La Piterne

  • Une certaine comtesse de Cocagne, brouillée avec son amant, le marquis du Grand-Perou, vient trouver Corneille de Blessebois qui a la réputation de s´occuper de sciences occultes.
    Elle lui demande de mettre son art à sa disposition pour lui rendre les faveurs de son amant. Blessebois feint de consentir et avertit secrètement le marquis ainsi que d´autres personnes reçues au château.
    La plaisanterie groupe un certain nombre de conspirateurs, et la comtesse se laisse persuader par Blessebois qu´elle est invisible. Il obtient ses faveurs en raison de la duperie à laquelle tous concourent, mais la maison du marquis du Grand-Perou est mise en émoi par le soi-disant sorcier.


  • Le comte Georges de Simiane prend ses fonctions à la légation de Suède. Il découvre les lieux par une radieuse après-midi de février. Il fait aussi la connaissance de la « fashion suédoise », la jet-set de l'époque et participe volontiers aux raouts qui les réunit : que de termes laissés de côté aujourd'hui !
    Une des personnes les plus en vue est la comtesse de Rudden, familièrement appelée la comtesse Christine, jeune et magnifique veuve.
    Bien qu'il s'en défende, le diplomate va petit à petit s'amouracher de la belle apparition, avant que l'un et l'autre ne tentent de mettre leurs sentiments à l'épreuve...


  • Le Grant Blason des faulces amours, poème de cent-vingt six stances de douze vers, rapporte le dialogue entre un gentilhomme et un moine supposé être l'auteur.
    Lle premier prend la défense de l'amour, l'autre s'en fait l'adversaire.
    Les arguments du moine consistent surtout à dénigrer les femmes, dans la tradition des ouvrages misogynes.
    Les idées avancées semblent si convaincantes que le gentilhomme finit par se ranger à l'opinion du narrateur.

    L'oeuvre connut une popularité suffisante pour être citée dans une autre oeuvre misogyne célèbre de l'époque et inciter un auteur à rédiger un Contre blason.

  • L'action se déroule dans le Paris de Napoléon III et met en scène une famille endeuillée par la mort du père. Ce père, c'est le fameux Gripat, "Gripat-le voleur" comme on a coutume de le surnommer en raison de son enrichissement aussi rapide que peu moral.
    L'homme a accumulé une fortune immense et fait l'étalage du luxe. Son goût de l'ostentation se traduit par la construction d'un hôtel aussi magnifique qu'imposant. L'incipit du roman insiste sur ce point et installe dans le même mouvement les lieux symobiliques d'un Empire où il faut se montrer pour exister : les jardins, où se croisent les plus brillants attelages et l'Opéra, où les loges sont fréquentées comme des salons.

  • Un Français qui visitait le Liban rencontre dans le couvent de Mar-Antoun un de ses compatriotes, le frère Fabien. Après quelques réserves, ce dernier finit par confier le secret de sa mélancolie : il a connu la princesse Mirane, surnommée la Vierge du Liban, et a vécu à ses côtés. La personnalité de la jeune femme attirait le respect de tous, sa féminité attisait les convoitises, mais sa détermination à fédérer le peuple de son père et celui de sa mère la dressait bien au-dessus des soucis communs !
    L'homme, qui s'appelait alors comte Fabien de Boucherville, n'a pas échappé à ces tentations ; il a longtemps marché sur le fil du rasoir jusqu'au jour où...
    Ce drame explique son retrait dans le couvent et son désir de rester dans le pays de son trouble profond.

  • Plus qu´un roman policier, c´est un roman d´aventures passant par Montmartre, Londres, le Brésil, Tripoli, Naples, etc, avec cinq ou six meurtres, une erreur judiciaire, un justicier servi par la Providence, des explorations d´épaves sous-marines et tous les ingrédients, incroyables parfois, permettant de faire rebondir l´action.
    L'intrigue se noue lors d'un accident, dont le héros sort mortellement blessé. Emportera-t-il avec lui le secret du drame initial ? L'incertitude dure sous la plume de l'auteur prolixe.

  • L´ouvrage, publié à titre posthume en 1805, est le précurseur de la science-fiction ; son sujet est absolument neuf.


    Le titre annonce le dénouement du plus grand de tous les drames : le grand architecte de l´univers a déterminé l´époque où la Terre doit finir et l´histoire se déroule lorsque le dernier des hommes rend le dernier soupir ; le globe devenu stérile n´offre plus qu´un petit nombre d´hommes languissants, épuisés et privés de la faculté de se reproduire. Il ne reste que deux individus à avoir conservé cette faculté : l´ homme Omégare en Europe, l a femme Sydérie en Amérique.

    Le génie de la terre, Ormus doit éloigner la destruction du monde, il a le plus grand intérêt à voir l´espèce humaine se reproduire, car son destin est lié à celui de la terre ; il cherche les moyens d´opérer la réunion des deux êtres seuls capables de perpétuer le genre humain.

    L a seconde édition, publiée en 1811, fut accueillie par la critique comme d'une grande et étonnante conception d'esprit.

  • Le vicomte de Cerny a séduit Denise Brimard ; pour la présenter « dans le monde », il en fait Galathée, maîtresse femme dorénavant jalouse et haineuse. Son unique but est de compromettre le séducteur qui l'a abandonnée.
    Avec la complicité de la bande des agoutis et de Surin, dénommé « le Conciliateur », elle trame un complot visant le vicomte ; celui-ci doit perdre son âme et éprouver les pires souffrances du coeur. Quand elle y est parvenue, les deux adversaires continuent de s'affronter sans merci.
    Le premier tome, « La vengeance de Galathée » indique le cheminement des protagonistes et montre la détermination de l'amoureuse bafouée.
    Le second tome « Bataille de coquins » relate les pires tortures des camps adverses, et l'aboutissement imprévisible digne d'un polar moderne !

  • Étrange roman à propos de la célèbre planète rouge. L'ingénieur français Robert Darvel disparaît sans laisser la moindre trace ; en fait, il s'est rendu dans le monastère indien de Chelambrum. Là, grâce à la puissance de concentration des fakirs, il est parvenu à être téléporté dans l'univers et il est arrivé sur Mars. Mais sa déconvenue est à la hauteur de sa découverte : la planète est l'endroit le plus cruel qui soit imaginable ; en effet, elle est soumise à des hordes de vampires. Le peuple se laisse dévorer par des monstres, eux-mêmes avalés par des pieuvres volantes. Ceux-ci redoutent la montagne de cristal qui les domine...
    Robert Darvel tente de comprendre ces phénomènes, pendant que des amis terriens cherchent à le retrouver.
    Le cycle martien de Gustave le Rouge comprend un second volet intitulé « La Guerre des vampires ».
    Original, baroque et saugrenu, Gustave Le Rouge fait preuve d´une belle et surprenante originalité. (Gill sur Babelio)

  • Passé sa première stupeur, elle observe les cinq doigts de la main cramponnée au rideau ; les doigts sont noueux et crochus comme les pinces d'un crabe. Le pouce, écarté des autres, d'une longueur démesurée, se termine par un ongle recourbé, comme les serres des vautours.
    À ce moment, par l'entrebâillement des deux portières, Camille voit briller une lueur qu'elle prend pour le scintillement d'une lame de poignard. - Père ! au secours ! crie-t-elle.
    À cet appel inattendu, Monistrol se retourne, mais il n'a pas le temps de se lever. D'un bond de tigre, l'homme caché dans la salle à manger saute sur lui. Sa main - la gigantesque main que Camille a vue - s'abat sur le paquet de billets de banque ; l'autre saisit à la gorge le malheureux inventeur qui, en se débattant, renverse la lampe. Camille se précipite pour défendre son père, mais le voleur la repousse d'un coup de pied qui l'envoie rouler sur le parquet...
    Ce qui surprend le plus dans ce roman c'est le rôle joué par les femmes. (Olplotard sur Babelio)

  • Est-il encore utile de présenter le plus célèbre conte de la Normande Marie-Jeanne Leprince de Beaumont, après toutes les versions aménagées depuis sa création ?
    La réponse semble évidente, c'est pourquoi l'éditeur a-t-il voulu revenir le plus proche de l'origine et présente le conte publié 11 ans après sa première édition.

  • Claire Daulnay espère connaître le « grand amour » avec un homme qu'elle aimerait et qui le lui rendrait.
    Ses parents la destinent à un notaire, Maître Hilaire, plus soucieux de la prospérité de son étude que du bonheur de son épouse.
    Son coeur déçu continue à rêver de l'âme soeur.
    L'histoire pleine de bovarysme est la version féminine de l'oeuvre de Flaubert. (Livre publié en 1859)

  • Éloge de l'humilité et de la simplicité, face au pouvoir, à la connaissance, et tout simplement à la vie. L'intrigue est simple : un docteur anglais cherche à rendre l'humanité plus heureuse en se lançant dans la collecte de tous les savoirs ancestraux du monde entier.
    Le conte philosophique, publié en 1790, est précédé d'un avertissement d'Alexandre Piedagnel, de l'avant-propos de l'auteur et il est suivi de "le café de Surate".

  • Clotilde

    Alphonse Karr

    Tony Vatinel, fils du maire de Trouville, est amoureux de Clotilde de Sommery, rien de bien original ! Sauf que Clotilde est mariée, certes mal mariée, et qu'elle refuse de donner son corps à deux hommes, même si son coeur préfère son amant ! À sa publication, un critique estimait : la passion de Tony exaltée jusqu'au meurtre, l'ardente coquetterie de Clotilde sont décrites dans un récit vif et coquet où il est impossible de ne pas se plaire. (La Revue de Paris, 1839)

  • Lors d´une conspiration des Légitimistes contre la monarchie de Juillet, la duchesse de Berry débarque en Provence. Bien que pourchassée par la police, elle réussit à gagner la Vendée, puis Nantes où elle est découverte par trahison le 6 novembre 1832 et transférée à la forteresse de Blaye. Cette histoire véridique est mise en relief sous la plume d´un partisan, officier resté fidèle au camp des Bourbons.


    C e n´est point un roman que j´écris ; c´est une histoire que je viens vous raconter.
    Il y a de tout dans cette histoire ;
    Tels sont les premiers mots du récit publié dès 1832, à chaud . Les épisodes sont ensuite narrés comme dans un roman de traque et de fuite.

  • Le général de Branville est connu.



    À soixante-huit ans, on ne lui en aurait pas donné plus de cinquante.








    Après la mort de son père, Gabrielle Desgranges semblait abandonnée et réduite à ses propres forces. S es amis désertaient. Un seul fidèle lui demeurait dans cette trahison universelle :



    Le général de Branville qui l´épousa !








    Une seule fois, alors qu´il était colonel de dragons en garnison à Vesoul, on avait vu le général très épris et ne le dissimulant pas. La pauvre fille mourut en accouchant d´un fils dont le comte de Branville prit soin. Inscrit à la mairie d´un village sous le nom de Robert Pontis, le garçon était devenu un bel officier de vingt-huit ans.








    Le roman de 1879 raconte les ambiguïtés immiscées e ntre le vieux général, le bel officier et la jeune mariée .

  • Diomède est un jeune homme libre, sensible, intelligent, subtil, promeneur dans la vie parmi les plaisirs du rêve, de l´amour, de la pensée ; il vit avec nonchalance et se targue d´une ferme volonté de ne point se livrer, afin de rester prêt à toute aventure.
    Mais peu à peu, le charme de toutes les choses auxquelles Diomède n´a pas voulu se prêter se ternit autour de lui.
    Le récit publié en 1897 montre le personnage central, toujours libre, mais surtout seul, dans un monde dépouillé.

  • Le Prince des Aigues Marines s'éveille dans une île où des sauvages menacent de le sacrifier ; mais tous ses agresseurs meurent subitement ! Le Prince découvre alors le sort jeté par une fée à sa naissance. Tel est le départ d'aventures où s'entremêlent injustice, amour et fantastique.


    Le conte édité en 1744 est présenté dans son orthographe d'époque ; celle-ci permet une lecture sans difficulté.

  • La reine Ti-so-la-é (Aurore des yeux) s'ennuie ; elle rêve d'indépendance et de liberté. Avec la complicité d'un sage, elle imagine s'évader par la voie des eaux vers moins d'obligations et de contraintes.
    Publiée en 1911 et écrit pour distraire les cousines de l'auteur, le conte « japonisant » est perlé de sous-entendus codés et expliqués dans l'Avertissement de Georges Normandy.

  • Le baron Philippe de Saint-Wandrille vient quelques jours chez son oncle, l'abbé du Genestel, chanoine à Coutances. Il y rencontre Mme Edmée Delaunay, femme respectable et fidèle par principes à son mari, dont elle n'attend aucune affection.
    Cette amitié sans issue est difficile à vivre, tant par l'un que par l'autre. D'autant qu'Edmée lui conte ses amours impossibles avec M. de Fersen
    Impossible... jusqu'au jour où le veuvage semble atteindre la dame ! Il ne reste plus qu'à passer cette période de convention pour s'aimer au grand jour...
    Une romance aux multiples rebondissements, entre amours impossibles, obligations sociales et principes rigides.
    (Publié en 1891)

  • Un matin de septembre, le téléphone sonne. Au bout du fil, une dame plus qu'octogénaire me demande si je suis intéressé par écrire les aventures d'une petite fille dans le Pacifique, entre Tahiti, les Marquises et San Francisco, dans les années 1920 ! Au cours du premier entretien, Mme Métroz mélange les photographies de l'époque, elle raconte en vrac mille anecdotes vécues par ses parents et par elle-même - alors qu'elle s'appelait Melle Léone Briand - elle brasse des souvenirs sans nombre et répète plusieurs fois son souhait de les voir couchés dans un livre, un vrai ! La vieille dame me fait confiance pour romancer ses propos : les événements ont eu lieu, leur chronologie est parfois modifiée.

  • Isabelle Chardier s'est mariée avec Léon, clerc d'avoué. Promesse de belle vie bourgeoise. Mais celui qui est devenu avoué dans une sous-préfecture d'Ile de France, reste un homme ordinaire à ses yeux... La vie des notables locaux ne lui offre que des désillusions, Isabelle rêve à d'autres émotions, ...

  • Ramel est un joueur maladif : il est "culotte", mais espère toujours "se refaire"... Dans sa vie, l'espoir se heurte à la fausse amitié des prêteurs, aux exigences du cercle qui exige son écot, aux dettes qui sonnent toujours trop tôt...

  • Témine et Maher étaient les voisins de Jésus sur le Golgotha, ils trouvent refuge dans la chambre de Zahra, la prostituée. Ce n'est que provisoire, car les deux larrons ont la volonté de fuir loin de leurs méfaits, loin de leurs juges. Mais échapper à ses poursuivants n'est pas fuir son être profond.

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