Maelstrom

  • L'île quimboiseuse

    Morgane Eeman

    Un roman-poème dont l'héroïne apatride erre sur une île rocheuse et mystérieuse.

  • Je te fais signe à travers les flammes.
    Le Pôle Nord a changé de place.
    La Destinée Manifeste n'est plus manifeste.
    La civilisation s'autodétruit.
    Némésis frappe à la porte.
    À quoi bon des poètes dans une pareille époque?
    À quoi sert la poésie ?
    L'imprimerie a rendu la poésie silencieuse, elle y a perdu son chant. Fais-la chanter de nouveau !
    Si tu te veux poète, crée des oeuvres capables de relever les défis d'une apocalypse, et s'il le faut, prends des accents apocalyptiques.
    Tu es Whitman, tu es Poe, tu es Mark Twain, tu es Emily Dickinson et Edna St Vincent Millay, tu es Neruda et Maïakovski et Pasolini, Américain(e) ou non, tu peux conquérir les conquérants avec des mots.
    Si tu te veux poète, écris des journaux vivants. Sois reporter dans l'espace, envoie tes dépêches au suprême rédacteur en chef qui veut la vérité, rien que la vérité, et pas de blabla...

    Recueil inédit en français. qui a déjà vendu plus de 10.000 ex aux USA! A 93 ans, le grand auteur et éditeur de la Beat Generation ressent le besoin d'une adresse aux jeunes poètes dans un monde au bord d'un grand renouveau. C'est ainsi qu'il insuffle joie, esprit de combat, avec un maître-mot : Insurrection comme synonyme d'art poétique et d'art de vivre ! Dans ce livre, se retrouve aussi un work in progress historique : le texte «What is poetry?» une énumération - définition/anti-définition de la poésie.

  • 1969, loin des hippies, loin de la contestation, dans une cité ouvrière peuplée principalement d'Italiens, Gio fait la rencontre de Mario. Les deux jeunes garçons à l'imagination débordante développent alors une amitié qui passera les années.
    Le Quartier c'est chez eux, d'abord terrain de jeux, il devient vite l'endroit où ils se confrontent aux autres, à la croyance, à la sexualité, au monde. Une rumeur d'abord lointaine devient de plus en plus bruyante, celle du monde qui n'a jamais cessé de s'ébranler, et qui finit par les atteindre. Malgré cette base commune, une vie parallèle et assez semblable, ils finissent par trouver des chemins différents.
    Ce roman d'apprentissage, c'est celui de deux personnages amis et antagonistes dont les choix respectifs conduiront peut-être à la séparation...

  • Quand t'es fou, dans la rue, on t'évite si tu es en crise. Pendant le confinement, tout le monde évite tout le monde, change de trottoir, donc nous, les fous, on ne voit pas trop la différence. » Mars 2020. Quelque chose bascule. Une parenthèse s'ouvre avec de nouvelles règles, de nouvelles habitudes, de nouvelles peurs, de nouveaux rituels. Les frontières se brouillent : ce qui semblait normal passe pour « fou », ce qui avait l'air « fou » devient normal. Face à l'interdiction de se réunir, L'Appétit des Indigestes décide de poursuivre, par téléphone, un travail d'écriture. Chaque semaine, les membres de la troupe s'appellent, se parlent, se mettent à l'écoute les uns des autres, suivant les consignes envoyées par leur metteuse en scène, Sophie Muselle. Ce recueil reprend des extraits de ces nombreuses conversations téléphoniques. Il propose un regard particulier sur la période de confinement, un regard oblique, un regard depuis la marge, qui invite le lecteur à s'interroger sur la norme, sur le monde actuel mais aussi sur l'avenir.

  • Against. s'il ne fallait que. langue vermine. langue rage. à. langue douilles en bouche bousillée. à pas. meuglée d'affoles à pas savoir pas. que faire bon groin que. tempête langue tueuse grotesque que. à pas. à rien. déjà. toujours. rien que le vertige. mastic d'espoirs il est d'autres manières barbares. la langue à pas. savoir pas. pas lire pas savoir pas écrire. meute à bon groin. pas parler. nous sommes meutes et gesticules. l'acharne des meutes. alors la langue là. vermine rage. la langue là. against.

    Sur commande

  • La Grande Droguerie Poétique est un magasin de produits imaginaires créé et animé par Dominique Maes. D'abord une exposition, ce projet a rapidement évolué vers un véritable magasin d'objets qui ne s'achètent pas. Au volant de sa Droguerie mobile, Dominique Maes délivre ses pots aime. De l'elixir de joie au sirop de boniment, les différentes fioles joliment illustrées sont répertoriées et accompagnées d'une chanson/poème tantôt amusante tantôt satirique.

  • Tenir

    Lisette Lombé

    Nomme-toi ! Appelle-toi afroféministe, afrodescendante, afropéenne, afropunk, queer, artiviste... Avec ou sans majuscule, nomme-toi ! Pas dans une case, pas comme une cage mais pour la rage. Rage d'exister. Sortir de l'ombre. Se redresser. Te rendre, les rendre, nous rendre visibles. Sois fière de ton parcours, de ta couleur, de tes origines ! Parle de là où tu es, de qui tu es, de qui tu aspires à être. Sois fière de tout, de tes questionnements, de tes ambivalences, de tes ressacs et de tes erreurs ! Ne t'excuse de rien !

  • L'arbre du retour

    Luc Baba

    Alabama 2013. Insulté par un policier blanc, un professeur à la retraite se met en quête de son histoire et de ses racines. Deux siècles plus tôt, au Dahomey, Ayo est embarqué sur un navire négrier.

  • Gaëlle, jeune lycéenne, s'offre 2 sources d'inspiration. Son père, syndicaliste renommé des Forges de Clabecq en voie de fermeture et le concierge de son école, d'origine étrangère et à vocation soufie. Le premier la pousse à être une battante, ambitieuse et engagée. Le second prône l'isolement, la solitude voire l'inaction.
    Que faut-il faire et comment être alors ? Retrousser ses manches pour former, déformer, conditionner et reconditionner sa vie et celle des siens même si cela aboutit parfois à quelques violences ? Ou se baigner dans un monde doux, mystique, plein de bonnes intentions, poétique mais passif et malheureusement incapable de produire une miche de pain ?
    À l'âge de 25 ans, les deux hommes lui avaient promis un cadeau saugrenu pour son 40e anniversaire. Mais le jour J, ils ne sont pas là...

  • Amour et kabbale

    Sophie Favennec-Buyse

    Simon est astrophysicien et féru de kabbale. Il rencontre Léa, une archéologue qui travaille sur les manuscrits de la mer Morte. Ces personnages partagent une même passion pour la recherche scientifique et la quête spirituelle.
    L'un veut relier le monde d'en haut à l'infiniment petit de la physique quantique et l'autre tente de remembrer les textes du passé pour réparer les brisures de son peuple et de l'histoire. L'union de Simon et Léa s'élèvera grâce aux voies de l'amour mystique. Leurs âmes sensibles et éveillées inventent une nouvelle forme d'amour inspiré par la kabbale.
    Une découverte historique viendra ponctuer cette histoire et les mettra devant un choix : la rendre publique ? Comment? Et avec quelles conséquences?

  • On compte les jours. Avant les cadeaux. Avant la libération. Des fois, avant les deux simultanément. Fin 2020, dans un contexte de mesures sanitaires par temps de fêtes, il faut farfouiller dans les moindres recoins de la réalité du jour, où, quand, comment prend corps la «magie de noël».

  • Longue litanie, prière, évocation du toujours vivant dans cela même qui s'est fait invisible et qui depuis l'autre côté de la frontière nous inspire encore. Celles et ceux que notre souffle a côtoyés, en les accompagnant, attisent le feu du poème qui leur est dédié.
    «Avec Otto Ganz, on est devant l'inévitable, l'insupportable mort des illusions, l'incontournable défi de vivre et de mourir qui est de l'ordre du jouir, de la sentence et du jeu. On peut raisonnablement entendre le diagnostic du docteur qui vous palpe et vous « papouille » avec des mots et des formules à lui... À nulle autre pareille, ses paroles vous emportent avec la rigueur d'un codicille notarial écrit par Mozart!» (Extrait de la postface de Werner Lambersy)

  • Amour noir

    Aurélien Dony

    Amour Noir.
    Quelque chose comme l'idée d'une brûlure.
    Comme l'idée d'une morsure.
    Comme l'idée encore de ce qui nous consume.
    Comme trace du feu qui nous dévore.
    Cendres et braises au fer rouge dans la peau des jours gris.
    Le désir d'être deux.
    Debout parmi les gens.
    Et le désastre.
    Qu'est le Monde.
    Ruine. Salve de mots. Brasier.
    Jouer des doigts dans le sable.
    Abandonner au vent.
    Le projet d'un château.
    Vivre.
    Notre Amour.
    Noir.

  • Une femme part dormir au creux de la forêt amazonienne puis de la mangrove du Gabon pour écouter ses rêves. Elle fait face à la mort et accueille ses bouleversements.
    Une méduse, une enfant aux longs cheveux noirs, un figuier étrangleur viennent habiter son ventre et son visage s'irrigue a nouveau.
    S'ensuit une profonde métamorphose.
    Les rêves de ce texte sont issus des carnets de notes de l'auteure récoltés lors de ses voyages d'octobre 2015 à février 2019.

  • Debordements

    Dominique Massaut

    Né en 2014 un hiver de crues, au bord de la Laïta, dans le Finistère, Débordements raconte la colère d'une nature par l'homme domestiquée, arasée, bridée, étranglée, vidée parfois.
    Il raconte aussi et surtout ce que les eaux de cette colère charrient avec elles de verroteries, de gadgets, de machines, de déjections chimiques, d'alchimioles giclatoires, de poisons, jusqu'au sixième continent...
    Un texte débordant, sonore, où des voix diverses, en flux, en flow, se mêlent à une poétique de sons et de musiques.
    Un véritable manifeste humaniste et écologiste. Ce projet donne naissance également à un spectacle ainsi qu'une série d'ateliers de sensibilisations en milieu scolaire et associatif.
    L'enfance vient enfin attester que, tout au bout, tout au bout du gigantuesque des industries folles, et des dérèglements qu'il insuffle, la nature, lentement ressurgit, de toute sa force modeste et sûre.
    Un CD accompagne ce livre avec les voix de Dominique Massaut, Laurence Vielle, Vincent Tholomé et David Giannoni. Musiques : Gauthier Keyaerts et Alain Subrebost.

  • Je bosse dans un resto bobo à côté du bazar et de ses murs bariolés style échec et mat alcoolisés. En face, des jardins de Babylone et de leur garage en rouille percé de personnages de BD. Comme tous les endroits de la ville qui sont trop tristes pour être gais. Un coup de pinceau, ou de perceuse et on te reproduit une planche de ton enfance. Avec autodérision, on te colle Saint-Pierre et Lucifer en train de faire leurs petites affaires en face de l'église des Minimes. Là, c'est Quick et Flupke en train de se faire courser par l'agent 15. Une gentille manière de te rappeler qu'ici, t'es dans le quartier des racailles en devenir. La BD dit vrai, mais Quick et Flupke ont bien changé. Fini le petit blondinet, il est parti à Uccle et porte des gilets, quant à Flupke, il est plus noir que son bonnet.

  • L'enfant des ravines

    Antoine Wauters

    J'ai vécu jusqu'à mes dix-huit ans dans un petit village d'Ardenne où mon imagination se trouve, encore aujourd'hui. Que je le veuille ou non, tout ce que j'écris vient de là, des quelques mètres carrés du hangar à poules de mon grand-père, de l'odeur des fraises qu'il cultivait derrière l'église, face aux collines de Hoyemont, au-dessus de l'Ourthe et de l'Amblève, des silos à foin de la ferme de Jacques Martin, des bêtes sachant d'instinct trouver le bonheur, des machines agricoles défoncées par l'usage, dans le purin.

  • Le monde selon Jim

    Bruno Geneste

    C'est à partir de la conception du fait que Jim Morrison est un poète à part entière que Bruno Geneste imagine Le Monde selon Jim. Il s'agit d'un récit qui recèle plusieurs niveaux de lecture, avec des images, des visions, vues et vécues à travers son propre regard comme un miroir ou un reflet de celles pouvant avoir été ressenties par Morrison lui-même.
    Bruno Geneste parvient dans cet ouvrage à redonner une parole vivante au chanteur des Doors. Dans une étrange communion, il réhabilite le poète, lui redonne tout le sens profond de sa démarche littéraire. Il marche avec lui sur les grèves de plumes et de varechs. Il ressuscite le Roi Lézard dans une psychanalyse verbale d'une teneur émotionnelle, sincère et envoûtante.
    C'est ici-même que les poètes des limites se rejoignent, dans les confluents des mémoires, des cris et des images introspectives cueillies dans les lumières noires et les flux des marées incessantes.

  • Suzanne a la pomme

    Jacques De Decker

    Ce livre est né d'une complicité, de l'amour commun des tableaux, de quelques contraintes amicalement choisies et de l'irrésistible envie de rendre le sérieux ludique. Jacques écrirait une fiction sur la peinture au début du XXIe siècle.
    Quel autre écrivain aurait pu se mouvoir avec tant de facilité et de souplesse dans l'univers quasi secret des galeries et des ateliers d'artiste ? Sous son regard assuré d'observateur, ce fils de peintre a inclus dans un récit aussi précis que passionnant une tranche de vie complète de l'époque : les personnes qui travaillent pour qu'une galerie « tourne », les comportements parfois étranges des collectionneurs, les commerces avoisinants avec leurs vitrines et leurs secrets avouables et inavouables. Au cinéma, nous imaginerions l'auteur en photographe joué par James Stewart dans Fenêtres sur cour. Mais il ne s'est pas arrêté là.
    Par une provocation habile, il m'a amenée, quelques années plus tard, à mettre son récit en images. En fin connaisseur, il savait parfaitement comment parler à l'illustratrice que je suis. Nous avons ainsi joué à un jeu vertigineux : prendre la peinture, la transformer en verbe pour retransformer celui-ci en images...
    Hélas, le décès inopiné de Jacques est survenu avant la parution de ce livre.
    Puisse Suzanne à la pomme offrir au lecteur le même plaisir que celui que nous avions à évoquer si souvent ce petit monde insolite et tellement humain.

    Maja Polackova

empty