Le Temps Des Cerises

  • Contrairement à l'habitude qui veut qu'une anthologie soit le fait d'un homme de lettres, seul, qui impose ses choix au public, ce recueil de poèmes de Paul Éluard, grand poète de l'amour et de la liberté, a été établi collectivement par le poète Jacques Gaucheron et par des personnalités connues à des titres divers :
    Lucien Bonnafé, Roger Bordier, Fanny Cottençon, Antoine Duhamel, Cécile Éluard, Pierre Gibert, Eugène Guillevic, Jean Hugues, Albert Jacquard, Henri Krasucki, Roland Leroy, LN, Boris Taslitzky, Michel Tourlière, Christian Viguié, Claude Vinci.

  • "Avec Le nuage en pantalon (1914-1915) de Vladimir Maïakovski, le futurisme, en pantalon de nuage annonciateur d'orages et en blouse jaune tournesol, fait son entrée fracassante sur la place publique et la scène littéraire en Russie...
    Pour tout homme qui aime et qui espère, les paroles de Maïakovski restent gravées en lettres de feu dans la chair et le sang de ce siècle." Charles Dobzynski Edition bilingue.

  • Gaston Couté (1880-1911) n'a jamais cessé d'être présent dans la ferveur de ceux qui, une fois, ont rencontré l'un ou l'autre de ses poèmes, une chanson, un monologue. Avant tout, il est poète. Sa verve, ses inventions poétiques sonnent juste. Sa force poétique s'accompagne d'une vision vivante de la réalité quotidienne, avec une terrible liberté de pensée et d'expression.
    Originaire du val de Loire, Gaston Couté fait son succès dans les cabarets de Paris. En 1902, au sommet de sa gloire, il participe au groupe des poètes et chansonniers révolutionnaires, qui prend le nom de La Muse rouge. Par la suite, il devient, à sa façon, militant et écrit les chansons de la semaine pour La Guerre sociale, important journal anarchiste du moment.
    Il reste un poète hors-norme, étrangement présent toutes les fois que la vie sociale entre en crise, et cela malgré les handicaps accumulés, la rupture de la guerre de 1914 qu'il a pressentie, sa violence anarchiste qui le place à l'extrême pointe de ce que Jean-Baptiste Clément appelait la chanson sociale, et aussi la brièveté de son passage, les dix années de sa présence créatrice.

  • Ce grand poème de Neruda était resté jusqu'à aujourd'hui inédit en français. C'est notamment lors d'une traversée d'Amérique en Europe à bord du paquebot Louis Lumière, au printemps 1960, que Pablo Neruda l'a composé. La Chanson de geste porte bien son titre, car il s'agit là d'une épopée : celle du combat pour la liberté en Amérique latine, et, plus particulièrement, dans les Caraïbes. Ce poème est un salut à la Révolution cubaine qui vient d'avoir lieu (en 1959), mais aussi aux luttes démocratiques au Venezuela, au Nicaragua... et une protestation contre la situation de Puerto Rico qu'il nomme « port misère ». On retrouve dans ce livre, le ton, la forme, le souffle du Chant général dont il semble être le prolongement.

  • Eugène Pottier (1816-1887) est connu comme l'auteur d'un chant qui a fait le tour du monde, repris par des millions d'hommes et de femmes dans toutes les langues : l'Internationale. Lui-même ne l'a d'ailleurs pas entendu, sur la musique de Paul Degeyter, chanté pour la première fois, de façon con+dentielle en juillet 1888, un an après sa mort, par une chorale syndicale de Lille.
    Mais Eugène Pottier fut un poète et chansonnier révolutionnaire proli+que, qui, tout en menant une activité artisanale de dessinateur, écrivit de nombreux autres chants célèbres comme L'Insurgé, Quand viendra-t-elle ? ou Elle n'est pas morte.
    Jeune homme, il est in/uencé par Béranger dont il copie et apprend les chansons. Il écrira des chansons à boire (lui qui, pour des raisons médicales, ne buvait que de l'eau...). C'est avec la révolution de 1848, qu'il entre dans l'action. Il a été in/uencé par les idées de Babeuf, Fourier, Proudhon. Lui-même se disait communiste et anarchiste. En 1870, il signe l'appel aux socialistes allemands pour essayer d'éviter la guerre. En vain. Paris assiégé, il rejoint la Garde nationale, milite activement et se retrouve même (de façon éphémère) maire du Deuxième arrondissement.
    Après la répression versaillaise de la Semaine sanglante, condamné à mort par contumace, il doit prendre le chemin de l'exil pour la Belgique, Londres puis l'Amérique du nord où il rejoindra le Labour socialistic party.
    À son retour, en 1880, il a tout perdu et vit dans la misère, mais il est auréolé de gloire parmi les cercles ouvriers. Sa production poétique est abondante et de grande qualité. Poète populaire, attaché à la belle ouvrage et au travail du vers, admirateur de Hugo, il a comme personne le sens de la formule et du sentiment populaire, sans que jamais ses paroles ne cèdent à la démagogie.

  • Auteur du célèbre " Temps des Cerises ", tendre pastorale écrite en 1866 et devenue symboliquement la chanson de la Commune, Jean-Baptiste Clément, poète et révolutionnaire, chroniqueur, pamphlétaire infatigable, se donna à ses deux grandes passions : écrire pour le peuple, lutter pour l'égalité sociale. En effet, ce poète populaire se distingue car il conjugue engagement social et poésie, dans une oeuvre pleine de tendresse.
    Roger Bordier nous livre ici un choix de ses poèmes et chansons, que l'on pourrait qualifier d'élégiaques.

  • Ces Poèmes de la révolution nous donnent à voir Cardenal poète, moine et militant politique.
    Il dénonce dans ce recueil les horreurs infligées aux plus humbles et chante leur combat pour établir un monde plus juste. Épique et lyrique, il reprend les thèmes éternels - Dieu, la nature, le cosmos, la mort, l'amour... - tout en évoquant la puissante vague de fond qui souleva le Nicaragua lors de la révolution : enthousiasme au moment de la victoire, admiration devant l'oeuvre accomplie et hommage aux martyrs, artisans de ce changement.

  • Pour l'amour.

    Il est clair qu'il y a ici un lieu pour l'amour ; pour l'amour / (Je crois) il y aura toujours un lieu ; pour l'amour / Un lieu étrange où rassembler ses membres ; et par l'amour / Se faire démantibuler avec un pied là et un oeil ailleurs ;

    Pour l'amour / Par l'amour pour l'amour / Il y aura toujours (je crois) un lieu pour l'amour.

  • Ce carnet de citations empruntées à des poètes français et étrangers est accompagné de dessins de Selçuk Demirel. Ces paroles sont une forme de réclame poétique, de réclame pour la poésie. Chacun peut en faire l'usage qu'il veut. À condition de rester fidèle à sa source et à son eau vive. Et chacun peut compléter ce carnet comme il l'entend. Y ajouter les citations qu'il aura trouvées de son côté et qui lui plaisent. Y inscrire ses propres poèmes ou ses propres dessins.

  • Heine a influencé de nombreux poètes français, de Nerval à Aragon. Sa poésie conjugue avec bonheur lyrisme et satire, dans un esprit de jeunesse et de liberté.

  • Auteur du célèbre Temps des cerises, tendre pastorale écrite en 1866 et devenue symboliquement plus tard " la chanson de la Commune ", Jean-Baptiste Clément, poète et révolutionnaire, chroniqueur, pamphlétaire poursuivi par les autorités du second Empire, allait jouer auprès de Louise Michel, Delesduse, Rochefort, Verlaine, Camélinat, Varlin, pour ne citer que ces noms, un rôle de premier plan dans la grande insurrection de 1871.
    Celle-ci vaincue, il dut, s'étant battu sur les barricades jusqu'à la dernière heure, se réfugier à Londres après avoir été condamné à mort par la répression versaillaise. L'amnistie de 1880 lui permit de rentrer en France où, infatigable, il se redonna à ses deux grandes passions : écrire pour le peuple, lutter pour l'égalité sociale. Il s'éteignit le 23 janvier 1903, usé par tant d'épreuves, prématurément vieilli selon les témoignages, mais laissant une oeuvre remarquable.
    En voici d'importants extraits, réunis dans cet ouvrage publié à l'occasion du centième anniversaire de sa mort.

  • Omar Khayyâm est un grand poète, mathématicien et philosophe de la Perse du Moyen-Age.
    Les robâïâts (ou quatrains) d'Omar Khayyâm chantent les plaisirs éphémères de la vie, du vin et des femmes. Ils ont suscité d'innombrables imitations et commentaires. La version présentée ici est due à la collaboration du professeur Lazare, spécialiste du persan, et du poète Jacques Gaucheron, qui fut compagnon d'Eluard et de Tzara.

  • La nature est au centre de ce recueil, le dernier du grand poète américain, qui semble avoir atteint une sorte de sérénité au terme d'un parcours artistique nourri d'anxiété et d'enthousiasme.
    Sa poésie exprime la joie vivante qui est au coeur même de l'existence. A y bien regarder, il s'agit bel et bien d'un recueil sur le printemps et le cycle de la vie, les oiseaux et les fleurs, les étoiles et la lune E-E Cummings, prodigieux inventeur, a révolutionné la poésie américaine.

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