Royer Editions

  • Les traditions de la Bretagne sont particulièrement vivaces, riches, originales et variées, comme le confirme l'adage, maintes fois entendu : « cent pays, cent coutumes » (kaut brv, kaut kiz, en breton). Ces usages et ces coutumes s'étaient perpétués chez les paysans, les marins et les artisans qui avaient vécu jusque-là isolés. Chaque famille bretonne qui habitait, siècle après siècle, dans le même village avait assumé sa part dans la transmission d'un folklore qui a la particularité d'être à la fois terrestre et maritime.
    Les aspects de la civilisation populaire de la Bretagne, de la vie quotidienne intime (naissance, enfance et mariage) aux manifestations de la vie collective (fêtes, dévotions et pardons), sont minutieusement évoqués, et nombre de ces rites se sont perpétués jusqu'à nos jours.
    Les pardons réunissent encore des milliers de personnes, et font même l'objet d'un renouveau. Les traditions populaires évoluent, se transforment ou disparaissent, et parfois d'autres renaissent, à l'instar du Tro Breizh depuis quelques années.

  • Résistance et libération de l'Indre, les Insurgés Un espoir était né, parmi les clandestins et tous les Berrichons, depuis le début de juin 1944, frêle et vacillant encore, mais que de drames, de peines et de larmes, allaient encore s'écouler jusqu'à cette journée du 10 septembre où la Victoire fut définitive. Après « Les insoumis », ce deuxième volume de « Résistance et Libération de l'Indre » s'articule autour de deux axes privilégiés.
    D'abord, le suivi sur une certaine période de quelques-uns, parmi les hommes et les femmes qui ont mis dans le combat pour la liberté leur foi, leur force intérieure et leurs moyens. Les itinéraires de vie exemplaires méritent d'être retenus : ainsi les tribulations en 1941 et 1942 de Max Hymans et de ses amis, ainsi encore les liens tissés dans l'action entre des personnalités apparemment très différentes par l'âge, la situation, les opinions ou les espoirs, liens qui pouvaient paraître fragiles, face aux efforts de tous les ennemis, et qui, pourtant, ont subsisté au-delà du malheur.
    En second lieu, la narration, sous forme de chroniques évoquant la vie quotidienne, de jour en jour, de nuit en nuit, de mois en mois, dans le cadre familier de nos villes, nos bourgs cantonaux et campagnes ouvertes ou forestières, l'environnement permettant les actions et leurs mobiles, les incidents ou les crises brutales.
    L'auteur a tenu compte des travaux publiés, en s'appuyant sur des nouveaux documents et des preuves irréfutables, complétés par une abondante iconographie.

    Maurice Nicault est né à Reuilly le 17 avril 1924.
    Enseignant, la majeure partie de sa carrière se déroulera à Vatan, au Cours Complémentaire devenu collège, de 1956 à 1980. Amoureux d'histoire depuis toujours, son attention personnelle s'est toujours portée vers ce demi-siècle qu'il a vécu, vers la France et le Berry des « années 20 » aux « années 60 ». Comment en aurait-il été autrement ? Entré en 3eme en 1939, il vit cette année scolaire interrompue le 15 juin 1940 après les chocs répétés et atroces des combats de mai, de la défaite, de la Débâcle et de l'Exode. Après ce fut le Baccalauréat en 1943, dans Châteauroux sous la botte nazie. L'année scolaire suivante fut, à nouveau, interrompue avant la date normale : l'Inspecteur de l'Académie de Châteauroux décida de fermer toutes les écoles de l'Indre, après les premiers combats de la Libération.
    En 1965, Maurice Nicault est nommé « Correspondant Départemental du Comité d'Histoire de la 2eme Guerre Mondiale » et, la retraite venue, il poursuit et engrange le résultat de ses recherches. Le présent ouvrage en est issu, le but final étant de faire revivre la Résistance et la Libération de l'Indre aux yeux des générations actuelles.

  • Les Bituriges, la civilisation gauloise en Berry et Bourbonnais Les Bituriges : Les rois du Monde, comme les appelait Tite-Live et, après lui César, vinrent d'Europe Centrale environ mille ans avant le Christ et s'installèrent dans ce qui deviendra le Berry. Son climat doux et modéré, sa terre propice à la culture et à l'élevage, son minerai riche et abondant, surent les retenir. Leur installation définitive dans notre région lui apporta richesse et prospérité. Le renom universellement reconnu de ce peuple plein d'entrain, actif, imaginatif en fit l'un des plus importants fournisseurs de toute l'Europe protohistorique. Que ce soit pour les salaisons, les vins, les armes ou les bijoux, qui firent la richesse de la région ils durent s'agrandir en colonisant la future Aquitaine et en créant la ville de Bordeaux. De même, la création de la ville de Milan est à mettre à leur actif.
    Leur apogée, au VIe siècle avant notre ère, leur lent déclin, leur association avec leurs voisins : les Arvernes, leurs combats contre les légions de César, la chute de Cenabum (Orléans), puis celle d'Avaricum (Bourges) sont racontés et commentés avec un luxe de détails. Leur vengeance contre les Romains à Gergovie, n'est que le début d'une volonté de revanche qui sera à son apogée pendant l'époque gallo-romaine. Cet ouvrage fait la lumière sur la véritable raison de la Guerre des Gaules menée par César contre les Gaulois : piller les réserves d'or gauloises et prendre le contrôle des quelques 500 mines d'or alors en Gaule, dont 275 étaient installées en pays biturige. Rome n'ayant pas de mine de ce précieux métal, en avait le plus urgent besoin et c'est là, la véritable raison de l'occupation de la Gaule par les légions romaines. Évidemment, César ne l'avouera jamais dans ses Commentaires.
    L'histoire est un roman qui a été vécu ont écrit les frères Goncourt. L'histoire de ce peuple exceptionnel et remarquable par son ardeur, son habileté, son ingéniosité et son talent d'improvisation, se lit réellement comme un roman. Les illustrations originales, nombreuses, tantôt tragiques, tantôt sulfureuses, voire comiques, aident à mieux définir ce peuple si méconnu.

  • Danuta

    Armand Toupet

  • Bélâbre Maxime-Jules BERRY naquit le 23 janvier 1875 à Mérigny (Indre). Après l'École Normale, promotion 1891-1894, il revint exercer à Mérigny, comme instituteur, de 1902 à 1931, dans l'École publique de son enfance. Officier d'Académie, de l'instruction Publique et du Mérite Agricole, il se retira à Bélâbre (Indre) dans le pays de son épouse, une fois sa carrière achevée.
    Sa passion pour les recherches historiques le conduisit aux Archives Départementales de l'Indre, de la Vienne, et aux Archives Nationales, pour préparer les monographies sur les deux communes qui lui étaient chères. Perfectionniste extrême, M.-J. BERRY disparut le 18 juillet 1949 avant d'avoir publié ses travaux. Après la parution de la Monographie de Mérigny, voici à nouveau disponible celle sur Bélâbre, son canton, et les communes avoisinantes. C'est un travail de bénédictin qui est offert au lecteur, amateur d'histoire ou chercheur.

  • Maisons paysannes en Berry Par sa nature même évolutive car vivante, reflet des besoins et des habitudes culturales, l'architecture rurale est le pan le plus menacé de notre patrimoine bâti. C'est aussi l'un des plus attachants.
    Cette évolution a toujours été, l'architecture du monde rural étant sans cesse une juxtaposition d'éléments disparates, de dates variées liés cependant par la cohérence des matériaux très souvent extraits du terroir proche ou le savoir-faire des artisans sollicités.
    Plus grave, la désertification des campagnes, les regroupements de terres, la nécessité de plus grandes surfaces ouvertes induisent irrémédiablement une disparition des éléments ou,un détournement du bâti rural traditionnel. C'est cependant un ensemble de caractéristiques, d'attachements physiques au terroir alentours qui a fait le cadre de vie et le charme des campagnes berrichonnes depuis le XVIe siècle. Ainsi une large place est faite aux bâtiments communautaires, halles, fontaines, lavoirs. L'ambition, la philosophie si l'on veut de cet ouvrage fut une volonté de sélection, sélection par type de bâti lié à la structure de l'exploitation ou plus généralement à la structure de la société rurale ci sélection selon les terroirs très divers du Berry. Mon propos n'est donc pas d'être passéiste en refusant l'évolution mais de montrer après avoir parcouru en tons sens et pendant des années le Berry (départements du Cher et de l'Indre), de la Marche à la Sologne, du Boischaut au Pays Fort, de la Brenne aux confins de la Vallée de Germigny et du Bourbonnais, un certain nombre de bâtiments menacés ou non (certains ont maintenant disparu) représentatifs d'une cohésion, d'une diversité le tout reflet à des moments donnés d'une structure de l'économie rurale et d'une manière de cultiver. Par ses dimensions, sa disposition, son évolution, le bâtiment parle, de l'aisance ou de la pauvreté, de la vigne ou de la polyculture. La maison du journalier est bien évidemment différente de celle du maître de domaine et celle du vigneron de celle du propriétaire terrien de la Champagne. Pour éclairer l'illustration de nous avons voulu dominante et en quelque sorte justifier les choix, nous avons fait appel aux documents d'archives, contrats de constructions, document notariés, rapports divers, éclairant ou faisant rebondir les questions que l'on peut se poser en ce domaine. Ainsi de la carrière à l'environnement du village en passant par toutes les formes de construction rencontrées, je souhaite mettre à disposition du plus large public possible et sous une forme attractive les archives de l'architecture traditionnelle en Berry. Les essais de typologie de détail (fenêtres, portes, charpentes) ont la prétention de guider le visiteur dans ses essais de datation des bâtiments rencontrés et peut-être cet ouvrage aura-t-il quelques utilités pour les amateurs ou les professionnels qui souhaitent entreprendre avec le plus de respect possible la restauration de bâtiments ruraux. La sauvegarde des maisons paysannes du Berry demande que la mise aux normes modernes ou au goût du jour restent conformes avec le savoir-faire des maçons et l'esprit de leurs commanditaires qui entreprirent de les bâtir.

    Sur commande
  • Sur commande
  • Sur commande
  • Sur commande
  • Sur commande
  • Sur commande
  • Des Fers de Loire à l'Acier Martin, fonderies et aciéries Dans ce second volume, l'auteur nous entraîne à la suite d'Émile Martin et de ses fils Georges et Pierre-Émile. Ceux-ci à travers la France, installent des fonderies (à Fourchambault, Decazeville, Alès...), construisent des ponts métalliques (sur la Garonne, le Rhône, la Loire, en Algérie...), produisent toutes sortes de réalisations en fer et fonte notamment pour les chemins de fer alors triomphants en ce milieu du XIXe siècle.
    Mais les exigences techniques et les besoins croissants de la métallurgie requièrent la fabrication massive d'un produit différent de la fonte et du fer, produit connu mais jusqu'alors rare et cher : l'acier. La question est : comment passer directement de la fonte du haut fourneau à l'acier ? C'est l'anglais Bessemer qui apporte un début de réponse en 1855. Mais c'est à résoudre de façon tout à fait satisfaisante ce problème que se consacre Pierre-Émile Martin dans l'usine familiale de Sireuil en Charente. C'est là qu'en 1864-67, il met au point le four qui va faire connaître le nom de Martin à travers le monde entier. Cependant nul n'est prophète en son pays et la réussite engendre des envieux : on ne rendra donc à Pierre-Émile Martin que des honneurs tardifs. Et pourtant jusqu'au milieu du XXe siècle, l'essentiel de l'acier produit dans le monde a été de l'acier Martin.

  • Bélâbre en 1789

    Daniel Fabre

    Sur commande
empty