JC Lattès

  • De tous temps, les codes secrets ont décidé du sort des hommes, des peuples et des nations. Grâce à eux, les militaires ont pu mener leurs guerres dans l'ombre, les puissants et les bandits protéger leurs trésors, les amants camoufler leur passion. Les codes sauvèrent ainsi les Grecs des Perses, accompagnèrent César dans ses conquêtes, firent arrêter et décapiter Marie Stuart, scellèrent l'énigme du Masque de fer, décidèrent Wilson à rejoindre les alliés, et permirent d'épargner des milliers de vies pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Simon Singh, avec la clarté et le sens du récit historique qui ont fait le succès du Dernier Théorème de Fermat, retrace la lutte permanente, au cours des ages, entre ceux qui élaborent les codes et ceux qui cherchent à les briser. Une histoire qui court des origines à aujourd'hui, des stratagèmes de la communication pendant l'Antiquité à la confidentialité sur Internet au XXIe siècle. Une histoire qui met en scène des personnages et des scientifiques souvent inconnus - secret oblige -, mathématiciens, physiciens, linguistes mais aussi joueurs d'échecs, de bridge, ou encore cruciverbistes, tous hors du commun.
    A la croisée du jeu et de la guerre, de l'histoire et de la science, de l'espionnage et de l'informatique, une fantastique page de l'esprit humain, enfin révélée.
    Simon Singh est docteur en physique nucléaire. Il a travaillé au laboratoire du CNRS à Genève et est l'auteur du Dernier Théorème de Fermat.

    En fin d'ouvrage, un jeu concours : Simon Singh offre 10 000 livres sterling (environ 100 000 FF) au lecteur qui réussira à briser une série de codes secrets.

  • Pierre de Fermat, l'un des plus grands mathématiciens français du XVII siècle, s'était contenté de porter dans la marge de
    son cahier de travail:"xn + yn = zn impossible si n > 2. J'ai trouvé une solution merveilleuse,
    mais la place me manque ici pour la développer."
    Ce théorème allait devenir, pour les trois cent cinquante années à venir, le Graal du monde des mathématiques. Les plus
    puissants esprits de tous les siècles et de toutes les nations tentèrent de venir à bout de cette équation. Léonhard Euler,
    génie du XVIII, dut admettre sa défaite, Sophie Germain, au XIXe siècle prit l'identité d'un homme pour se lancer dans
    des études jusqu-là interdites aux femmes. Evariste Galois, la vieille de sa mort, jeta sur quelques feuilles une histoire
    une théorie qui allait révolutionner la science. Yutaka Taniyama se suicida par dépit alors que Paul Wolfskehl trouva dans
    cette énigme une raison de vivre. Et en 1993, un jeune Anglais, Andrew Wiles, professeur à Princeton, put enfin régler, après
    sept années de recherche solitaire et quelques mois de doutes, le sort de ce fantastique problème devant la communauté scientifique
    émerveillée.
    Le dernier Théorème de Fermat est le récit de cette quête. Une véritable épopée qui met en scène, à travers l'histoire
    des mathématiques, les intelligentes les plus brillantes et la fantastique détermination d'un homme.
    Simon Sing est docteur en physique nucléaire. Il a travaillé au laboratoire du CERN à Genève; il est aussi journaliste scientifique.

  • Ils s'appelaient Tournefort, Plumier, Commerson, Bougain-ville, Poivre, Rousseau ou Hum-boldt... Ils étaient savants, médecins, marins, soldats, religieux ou écrivains... Ils cultivaient leurs jardins des simples ou partaient à la conquête du monde... Tous avaient en commun la passion de la science et la volonté insatiable de découvrir, de répertorier, de rapporter en France le plus grand nombre de plantes et d'épices.
    Créé en 1640, l'Herbier national du Jardin des Plantes rassemble aujourd'hui plus de neuf millions d'échantillons botaniques, récoltés aux quatre coins de la planète - c'est le plus grand et le plus riche Herbier du monde. Il est la base des recherches sur l'écologie, la phylogénie, l'évolution, l'étude des pollens, de l'ADN, des climats... Le bougainvillier, l'hortensia, la pervenche de Madagascar, le girofle, la noix de muscade... Comment sont-ils parvenus jusqu'à nous ? Au prix de quels sacrifices ? Combien de destins ont-ils bouleversé ?
    Cette Odyssée des plantes nous invite à un fabuleux voyage à bord de La Boudeuse, L'Astrolabe ou La Recherche, qui nous conduit dans le secret des bibliothèques de Lamarck et de Jussieu jusqu'aux laboratoires pharmaceutiques, à la découverte de ces plantes primitives ou tropicales qui font la richesse de notre histoire et de notre planète.
    Lucile Allorge est née à Madagascar. Docteur ès sciences, botaniste du CNRS, elle est détachée au Jardin des Plantes. Elle a participé à plusieurs grandes missions à Madagascar et en Amazonie.
    Olivier Ikor est romancier, il a entre autres écrit L'Archipel des illusions, sur le voyage d'Entrecasteaux.

  • L'Arche avant Noé Nouv.

                      Les véritables origines de l'histoire du Déluge
    Tout le monde connaît l'histoire de l'Arche de Noé et du Déluge telle qu'elle est racontée dans la Genèse. Depuis les années 1870, on sait qu'une autre histoire, similaire mais beaucoup plus ancienne, existait déjà depuis des siècles dans l'antique Babylone. Mais celle-ci demeurait nimbée de mystère. Conservateur au British Museum et spécialiste international de la Mésopotamie ancienne, Irving Finkel s'est retrouvé plongé dans une enquête policière inédite lorsqu'un visiteur lui a apporté au musée la mystérieuse tablette qu'il avait héritée de son père.
    Cette dernière ne présente pas seulement une nouvelle version du récit diluvien babylonien : l'auteur antique y décrit aussi la taille et la forme d'une Arche tout à fait inattendue, et livre les caractéristiques détaillées de sa construction.
    On découvrira ainsi le lieu où les Babyloniens croyaient que l'Arche avait accosté ainsi qu'une nouvelle explication de l'introduction de cette histoire dans le texte de la Bible.
    L'Arche avant Noé, Les véritables origines de l'histoire du Déluge nous entraîne dans une authentique exploration, du monde fascinant des écritures antiques.
    Traduit de l'anglais par Olivier Lebleu

  •            Le prêtre qui a imaginé le Big BangC'est à l'âge de 9 ans, en 1903, que George Lemaitre prend la décision de donner son existence à Dieu et à la science. « La science n'a jamais ébranlé ma foi et la religion n'a jamais amené à mettre en question ce que je concluais de mes raisonnements scientifiques », écrira-t-il plus tard. Et pourtant, le salut ne peut être ni démontré ni expérimenté. La science a quelque chose de commun avec Dieu ; plus on en sait moins on en sait... 
    Formé en Belgique, puis aux États-Unis, il va être le premier à contredire Einstein qui a imaginé un univers stable pour proposer l'idée révolutionnaire d'un univers en expansion, à l'origine rassemblée en un point ; l'hypothèse du Big Bang est née : Fiat lux...Vincent Engel s'est plongé dans la vie de ce savant belge. De sa formation scientifique et spirituelle à sa maturité où ses talents de mathématicien astronome inspirent ses successeurs, de son rôle de grand professeur à l'université de Louvain à celui de directeur de l'Académie pontificale des sciences où il contribuera avec Pie XII à rapprocher enfin l'Eglise des sciences.

  • Fabuleuse aventure que celle de la Vénus Hottentote, de son vrai nom Sarah Baartman. Jeune africaine aux formes hallucinantes, arrachée à son pays natal par deux escrocs qui, en 1810, vont l'emmener à Londres puis à Paris pour l'exhiber comme une bête de foire, un Elephant man au féminin. Exploitée dans des conditions sordides qui donneront lieu à un retentissant procès, elle enflamme le monde scientifique et devient célèbre avant de mourir, en 1815. C'est alors que commence pour elle une surprenante destinée posthume.
    Récupérée par les savants de l'époque, son corps difforme sera moulé et exposé au Muséum, puis au musée de l'Homme à Paris où la Vénus excitera la curiosité de plusieurs générations de visiteurs. Et voici qu'aujourd'hui, près de deux siècles après sa mort, un nouveau rebondissement relance les mésaventures de Sarah Baartman ; des ethnies sud-africaines exigent la restitution de ses restes afin de les inhumer dans son pays d'origine. L'Hottentote est devenue l'enjeu d'un imbroglio diplomatique entre la France et l'Afrique du Sud.
    Une histoire fascinante dont le dénouement est encore incertain.
    Gérard Badou est écrivain et journaliste. C'est au cours de l'une de ses enquêtes qu'il a découvert l'odyssée de Sarah Baartman.

  • La course aux confins de la Terre et l'histoire épique de la carte qui donnera son nom à l'Amérique.En 2003, la Library of Congress de Washington achète pour la somme de dix millions de dollars la première carte sur laquelle figurait le nom « America ». Elle avait été dessinée en 1507, quinze ans après le voyage de Christophe Colomb, par un cartographe allemand, Martin Waldseemüller, et était considérée comme « l'acte de naissance de l'Amérique ». 
    Dans cette superbe saga, Toby Lester raconte comment, à cette époque, la convergence des idées, des découvertes et des forces sociales rendit la carte possible. Les moines du monastère de Saint Dié, en rassemblant les témoignages, les récits de voyages des explorateurs, des érudits, des dignitaires de l'Église, des navigateurs et bien sûr de leurs prédécesseurs cartographes et géographes mirent de l'ordre et du sens à la représentation du monde à une époque où les Européens - en particulier Copernic - repensaient leur place dans le cosmos. 
    La carte de Waldseemüller donne son unité à l'ouvrage : du coeur de l'Europe on part à la conquête du monde avec Amerigo Vespucci, Christophe Colomb, Marco Polo, on découvre aussi comment les conciles permettent autant que les quais des grands ports de transmettre les dernières découvertes, comment des légendes interpénètrent la véritable histoire. Un fabuleux voyage aussi bien géographique qu'intellectuel.
    Traduit de l'anglais par Bernard Sigaud

  • L'histoire du monde et de ses passions à travers la table périodique des élémentsPourquoi Gandhi détestait-il l'iode ? Comment le radium a-t-il failli ruiner la réputation de Marie Curie ? Pourquoi le tellure a-t-il provoqué la ruée vers l'or la plus bizarre de toute l'histoire ? Comment l'antimoine a-t-il rendu fou le roi Nabuchodonosor ? 
    Véritable prouesse scientifique, la table périodique a déchaîné bien des passions. D'étonnantes fables accompagnent les éléments qui ont marqué l'histoire mondiale et la vie des scientifiques - souvent fous - qui les ont découverts. Du Big Bang à aujourd'hui, La Cuillère soluble nous dévoile tous les secrets du carbone, du néon, du zinc, de l'or, etc., et l'impact qu'ils ont eu non seulement dans le milieu scientifique mais dans des domaines aussi variés que la politique, les guerres, la mythologie et les arts.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Bernard Sigaud

  • Même morts, nos grands hommes ne sont pas tranquilles ! A peine refroidis, on se dispute leurs cheveux, leur crâne, leurs doigts, leurs dents...Clémentine Portier-Kaltenback, en véritable détective, s'est livrée à une enquête passionnante - avec un certain humour - sur l'histoire et le destin de ces étonnantes reliques historiques dont la possession suscite tant de convoitise ; elles incarnent symboliquement des morceaux d'histoire de France tragiques ou héroïques.
    - Pourquoi le crâne de Descartes est-il dans le coffre d'un musée alors que le reste du corps est dans l'Eglise Saint-Germain ? Qui sont les neuf signatures apposées sur ses os ? Où est passé son petit doigt et les bagues osselets ?
    - Pourquoi la tête de Richelieu présida-t-elle longtemps les distributions de prix d'un collège de Saint-Brieuc ?
    - D'où vient que les descendants de Napoléon possèdent la tête de Charlotte Corday ?
    - Est-il vrai que l'on possède des dents de Louis XIV et du Roi Dagobert, et la tête momifiée d'Henri IV ? Que penser de la côte de Jeanne d'Arc, visible à Chinon, et en cours d'expertise ?
    - Voltaire et Rousseau sont-ils au Panthéon ou sous le Palais de Bercy ? Et Napoléon ? Est-il bien sous le Dôme ?
    - Est-il vrai que les coeurs des rois ont été utilisés pour fabriquer un « badigeon » très prisé chez les peintres ? Que penser de la mâchoire de Molière détenue par la Comédie Française ? ...
    Une quête qui s'achève en apothéose par la description du « Graal de la relique profane » : le reliquaire de Vivian Denon qui contient dans des petits tiroirs des fragments d'os du Cid et de Chimène, d'Héloïse et Abélard, de Molière et La Fontaine, des cheveux d'Agnès Sorel et d'Inès de Castro ainsi qu'une dent de Voltaire !

  • En 1821, le docteur Esprit Blanche fonde une maison de santé, un asile d'un genre tout à fait nouveau, établi sur le modèle d'une pension de famille. A Montmartre puis à Passy, les patients vont partager la vie quotidienne du médecin, de sa femme et de ses enfants, dîner à leur table, se promener dans leur parc de cinq hectares.De cette initiative va naître l'une des institutions les plus célèbres d'Europe, refuge de la génération romantique et de Gérard de Nerval en particulier. Elle abritera les vertiges de Charles Gounod, la mélancolie de la famille Halévy, les crises d'hystérie de Marie d'Agoult. Théo Van Gogh, le frère de Vincent, en sera l'un des derniers patients avec Guy de Maupassant qui, atteint de syphilis, y finira ses jours après un an et demi de délires. Par l'hydrothérapie mais aussi par un « traitement moral », qui a peut-être ouvert la voie à la psychanalyse, Esprit Blanche puis son fils Emile ont tenté de répondre au désarroi d'une époque hantée par le spleen et la fatalité des tares héréditaires. Grâce à la découverte d'archives inédites, détaillant des milliers de diagnostics que l'on croyait perdus, Laure Murat nous révèle pour la première fois l'aventure d'un lieu sans équivalent dans l'histoire de la psychiatrie, maillon essentiel dans l'étude des rapports entre la folie et la création. Née en 1967, Laure Murat, journaliste et écrivain, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'art et la littérature au XIX e siècle. Elle a notamment publié Palais de la nation (Flammarion, 1993) et Paris des écrivains (Le Chêne, 1996).

  • Savez-vous qu'un cumulus tout joufflu et confortable pèse toutefois le poids de quatre-vingts éléphants, qu'un menaçant cumulonimbus est plus haut que l'Everest et concentre en son sein une énergie supérieure à celle de dix bombes atomiques, que le peintre John Constable dessinait les célèbres nuages de ses tableaux selon l'état de son humeur, que le Colonel aviateur William Rankin est le seul homme à avoir survécu plus de quarante minutes en parachute au coeur d'un orage?Grâce au livre de Gavin Pretor-Pinney, le lecteur saura tout sur ces merveilleux navires qui sillonnent notre ciel. Pour chacune des dix principales catégories de nuages, l'auteur propose une présentation scientifique avec des schémas, sur le fonctionnement, la physique, les aspects climatiques de chaque nuage puis accompagne sa description de multiples commentaires et anecdotes tirés de la littérature, de la culture de tous les peuples du monde.Au coeur de l'ouvrage, il nous propose aussi une sorte de petit test pour devenir un observateur de nuages officiel !Un livre plein de charme qui a été l'un des événements littéraires de 2006 en Angleterre. Jamais plus on ne regardera le ciel de la même façon.Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Judith Coppel

  • Pendant des milliers d'années l'Homme a su se diriger sans sextant, boussole ou encore moins GPS. Ce sont les signes que lui offrait la nature qui permettaient à ce chasseur d'horizon de repérer les points cardinaux, de retrouver son chemin. 
    Tristan Gooley, grand explorateur, nous révèle ces techniques ancestrales qui grâce à la faune, à la flore, à la lune, au soleil, aux étoiles ainsi qu'à mille autres indices de notre environnement, nous aident à ne jamais nous perdre, que se soit dans une ville, dans un désert, sur les glaces, au coeur d'une forêt, au milieu d'une plaine ou encore en plein océan. 
    Il nous apprend à tirer des enseignements précieux et précis sur la nature du terrain, le sens du vent, les reflets d'une mare, la couleur des lichens, les stries des arbres, la forme des toiles d'araignées, les ombres du soleil, les états de la lune, l'alignement des étoiles... 
    Il tire son savoir de sa propre expérience de voyageur ainsi que des textes classiques, des voyages d'Hérodote à ceux d'Ulysse, des textes égyptiens aux écrits latins. Il nous incite à mobiliser tous nos sens et nos neurones pour redécouvrir un art merveilleux, oublié mais accessible, celui de porter ses pas là où on le souhaite.
    Traduit de l'anglais par Marie Boudewyn

  • La découverte par deux intrépides voyageuses d'évangiles que l'on croyait jusque-là perdus...Cette histoire vraie, délicieusement romanesque et capitale pour l'histoire biblique, commence en 1848 dans un petit village écossais, par la naissance de soeurs jumelles : Agnès et Margareth Smith. 
    À vingt ans, devenues orphelines, elles parlent déjà l'allemand, le français et l'italien. À la tête d'une petite fortune héritée d'oncles d'Amérique, elles commencent à se passionner pour les études bibliques - très en vogue à l'époque - et apprennent successivement, le grec, l'hébreu, un peu d'arabe et le syriaque ancien. C'est à l'occasion d'un de leurs voyages dans le désert du Sinaï, à la tête d'une caravane et dans des conditions très aventurières, qu'elles vont découvrir sous la bibliothèque du monastère de Sainte-Catherine - le plus ancien monastère chrétien habité depuis le VIe siècle - un extraordinaire palimpseste qui va se révéler une des plus anciennes copies des évangiles écrites en syriaque au cours du IIe siècle. 
    Cette fabuleuse découverte va évidemment provoquer de vifs débats et polémiques d'autant que dans l'Evangile de Marc rien ne fait allusion à la résurrection du Christ et que Joseph apparaît comme le vrai père de Jésus... Cambridge devient le coeur d'une de ces tonitruantes querelles d'érudits typiques de l'époque. Agnès et Margareth tiennent bon à une époque où l'université n'accorde aucun diplôme aux femmes... Elles vont continuer leurs recherches, développer leurs publications, poursuivre leurs voyages et contribuer encore à une autre découverte exceptionnelle au Caire. Aujourd'hui encore, bien que leur histoire soit oubliée, leurs deux portraits trônent dans la salle à manger du Westminster College de Cambridge qu'elles ont contribué à fonder. 
    Une merveilleuse aventure qui mêle aux voyages en terre sainte et à la genèse des textes sacrés, le destin de deux femmes hors du commun aussi fantaisistes qu'érudites.Traduit de l'anglais par Marie Boudewyn

  • En 1897, deux archéologues d'Oxford mettent à jour un extraordinaire trésor à 170 km au sud du Caire, sur un bras du Nil. A Oxyrhynchus, dans des amphores, des coffres... plus de 500 000 fragments de papyrus écrits en grec et en latin permettent de reconstituer la vie quotidienne de cette bourgade de la mort d'Alexandre le Grand jusqu'au IVe siècle après J-C, avec une majorité de documents concernant la domination romaine et la naissance du christianisme.Les jours et les heures apparaissent avec une émouvante précision : les livrets des maîtres d'école, avec leurs commentaires sur Homère, les lettres bouleversantes d'un enfant demandant à ses parents de les rejoindre, les pétitions publiques, les listes de courses, les factures des bouchers, des comptes rendus de procès ou des exactions des coptes sur les premiers chrétiens, des mandats d'arrêt, des testaments, des lettres d'amour, les conseils d'un apiculteur ou d'un pêcheur...
    Là aussi sont découvertes des oeuvres inconnues de Sophocle - son unique comédie - de Pindar, de Sapho... Des bribes de l'évangile gnostique de saint Thomas et des textes apocryphes de Paul... C'est tout un monde qui surgit sous nos yeux, terriblement vivant et proche de nous avec ses craintes et ses espoirs. 
    On estime que Pompei nous a laissé la mémoire architecturale de l'Antiquité, les tableaux du Fayoum la mémoire visuelle, le trésor d'Oxyrhynchus nous offre la plus émouvante des mémoires, celle de la vie de tous les jours. Aujourd'hui, 62 volumes des résultats des recherches ont été publiés, 40 sont encore attendus avec leurs extraordinaires découvertes. 
    Traduit de l'anglais par André Zavriew

  • Le 29 octobre 1998, la Une du New York Times exhibait un livre absolument repoussant qui avait été vendu 2 000 000 $ chez Christie's. C'était le livre de prières d'un prêtre médiéval, noirci par le feu, abîmé par l'eau et rongé par la moisissure. Mais sous les prières était enfoui le manuscrit unique de l'un des plus grands mathématiciens qui ait jamais existé : Archimède de Syracuse.
    Voici l'histoire du plus grand codex scientifique aujourd'hui en notre possession : le Palimpseste d'Archimède. Agé de plus de mille ans, ce codex a bravé toutes les tempêtes. Effacé, réécrit, malmené, puis laissé à l'abandon dans la bibliothèque d'un vieux monastère, il a navigué entre les croisades, les guerres sanguinaires et franchi les mers et les océans.
    Découvert en 1906, il fut brièvement étudié, puis oublié de nouveau pendant presque un siècle avant de réapparaître à la vente aux enchères de 1998. Ce n'est qu'aujourd'hui que, grâce à des techniques d'imagerie numériques avancées, les textes cachés furent enfin mis en lumière, révélant d'étonnantes découvertes qui ont bouleversé notre compréhension de l'histoire des sciences. Il apparaît qu'Archimède était en droit de crier « Eurêka ! » bien plus souvent que nous le pensions.
    Entre l'enquête et l'épopée, la romance et la science, l'histoire du Palimpseste est unique. Reviel Netz et William Noel, deux hommes dévoués à son étude depuis sa vente en 1998, nous racontent l'épopée de ce grand livre et les bouleversements scientifiques qu'il a provoqués.
    Traduit de l'anglais par Carole Delporte

  • En août 1930, sur le paquebot entre Madras et Londres, un jeune scientifique indien leva les yeux vers les étoiles et envisagea leur destin. Subrahmanyan Chandrasekhar - Chandra, comme on l'appelait - calcula que certaines étoiles connaîtraient une mort des plus violentes, s'effondrant pratiquement jusqu'à néant. Cette assertion extraordinaire, première description mathématique des trous noirs, resta sur le coeur de sir Arthur Eddington, l'un des plus grands astrophysiciens de l'époque. Il ridiculisa publiquement Chandra en 1935, le plongea dans un désarroi intellectuel et émotionnel... et entrava les progrès de l'astrophysique pendant près de quarante ans.
    Retraçant l'ascension de deux grandes théories - la relativité et la mécanique quantique - que se heurtent de front dans les trous noirs, Sous l'empire des étoiles est l'histoire remarquable de cette inimitié intellectuelle et de ses implications pour la science du XXe siècle. C'est aussi le récit émouvant de la lutte d'un homme isolé contre l'establishment scientifique et les préjugés profondément enracinés qui affectaient même les esprits rationnels. De ce fait, ce ne fut pas avant la guerre froide que la communauté scientifique se rendit compte de l'importance des travaux de Chandra, qui furent finalement récompensés par un prix Nobel en 1983.Traduit de l'anglais par Bernard Sigaud

  • L'histoire vraie de la plus folle et de la plus cruelle des mutineries menée par un hérétique qui se prenait pour Dieu.
    En 1629, affrété par des marchands hollandais, le Batavia file vers l'île de Java. A son bord, plus de trois cents passagers, hommes, femmes et enfants ainsi qu'une fabuleuse cargaison, équivalant à vingt millions d'euros.
    Et surtout, Jeronimus Cornelisz, un apothicaire ruiné, dévoré par le désir de revanche.
    A quelques milles des côtes australiennes, le navire se fracasse sur des récifs. Quelques îlots accueillent les survivants.
    Avec une dizaine de ses fidèles, Jeronimus va déclencher un abominable huis clos et exterminer un par un tous ceux qui s'opposent à lui. Testant avec cruauté leur soumission, il les humiliera avant de les achever. Un prêtre est prêt à renoncer à sa foi, les femmes sont livrées à la communauté...
    Pendant deux mois, l'archipel des hérétiques devient l'enfer sur mer. Un petit groupe saura résister jusqu'à l'arrivée des sauveteurs. Le procès de Jeronimus révélera alors les tourments délirants des bourreaux et des victimes. Sur cette plage déserte du Pacifique, les potences sont dressées...
    Mais l'histoire de Jeronimus n'est pas finie. Elle anticipe les barbaries à venir au nom de l'absolu.
    Mike Dash est historien, spécialiste de l'âge d'or hollandais. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont le best-seller international, La Tulipomania. Pour écrire ce livre qui va être porté à l'écran par Paul Verhoeven , il a retrouvé tous les textes et toutes les archives sur le Batavia.
    Traduit par Stéphane Carn

  •                              L'âge d'or de la marine portugaise
    C'est à bord de véritables coquilles de noix que, pendant un siècle et demi, tandis que le reste de l'Europe se déchirait entre guerre de Cent ans et guerres de religion, les marins portugais, aussi audacieux qu'obstinés, pénétrèrent dans l'inconnu de la mer des Ténèbres. Ils découvrirent les Canaries, Madère, les Açores, longèrent le littoral africain, explorant le fleuve Congo, avant de trouver le cap de Bonne-Espérance. Ils abordèrent les côtes brésiliennes, remontèrent jusqu'au coeur du monde musulman, puis s'imposèrent à Calicut, sur le grand marché mondial du poivre, du gingembre, du girofle, de la cannelle... Les caravelles poursuivirent leur chemin, parmi les milliers d'îles indonésiennes, vers le Japon, la Chine, et enfin... Macao.
    Dias, qui franchit le cap de Bonne-Espérance, Vasco de Gama, qui atteignit l'Inde, Magellan, qui fit le premier tour du monde, Cabral, qui découvrit le Brésil, ont leur nom gravé dans le grand livre des Découvertes, en presque aussi gros caractères que celui de Christophe Colomb. 
    Comment vivaient-ils sur ces caravelles d'une vingtaine de mètres de long et sept ou huit de large ? Pourquoi acceptaient-ils de s'enfermer avec la menace du scorbut, des fièvres, de la noyade ? Le goût de l'aventure, la soif de découvrir, d'apprendre ?
    Le Portugal, durant la Renaissance, fut la première puissance maritime du monde. Un jour, pourtant, l'extraordinaire épopée des caravelles va partir en fumée sur les bûchers de l'Inquisition et étouffer sous la botte de l'envahisseur espagnol. Mais aujourd'hui encore, les Portugais gardent la joyeuse et fière nostalgie, la saudade, d'avoir été les découvreurs et les maîtres des océans.

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