Sambuc

  • Au fil de son oeuvre, Henri Focillon s'est attaché avec une grande sensibilité à la connaissance des techniques et des formes de la création. Dans cet Éloge de la main, paru la première fois en 1939, l'historien se livre à une méditation intime sur le rôle, dans l'art, de la « compagne inlassable » de l'homme. Il élabore ainsi une réflexion sur l'invention humaine, des anciens tailleurs de pierre à aujourd'hui... À travers la main, premier organe de l'homme, c'est notre rapport au monde qu'interroge Henri Focillon : une découverte de l'homme qui, délaissant le temps long de l'anthropologie et de la biologie, se penche sur « l'artiste en train de faire », l'homo faber en prise avec le monde ; et ce sont ses gestes, ses recherches, ses errances aussi et ses maladresses qu'il interroge. Le hasard se trouve par là investi d'un rôle primordial dans le processus de l'invention, depuis celle des techniques (du « feu, de la hache, de la roue... ») jusqu'à la création des artistes visionnaires : la notion fameuse de « sérendipité », qui indique la fertilité du hasard et du tâtonnement, est ainsi au coeur de l'éloge d'Henri Focillon. Évocation de la nuit et de ses luminaires intimes, l'Éloge des lampes est un court texte posthume d'Henri Focillon, paru en 1945. Les « lanternes sourdes » de l'obscurité y sont l'occasion de méditer l'importance du silence et de la solitude dans la connaissance de soi : plaidoyer des atmosphères chaleureuses et secrètes des « peintres de la lampe », de Rembrandt à Daumier, ce fragment oublié (il n'avait plus été publié depuis 1945) s'inscrit dans le prolongement des réflexions de l'Éloge de la main, et constitue avec lui l'un des plus touchants écrits d'Henri Focillon.

  • L'eau forte T.8 ; ondes

    Collectif

    Dans la langue poétique, les ondes désignent la surface d'une eau, source, lac, rivière, surface irisée ou calme où se reflète le ciel. Pour la physique moderne, la matière solide est elle-même l'illusion d'ondes corpusculaires, dont l'agitation est à l'origine des formes. La thématique des « ondes » est l'occasion, dans ce 8e numéro de L'Eau-forte, de convoquer des réflexions diverses sur les phénomènes lumineux, vibratoires, périodiques.

  • D'un usage plurimillénaire, les étoffes représentent d'une façon privilégiée l'artifice humain : du mythe d'Arachné chez Ovide à l'industrie textile, ce matériau ouvragé, qu'il soit tapisserie, drap, toile d'habitat nomade, feutre, robe de soie, couvre le corps des hommes et des femmes à la façon d'une « seconde peau ».

  • Douzième numéro de la revue L'Eau-forte, Le Désir propose une plongée dans le monde d'Éros, regroupant les participations de poètes et de romanciers au fil d'une méditations sur l'énergie et la vie. - Ce numéro clôture la publication de la revue, qui signe son dernier numéro avec, au sommaire, les écrivains François Bégaudeau, Gaëlle Josse, et Iliana Holguín Teodorescu. Aux côté des contemporains, le sommaire de ce numéro regroupe des textes classiques de La Fontaine, Xavier de Maistre et de la poétesse Renée Vivien (1877-1909), traductrice des fragments de Sappho.

  • L'âme, psychê, était dans la langue grecque un souffle qui caractérisait la vie, l'esprit animant le corps. Pourtant le rapport du corps à l'âme, dès les Grecs, a été pensé sur le mode d'un conflit entre pulsion et raison, entre passion et choix de vie. Le corps est-il le « tombeau de l'âme » ? Ou bien le lieu d'un jeu de l'être à l'univers ?

  • Antiquaires, faux-monnayeurs, imitateurs doués... Les faussaires, par une pratique aussi virtuose ou érudite qu'illégale, interrogent à la fois la marchandise, le commerce humain, et notre propre rapport à la vérité. Un «?art de tromper?» dont ces artisans sont autant les maîtres que les dupes...

  • Les femmes sont à l'honneur, dans ce dernier numéro de la revue L'Eau-forte?: le Courage, thème du Printemps des poètes 2020, est l'occasion de publier un chapitre du roman picaresque La Vagabonde Courage, du romancier Grimmelshausen, récit d'une héroïne guerrière et farouchement indépendante, surnommée «?Courage?». La revue publie également un mythe très ancien?: la Descente d'Ištar aux enfers, récit mésopotamien du IIe millénaire avant notre ère, qui évoque les figures de deux déesses majeure du Moyen-Orient. Côté contemporains, la poétesse Victorine B. publie trois poèmes sur l'amour, et la relation entre mère et fille. Le poète Australien Peter Bakowski (publié en France aux éditions Bruno Doucey) ouvre le numéro, par un texte intitulé «?La Saison du courage?», qui évoque le besoin de surprise et de redécouverte de soi... On trouvera également un chapitre du Quart Livre de Rabelais. Enfin, la revue L'Eau-forte ouvre ses pages au jeune poète d'origine guinéenne, Falmarès, «?réfugié poétique?», avec deux poèmes inédits.

  • Paru au mois de septembre, ce numéro croise les thématiques de l'ivresse et de la nature. À travers des mythes et des contes (de l'ivresse de Noé aux récits de Maupassant), et des poètes (André Chénier, ou encore la poésie jahîlite des Arabes nomades du VIIe s.), est explorée la relation de l'homme à la boisson, sur fond d'automne, entre ville et champs, entre loi et plaisir.

  • Michel Deuff (1950-2018), journaliste dans la presse écrite, mais aussi marin et randonneur cycliste, s'est intéressé tout au long de sa vie aux questions d'ethnographie, de territoire, de culture traditionnelle. Mêlant le récit de voyage à la réflexion, il laisse une grande diversité d'écrits journalistiques et passionnés, à la rencontre des pays et des hommes. Ce recueil présente trois textes de Michel Deuff, autour de la mer, de la plongée sous-marine, et du voyage à vélo.

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  • À travers la notion d'Attente, ce troisième numéro de L'Eau-forte croise des textes autour de la danse, du languissement amoureux ou de la méditation soufi. Sont notamment présentés des textes et poèmes de Rûmî, Constantin Simonov et Dino Campana, dans des traductions inédites.

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  • « Nous accédons à l'identité par notre corps et le visage qu'il porte, notre nom et les consonances qu'il contient, la langue dont nous sommes investis, les habits dont nous nous couvrons [...]. Aussi notre propre «fermeté» est-elle établie par l'autre. » - Dans ce numéro hivernal de L'Eau-forte, à travers le phénomène des Évaporés du Japon ou des réalités qui morcellent la personne (de l'adultère et la double vie au deuil ou au traumatisme), est scrutée cette question : quel rapport notre identité entretient-elle à la présence et à l'absence ?

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  • Ce numéro de mars 2019 prolonge la thématique du Printemps des poètes : « La Beauté », à travers ses multiples aspects. Le syndrome de Stendhal, état de malaise associé à une admiration violente, est l'occasion d'approcher la notion de « sublime » : la beauté agit alors comme le choc d'une rencontre, plutôt que comme le libre jeu d'une esthétique. L'alchimie, de son côté, s'est présentée au fil des siècles comme une mystique de la transmutation, par laquelle le beau touche au vrai. Enfin, Joseph Ponthus (prix RTL-Lire 2019) clôt ce numéro par un dialogue avec Apollinaire (« J'écris tout seul »), où la beauté littéraire dérobe une victoire, sans cesse rejouée, contre l'aliénation.

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  • Médée ; tragédie

    Jean de La Péruse

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    • 1 October 2020

    La Médée de Jean Bastier de La Péruse est la première tragédie française a être publiée. Elle témoigne du genre tragique de la renaissance, celui de la tragédie humaniste, mêlant les influences du théâtre médiéval et des oeuvres antiques, et où c'est la passion des personnages qui est énoncée, décrite, et mise en scène par le corps des comédiens. Probablement lue en public dans une première ébauche, la Médée est inachevée lorsque le poète meurt de maladie, dans sa vingt-cinquième année, avant de pouvoir y mettre la dernière main. Son ami Scévole de Sainte-Marthe la retoucha pour en préparer la publication?: elle sera imprimée à Poitiers vers 1556. Le texte, en français de l'époque, est accompagné d'une Notice sur le vers baroque et sur la graphie du xvie siècle, ainsi que d'un Glossaire.

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