Littérature traduite

  • Cette édition rassemble, pour la première fois en français et en un seul volume, l'intégralité des Poèmes en prose divisés par Tourguéniev en deux séries : Senilia et Nouveaux poèmes en prose. Avec le titre de chaque poème est indiqué le nom de la série à laquelle il appartient, ainsi que son rang voulu par l'auteur. Sont ajoutés : La caille, dernier récit de Tourguéniev, et quelques pièces en vers écrites à travers sa vie de prosateur.

  • Ennuis de noces

    Stig Dagerman

    L'action se déroule ici en vingt-­quatre heures dans un village où la fille du vieux Victor épouse le boucher, mais c'est d'un autre dont elle est enceinte. Les nombreux invités de la noce ont chacun, comme Hildur la nouvelle épousée, leurs drames et leurs secrets, et la bacchanale qui dure jusqu'au petit matin devient un cruel « jeu de la vérité » où le tragique se mêle au burlesque.

  • Les wagons rouges

    Stig Dagerman

    Stig Dagerman (1923-­1954) a connu la célébrité dans son pays dès son premier roman Ormen (Le Serpent) paru en 1945.
    Il était naturel que le monde angoissé de Stig Dagerman et son observation aiguë de la réalité débouche sur le fantastique, ce monde où les choses prennent un aspect inattendu et révélateur, comme dans les Wagons rouges, qui ont donné leur nom à ce recueil. Toutes les nouvelles qui composent cet ouvrage ont été écrites entre 1946 et 1954.

  • Europa hôtel

    Pirbal Ferhad

    Le narrateur d'origine kurde a fuit les persécutions irakiennes de Saddam Hussein et s'est réfugié à Paris dans les années quatre-vingt. Il y travaille comme veilleur de nuit dans un hôtel trois étoiles, Europa Hôtel. Sa vraie profession demeure la peinture, mais il n'arrive pas à vivre des quelques tableaux placés dans une galerie parisienne. Sa rencontre avec Mohammad Hadji Zadeh, un « mollah iranien » sans titre de séjour, débute ce récit. Ce dernier a une particularité : il ressemble étrangement au propriétaire de l'hôtel d'origine juive portugaise...
    Ils vont échanger leur identité pour permettre à ce dernier de retrouver une femme aimée retournée en Iran.
    L'auteur nous affirme que ce récit est tiré d'une histoire réelle. Il brasse les itinéraires et le passé familial des personnages dont chaque élément va composer un tableau d'ensemble oriental des exilés en Europe, à Paris en particulier, où seront évoqués la traite des esclaves, le sort des Juifs du Kurdistan, ceux d'Ispahan ou encore la poésie persanne.
    Ferhad Pirbal est né en 1961 dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien.
    Venu en France en 1986 pour étudier la littérature à la Sorbonne, il est retourné au Kurdistan en 1994. Écrivain, philosophe, chanteur, poète, peintre et critique, il est une figure importante et turbulante de son pays.
    Poursuivi au Kurdistan en 2010 pour avoir publié des textes érotiques dans le magazine Wreckage dont il était l'éditeur, il a suscité une mobilisation des écrivains et journalistes autour de lui. Auteur de nombreux ouvrages et pièces de théâtre, Europa Hôtel est son premier livre édité en français.

  • Réédition d'un recueil de nouvelles (publié en mars 1992) qu'on pourrait appeler "psychologiques". Le thème essentiel en est la solitude. Et quelle plus grande solitude que celle qui règne dans certains couples ? Elle est montrée sans complaisance sur des modes très différents : de la légèreté ironique à l'angoisse. L'analyse sociale bascule parfois dans le fantastique.

  • Lunar caustic

    Malcolm Lowry

    'Staring out at the river his agony was like a great lidless eye' In this stark, compelling and greatly autobiographical novella, Malcolm Lowry tells the story of Bill Plantagenet, a piano player and ex-sailor who has lost his band and his mind drinking in New York. As Plantagenet commits himself to a Psychiatric hospital to suffer his recovery, Lowry writes with eloquent ferocity on the delusions of madness, and the true meaning of sanity.

  • Après le coup d'État communiste de février 1948, qui mit fin à la démocratie tchécoslovaque, nombreux sont ceux qui cherchent à fuir vers l'Allemagne ou vers l'Autriche. L'Autriche, à cette époque est divisée en zone russe et zone occidentale.
    Karsten, réfugié dans la zone américaine puis attiré dans la zone russe, est kidnappé pour finir entre les mains de la Police secrète d'État (la StB) à Bratislava. Sa femme et ses fils qui devaient le rejoindre dans la zone américaine, sont tombés aussi dans un piège monté par la StB pour capturer ceux qui voulaient quitter le pays. Un policier Hálek lui propose un marché : espionner ses relations contre la libération de sa famille. Engagé dans un jeu de dupes sans fin, pour obtenir la certitude que sa famille a bien été libérée, Karsten finit par kidnapper une gamine qu'il croit être la fille du policier. Après avoir usé de violences envers elle, la faillite de cette action bâtie sur une illusion jamais démentie par le policier, le mène à se suicider.
    Autobiographie du mal qui met en scène cette confrontation fatale, n'est pas sans rappeller l'atmosphère du Zéro et l'infini de Koestler.

  • Un jour de mars 1920, un lycéen de dix-sept ans qui écrit des vers est invité par son père à lui rendre visite au bureau qu'il occupe à l'office d'assurances ouvrières contre les accidents.
    Il veut le présenter à un employé du service juridique, un certain dr franz kafka, ami d'un écrivain connu, max brod. le dr kafka a lu ses vers, il pourra utilement le conseiller.
    Une première entrevue est suivie de beaucoup d'autres: au bureau du dr kafka, lors de promenades dans prague après la journée de travail. le jeune janouch s'est attaché à cet homme étrange et bon qu'il admire. il boit ses paroles.
    Il les note après chaque entrevue.
    /> C'est seulement trente ans plus tard, en 1951, alors que kafka est devenu, après sa mort, l'un des plus grands écrivains de ce temps, que gustav janouch publie cet extraordinaire témoignage que constitue conversations avec kafka. les familiers de l'écrivain, max brod, dora dymant (la compagne des derniers jours) sont frappés d'étonnement : c'est bien leur ami, tel qu'ils l'ont connu, tel qu'il était, dans ses propos, dans son attitude, dans ses conceptions de l'art, de la vie, de la politique, de la religion, qui revit sous leurs yeux.
    Cet étonnement croît quand ils apprennent que gustav janouch s'est refusé à lire les ouvrages posthumes de l'auteur du verdict, s'en déclarant " incapable ", ignorant du même coup l'essentiel de l'oeuvre.
    Ce parti pris de janouch, peu compréhensible, ajoute, s'il en était besoin, à l'exactitude du témoignage. janouch ne construit pas un kafka de son choix à partir de l'oeuvre, du journal, de la correspondance.
    Il se borne à rapporter, sans art et dans le désordre, les propos qu'il a entendus et notés à la façon d'un sténographe. c'est kafka lui-même qui, à travers janouch, nous parle, nous révèle ses sentiments et pensées intimes.
    La première édition de cet ouvrage comprenait moins de la moitié des notes rassemblées par janouch et recopiées au hasard par une amie dactylographe. en 1968 il décide de les publier dans leur intégralité.
    Elles forment l'ouvrage que nous avons présenté pour la première fois en 1978, et qui a plus que doublé de volume. salué par l'unanimité des critiques allemands, il constitue, selon son préfacier en français, bernard lortholary, " un témoignage irremplaçable " sur un homme dont l'oeuvre s'est inscrite au coeur des préoccupations de notre époque.

  • Une enquête conjointe sur les années parisiennes de Stig Dagerman (1923-1954), avant son suicide, ainsi que sur sa rencontre avec l'écrivaine Etta Federn, dont l'un des deux fils, résistant, a été assassiné par la milice, et qu'il mettra en scène dans sa pièce «L'ombre de Mart».

  • Des nouvelles où les souvenirs autobiographiques se mêlent aux choses vues. En toutes ces nouvelles Stig Dagerman révèle cet esprit lucide et angoissé, ironique et compatissant, cruel et sensible qui fait le prix et l'originalité de sa création. En préface à ce recueil, Lucie Albertini montre l'importance de Stig Dagerman et dresse la bibliographie complète des oeuvres de cet auteur.

  • Une nouvelle mise en place d'un recueil, publié en 1994, de deux textes inspirés par le même climat d'après-guerre que Scènes de la vie d'un faune. Ces deux récits sont augmentés de trois écrits théoriques où Schmidt révèle les secrets de fabrication d'une oeuvre très diverse.

  • Un été en Grèce de nos jours.
    Deux lieux : Athènes, un village en bord de mer. Cinq personnages principaux : une femme gravement malade à l'hôpital ; son frère, un jeune oisif ; un infirmier mal dans sa peau ; une très jeune fille révoltée ; un oiseau qui parle. L'action les rapproche peu à peu, passant de l'un à l'autre en zigzag, toute en détours imprévus, changements de rythme et contre-pieds. Les personnages se font ou se défont tour à tour au fil de cette narration complexe, fuyante, mais en même temps claire et lisible, qui offre un portrait finement observé de la société contemporaine grecque à travers un récit en apparence extravagant.
    Car l'ange du bizarre et le démon de l'absurde hantent ces pages inquiétantes, cette histoire éclatée comme les morceaux d'un puzzle, pleine d'une violence contenue, sournoise, qui parfois déflagre en brefs éclats. Mais l'humour est très présent lui aussi, dans toutes les nuances, du plus subtil au grotesque le plus trash, accompagné souvent par une tendresse discrète, douce-amère. Zigzags dans les orangers a obtenu le prix du roman de la revue Diavazo en 2000.

  • La Beltà est le recueil central du poète vénitien, le point d'aboutissement de ses recherches verbales.
    Andrea Zanzotto met à contribution Virgile, Hölderlin, mais aussi des onomatopées et le babil des enfants (appelé pétel en vénitien).
    Ses vers sont empreints d'une grande fraîcheur et d'une exquise délicatesse, noués autour du thème de la beauté féminine et artistique.
    Il parvient à rajeunir et revigorer le discours poétique d'une façon aussi douce que surprenante.

  • Reinhardt Korber, peintre et professeur d'art, chemine à Berlin au printemps 1935. Il forme avec deux de ses étudiantes, Lotte et Rebecca, un trio d'esprits libres résistant au monde envahissant du Parti avec ses soldats et ses croix gammées. Rebecca est juive, Lotte ne l'est pas. Lorsque la famille de Rebecca est forcée de quitter l'Allemagne, Rebecca est jalouse de Lotte qui restera sur place avec le professeur. Elle convainc Lotte que Reinhardt est tombé amoureux d'elle et, lorsque Rebecca s'en va, la jalousie de Rebecca devient la colère de Lotte, et la colère de Lotte devient sa passion. Reinhardt Korber n'est pas un héros, il s'efforce simplement à porter un regard vrai sur les choses. Si l'Allemagne est sur les rails d'un chemin de fer allant vers la tragédie, Rebecca, Lotte et Reinhardt sont seuls. Ce ne sont pas des héros, mais leur histoire change presque l'Histoire...

  • Une histoire à la fois fantastique et toute simple qui commence dans un train et continue dans une chambre.
    Mais tout est vu autrement à la place de quelqu'un par quelqu'un d'autre. C'est à la fois drôle et inquiétant. On est dans un quotidien un peu désolé, un peu cocasse, tout naturel et pas très rassurant quand même.

  • Météo

    Andrea Zanzotto

    D'Andrea Zanzotto, l'un des grands poètes italiens contemporains, paraît ce nouveau recueil, en édition bilingue, publié en Italie en 1996.
    Parmi les titres publiés en France, signalons chez Maurice Nadeau, traduits par Philippe Di Meo, Du paysage à l'idiome, anthologie poétique 19511986, (1994), Au-delà de la brûlante chaleur, récits et prose (1997), La Beauté/La Baltà (2000).

  • Vocatif publié en 1957 restait inédit en français. Sa publication permet de mieux saisir toute l'évolution du langage poétique de son auteur.
    Surimpressions est le dernier recueil de poésie d'Andrea Zanzotto publié en Italie en 2001. Formé de trois sections « Vers les Paluds », « Chansonnettes hirsutes » et « Aventures métamorphiques du fief », Zanzotto y peint avec une puissance expressive peu commune la destruction du paysage et ses réminiscences de la Résistance en Vénétie.. Passant du mutisme relatif à la parole proliférante, l'auteur combine toutes les formes italiennes et dialectales de poésie, dans une oeuvre originale sans pareil.

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