Sindbad

  • Un livre incontournable savant et savoureux, sur la composition et le déroulement du repas épicurien libanais.

  • Le Coran

    Collectif

    • Sindbad
    • 4 March 2002
  • Un détail mineur

    Adania Shibli

    • Sindbad
    • 4 November 2020

    Fondé sur un événement révélé en 2003 par la presse israélienne, celui du viol et du meurtre en 1949 d'une jeune bédouine du Néguev, un roman dense et décapant qui, au-delà du conflit israélo-palestinien, dénonce le viol comme arme de guerre et aborde subtilement le jeu de la mémoire et de l'oubli.

  • Un journaliste, Halim Bensadek, décide de se suicider en se jetant du haut d'un immeuble de la banlieue d'Alger. Son geste implique toute une population marginalisée, privée de repères et d'espoir.

  • Au début du XIXe siècle, dans un quartier populaire du Caire, des relations de voisinage et d'amitié se nouent entre trois hommes : Yazid, dont les parents ont péri à Alexandrie lors de l'invasion des troupes de Bonaparte ; 'Ata, qui vient de se marier avec une jeune femme d'origine maghrébine ; enfin, le cheikh Qalyoubi, enseignant à la mosquée-université d'Al-Azhar.
    Les trois amis vivent ensemble les péripéties de l'expédition française, surtout les deux révoltes du Caire, puis la prise du pouvoir par Muhammad Ali, l'officier albanais qui va entreprendre la modernisation de l'Egypte. Mahfouz nous conte l'histoire des descendants de ces trois personnages jusqu'à la fin du XXe siècle. A travers eux, c'est la société égyptienne tout entière qui nous est restituée, avec ses luttes de classes, ses conflits de générations, ses métamorphoses, mais aussi son identité irréductible.
    Ce roman, l'avant-dernier de Mahfouz, est un feu d'artifice offert à ceux qui l'ont accompagné fidèlement tout au long de sa carrière. Il se présente sous la forme d'un dictionnaire biographique où les personnages sont classés par ordre alphabétique, sans le moindre souci chronologique. Trois arbres généalogiques se dessinent ainsi, peu à peu, comme un puzzle, et leurs branches s'entrelacent pour former une fresque qui parachève aussi bien le cycle réaliste de l'auteur que ses romans et nouvelles écrits sous le choc de la défaite de 1967.

  • Dans six nouvelles de ce recueil, l'écrivain égyptien Nabil Naoum revisite l'un de ses thèmes favoris : le moment furtif où se noue ou se dénoue une relation amoureuse entre un homme et une femme. « Flâneur des deux rives » depuis qu'il s'est installé à Paris il y a une dizaine d'années,  il situe étrangement le lieu de ces rencontres décisives dans une église, ou à proximité d'une église, de Saint-Sulpice et sa tour inachevée dont l'histoire fascine le narrateur à Saint-Paul et son grand orgue à l'envoûtante sonorité, en passant par les verrières de Saint-Jean de Montmartre. S'y ajoutent cinq autres nouvelles, très différentes de registre, mais toujours dans le style habituel de Naoum, objectif et sobre, parfaitement reproduit en français par Luc Barbulesco.

  • Jawad est le fils cadet d'une famille chiite de Bagdad. Son père le prépare à exercer la même profession rituelle que lui, celle de laver et de préparer les morts avant leur enterrement. Mais Jawad s'y refuse et rêve de devenir sculpteur «pour célébrer la vie plutôt que vivre avec les trépassés».

  • Pendant de longues années, Najla Jraissaty Khoury a sillonné le Liban afin de constituer le corpus le plus exhaustif possible des contes populaires libanais. Le présent ouvrage rassemble trente de ces contes, des histoires de femmes, racontées par des femmes à l'adresse d'autres femmes. On y retrouve la faconde des conteurs, la sagesse féminine, et de l'humour à toutes les pages...

  • Vingt siècles de l'histoire de l'humanité sont ici évoqués en fonction de leur rapport à la plus modeste des Légumineuses : le pois chiche. Avec une bonne centaine de recettes, glanées autour de la Méditerranée, mais aussi en Iran et en Inde, et des commentaires alliant érudition et humour.

  • L'échelle de la mort

    Mamdouh Azzam

    • Sindbad
    • 8 January 2020

    Roman court et dense, L'Échelle de la mort commence par la mort d'une jeune femme, Salma. Accusée d'avoir souillé «l'honneur de la famille», elle a été condamnée par ses proches à périr lentement, cruellement, dans le secret d'une cave obscure. L'auteur excelle dans la restitution de l'atmosphère à la fois austère et lubrique d'un village où les crimes d'honneur continuent à être commis impunément et sans susciter la moindre compassion.

  • Hot Maroc

    Yassin Adnan

    • Sindbad
    • 11 March 2020

    Une radioscopie du Maroc contemporain à travers l'histoire d'un anti-héros, Rahhâl, un personnage fourbe, lâche, envieux, menteur, qui règle ses comptes avec ceux qu'il a désignés comme "ennemis" en se servant d'Internet. Sa capacité infinie de nuisance est découverte et appréciée en haut lieu à sa juste valeur, ce qui lui permet d'accéder à la revue électronique Hot Maroc où il distille son venin au profit de ses employeurs.

  • Sous ce nom (le Fou, ou le Fou de Laylâ : Majnûn Laylâ) se cache un jeune homme, Qays ibn al-Mulawwah, qui n'a peut-être jamais existé. D'entrée de jeu, il s'agit d'un inextricable duo entre histoire et légende. La première nous dit qu'au désert d'Arabie, dans la seconde moitié du VIIe siècle, circulent des poèmes chantant un amour parfait et impossible. Leurs auteurs, sous divers noms, se veulent, d'une tribu à l'autre, les meilleurs dans le genre, et pour avoir vécu cet amour, et pour le dire.
    La légende, elle, nous parle d'un jeune homme, Qays, de la tribu des Banû 'Amir, qui tombe amoureux de sa cousine Laylâ. Tout devrait concourir à leur bonheur : ils n'ont aucune crainte quant à l'accord de leurs familles, portées, comme les autres, à ce type de mariage entre cousins. Mais voilà... Qays est poète, et il décide de chanter son amour à tous vents. Ce faisant, il enfreint une règle majeure du code bédouin. Dès lors, tout s'enchaîne : le refus de la famille, le mariage forcé de Laylâ, son départ de la tribu, Qays sombrant dans la folie et allant vivre avec les bêtes du désert, sa mort enfin, d'épuisement et de douleur.
    Quel qu'en soit l'arrière-plan social, la légende crée un mythe : celui de l'amour parfait et impossible. De tous les poètes qui l'ont chanté dans l'Arabie de ce temps, Majnûn est sans doute le plus grand. Homme de chair et de sang, ou personnage inventé, il fixe au poème un unique sujet : l'amour dans toutes les variations possibles.

  • Sous le signe du grand cuisinier et gastronome arabe du IXe siècle, un voyage gourmand imaginaire autour de la Méditerranée, plein de citations littéraires, de références savantes, de recettes succulentes et d'anecdotes surprenantes.

  • Al-Najdi, le marin

    Taleb Alrefai

    • Sindbad
    • 12 February 2020

    Inspiré par la vie du célèbre marin Ali Al-Najdi (1909-1979), à partir de ses souvenirs d'enfance et des récits de ses aventures rapportés par son petit-fils et ses amis, ce roman concis et mélancolique témoigne de l'ancienne passion des Koweïtiens pour la mer, avant les transformations qui ont affecté la société et le paysage urbain sous l'effet de l'exploitation du pétrole.

  • Les personnages de Mustafa Taj Aldeen Almosa sont des Syriens ordinaires qui se meuvent dans des lieux familiers, nullement exotiques, mais où soudain surgit le surnaturel sous les traits d'un fantôme ou d'un génie ou encore d'un animal doué de raison. Cette anthologie, tirée des six recueils de l'auteur publiés entre 2012 et 2019, témoigne à la fois d'une vision pénétrante de la réalité syrienne, hantée par la violence et la mort, et d'une approche originale et maîtrisée du genre difficile de la nouvelle.

  • Courrier de nuit

    Hoda Barakat

    • Sindbad
    • 3 October 2018

    Un réfugié sans-papiers hébergé par une femme charitable avoue avoir commis un meurtre dans une lettre qu'il n'enverra jamais. Une femme abandonnée par son amant pour lequel elle a quitté le Liban retrouve la lettre par hasard et se met à écrire à son tour, comme pour conjurer le sort, dans la chambre d'hôtel où elle attend sans trop d'espoir la fin de ses vingt ans d'errance. Jamais postée, oubliée, la lettre se retrouve par hasard entre les mains d'un autre étranger, bourreau du conflit syrien, qui, à son tour, raconte des épisodes scabreux de son passé, mais la lettre tombe entre les mains d'un autre réfugié. Et ainsi de suite, des lettres anonymes sont relayées par d'autres qui n'arriveront jamais à leurs destinataires. En une centaine de pages troublantes de bout en bout, Hoda Barakat campe des personnages, hommes et femmes, en butte à la misère sociale et à leurs propres démons, et pointe l'incommunicabilité humaine dans notre village planétaire, féru de ses moyens de communication.

  • Après six ans de séjour en France, où il a obtenu un diplôme d'études cinématographiques, le narrateur décide de rentrer au pays. Dès son arrivée à l'aéroport de Damas, il est arrêté par la police politique et conduit dans un bâtiment sinistre du centre-ville, appartenant aux Services de renseignements. Là, il est violemment frappé avant d'être accusé contre toute vraisemblance, lui, le chrétien grec-catholique, d'être membre du mouvement des Frères musulmans. Quelques jours plus tard, il se retrouve dans la gigantesque et terrible prison du désert, en compagnie de milliers de détenus. Commence alors son calvaire qui va durer treize ans... Ce récit, qui se présente comme un journal, restitue sous une forme légèrement romancée les choses vues et entendues par Moustafa Khalifé durant son long enfermement dans les prisons syriennes. Les scènes se succèdent, d'autant plus insoutenables qu'elles sont décrites sobrement sans vaine rhétorique ni pathos. Elles donnent à voir, non seulement la barbarie des geôliers, mais aussi le processus de déshumanisation des détenus et, au-delà, de toute la société.

  • Par un intellectuel libanais de premier plan, dix articles sur l'empêchement de la modernité en terres arabo-islamiques, à travers des thèmes convergents, comme l'antagonisme entre la tradition collective et les aspirations individuelles, l'ambiguïté du concept de laïcité dans son usage commun, ou l'image du corps en islam.

  • Cette anthologie est la sixième série de nouvelles extraites des plus célèbres écrits de l'Égyptien Naguib Mahfouz, premier auteur arabe à avoir obtenu le prix Nobel de littérature en 1988. Elle offre la vision d'une Égypte aux multiples facettes où se côtoient mystères et intrigues, nostalgie et réalisme et souvent cocasserie et extravagance.

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