La Piterne

  • Cet important ouvrage est resté classique, toujours consulté et sujet de nombreuses rééditions depuis sa première publication en 1845.
    Il reste encore le meilleur ouvrage à consulter sur l´ensemble des traditions de cette province où, grâce à des recherches savantes, l´auteur sut réunir et commenter les traditions, les légendes et les superstitions du pays normand.
    Ensuite, elle se voua à la littérature à proprement parler ; Gustave Flaubert avait en haute estime le talent littéraire d´Amélie Bosquet.

  • Les quatre légendes contées dans leurs moindres détails par Gaston Lavalley se déroulent dans la région caennaise : Bayeux pour la première, puis près de Ouistreham, la suivante entre Bretteville-l'Orgueilleuse et Norrey, enfin la dernière dans le village d'Audrieu.
    Ces quatre histoires occupent des heures de lecture. La fille d'un marquis fête la république ; un marin fait un acte de résistance contre l'envahisseur (anglais, à l'époque !) ; l'apprenti est plus applaudi que son maître ; le modeste établissement accueille le roi.
    Les histoires présentent des normands comme on ne les attend guère, avec tendresse et douceur.
    Au sommaire : Barbare, Michel Cabieu, Le maître de l'oeuvre, l'hôtel Fortuné.

  • La première version écrite de l'aventure de Robert le Diable date du XII° siècle. Le Dominicain Étienne de Bourbon en fait un exemplum. Les Croniques de Normandie s´ouvrent sur la biographie de ce héros.

    Puisant à la source première, l'auteur a composé en 2000 un spectacle intitulé « L´épopée de Robert le Diable ».
    Tel un troubadour médiéval, seul sur scène, il jouait tous les personnages : le duc, la duchesse, Robert, le pape, l´ermite, l´empereur et la princesse amoureuse. Lumières, bruitages, brefs poèmes contemporains à la manière des octosyllabes médiévaux, musiques d´époque...
    Depuis, le conteur s´est tu, le texte s´est endormi. Aujourd´hui, il reprend vie pour être lu comme un monologue à transmettre avec passion et élan.
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  • Extrait de la préface : "En Normandie, province si riche en souvenirs historiques, où, tour à tour, ont régné le Gaulois, le Romain, le Saxon, le Franc, le Normand et l´Anglais, la plupart des contes populaires, des proverbes, des dictons, font allusion à des faits historiques ou à d´anciens usages, et on retrouve dans beaucoup de mots rustiques, dans les noms propres, et surtout dans les noms de lieux, des vestiges de l´idiome de ces peuples.
    Guillaume-Longue-Épée, parlant à Boton, comte du Bessin, de l´éducation qu´il veut donner à Richard son fils, dit : Ducs de Normandie.) >> Il résulte de ce curieux passage que c´est à Bayeux que les Normands ont conservé le plus longtemps leur idiome primitif. C´est donc dans ce pays que l´on peut espérer en retrouver encore quelques traces.
    En publiant les Contes populaires et les locutions du Bessin, j´ai cru faire une chose utile, et donner un exemple qui peut-être sera suivi dans d´autres localités. Mes matériaux ont été puisés dans la conversation des vieillards, et surtout des paysans. Cette source en vaut bien une autre, et, quelque imparfait que soit cet opuscule, il aura toujours le mérite de n´avoir pas été fait avec des livres. Publié pour la première fois en 1825, à quarante exemplaires seulement, il est réimprimé aujourd´hui au nombre de quatre cents, avec beaucoup d´augmentations."

  • L'auteur était professeur à l'École normale de Caen au début du XXe siècle ; c'est à cette occasion qu'il s'intéressa aux légendes de la région. Et nul doute que son ouvrage est l'illustration d'un travail minutieux de chercheur appliqué et de pédagogue.
    En effet, il s'ouvre sur une riche bibliographie forte de cinquante références. Sans transition, il plonge le lecteur dans 39 histoires, puisées dans les 5 départements, aussi variées que l'amour et l'humour, la tendresse et la méchanceté, la poésie et la malice.
    En bon enseignant, il sait divertir ses lecteurs en proposant des textes courts et rythmés, des récits et des dialogues vivants. Le livre se parcourt à de multiples reprises, tant il foisonne de plaisirs simples.

  • Trézenik déclare dans sa dédicace qu'il désirait offrir des histoires, « écrites dans la seule préoccupation de présenter aux lecteurs quelques notations sur les gens et les choses de (sa) chère petite province ».


    I l plante le décor de huit nouvelles aux environs de Rémalard, dans l'Orne, et choisit d es personnages typés : curé, médecin, postière, paysan rusé et coureur, femme intéressée ou roublarde....




    Ce "Maupassant percheron" s'adjoint un "collaborateur" en la personne de Willy (qui fut le mari de Colette) qui fait ici ses débuts dans la littérature de terroir.
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    (Livre publi é en 1891)

  • Le vieux garçon vivant dans le Marais Vernier, le curé écartelé entre son service religieux et son goût pour la chasse, le berger solitaire mais perspicace sur la vie du village, les marins aux prises avec la vie à terre, les Quillebois du bord de Seine : "ces braves gens me plaisaient, m'attiraient, savaient charmer mes loisirs.

  • Réunion d'impressions sincères et durables, de souvenirs locaux, recueillis çà et là par l'auteur, dans les champs et le long des côtes d'un pays qu'il aime, et où le passé, barbare si l'on veut, mais toujours grand, se dresse à chaque pas, et provoque des émotions artistiques L'auteur présente ainsi ses Contes lors de leur ...

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