Sextant

  • La Conquête du Pain est un ouvrage phare de la pensée de Pierre Kropotkine (1842-1921), théoricien du communisme libertaire, et auteur de nombreux ouvrages. Publié en 1892 à Paris, c'est le projet élaboré d'une société idéale, débarrassée du capitalisme et de son processus d'accaparement des richesses.
    La préface originale d'Elisée Reclus, célèbre géographe anarchiste, est reprise ici dans son intégralité, précédée d'une introduction revue de Isabelle Pivert.

  • En 1909, l'aristocrate et anarchiste russe Pierre Kropotkine livre sa lecture de la Grande Révolution française de 1789. Analysant sous différents angles les ressorts des événements, il dévoile le rôle réellement révolutionnaire du peuple, tandis qu'il décrypte les ambiguïtés, les lâchetés et la grande peur des bourgeois et des intellectuels face aux soulèvements populaires et leurs idées communistes. A tel point que bien souvent la bourgeoisie oeuvrera pour le retour du roi, honnissant jusqu'en 1792 le mot même de république ! Car c'est la propriété avant tout que la bourgeoisie forte de sa naissance politique veut défendre. Un ouvrage d'histoire passionnant qui n'en livre pas moins un éclairage percutant sur les bouleversements du monde au 21e siècle.

  • Plus d'un milliard de touristes voyagent chaque année dans le monde. Mais de quel voyage s'agit-il ? Loin de Nicolas Bouvier ou Blaise Cendras, c'est la face sombre du tourisme de masse qui est décryptée ici. Car l'environnement dans ses dimensions écologiques, culturelles, sociales, humaines, paie un lourd tribut à la « mise en valeur touristique ». Des destinations comme Venise, Bali, l'île de Pâques, sont devenues tellement populaires qu'elles sont aujourd'hui menacées de disparition. Pire, ce que Jean-Paul Loubes intitule l'e et UNESCO, lié au classement au Patrimoine mondial, peut être catastrophique pour la protection des sites. Appuyée par de nombreux exemples édifi ants, l'exploration de Jean-Paul Loubes nous ouvre les yeux. Il était temps !

  • La création de valeur pour l'actionnaire ou shareholdervalue est un concept issu du monde de la finance anglo-saxonne. À partir des années 1990, ce concept va non seulement structurer toute grande entreprise cotée en bourse, mais aussi modifier implicitement la notion commune de valeur, partagée tacitement jusqu'alors par tous les acteurs de l'entreprise : salariés, fournisseurs, clients, actionnaires. La valeur devient désormais une injonction purement financière, et immédiate : du cash recherché par l'actionnaire sous forme de dividende ou de plus-value. L'auteur montre la dépossession radicale de tous les autres acteurs, essentiellement des salariés, et dès lors, par le jeu des antagonismes, le processus de destruction de l'idée démocratique dans l'entreprise, mais aussi en dehors.

  • Qui est Guy Hocquenghmen? Figure intellectuelle atypique de Mai 68, mouvement au sein duquel il créa le groupe des FHAR (Front homosexuel d'action révolutionnaire), Guy Hocquenghem était un pamphlétaire brillant, dont les écrits sont réédités actuellement.

    Cet essai est préfacé par le philosophe et ami de Hocquenghem, René Schérer. Cécile Voisset-Veysseyre est née en 1967. Agrégée de philosophie et titulaire d'un doctorat d'études féminines, elle a enseigné la philosophie et est chercheur indépendant et membre associé du LIS ("Lettres, Idées, Savoirs", université Paris-12). Elle a publié plusieurs livres aux éditions L'Harmattan, dans la collection "ouvertures philosophiques".

  • En juin 2013, des manifestations monstres secouèrent les grandes villes du Brésil, pour la première fois de son histoire. Près de 3 millions des personnes descendirent dans la rue pour s'opposer à l'augmentation des tarifs du transport public, essentiellement des classes moyennes.
    Pourtant le Brésil, pays de 201 millions d'habitants, fait fi gure d'élève modèle du capitalisme globalisé, avec un taux de croissance annuelle du PIB de 7,5% dans les deux dernières décennies.
    Des millions de personnes sont sorties de la pauvreté grâce à la politique volontariste du président Lula. Que s'estil passé ? Ou plutôt que se passetil toujours ? Dans ce livre publié au Brésil en juillet 2013 (14 000 ventes), les contributions sur le vif d'une vingtaine d'universitaires brésiliens (sociologues, architectes, urbanistes, journalistes), et 3 anglophones (David Harvey, Mike Davis, Slavoj Zizek, apportent des réponses éclairantes sur les mouvements de fonds de la société dans les grandes métropoles brésiliennes.

  • Vivre dans le monde occidental, avoir fait des études supérieures, être cadre dans une entreprise, trois conditions qui - croit-on généralement - protégeraient de la forme la plus odieuse d'exploitation de l'homme par l'homme : l'esclavage. Erreur ! Il existe des activités de pointe, notamment dans le domaine du service informatique (bientôt dénommé service numérique), dont les énormes profits reposent sur une nouvelle forme d'exploitation :Vivre dans le monde occidental, avoir fait des études supérieures, être cadre dans une entreprise, trois conditions qui - croit-on généralement - protégeraient de la forme la plus odieuse d'exploitation de l'homme par l'homme : l'esclavage. Erreur ! Il existe des activités de pointe, notamment dans le domaine du service informatique (bientôt dénommé service numérique), dont les énormes profits reposent sur une nouvelle forme d'exploitation


  • d'où vient l'argent ? quel est son rôle ? qui décide de la création monétaire ? comment le crédit est-il attribué ? ces questions, peu soulevées tant l'argent et son omniprésence nous semblent naturels, méritent de l'être.
    car qui sait aujourd'hui qu'il suffit d'une simple écriture pour créer du crédit ex nihilo et que cet énorme pouvoir est aux mains d'organismes d'intérêts privés ? que même l'état s'est privé de cette possibilité de financement dans l'intérêt général ? l'auteur, proche des milieux altermondialistes, préconise une nouvelle économie de distribution où la monnaie, limitée aux besoins réels, serait consommée comme une marchandise.
    en soulevant, avec une bonne dose d'humour, ces sales questions d'argent qui nous concernent tous, ce livre iconoclaste remet les pendules à l'heure. ouf !.

  • L'histoire d'un parti politique revient à écrire l'histoire d'un pays, écrivait Gramsci dans ses « Cahiers de prison ». Ici, cette histoire est celle du PT (Parti des Travailleurs) au Brésil, parti de gauche mené au pouvoir en 2002 par une personnalité charismatique, Lula : de sa formation à la fin des années 1970, à sa construction dans la lutte pour la démocratie (1985), son extension progressive à tout le pays grâce notamment à son organisation de militants de base, les années de pouvoir qui durent jusqu'à nos jours, mais aussi la chute avec les scandales de corruption, la collusion entre multinationales et politiques, etc. Un ouvrage qui nous éclaire également sur le cheminement parallèle de certains partis de gauche du monde occidental.

  • La Conquête du pain, un des livres les plus connus de Kropotkine, est le projet détaillé d'une société idéale, alors que la révolution industrielle bat son plein en Europe. Un texte, publié en 1888 en anglais, visionnaire : sur le processus d'accaparement à la base du capitalisme, mais aussi sur le collectivisme autoritaire qui se mettra en place en Russie.
    Plus d'un siècle plus tard, les valeurs de l'anarchisme qu'il propose - liberté, égalité, entraide - sont plus que jamais à défendre.

  • Bruno d.
    : j'ai passé des nuits entières à passer en revue la liste des gens. je n'en dormais pas. c'était quelque chose de terrible. ensuite, on se blinde. l'aspect humain, la réflexion sur chaque personne licenciée, sur la responsabilité qu'on porte dans les conséquences personnelles pour chacun, je crois qu'on s'épargne ce genre de réflexions, c'est-à-dire qu'on mène les licenciements de façon plus professionnelle en s'impliquant moins humainement.
    Francis t. : depuis dix ans, ils sont toujours en restructuration, on est en 2003 et les premières restructurations ont dû commencer en 1992. il y a eu cinq ou six plans sociaux successifs. de 2 000 personnes, ils sont passés à 500 personnes. et cela va continuer. 400 personnes, et cela continuera encore à diminuer. trois millions de personnes au chômage, c'est plus de vingt pour cent de la population active du secteur privé.
    Délocalisation d'activités, fermetures d'usines, plans sociaux en cascade. sous le sceau du secret, des directeurs des ressources humaines évoquent leur pratique du licenciement collectif depuis dix ou vingt ans. leur discours est choquant et pose des questions essentielles sur l'avenir de notre société.

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  • Un an après les émeutes de l'automne 2005 dans les banlieues populaires, Hacène Belmessous a suivi trois maires au quotidien, pendant plusieurs semaines, de septembre 2006 à janvier 2007 : Maurice Charrier à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, Gilles Poux à La Courneuve et Xavier Lemoine à Montfermeil, près de Paris, en Seine-Saint-Denis.
    Dans un monde politique éloigné des préoccupations " banlieusardes " - les débats des campagnes présidentielles et législatives l'ont une nouvelle fois démontré -, ces élus sont isolés. S'ils aiment passionnément leur ville et y développent des projets d'avenir, ils sont souvent impuissants. L'analyse proposée en dernier chapitre des choses vues et entendues ne manquera d'ailleurs pas de poser des questions fondamentales pour notre République : la vision culturaliste qui est train de gagner notre société, avec ses bons et ses mauvais citoyens français, ne va-t-elle pas aggraver les lignes de fracture entre les quartiers d'habitat social et le reste du pays ?

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  • L'esprit prométhéen s'élève contre un athéisme plat, dogmatique, qui déclare que l'hypothèse de Dieu est superflue, et infère ainsi sa vacance. Il nie tout aussi bien tout contenu mythologique du lieu de Dieu et entre en conflit s'il le faut, pour cette raison, avec l'assemblée des saints, héritiers baptisés de l'ancien monde mythique. Au contraire, au nom de la raison historique, il veut garder vacant le lieu de Dieu comme sa propre blessure ouverte. Prométhée vole le feu aux Dieux, mais c'est pour l'apporter aux autres hommes. Nous devons observer la raison éthique, qui n'est possible que lorsque le Moi prométhéen se transforme en Nous. Le monde n'a pas un sens en soi, il n'a pas à en avoir un, vu l'incommensurable douleur qu'il renferme. Mais l'homme peut donner un sens au monde, non pas théorique mais pratique : il peut changer le monde. Ce bref essai philosophique, divisé en sept chapitres, résonne avec force dans la critique de notre société contemporaine et nous indique des pistes où nos efforts peuvent s'orienter.

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  • Où en est le capitalisme en ce début de millénaire ? Qu'en est-il de ce système, devenu planétaire, d'organisation économique et sociale ? Sur quelles croyances repose-t-il ? Loin d'être naturel, comme certains s'acharnent à nous le faire croire, le capital, autrement dit la créance sur l'économie, repose sur une croyance erronée, comme le démontre l'auteur en puisant aux sources des textes les plus anciens : car depuis des millénaires, c'est l'investissement qui précède l'épargne, et non l'inverse. Les théories de Keynes, Marx, Rosa Luxembourg, Hayek et bien d'autres sont sollicitées ici, non pas pour servir de modèles ou de contre-modèles, ce qui serait vain, mais pour simplement les dépasser : durant quatorze ans, jusqu'à sa mort, Marx laissa à l'état de brouillon son manuscrit sur la transformation de sa «plus-value» en accumulation du capital. Une impasse. Décortiquant les erreurs des économistes à l'esprit étroit, ce texte bref et percutant presse l'État de reprendre son rôle d'investisseur public ex nihilo et par conséquent de sortir du carcan du traité de Maastricht. Il ouvre également d'autres champs d'exploration, notamment vers la psychosociologie. Un livre qui fera date et lance le débat.

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