluies torrentielles, vagues dévastatrices se déchaînent tout autour : ils restent calmes dans la tourmente et font apparaître, au centre de la circulation cyclonique, une zone provisoire de discernement et d'émerveillement, d'autant plus délicate qu'elle est fragile, d'autant plus précieuse qu'elle est précaire. » M.F.

    Les entretiens et l'iconographie réunis ici forment un corpus exceptionnel. Pour la première fois des artistes japonais de la « génération Fukushima » dialoguent avec des artistes français. Ils disent ce qu'a changé pour eux la catastrophe du 11 mars 2011, aussi bien dans leur pratique artistique que, de manière plus large, dans leur façon d'être au monde ou de le concevoir.

  • Lettres à Alain Turing

    ,

    • Thierry marchaisse
    • 4 May 2016

    La gloire d'Alan Turing commence vers la fin du XXe siècle, bien longtemps après sa mort.

    Il aura donc fallu attendre l'informatisation du monde, la divulgation de ses activités de décryptage durant la Seconde Guerre mondiale et la levée des tabous sur l'homosexualité, pour que son génie mathématique déploie enfin toutes ses dimensions scientifiques, culturelles et personnelles.

    Ses recherches très variées, et notamment sa célèbre machine, sont loin d'avoir donné tous leurs fruits. Nous vivons en partie dans une sorte d'« espace de Turing » mal connu, que les lettres rassemblées ici explorent avec humour, savoir et affection.

  • De loin, ça ressemble à un grabouillage, de près c'est de la schizo-philosophie, drôle. Tout étant dans tout, comme d'hab', la Petite Personne c'est toi quand t'es introspectif, mais c'est aussi l'auteur se roulant en boule sur lui-même ; ça se prend pour Dieu et pour rien, c'est du haïku en dessin, minimaliste, incomparable car vraiment original... et surtout irracontable en dix lignes. Faut voir !

  • La fille du chasseur

    Sophie Caratini

    • Thierry marchaisse
    • 24 March 2011

    « Est-ce que c'était moi ? Est-ce que vraiment j'ai vécu ça ? Ou est-ce que c'est une autre, ou est-ce que c'est un rêve ? Mon enfance dans le désert, les grandes traversées avec le Groupe Nomade, mon gavage, mes mariages avec... Est-ce que ça a existé ? C'est tellement loin de moi. Et puis si c'était vraiment moi, qui suis-je maintenant ? » La voix de Mariem s'élève du pays au « million de poètes », de ce désert mauritanien où le vent de sable efface toutes les traces, et voue la vie des hommes à l'oubli.

    Portés par sa parole, magistralement mise en scène par Sophie Caratini, nous traversons le miroir du mythe pour atteindre - fait rarissime - à la vérité d'un féminin saharien, bédouin, que le choc colonial va totalement bouleverser.

    Avec Mariem, reprennent sens des savoirs perdus, d'autres manières d'être au monde. Grâce à elle, nous accédons à la forme de vie et aux métamorphoses intérieures de tout un peuple.

  • Longtemps, les anthropologues ont hésité à évoquer les coulisses de leur métier, par gêne ou crainte de nuire à l'image de leur discipline. En les dévoilant ici, à travers son parcours personnel, le but de l'auteur n'est nullement de desservir l'anthropologie, mais au contraire de mesurer sa fécondité en assumant la profondeur de ses failles.

    Ce récit-essai des mésaventures d'une anthropologue (où se tressent verve narrative et analyse réflexive) éclaire la part de subjectivité inhérente à toute approche scientifique des sociétés humaines. Il se clôt sur un entretien entre Maurice Godelier et Sophie Caratini, qui confrontent leurs expériences de l'Autre et les traces profondes qu'elles ont laissées dans leur pensée et en eux-mêmes.

    « Vous avez admirablement choisi votre titre. Car ces choses n'avaient jamais ou presque jamais été dites. Vous les formulez avec une finesse d'analyse, une profondeur, une justesse d'expression qui, j'en suis sûr, mériteront à votre petit mais si riche ouvrage une place de premier rang dans la littérature ethnologique. » Claude Lévi-Strauss

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