La Piterne

  • Voilà un bien original ouvrage !
    Le titre paraît large en ce qui concerne la géographie, puisque l'auteur visite en profondeur la région du Cotentin et plus particulièrement le nord-ouest de la presqu'île.
    Le principe de la littérature orale y est exhaustif : aux environs de 1881, Fleury a recueilli tout ce qui se disait (légendes, contes, croyances, devinettes, proverbes, etc.) et ce qui se chantait (ballades, bergeries, galanteries, etc.). Parfois, il présente la partition ou renvoie à la chanson dont les interprètes empruntaient la musique ; de belles perspectives pour les musiciens d'aujourd'hui.
    Enfin quelques devinettes, proverbes et dictons rappellent le bon sens qui amusaient les ancêtres et permettent de mettre en échec la perspicacité actuelle !

  • Une certaine comtesse de Cocagne, brouillée avec son amant, le marquis du Grand-Perou, vient trouver Corneille de Blessebois qui a la réputation de s´occuper de sciences occultes.
    Elle lui demande de mettre son art à sa disposition pour lui rendre les faveurs de son amant. Blessebois feint de consentir et avertit secrètement le marquis ainsi que d´autres personnes reçues au château.
    La plaisanterie groupe un certain nombre de conspirateurs, et la comtesse se laisse persuader par Blessebois qu´elle est invisible. Il obtient ses faveurs en raison de la duperie à laquelle tous concourent, mais la maison du marquis du Grand-Perou est mise en émoi par le soi-disant sorcier.

  • Sans famille

    Hector Malot

    Sans famille est une oeuvre mettant en scène de nombreux personnages, tous plus ou moins importants, qui marqueront Rémi, l´aideront dans sa quête et dans sa vie, surtout pour retrouver sa mère.
    À la manière d´un grand feuilleton romanesque, Hector Malot signe un roman d´initiation par excellence où le héros grandit en affrontant une suite d´aventures, de mésaventures et de drames. Voulant décrire la France du XIXe siècle, Hector Malot fait voyager son héros dans plusieurs régions du pays ainsi qu´en Angleterre.


  • Le comte Georges de Simiane prend ses fonctions à la légation de Suède. Il découvre les lieux par une radieuse après-midi de février. Il fait aussi la connaissance de la « fashion suédoise », la jet-set de l'époque et participe volontiers aux raouts qui les réunit : que de termes laissés de côté aujourd'hui !
    Une des personnes les plus en vue est la comtesse de Rudden, familièrement appelée la comtesse Christine, jeune et magnifique veuve.
    Bien qu'il s'en défende, le diplomate va petit à petit s'amouracher de la belle apparition, avant que l'un et l'autre ne tentent de mettre leurs sentiments à l'épreuve...


  • Le Grant Blason des faulces amours, poème de cent-vingt six stances de douze vers, rapporte le dialogue entre un gentilhomme et un moine supposé être l'auteur.
    Lle premier prend la défense de l'amour, l'autre s'en fait l'adversaire.
    Les arguments du moine consistent surtout à dénigrer les femmes, dans la tradition des ouvrages misogynes.
    Les idées avancées semblent si convaincantes que le gentilhomme finit par se ranger à l'opinion du narrateur.

    L'oeuvre connut une popularité suffisante pour être citée dans une autre oeuvre misogyne célèbre de l'époque et inciter un auteur à rédiger un Contre blason.

  • Salammbô

    Gustave Flaubert

    Le roman a pour intrigue la Guerre des Mercenaires au IIIe siècle av. J.-C, opposant la ville de Carthage aux Mercenaires barbares, employés pendant la première Guerre punique, qui se sont retournés contre la ville ensuite : ces mercenaires se sont révoltés car ils étaient furieux de ne pas avoir reçu la solde convenue et ne pas avoir été payés pour les efforts et leurs sacrifices.
    Flaubert a romancé cette histoire et dégagé des personnages ; il a néanmoins respecté l´Histoire connue, en se documentant durant cinq années. En parallèle, il développe la vision d'un Orient idéal, imaginé comme exotique, sensuel et envoûtant, mais aussi violent et accablant de chaleur.

  • L'action se déroule dans le Paris de Napoléon III et met en scène une famille endeuillée par la mort du père. Ce père, c'est le fameux Gripat, "Gripat-le voleur" comme on a coutume de le surnommer en raison de son enrichissement aussi rapide que peu moral.
    L'homme a accumulé une fortune immense et fait l'étalage du luxe. Son goût de l'ostentation se traduit par la construction d'un hôtel aussi magnifique qu'imposant. L'incipit du roman insiste sur ce point et installe dans le même mouvement les lieux symobiliques d'un Empire où il faut se montrer pour exister : les jardins, où se croisent les plus brillants attelages et l'Opéra, où les loges sont fréquentées comme des salons.

  • Un Français qui visitait le Liban rencontre dans le couvent de Mar-Antoun un de ses compatriotes, le frère Fabien. Après quelques réserves, ce dernier finit par confier le secret de sa mélancolie : il a connu la princesse Mirane, surnommée la Vierge du Liban, et a vécu à ses côtés. La personnalité de la jeune femme attirait le respect de tous, sa féminité attisait les convoitises, mais sa détermination à fédérer le peuple de son père et celui de sa mère la dressait bien au-dessus des soucis communs !
    L'homme, qui s'appelait alors comte Fabien de Boucherville, n'a pas échappé à ces tentations ; il a longtemps marché sur le fil du rasoir jusqu'au jour où...
    Ce drame explique son retrait dans le couvent et son désir de rester dans le pays de son trouble profond.

  • Plus qu´un roman policier, c´est un roman d´aventures passant par Montmartre, Londres, le Brésil, Tripoli, Naples, etc, avec cinq ou six meurtres, une erreur judiciaire, un justicier servi par la Providence, des explorations d´épaves sous-marines et tous les ingrédients, incroyables parfois, permettant de faire rebondir l´action.
    L'intrigue se noue lors d'un accident, dont le héros sort mortellement blessé. Emportera-t-il avec lui le secret du drame initial ? L'incertitude dure sous la plume de l'auteur prolixe.

  • Contes du vieux pilote

    Jean de Nivelle

    Comme des confidences livrées d´un vieillard, le narrateur écoute le vieux Babris, à Cherbourg.
    Ce dernier lui conte ses aventures de marin autour de la pointe du Cotentin. Entre Saint-Vaast-la-Hougue et l´île de Guernesey anglaise, il a vécu la contrebande ; il se vante de la rivalité légendaire avec les marins Anglais et du bon tour qu´il fit à un navire Allemand dans les premiers jours de 1871 alors qu'il péchait aux alentours d'Aurigny . Le navigateur n´oublie pas la tendresse pour son épouse Suzette restée à terre ; pour la garder près de lui, il baptisa son bateau du même nom.
    La complicité entre le vieux loup de mer et son auditeur trouvera sa fin... quand arrive l´heure de la soupe !
    Sommaire du recueil :

    Le rubis La Suzette Une prise Conte de Noël Le vieux Nobis

  • Polichinelle a une invention facétieuse sans limites.
    Les princes et les nobles apprécient sa malice. Malgré sa difformité, il accomplit mille tours aussi qui surprennent et intriguent : il transforme son âne en funambule, il réussit à métamorphoser le grand majordome en poule pondeuse, il permet aux perruques de s´envoler dans les airs.
    Grâce à sa faconde et à son esprit provocateur, Polichinelle parvient à se moquer des grands personnages ridicules et gagner l´amitié des petites gens. Il est la revanche populaire, bouffonne et méritée face à la bêtise de ceux qui gouvernent.
    Comme toujours, Polichinelle choisit le pied de nez, là où tant d´autres optent pour la révérence.

  • L´ouvrage, publié à titre posthume en 1805, est le précurseur de la science-fiction ; son sujet est absolument neuf.


    Le titre annonce le dénouement du plus grand de tous les drames : le grand architecte de l´univers a déterminé l´époque où la Terre doit finir et l´histoire se déroule lorsque le dernier des hommes rend le dernier soupir ; le globe devenu stérile n´offre plus qu´un petit nombre d´hommes languissants, épuisés et privés de la faculté de se reproduire. Il ne reste que deux individus à avoir conservé cette faculté : l´ homme Omégare en Europe, l a femme Sydérie en Amérique.

    Le génie de la terre, Ormus doit éloigner la destruction du monde, il a le plus grand intérêt à voir l´espèce humaine se reproduire, car son destin est lié à celui de la terre ; il cherche les moyens d´opérer la réunion des deux êtres seuls capables de perpétuer le genre humain.

    L a seconde édition, publiée en 1811, fut accueillie par la critique comme d'une grande et étonnante conception d'esprit.

  • Cet important ouvrage est resté classique, toujours consulté et sujet de nombreuses rééditions depuis sa première publication en 1845.
    Il reste encore le meilleur ouvrage à consulter sur l´ensemble des traditions de cette province où, grâce à des recherches savantes, l´auteur sut réunir et commenter les traditions, les légendes et les superstitions du pays normand.
    Ensuite, elle se voua à la littérature à proprement parler ; Gustave Flaubert avait en haute estime le talent littéraire d´Amélie Bosquet.

  • Le vicomte de Cerny a séduit Denise Brimard ; pour la présenter « dans le monde », il en fait Galathée, maîtresse femme dorénavant jalouse et haineuse. Son unique but est de compromettre le séducteur qui l'a abandonnée.
    Avec la complicité de la bande des agoutis et de Surin, dénommé « le Conciliateur », elle trame un complot visant le vicomte ; celui-ci doit perdre son âme et éprouver les pires souffrances du coeur. Quand elle y est parvenue, les deux adversaires continuent de s'affronter sans merci.
    Le premier tome, « La vengeance de Galathée » indique le cheminement des protagonistes et montre la détermination de l'amoureuse bafouée.
    Le second tome « Bataille de coquins » relate les pires tortures des camps adverses, et l'aboutissement imprévisible digne d'un polar moderne !

  • Le vicomte de Cerny a séduit Denise Brimard ; pour la présenter « dans le monde », il en fait Galathée, maîtresse femme dorénavant jalouse et haineuse. Son unique but est de compromettre le séducteur qui l'a abandonnée.
    Avec la complicité de la bande des agoutis et de Surin, dénommé « le Conciliateur », elle trame un complot visant le vicomte ; celui-ci doit perdre son âme et éprouver les pires souffrances du coeur. Quand elle y est parvenue, les deux adversaires continuent de s'affronter sans merci.
    Le premier tome, « La vengeance de Galathée » indique le cheminement des protagonistes et montre la détermination de l'amoureuse bafouée.
    Le second tome « Bataille de coquins » relate les pires tortures des camps adverses, et l'aboutissement imprévisible digne d'un polar moderne !

  • Les quatre légendes contées dans leurs moindres détails par Gaston Lavalley se déroulent dans la région caennaise : Bayeux pour la première, puis près de Ouistreham, la suivante entre Bretteville-l'Orgueilleuse et Norrey, enfin la dernière dans le village d'Audrieu.
    Ces quatre histoires occupent des heures de lecture. La fille d'un marquis fête la république ; un marin fait un acte de résistance contre l'envahisseur (anglais, à l'époque !) ; l'apprenti est plus applaudi que son maître ; le modeste établissement accueille le roi.
    Les histoires présentent des normands comme on ne les attend guère, avec tendresse et douceur.
    Au sommaire : Barbare, Michel Cabieu, Le maître de l'oeuvre, l'hôtel Fortuné.

  • Étrange roman à propos de la célèbre planète rouge. L'ingénieur français Robert Darvel disparaît sans laisser la moindre trace ; en fait, il s'est rendu dans le monastère indien de Chelambrum. Là, grâce à la puissance de concentration des fakirs, il est parvenu à être téléporté dans l'univers et il est arrivé sur Mars. Mais sa déconvenue est à la hauteur de sa découverte : la planète est l'endroit le plus cruel qui soit imaginable ; en effet, elle est soumise à des hordes de vampires. Le peuple se laisse dévorer par des monstres, eux-mêmes avalés par des pieuvres volantes. Ceux-ci redoutent la montagne de cristal qui les domine...
    Robert Darvel tente de comprendre ces phénomènes, pendant que des amis terriens cherchent à le retrouver.
    Le cycle martien de Gustave le Rouge comprend un second volet intitulé « La Guerre des vampires ».
    Original, baroque et saugrenu, Gustave Le Rouge fait preuve d´une belle et surprenante originalité. (Gill sur Babelio)

  • Passé sa première stupeur, elle observe les cinq doigts de la main cramponnée au rideau ; les doigts sont noueux et crochus comme les pinces d'un crabe. Le pouce, écarté des autres, d'une longueur démesurée, se termine par un ongle recourbé, comme les serres des vautours.
    À ce moment, par l'entrebâillement des deux portières, Camille voit briller une lueur qu'elle prend pour le scintillement d'une lame de poignard. - Père ! au secours ! crie-t-elle.
    À cet appel inattendu, Monistrol se retourne, mais il n'a pas le temps de se lever. D'un bond de tigre, l'homme caché dans la salle à manger saute sur lui. Sa main - la gigantesque main que Camille a vue - s'abat sur le paquet de billets de banque ; l'autre saisit à la gorge le malheureux inventeur qui, en se débattant, renverse la lampe. Camille se précipite pour défendre son père, mais le voleur la repousse d'un coup de pied qui l'envoie rouler sur le parquet...
    Ce qui surprend le plus dans ce roman c'est le rôle joué par les femmes. (Olplotard sur Babelio)

  • Est-il encore utile de présenter le plus célèbre conte de la Normande Marie-Jeanne Leprince de Beaumont, après toutes les versions aménagées depuis sa création ?
    La réponse semble évidente, c'est pourquoi l'éditeur a-t-il voulu revenir le plus proche de l'origine et présente le conte publié 11 ans après sa première édition.

  • Les Poilus de la 9e

    Arnould Galopin

    Une escouade de la 9 e compagnie du 388 e régiment d´infanterie vit une incroyable odyssée, rapportée par l´un de ses membres, le soldat Jules Parizot, ouvrier parisien dans le civil.
    Il présente ses compagnons de misère par les mots : Les autres de la 9 e sont tous de bons gars, des Normands et des Bretons, les uns rus é s et matois, les autres paisibles et r é solus. Il n´y a pas de « flanchards » parmi les quinze. On se conna î t, nous avons tous vu le feu ensemble... En un mot, on a pu s´appr é cier.
    Ce roman est un excellent exemple du « roman de tranchée » populaire qui conserve la verve des récits d´aventures traditionnels tout en évoquant la terrible réalité du moment : un conflit dont on ne connaît pas encore, ni de sitôt, l´issue.

  • Le lecteur savant trouve dans ce document de riches indications sur le légendaire normand et les comparaisons avec ceux des régions périphériques ou éloignées ; l'amateur de récits trouve dans ce répertoire bien des pistes, tant le classement est ordonné.
    L'auteur a complété le recueil avec des « poésies », livrant sous ce terme des expressions avec rimes, des chansons interprétées dans les cérémonies familiales ou des parodies moqueuses.
    L'ensemble est une analyse des mythes de la région, leur universalité ou leur spécificité. Il est un complément indispensable aux autres titres de l'éditeur.

  • Pour bien vous dire quelques-unes des touchantes chroniques que nous allons passer en revue, il faudrait la foi naïve des hommes simples qui nous les ont apprises dans nos excursions à travers la Normandie, mais nous avons cru bien faire en les tirant de l'obscurité, au risque de les déflorer un peu ; ces quelques mots puisés dans la brève introduction plante le décor de tout le livre.
    Ensuite, l'auteur livre 21 histoires à donner envie de parcourir les cinq départements de la région, à faire rire et pleurer, à émouvoir et à amuser. Bien plus qu'un recueil de récits, il devient le guide pour visiter les lieux légendaires.

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