L'association

  • Lapinot, le bras plâtré est face à un nouveau dilemme : doit-il ou non porter plainte contre les parents qui l'ont injustement tabassé dans un jardin public, après l'avoir pris pour un pédophile ?Tiraillé entre son besoin de justice et son empathie pour les familles de ses assaillants, Lapinot part se mettre au vert avec Richard. Une retraite compliquée, puisqu'une météorite s'écrase sur le capot de la voiture, alors qu'ils font une pause sur le parking d'un supermarché... et les ennuis commencent !Bastons, appât du gain, courses-poursuites en forêt, collapsologues barrés... Lapinot et Richard ne sont décidément pas au bout de leurs peines. Toujours en phase avec les obsessions de ses contemporains, Lewis Trondheim signe ici un nouvel album au goût musqué d'apocalypse, comme un mode d'emploi pour survivre en riant en milieu hostile, le cinquième de la série triomphante Les nouvelles aventures de Lapinot à L'Association.

  • Après Shenzhen, Guy Delisle a poursuivi son travail nomade d'animateur à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord. Si on peut retrouver son regard personnel et circonspect sur un autre pays asiatique, Pyongyang présente en outre l'intérêt de donner des informations sur la vie quotidienne d'un des pays les plus secrets et les plus tyranniques du monde.

  • Après la mort de son père, Léopold Prudon part s'installer un an à
    Shanghai. Un monde neuf, inconnu, où il observe les formes de la
    ville sans plus penser à rien. C'est ainsi qu'il fait son deuil dans
    cette ville étrangère qui se dévoile par fragments, au gré des cases,
    à travers un noir et blanc élégant et épuré : des lignes d'horizon
    rompues par le sommet des gratte-ciels, les courbes de béton des
    échangeurs autoroutiers, les passants anonymes ou encore les néons
    des sinogrammes qui clignotent dans la nuit. Des images auxquelles se
    superposent des bribes de poèmes liés à la mort de son père et des
    dialogues issus de conversations banales - comme pour souligner que
    la vie suit son cours. À travers cette promenade mélancolique,
    Léopold Prudon raconte la sidération et la douleur causées par le
    deuil tout autant que les paradoxes d'une mégapole gigantesque et
    ultramoderne, qui peut cependant, au détour d'une rue, prendre
    l'aspect d'un village. Shanghai Chagrin est le premier ouvrage de
    Léopold Prudon publié par L'Association.

  • Envoyé à Shenzhen, nouvelle mégapole chinoise, pour y diriger un projet de dessins animés (dont nous tairons le nom), Guy Delisle tente de faire passer son spleen en notant tous les détails de son séjour. Il y réussit si bien que nous sommes transportés dans sa solitude et ses interrogations sur cette vie chinoise si éloignée de la nôtre. Déjà un classique du récit de voyage en bande dessinée.

  • Dans un parc ensoleillé, à l'heure du déjeuner, Richard et Lapinot plaisantent à propos de la mort. Une petite minute... Lapinot ? Vous avez bien lu, Lapinot est de retour ! Premier tome des « nouvelles aventures de Lapinot » (pourvu qu'il y en ait beaucoup d'autres), nous retrouvons dans Un Monde un peu meilleur Lapinot dans les tourments de la séparation, nous faisons la connaissance de Gaspard, affligé de l'encombrante aptitude de voir l'émanation psychique des gens qu'il croise, nous constatons que Richard, à peine remis de ses blessures, a gardé intacte la faculté de déclencher des catastrophes, que Titi, après sa chimio, a toujours le sens de la fête et que l'aura de Nadia est à la mesure de ses ambitions journalistiques. On y utilise des applis, on participe à des règlements de compte, on rencontre une mère toxique, et on assiste à l'intervention musclée des forces de l'ordre dans un régime d'état d'urgence. Un monde un peu meilleur, c'est un monde avec Lapinot plutôt que sans, où la catastrophe qui s'annonce n'est pas aussi terrible qu'on aurait pu le craindre, une période contemporaine que Lewis Trondheim continue d'interroger avec malice et dont il explore la poésie du quotidien. Et puis, un type qui meure et qui ressuscite, pour nous parler d'un monde (un peu) meilleur, ça nous rappelle quelque chose, non ? On espère que notre messie pointure 88 n'a pas fini son épopée. On compte sur lui pour la suite.

  • I am the eggman Nouv.

    Les strips de José Parrondo fonctionnent comme des énigmes. Le trait est simple, les images épurées, le style minimaliste, l'attraction instantanée. Mais face à ces pages à priori muettes, les questions affluent : cette fenêtre est-elle un tableau ? Ce paysage est-il factice ou réel ? Cet arbre est-il plat ou en volume ? Y a-t-il un Eggman ou plusieurs ? Est-il ici ou ailleurs ? L'action se déroule-t-elle à l'extérieur ou à l'intérieur ? Ce qui nous regardons est-il vraiment ce que nous voyons ? Autant de questions que chaque lecteur devra négocier avec son moi profond pour en découvrir le non-sens qui mène au rire véritable. Eggman, petit oeuf doté de courtes pattes et de yeux ronds comme des billes, nous entraîne dans un univers insolite où les jeux d'échelle, le trompe-l'oeil et l'illusion règnent en maîtres. Tableau, longue-vue, fenêtre, escalier, serrure, bulles de bande dessinée, ronds, carrés, tirets parsèment ses aventures. En mêlant objets identifiables et éléments purement graphiques, José Parrondo s'amuse avec les signes et les codes de la bande dessinée pour créer un univers délicieusement absurde et plein de dissonances poétiques, tout en jonglant sans retenue avec la rétine et l'intelligence de ses lecteurs. Pour cet album, José Parrondo alterne à nouveau les techniques : aux strips muets en noir et blanc viennent s'ajouter une série de peintures à l'acrylique mélangeant dessins, jeux de mots ainsi que quelques photographies.

  • En 1994, Emmanuel Guibert, alors en vacances, rencontre par hasard
    Alan Ingram Cope, un américain retiré sur l'île de Ré. C'est le début
    d'une profonde amitié entre ce retraité de 70 ans, et le dessinateur
    âgé d'alors 30 ans. Très vite, Alan, en fabuleux conteur, se met à
    raconter sa vie à un Emmanuel Guibert émerveillé. Après La Guerre
    d'Alan, consacré au périple du jeune soldat Alan durant la Seconde
    /> Guerre mondiale, Emmanuel Guibert s'attache à retranscrire ses
    souvenirs d'enfance. L'Enfance d'Alan est aussi un formidable
    témoignage sur la vie quotidienne aux États-Unis d'avant-guerre. On y
    découvre la vie d'une famille ordinaire, humble, et l'éveil d'un
    enfant à l'existence. Dans la description des jeux avec les enfants
    du voisinage, des moments vécus en famille, ce travail de mémoire
    touche à l'universel. Les talents de conteur d'Alan et la grâce du
    dessin d'Emmanuel Guibert apportent à ce témoignage une douceur
    empreinte d'innocence enfantine et de nostalgie.

  • Tragiquement disparu en 2004 dans La Vie comme elle vient, il reprend aujourd'hui, comme si de rien n'était, le cours de ses aventures. C'est aussi son retour à L'Association, le terrier qui l'a vu naître en 1992 avec Lapinot et les carottes de Patagonie.

  • Jusqu'où est monté le King avant sa chute finale ? Spiderman ferait-
    il un circassien de talent ? À quoi ressemblera Paris en 2050 ? Lucky
    Luke ressemblerait-il toujours à un cow-boy s'il portait un tailleur
    trop serré ? Vous intéressez-vous à l'art contemporain, au sexe, aux
    états seconds, au droit des animaux, aux mutilations ? Dans la
    lignée de Panier de Singe (prix Révélation au FIBD 2007) et Safari
    Monseigneur, Les Petits Bollos est un recueil de travaux où l'on
    retrouve avec bonheur la créativité et l'humour cru de Florent
    Ruppert et Jerome Mulot. Courses poursuites, séances photo, faux
    making-of de vraies performances, ils mettent en lumière la
    trivialité des situations les plus extraordinaires, et jouent de
    leurs personnages comme du dessin : anamorphoses, coloriage, jeu de
    société et phénakiscopes sont aussi au sommaire. Sortez votre boîte
    à outils, vous avez du travail !

  • Lewis Trondheim et Brigitte Findakly forment en bande dessinée comme à la ville un duo depuis de nombreuses années. Si la bibliographie pléthorique de Lewis Trondheim n'a plus de secret pour personne, celle de Brigitte Findakly, son épouse et coloriste, quoique toute aussi importante, reste moins connue. De Pif Gadget, à ses débuts, au Chat du Rabbin, des Formidables aventures de Lapinot au Retour à la terre, en passant par Ralph Azham, on lui doit la mise en couleurs d'une centaine d'albums dont certains ont été les plus marquants de ces dernières années.Avec ce livre à quatre mains, Lewis Trondheim délaisse ses animaux anthropomorphisés et dessine de véritables êtres humains pour raconter l'histoire de celle qui partage sa vie. Née en Irak, d'un père irakien et d'une mère française à l'orée des années 1960, le livre retrace son enfance passée à Mossoul, ville du nord de l'Irak, à une époque où, bien avant l'arrivée au pouvoir de Saddam Hussein, se succèdent coups d'État et dictatures militaires. Déroulant le fil de ses souvenirs, on découvre alors une vie de famille affectée par les aberrations de la dictature et leurs répercussions sur la vie quotidienne, jusqu'à l'inéluctable exil vers la France au début des années 1970. Une arrivée en France elle aussi difficile, une expérience migratoire faite de difficultés administratives, sociales et culturelles.Dans ce récit qui prend pour toile de fond une triste actualité, Lewis Trondheim et Brigitte Findakly brossent en saynètes percutantes et sans ambages, mais pas moins sensibles, la trajectoire singulière de la coloriste qui, pour la première fois, occupe le premier rôle dans un livre. Ponctué de photos et de parenthèses sur les coutumes, la culture irakienne et les souvenirs de Brigitte Findakly, on partage avec elle, la nostalgie de ceux qui ont laissé derrière eux leur pays d'origine, et les liens fugaces qui subsistent. À l'image des coquelicots qui fanent si vite.

  • Mildiou est un usurpateur de la pire espèce, un parasite bien nommé qui, par la force, l'oppression et la malhonnêteté, s'est arrogé le titre du roi. Fort heureusement la révolte du peuple a eu raison de lui et le roi légitime est de retour. Mildiou doit admettre sa défaite mais il ne peut s'y résoudre sans se désigner un dernier adversaire qui sera sa victime expiatoire. Au hasard de la foule, il choisit le plus faible, le plus inoffensif, le plus naïf : un lapin qui n'a rien demandé, le malheureux Lapinot. Le voilà alors embarqué dans une folle course-poursuite ! Dans ce livre qui marque ses débuts, Lewis Trondheim se montre aussi agile que son fameux lapin en menant un récit frénétique qui ne s'essouffle jamais. Si Mildiou manie l'épée, Lapinot manie le verbe et la traque devient une formidable joute verbale où le plaisir des dialogues ne cède en rien à celui de l'action. Rebondissements, ripostes et répartie sont les moteurs d'un face à face où la raison du plus fort est constamment démentie. Initialement publié au Seuil en 1994, Mildiou faisait suite au feuilletonnesque Lapinot et les carottes de Patagonie ; sa logique réédition à L'Association révèle d'autant plus la continuité entre ces deux livres qui contiennent déjà le bel avenir de Lapinot.

  • Les Fins du monde inaugure avec la nouvelle édition de Bleu, la toute nouvelle collection de L'Association « Pattes d'eph ». Ces courts récits publiés en 2007 dans le magazine Spirou, vous feront entrer dans la folie de professeurs illuminés dont le but ultime est l'anéantissement de l'espèce humaine. Trou noir psychique, gaz mortel, expanseur d'A.D.N. Les scénarios insensés s'enchaînent, se croisent et s'entremêlent donnant naissance à de drôles de monstres. Boris, héros ordinaire, tente désespérément de sauver le sort de l'humanité coincé entre deux professeurs hystériques qui ne manquent pas d'imagination pour « anéantir notre race stupide et médiocre. »

  • David a disparu. Travers, le soldat perdu de Napoléon qui est aussi le fondateur des Incidents de la nuit, semble être à l'origine de la vague de crimes qui frappe Paris. Dans un bureau obscur, le commissaire Hunborgne et Marie, la journaliste du Nouveau Détective, partent à sa recherche. Ils croiseront sur leur chemin Jean-Christophe, le frère de David, bien disposé à le venger. Voici la suite tant attendue du premier tome des Incidents de la nuit. Dix ans après la parution des premiers volumes de la collection Mimolette, on replonge avec jubilation dans le Paris fantasmé de David B., et l'on y retrouve les personnages lugubres et fantomatiques de sa mythologie. Avec le retour de l'histoire familiale dans ce récit fantastique, Les Incidents de la nuit doit se lire comme un prolongement de L'Ascension du Haut Mal : c'est une autobiographie envisagée par le biais du rêve et de la fiction.

  • Cinq ans après Coney Island Baby, Nine Antico nous replonge dans la culture américaine des années 50-70 et de ses égéries éphémères: Autel California ou le phénomène des groupies à l'heure de l'apparition du mythe moderne de la star.Dans ce premier tome, Bouclette, adolescente qui idolâtre les Beatles et Elvis Presley, va de fil en aiguille rencontrer puis côtoyer les stars qu'elle adule pour devenir l'une des groupies les plus connues. Personnage très inspiré de la plus célèbre d'entre elles, Pamela des Barres, on assiste aux premiers pas d'une jeune fille encore naïve qui va bientôt réchauffer sa destinée sous les feux ardents de la célébrité des rocks stars. Dans les coulisses des groupes mythiques où naissent les destins satellites et les notoriétés-éclair, on croise Phil Spector, Keith Richards, Mick Jagger ou encore Jim Morrison en demi-dieux, qui laissent des petites miettes de gloire aux jolies témoins du rock. Nine Antico insuffle de la grâce au désenchantement et les héroïnes sont aussi des victimes sulfureuses. Treat Me Nice. En fond sonore, la chanson d'Elvis Presley résonne et donne son nom à ce premier tome, très documenté.

  • Dans Les Incidents de la nuit, série commencé en 1999, qui avait fait l'objet de trois Mimolettes, David B. abordait Paris par le biais du rêve, de la littérature et de l'autobiographie. Guidé par ses cauchemars, il se lance à la poursuite d'Emile Travers, héros de la bataille de Waterloo qui hante la capitale et se refuse à mourir, relançant sans cesse la parution d'un journal écrit par de futurs fantômes relatant des faits fantastiques ou ésotériques en les présentant comme authentiques. Faisant l'objet d'une nouvelle édition et appelée à se poursuivre en Ciboulette, cette fresque, en mêlant les personnages emblématiques de la mythologie, de la vie privée de l'auteur et de l'histoire criminelle de Paris, dévoile un autre visage de l'autobiographie, celui qui ferme les yeux.

  • Découvrez Safari Monseigneur, délicieuse chronique de guerre
    coloniale qui mêle avec subtilité les ingrédients historico-
    politiques et la cruauté ordinaire. Deux photojournalistes embarquent
    sur un bateau quelque part en Afrique au début du siècle dernier.
    Leurs rencontres avec les militaires, les prostituées, le capitaine
    (sourd et muet) agrémentent un reportage mordant dans lequel tout
    l'imaginaire colonial se déploie avec horreur, poésie et humour noir.
    Dans une préface nouvelle et indispensable, Ruppert et Mulot jettent
    un regard contemporain sur leurs premiers travaux et nous livrent
    ENFIN la définition de Safari Monseigneur. « Quand le Dr Livingstone,
    les Monty Python et le fantôme de Pierre Desproges se rencontrent au
    coin d'un baobab, cela donne une succession de vignettes égratignées
    au bout de la plume par un duo qui promet le meilleur graphisme épuré
    et le pire mauvais esprit. » (L'Express, 03/11/2005)

  • Quand j'ai eu dix-huit ans, Uncle SAM m'a dit qu'il aimerait bien
    mettre un uniforme sur mon dos pour aller combattre un gars qui
    s'appelait ADOLF. Ce que j'ai fait. Alan Ingram COPE. Ce second des
    trois volets qui composeront La Guerre d'Alan retrace, de la
    Normandie à la Tchécoslovaquie, le trajet de l'unité de char d'Alan
    I. Cope en février 1945. Une parole belle et précise incomparablement
    retranscrite par Emmanuel Guibert.

  • C'est le retour de Bouclette, Surfer Girl et Gypsy, les GTO's pour « Girls Together Outrageously », les groupies emblématiques qui ont embrasé la scène rock des sixties. Plus excentriques que jamais, elles poursuivent leur idylle auprès des icônes de la pop-culture que sont Brian Jones, Jim Morrison ou encore Jimmy Page. Avec l'appui de Frank Zappa, les voilà encouragées à enregistrer un album. Elles chantent admirablement faux pour exprimer leur amour des garçons. Alors que les discours féministes de l'époque présentent les groupies comme des femmes astreintes à la domination des hommes, elles revendiquent leur pouvoir et leurs libertés. La passion, le sexe, la drogue, la musique, tout s'entremêle. Dans la Face B d'Autel California, les héroïnes ont désormais quitté l'adolescence et perdent progressivement leur insouciance. C'est le temps des remises en question pour Miss Pamela des Barres, a.k.a Bouclette. Après le massacre perpétré par Charles Manson et sa clique de fanatiques au 10050 Cielo Drive, rien ne sera jamais plus comme avant. On assiste vraisemblablement au déclin de l'utopie hippie, les groupes se séparent et certaines étoiles de la contre-culture disparaissent définitivement dans l'alcool et les psychotropes. Du swing de Treat Me Nice à la ballade romantique Blue Moon, Elvis Presley, omniprésent, aura donné la tonalité du diptyque de Nine Antico. L'intensité de la narration ferait passer la fiction pour une réalité, ou alors la réalité pour une fiction, on ne saurait dire. Ici, rien n'est idéalisé, tout est très documenté et réfléchi jusqu'aux références musicales qui rythment le récit.

  • Avec le troisième et dernier volume de La Guerre d'Alan d'Emmanuel
    Guibert se boucle un des chef-d'oeuvres du catalogue de L'Association.
    Aux souvenirs du soldat américain Cope des années de l'après-guerre,
    mis en forme de façon plus époustouflante que jamais, s'articule une
    enquête que Guibert est allé faire en Allemagne sur les traces de son
    ami disparu.

  • Willard Watte est un héros hors du commun, Martin Mollin est un libraire pas très malin. Rien, jusqu'ici, ne les prédisposait à se rencontrer. Sauf, peut-être, une bande dessinée. En effet, Willard n'est pas un justicier comme les autres, accompagné de sa fine équipe d'experts, il combat le crime et ses aventures sont reproduites et publiées sous forme de feuilletons dessinés. Vengeur cagoulé, sa véritable identité reste mystérieuse et les extrapolations fantaisistes à son sujet vont bon train. À la suite d'une bagarre sur son lieu de travail à laquelle il a assisté, Martin est amené à la base secrète de Willard pour y être interrogé. C'est bien malgré lui qu'il va devenir l'un des protagonistes d'une enquête de son personnage de BD préféré. À l'instar de Gotham City, Capharnaüm est le décor de l'intrigue où le super-vilain Gashinga sème désordre et zizanie.Plus de vingt ans après Lapinot et Les Carottes de Patagonie, Lewis Trondheim livre ici un récit rocambolesque et surréaliste qui flirte avec l'absurde. Fidèle à son humour caustique et sarcastique, on retrouve dans Capharnaüm son goût pour les situations cocasses, les rebondissements et les péripéties saugrenues. Ce projet pharaonique, qui devait compter 5 000 pages (sic), a aussi été pensé comme un exercice pratique dans les carnets de l'auteur. Ce récit, finalement inachevé, laisse place à une fin ouverte, invitant le lecteur à s'imaginer la suite des truculentes aventures de Martin Mollin. Willard Watte est un héros hors du commun, Martin Mollin est un libraire pas très malin. Rien, jusqu'ici, ne les prédisposait à se rencontrer. Sauf, peut-être, une bande dessinée. En effet, Willard n'est pas un justicier comme les autres, accompagné de sa fine équipe d'experts, il combat le crime et ses aventures sont reproduites et publiées sous forme de feuilletons dessinés. Vengeur cagoulé, sa véritable identité reste mystérieuse et les extrapolations fantaisistes à son sujet vont bon train. À la suite d'une bagarre sur son lieu de travail à laquelle il a assisté, Martin est amené à la base secrète de Willard pour y être interrogé. C'est bien malgré lui qu'il va devenir l'un des protagonistes d'une enquête de son personnage de BD préféré. À l'instar de Gotham City, Capharnaüm est le décor de l'intrigue où le super-vilain Gashinga sème désordre et zizanie.Plus de vingt ans après Lapinot et Les Carottes de Patagonie, Lewis Trondheim livre ici un récit rocambolesque et surréaliste qui flirte avec l'absurde. Fidèle à son humour caustique et sarcastique, on retrouve dans Capharnaüm son goût pour les situations cocasses, les rebondissements et les péripéties saugrenues. Ce projet pharaonique, qui devait compter 5 000 pages (sic), a aussi été pensé comme un exercice pratique dans les carnets de l'auteur. Ce récit, finalement inachevé, laisse place à une fin ouverte, invitant le lecteur à s'imaginer la suite des truculentes aventures de Martin Mollin.

  • La Seconde Guerre mondiale vécue par l'Américain Alan I. Cope, et
    transmise par Emmanuel Guibert, comporte 3 volumes. Ce premier volet
    raconte la préparation militaire du jeune Alan depuis Fort Knox
    jusqu'au débarquement en Normandie. Quand la bande dessinée mérite
    pour de bon l'adjectif de « réaliste ».

  • "Edmond Baudoin est un grand portraitiste.Son livre Le Portrait est un des livres phares de sa bibliographie. Ces dernières années, dans Viva la vida puis Le Goût de la terre, en compagnie de Troubs, il est allé dessiner les gens au Mexique, puis en Colombie. Faire un portrait, c'est pour Baudoin l'occasion de parler et d'écouter, c'est un bavard à grandes oreilles.En séance de dédicaces, il est debout (il dessine toujours debout), en train de parler, parler, en regardant son lecteur, son auditeur, son interlocuteur, en même temps que son dessin, ce doit être peu ou prou la même chose. Baudoin aime les gens, il ne fait pas semblant. Que ce soit en Amérique du Sud, ou en Bourgogne, dans cette petite ville de Clamecy. Mais il n'aime pas n'importe qui, pas n'importe comment, c'est toujours, in fine, pour nous parler de politique. Eh oui : ça se fait encore.Dans cette ancienne capitale du bois de flottage, plus de 3 000 républicains ont défendu la IIe République lors du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. Baudoin a réalisé 44 portraits de gens de Clamecy dans les cafés, les marchés, la librairie, en essayant de voir un peu ce qu'il reste de tout cela aujourd'hui.Précédé par De barricades en barricades de l'historien Thomas Bouchet, le récit est coécrit avec la réalisatrice Mireille Hannon, à partir de documents historiques, il nous raconte cette période de résistance..."

  • En ce temps là, Joann Sfar était plus jeune, il faisait encore ses premières armes : des capes et des épées et se faisait les dents sur...Tout. Déjà. Sa fringale ne connaissait pas de bornes et n'a jamais été rassasiée depuis. À (re) lire cet album édité pour la première fois en 1995, outre le pur plaisir de lecture que Sfar a su nous communiquer par le pur plaisir de création qu'il a de toute évidence éprouvé à le faire, on est fasciné de voir la naissance d'un univers qui ira en se ramifiant, en se développant pour atteindre l'étendue que l'on sait aujourd'hui. Tout n'y est pas déjà, non, l'univers de Sfar est trop grand pour entrer tout entier dans les limites d'un seul livre, mais comme tout livre de Sfar, l'histoire qui se raconte, comme d'ellemême, toute seule comme une grande, plante les germes d'autres univers, d'autres histoires, concomitantes ou à venir, évoque d'autres personnages, d'autres vies. Joann Sfar est, lui, déjà là tout entier, en revanche. Tout son enthousiasme, sa liberté, sa façon de. Dans les aventures picaresques du Borgne Gauchet, mousquetaire plus Depardieu que D'Artagnan, plus Portos que Cyrano, brute lettrée, bretteur hors pair qui baise à couilles rabattues la reine de Saba, tète des monstres, ferraille contre des spectres, le récit est débridé. Pas de limites à l'imagination, pas de bornes à la liberté.Des capes, donc, des épées, bien sûr et toute une quincaillerie baroque de monstres, de fantômes, de pirates, de créatures lascives, infernales, mortes, des histoires dans l'histoire... Et même un chat. Déjà.

  • Commencé à Montréal lors d'une commande (qu'il n'honora pas), Killoffer achève ce projet d'une bien singulière façon, puisqu'en fait de tourisme canadien, il se retrouve confronté à l'apparition de dizaines de ses Doppelganger démoniaques... Un époustouflant (et quelque peu traumatisant) grand format par le plus virtuose des cofondateurs de L'Association.

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