Littérature générale

  • Le journal d'une femme de chambre accompagne Dans le ciel publié seulement en feuilleton de presse : le plus classique et le plus discret de l'auteur sulfureux.

  • Dans la petite ville de X..., anonyme pour ne pas la personnaliser, on s'ennuie avec art !
    Henri Bersac, le percepteur des contributions directes, organise des parties de valet noir, auxquelles participent tous les notables et où le perdant met un sou sous le chandelier.
    Mais comment employer la cagnotte des amendes ?
    Les joueurs décident d'organiser un pantagruélique repas de Noël, servi après la fin de la messe de minuit ; c'est un usage et, en province, les usages ont force de loi.

  • 1785, la frégate américaine The Liberty s'apprête à quitter le Havre pour les États-Unis. Un huissier monte à bord et interdit à Jean Givet de Honfleur de quitter le pays.
    Endetté, le père de famille est conduit en prison, plutôt qu'autorisé à chercher fortune en Amérique. Benjamin Webb accepte de payer la dette et change la vie du malheureux normand.

  • Un anniversaire

    Amable Bapaume

    Le conteur et poète se souvient du jour où il étaut au Bois de Boulogne, près de la mare d'Auteuil. Il n'avait rien emporté avec lui, pas même le moindre cigare.
    Il avait tout pour s'ennuyer, quand il aperçut un jeune homme, affairé à écrire et fumant un Havane !

  • Jean Roger n'est pas peu fier. Il croit vivre un rêve, il plane sur un nuage. Son troisième livre lui vaut d'être invité à la télévision, dans l'émission littéraire qui réunit des millions de téléspectateurs chaque semaine : À la marge. Il lui reste à préparer son passage devant les caméras, en choisissant un argument massue à placer en premier et deux ou trois autres idées à exposer, si on lui accorde plus de temps.

  • Ces contes représentent le savant mélange des différents intérêts de l'auteur. Il aborde les simples et profondes misères des petites gens, en milieu urbain ou rural, narrées comme des choses ordinaires, nuancées par sourire, parfois moqueur, souvent féroce. Ces récits ont le pouvoir de tenir le lecteur en haleine, lui laissant découvrir des profondeurs illimitées.
    Maupassant distille dans ce receuil les contrastes extrêmes, allant jusqu'à la Mort sans retour. Contes en noir et blanc, en lumières et en ombres, en façades publiques et en intimités secrètes.

  • Le lieutenant Bonnet

    Hector Malot

    Le lieutenant Bonnet, arrive à la Feuillade, ville de garnison, en même temps que le lieutenant Derodes. Bonnet est honnête, pauvre et travailleur, il fut major de sa promotion à Saint-Cyr tandis que Derodes était le « major de queue », c'est à dire le dernier de la promotion.
    Bonnet eût été nommé seul, il n'y aurait pas eu de quoi écrire un roman, tout au plus un roman bourgeois. Mais Derodes, riche, insolent et dépravé, a été couché sur le même décret, et voilà la garnison révolutionnée. Bonnet se retrouve obligé de se mettre malgré lui en vedette, de se faire le champion de l'innocence outragée, comme on disait jadis, et de débarrasser le régiment et la ville de Derodes, par un coup d'épée bien appliqué et surtout bien mérité.
    La fable qui se déroule sous la plume d'Hector Malot, à travers mille péripéties intéressantes, émouvantes même parfois, fait pénétrer dans un intérieur qui ne semblait point fait pour servir de théâtre aux exploits ordinaires d'un vaniteux débauché, égaré sous l'uniforme. Maintenant, comment se fait-il qu'une jeune fille de bon ton en arrive à céder à un caprice de ce Derodes, et comment un tel malheur devient-il justement pour le lieutenant Bonnet la cause déterminante d'un bonheur que sa main n'osait pas atteindre ? C'est ce que nous ne saurions révéler sans gâter le plaisir que ne peut manquer de procurer la lecture d'un livre dont pas une page ne doit être sautée.
    Ce qui plaît dans ce roman, c'est qu'il ne plaide aucune thèse, et qu'il n'a point la prétention d'être un document pas même un document militaire. Le roman de ce maître peintre de moeurs et de caractères dont aucune modernité a ne vient déparer le style, n'a pas besoin d'être présenté longuement au public; il suffit de l'annoncer.
    Présentation inspirée du Journal des débats - 21 décembre 1885

  • L'action se déroule dans le Paris de Napoléon III et met en scène une famille endeuillée par la mort du père. Ce père, c'est le fameux Gripat, "Gripat-le voleur" comme on a coutume de le surnommer en raison de son enrichissement aussi rapide que peu moral.
    L'homme a accumulé une fortune immense et fait l'étalage du luxe. Son goût de l'ostentation se traduit par la construction d'un hôtel aussi magnifique qu'imposant. L'incipit du roman insiste sur ce point et installe dans le même mouvement les lieux symobiliques d'un Empire où il faut se montrer pour exister : les jardins, où se croisent les plus brillants attelages et l'Opéra, où les loges sont fréquentées comme des salons.

  • Plus qu´un roman policier, c´est un roman d´aventures passant par Montmartre, Londres, le Brésil, Tripoli, Naples, etc, avec cinq ou six meurtres, une erreur judiciaire, un justicier servi par la Providence, des explorations d´épaves sous-marines et tous les ingrédients, incroyables parfois, permettant de faire rebondir l´action.
    L'intrigue se noue lors d'un accident, dont le héros sort mortellement blessé. Emportera-t-il avec lui le secret du drame initial ? L'incertitude dure sous la plume de l'auteur prolixe.

  • Le bacille

    Arnould Galopin

    Martial Procas est un scientifique reconnu, spécialiste des microbes pathogènes. Beau, le tout-Paris, en particulier féminin, accourt à ses conférences universitaires.
    Un jour, une belle Américaine attire son regard et il tombe amoureux de cette femme ; or c'est une aventurière qui le quitte quelques semaines après leur mariage. Quand il s'en rend compte, Procas est victime d'une crise très grave, un cas de cyanose dû au rétrécissement de l'artère pulmonaire : le malade prend une teinte bleue incurable.
    Dès lors, victime de la haine de ses semblables, il doit fuir car trop impressionnant, cadavéreuse, avec des yeux implorant la vie! Le héros vit un calvaire, ne trouve de paix nulle part. Le jour où un ignoble boucher tue le chien de Martial, son seul réconfort, il décide de se venger.

  • Un Français qui visitait le Liban rencontre dans le couvent de Mar-Antoun un de ses compatriotes, le frère Fabien. Après quelques réserves, ce dernier finit par confier le secret de sa mélancolie : il a connu la princesse Mirane, surnommée la Vierge du Liban, et a vécu à ses côtés. La personnalité de la jeune femme attirait le respect de tous, sa féminité attisait les convoitises, mais sa détermination à fédérer le peuple de son père et celui de sa mère la dressait bien au-dessus des soucis communs !
    L'homme, qui s'appelait alors comte Fabien de Boucherville, n'a pas échappé à ces tentations ; il a longtemps marché sur le fil du rasoir jusqu'au jour où...
    Ce drame explique son retrait dans le couvent et son désir de rester dans le pays de son trouble profond.

  • Plongeant dans ses souvenirs d´enfance ou de vacances dans le pays natal, autour de la Hague, l´auteur réveille des farces, des anecdotes, des images rencontrées. Il décrit les animaux aux comportements surprenants ; il ressent ses premiers émois ; il se rappelle les blagues entre pêcheurs ; il revit l´école buissonnière, la tournée des saltimbanques, les rigueurs de la mer. Il peint les paysages, les caractères, les profils bien typés souvent avec tendresse, parfois avec humour.
    Vingt et un récits composent le recueil : La chanson du pays (poème) - Le brochet - La maison de Millet et Lusile de Gréville - Le corbeau des falaises - Cristi-Badet - Le Guénégué - Le bohémien - Le barbier de Monroc - Le ramier - Le sorcier - La forêt qui chante (poème) - Le braque - La lande de Bavent - Une première à Barneville sur Mer - La danse - La malle - Le roi des Écrehou - Ma première communion - Dans la dune - La barrière - Le corbeau et l'aloès - Les pommiers (poème)

  • Contes à soi-même

    Henri de Régnier

    Henry de Régnier annonce dans les premières lignes de son ouvrage, l'intention qui le guidait :




    "De ce petit livre le titre est encore ce qui m´y plaît le plus comme pouvant en devenir l´excuse au besoin. Sinon, que chaque lecteur bienveillant approprie à ses songes ce dont ils s´accommoderont et j´aurai eu, par surcroît, le plaisir de m´être conté quelques-uns des miens ; aussi, aurais-je voulu pour frontispice à ces pages tels emblèmes significatifs. Un peintre de mes amis les eût dessinés ; il y aurait figuré par exemple un miroir ou une conque ou une gourde curieusement ornementée. Il l´aurait représentée en étain, car j´aime ce métal qui a un aspect de très vieil argent humble, éraillé et intime, un argent un peu mat comme si l´approche d´un souille le ternissait ou si son éclat se tempérait de la moiteur d´avoir été longtemps tenu par une main tiède.




    "L´allégorie sans doute eût été plus claire par une conque. La mer en dépose de charmantes sur le sable des plages, parmi les algues doucereuses, un peu d´eau et des coquilles. Une nacre çà et là à vif sous leur écorce en irise les luxueuses plaies et leur forme est d´une malice si mystérieuse qu´on s´attend y entendre chanter à son oreille les Sirènes. L´écho indéfini de la mer y murmure seul et ce n´est en lui que le flux de notre sang qui y imite le cri intérieur de nos destinées.


    "Mais un miroir vaudrait mieux certes..." Ainsi, avec des précieux et des images alambiquées, il dresse les portraits incertains d'une mémoire infidèle entre amours perdus, regrets survenus et mélancolie.

  • Roman historique et roman d´aventures, il raconte une belle histoire d´amour dans le Cotentin de l´auteur. Le héros est un « Chouan » (royaliste) et un agent secret, dont les fréquentes traversées de la Manche, au nez et à la barbe des Républicains en font un gibier de choix. Victime d´une trahison, il est capturé et condamné à la guillotine. Douze de ses compagnons d´armes les plus résolus parviendront-ils à le libérer à temps ?
    Cette épopée, basée sur un fait réel, est contée trente ans plus tard par la seule femme ayant participé à la périlleuse entreprise. Le petit cercle d´amis, royalistes désenchantés, est heureux de revivre un passé dramatique et glorieux. Le rythme de l´action, d´abord un peu lent, s´accélère ensuite : les amateurs d´émotions fortes ne sont pas déçus.

  • Contes du vieux pilote

    Jean de Nivelle

    Comme des confidences livrées d´un vieillard, le narrateur écoute le vieux Babris, à Cherbourg.
    Ce dernier lui conte ses aventures de marin autour de la pointe du Cotentin. Entre Saint-Vaast-la-Hougue et l´île de Guernesey anglaise, il a vécu la contrebande ; il se vante de la rivalité légendaire avec les marins Anglais et du bon tour qu´il fit à un navire Allemand dans les premiers jours de 1871 alors qu'il péchait aux alentours d'Aurigny . Le navigateur n´oublie pas la tendresse pour son épouse Suzette restée à terre ; pour la garder près de lui, il baptisa son bateau du même nom.
    La complicité entre le vieux loup de mer et son auditeur trouvera sa fin... quand arrive l´heure de la soupe !
    Sommaire du recueil :

    Le rubis La Suzette Une prise Conte de Noël Le vieux Nobis

  • Polichinelle a une invention facétieuse sans limites.
    Les princes et les nobles apprécient sa malice. Malgré sa difformité, il accomplit mille tours aussi qui surprennent et intriguent : il transforme son âne en funambule, il réussit à métamorphoser le grand majordome en poule pondeuse, il permet aux perruques de s´envoler dans les airs.
    Grâce à sa faconde et à son esprit provocateur, Polichinelle parvient à se moquer des grands personnages ridicules et gagner l´amitié des petites gens. Il est la revanche populaire, bouffonne et méritée face à la bêtise de ceux qui gouvernent.
    Comme toujours, Polichinelle choisit le pied de nez, là où tant d´autres optent pour la révérence.

  • L´expression "être un talon rouge" se disait au XVIIe siècle d´un courtisan qui avait de tels accessoires à ses souliers, ce qui passait pour une marque de noblesse.

    En 1662, Monsieur frère du roi, revenant du Carnaval au marché des Innocents à Paris crée involontairement une nouvelle mode à la Cour : ses talons étaient devenus rouges, car maculés de sang. Dès les jours suivants, les nobles de la Cour adoptent des talons rouges pour leurs chaussures.
    À travers quatre nouvelles où se croisent des personnages hauts en couleurs, le narrateur raconte les cruautés et les rumeurs des courtisans du roi Louis XV :
    - le toutou de la Maréchale ;
    - la Courtisane amoureuse ;
    - le Magnifique ;
    - la perruque de M de Sartine.
    Le spécialiste des cours françaises rédige un véritable magazine "people" de l'entourage royal.

  • L´ouvrage, publié à titre posthume en 1805, est le précurseur de la science-fiction ; son sujet est absolument neuf.


    Le titre annonce le dénouement du plus grand de tous les drames : le grand architecte de l´univers a déterminé l´époque où la Terre doit finir et l´histoire se déroule lorsque le dernier des hommes rend le dernier soupir ; le globe devenu stérile n´offre plus qu´un petit nombre d´hommes languissants, épuisés et privés de la faculté de se reproduire. Il ne reste que deux individus à avoir conservé cette faculté : l´ homme Omégare en Europe, l a femme Sydérie en Amérique.

    Le génie de la terre, Ormus doit éloigner la destruction du monde, il a le plus grand intérêt à voir l´espèce humaine se reproduire, car son destin est lié à celui de la terre ; il cherche les moyens d´opérer la réunion des deux êtres seuls capables de perpétuer le genre humain.

    L a seconde édition, publiée en 1811, fut accueillie par la critique comme d'une grande et étonnante conception d'esprit.

  • Cet important ouvrage est resté classique, toujours consulté et sujet de nombreuses rééditions depuis sa première publication en 1845.
    Il reste encore le meilleur ouvrage à consulter sur l´ensemble des traditions de cette province où, grâce à des recherches savantes, l´auteur sut réunir et commenter les traditions, les légendes et les superstitions du pays normand.
    Ensuite, elle se voua à la littérature à proprement parler ; Gustave Flaubert avait en haute estime le talent littéraire d´Amélie Bosquet.

  • Le vicomte de Cerny a séduit Denise Brimard ; pour la présenter « dans le monde », il en fait Galathée, maîtresse femme dorénavant jalouse et haineuse. Son unique but est de compromettre le séducteur qui l'a abandonnée.
    Avec la complicité de la bande des agoutis et de Surin, dénommé « le Conciliateur », elle trame un complot visant le vicomte ; celui-ci doit perdre son âme et éprouver les pires souffrances du coeur. Quand elle y est parvenue, les deux adversaires continuent de s'affronter sans merci.
    Le premier tome, « La vengeance de Galathée » indique le cheminement des protagonistes et montre la détermination de l'amoureuse bafouée.
    Le second tome « Bataille de coquins » relate les pires tortures des camps adverses, et l'aboutissement imprévisible digne d'un polar moderne !

  • Le vicomte de Cerny a séduit Denise Brimard ; pour la présenter « dans le monde », il en fait Galathée, maîtresse femme dorénavant jalouse et haineuse. Son unique but est de compromettre le séducteur qui l'a abandonnée.
    Avec la complicité de la bande des agoutis et de Surin, dénommé « le Conciliateur », elle trame un complot visant le vicomte ; celui-ci doit perdre son âme et éprouver les pires souffrances du coeur. Quand elle y est parvenue, les deux adversaires continuent de s'affronter sans merci.
    Le premier tome, « La vengeance de Galathée » indique le cheminement des protagonistes et montre la détermination de l'amoureuse bafouée.
    Le second tome « Bataille de coquins » relate les pires tortures des camps adverses, et l'aboutissement imprévisible digne d'un polar moderne !

  • Les quatre légendes contées dans leurs moindres détails par Gaston Lavalley se déroulent dans la région caennaise : Bayeux pour la première, puis près de Ouistreham, la suivante entre Bretteville-l'Orgueilleuse et Norrey, enfin la dernière dans le village d'Audrieu.
    Ces quatre histoires occupent des heures de lecture. La fille d'un marquis fête la république ; un marin fait un acte de résistance contre l'envahisseur (anglais, à l'époque !) ; l'apprenti est plus applaudi que son maître ; le modeste établissement accueille le roi.
    Les histoires présentent des normands comme on ne les attend guère, avec tendresse et douceur.
    Au sommaire : Barbare, Michel Cabieu, Le maître de l'oeuvre, l'hôtel Fortuné.

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