Littérature hispanophone

  • Ces dernières années ont été marquées par un débat récurrent sur la fin supposée des idéologies, notamment celles de gauche, et, parallèlement, par l'émergence du courant altermondialiste et des discussions théoriques qui lui sont associées. Saisir les enjeux en présence nécessite de connaître ces idéologies, leurs origines et la manière dont elles se sont opposées, chevauchées et articulées au fil du temps. C'est ce que nous propose
    Octavio Rodriguez Araujo à travers ce parcours synthétique. Sans faire l'impasse sur l'approche marxiste qui est la sienne, l'auteur tente de donner ici une vision claire et dynamique des gauches et du gauchisme, d'hier comme d'aujourd'hui, pour dégager des pistes de réflexion sur une interrogation majeure : le mouvement actuel sera-t-il capable de proposer d'autres chemins d'action que l'opposition pure et simple et de se fixer des objectifs précis
    compte tenu de sa composition plurielle oe

  • L'idée selon laquelle la distinction entre la droite et la gauche est affaire du passé relève d'une nouvelle idéologie qui tente d'occulter deux phénomènes : l'aggravation des inégalités sociales malgré le développement de la démocratie formelle, aujourd'hui présentée comme l'objectif à atteindre dans le monde entier, et la montée en puissance de la droite et de l'extrême droite. Afin d'éclairer ce propos, Octavio Rodríguez-Araujo s'attache tout d'abord à définir ce qui caractérise et différencie ces deux concepts, relatifs l'un à l'autre, que sont la droite et la gauche. Il examine à cet égard certaines notions telles que progressisme et conservatisme, démocratie et égalitarisme, souvent articulées de façon trompeuse ou erronée dans le discours dominant.
    L'auteur propose ensuite un résumé de l'évolution des droites et des extrêmes droites tout au long du XXe siècle, en s'attardant sur le fascisme mais aussi sur la domination exercée au moyen du contrôle étatique de l'économie dans les ex-pays "socialistes". Au-delà du cas européen, grâce à l'analyse des pays latino-américains et des nations issues de la décolonisation ou à la distinction qu'il établit au sujet des États-Unis (où coexistent deux extrêmes droites, l'une de gouvernement et l'autre plus marginale, proche de son homologue européenne), il dresse un tableau très descriptif des mouvements de droite, actuels et passés, à l'oeuvre dans le monde et des enjeux politiques qui en découlent.

  • " Le Chili et le monde ont bien changé depuis cette époque " nous avons fait ces choix politiques qui ont failli nous coûter la vie. Nous portons la marque de 1973, au coeur comme dans notre esprit. Nous n'avons oublié aucun de nos compagnons d'idéaux qui sont tombés dans la tourmente, dont nous savons aujourd'hui que rien n'importe plus que de s'opposer toujours à ce qu'elle revienne. Nous avons tenté de regarder l'histoire de notre pays les yeux grands ouverts, sans chercher d'excuses confortables aux erreurs commises. Nous ne craignons plus d'être montrés du doigt pour avoir changé d'idée sur la façon dont progressent véritablement les peuples et dont se créent les conditions d'une amélioration de la vie au bénéfice de tous. Voilà le point de départ d'une réflexion sur le destin hors du commun d'une génération, chilienne mais pas seulement, qui a rêvé de révolutionner en profondeur le monde dans lequel elle vivait. Quelques semaines après le " show " des quarante ans de Mai-68, Après la révolution est une heureuse exploration du réel, en dehors des artifices de relecture de l'histoire. Acteurs d'une histoire qui continue encore de fasciner des millions d'individus, Muñoz et Ottone restituent le temps de la genèse " révolutionnaire " chilienne (mais aussi de la révolution cubaine), témoignent sans fard de leur propre histoire et affrontent sans détour la question de l'échec de l'utopie socialiste.

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