Glenat

  • Dracula t.1

    Hippolyte

    Il n'est plus nécessaire de résumer l'histoire du roman Dracula de Bram Stoker, tant celle-ci est célèbre. Publié pour le première fois le 27 mai 1897, le roman fut bien accueilli lors de sa sortie, mais ne devint un véritable mythe qu'après ses premières adaptations théâtrales et surtout cinématographiques. Chef-d'oeuvre de la littérature moderne, plus grand roman gothique, il est une source d'inspiration inépuisable pour des générations entières d'auteurs...
    Mais si beaucoup l'ont adapté, peu l'ont respecté à la lettre, le transformant au gré des envies ou des impératifs commerciaux.
    Hippolyte réalise, en deux volumes et pour la collection Carrément BD, une adaptation très fidèle en revenant à l'unique source : leroman de Stoker. Ce dernier se voit illustré comme il ne l'a jamais été, puisqu'Hippolyte utilise la technique de la carte à gratter, consistant, à partir d'une feuille noire, à gratter pour faire apparaître des espaces blancs. Le résultat, époustouflant, pourrait s'apparenter à la gravure du XIXème siècle et évoquer Gustave Doré. L'histoire retrace le journal de Jonathan Harker parti en 1897 sur les traces du vampire Dracula...
    Une merveille, comme vous n'en verrez pas souvent...

  • Bokko, Marinus et Margot sont au calme dans leur petit village. Il faut dire que la peste a tué tous les autres habitants. Mais Bokko décide soudain de tuer Marinus et Margot. Puisque lui n'a pas la peste, c'est que les deux autres l'ont ! Marinus passe donc de vie à trépas grâce à une flèche tirée en plein coeur par Bokko. Sauf que Margot ne l'entend pas de cette oreille. Et qu'elle va aller rechercher son homme jusqu'aux Enfers les plus dingues jamais imaginés !D'une fraîcheur et d'une inventivité folles, d'un décalage total et superbement médiéval, Margot est de ces albums qui vous happent aussi sûrement que la Faucheuse... mais qui savent vous rendre heureux !

  • Sapiens

    Pontarolo Frederic

    Un jeune écrivain en manque d'inspiration est obsédé par une seule pensée : celle de sa bien-aimée. N'y tenant plus, il se rend chez elle et trouve porte close. Dépité, il s'en retourne par des rues embrumées. Soudain, il est poursuivi par des enfants - tous semblables - qui l'endorment avec du gaz. A son réveil, il se trouve dans un endroit tout à fait étonnant : une île où des carcasses d'usines délabrées finissent de se désagréger. Il rencontre deux de ses habitants. Eugénie, une petite fille taciturne et distante, et Pétula, un Minotaure au féminin, mi-femme mi-vache,qui semblent détenir les secrets de sa détention. Pétula qui n'aime ni les hommes ni l'humanité rebaptise l'écrivain Sapiens. Cependant Sapiens et Eugénie vont entretenir des relations qui vont peut-être donner raison à Pétula...
    Mêlant fable et onirisme, F.Pontarolo avec son talent si unique nous offre une histoire étonnamment drôle et inventive. Encore un bijou de la collection Carrément B.D. !

  • Afrique du Nord... Tina est... ou plutôt était une petite fille siamoise. A l'âge de quatre ans, il fut décidé de la séparer de sa soeur. Depuis ce jour, Tina reste seule et se tait. C'est sur des polaroïds de ses interlocuteurs qu'elle répond à leurs questions posées pendant la journée. « Comment allez-vous, Tina ? » lui demande-t-on. « Mais... très bien ! » écrit-t-elle le soir, après une promenade où elle essaie de découvrir le désert environnant avec le docteur Caufield. Mais ce n'est pas vrai ; elle ne va pas bien. Aujourd'hui, Tina vient de se laisser tomber de la fenêtre de sa chambre. Avant de mourir, elle s'est arrangée pour laisser des preuves accusant Caufield. Quel est le véritable responsable ? Et qui est Sidi, ce trapéziste targui qui se morfond après avoir poussé, du haut du phare, sa dix-septième victime ?... Dépaysement, sombre intrigue et excellent suspense sont au rendez-vous de "Fenêtres sur dunes".

  • " Une lumière ignorante... capture l'apparence sur mon effroi... Je suinte d'un agglomérat de chairs grises et bouffies... Mais qui est " je " ? " " Je est un autre " répondrait l'ami Rimbaud à cette question liminaire et fondamentale de la nouvelle oeuvre de Daniel Hulet.
    Immondys se présente sous la forme d'un cauchemar éveillé, mêlant éléments autobiographiques et fantasmagories macabres. L'histoire d'un homme qui cherche son identité, qui traque le réel parmi le fantasme.
    " D'une créature déjà rongée... Un remous de la matière... Je divague... Le temps m'a manqué... Je ne m'appartiens déjà plus... " L'univers d'Hulet est ici encore plus abouti que dans ses travaux précédents, nous rappelant aussi bien Francis Bacon et David Lynch que Jorge-Luis Borges.
    Borges qui est à juste titre cité dans cet ouvrage d'une profondeur et d'un pessimisme absolus, d'un aboutissement et d'une richesse rares : " Nous acceptons facilement la réalité, peut-être parce que nous sentons que rien n'est réel ".

    Daniel Hulet inaugure avec Immondys une toute nouvelle collection intitulée " Carrément BD ". Comme son nom l'indique, elle se définira par l'édition de bandes dessinées au format carré (30cm x 30cm) et par une ligne éditoriale novatrice et pertinente. Ce nouveau format original permettra aux auteurs de s'exprimer différemment en renouvelant cadrage et rythme narratif.

  • Ada est une jeune femme, belle et aristocrate, résidant en plein coeur du Caire au début du vingtième siècle. Le cimetière de la ville, baptisé " cité des morts ", est habité par de pauvres gens qui ont envahi les tombeaux, faute de logements plus décents. Or, ces habitants commencent à entendre l'esprit des morts, s'adressant à eux dans d'abominables complaintes. L'endroit est décrété maudit... Ada est passionnée d'antiquité et d'archéologie et, car elle s'ennuie ferme, décide de visiter ce cimetière désaffecté où se déroulent ces choses invraisemblables... Comment les morts seraient-ils revenus ?

  • Le capitaine se demande, qui de lui ou du bateau, est le maître après Dieu. L'imposante masse de rouille le dirige, le déforme, donnant à sa carcasse une inquiétante torsion. Mais, comment pourrait-il commander ce vaisseau alors qu'il ne contrôle même plus son équipage ? Des matelots fantômes, morts depuis trop longtemps, se rient de sa piètre autorité, préférant se maintenir dans une éternelle oisiveté.Pas étonnant alors que dans un tel état d'abandon, le bateau ne tombe entre des mains plus délicates. Miss Constance Imbroglio avoue avoir pris quelques libertés, mais après tout, ne l'avait-elle pas trouvé vacant ? Attention, voici de la très grande bande dessinée ! Un one-shot complètement envoûtant, un chef d'oeuvre tant g raphique que narratif qui n'a pas fini de vous poursuivre une fois la lecture achevée. "Eric Omond" et "Olivier Supiot" débarquent là où on ne les attendaient pas, nous surprennent et nous subjuguent ! "Le Dérisoire" est une bande dessinée d'une maturité et d'une plénitude incroyables.

  • « Je vais vous raconter ! C'est une longue histoire ! Une histoire incroyable ! Tout a commencé il y a quelques semaines, lorsque j'ai pris le bateau des Indes en direction de San Francisco... »Ada arrive aux Amériques pour étudier le chamanisme et également fuir son père avec qui l'entente était devenue difficile. Pour subvenir à ses besoins matériels, elle se fait engager comme jeune fille au pair, et on lui confie un bébé dont les parents sont en prison, condamnés à mort, accusés d'être les dirigeants d'une secte satanique. On prétend même que la mère aurait forniqué avec le diable... Et que l'enfant serait peut-être...Et c'est à partir de là que les ennuis d'Ada ont véritablement commencé..."Dutreuil" et "Maingova l" frappent vraiment très fort avec le tome 3 d' "Ada Enigma" ! Un scénario passionnant qui flirte avec le « Rosemary's Baby » de Polanski, et un dessin toujours plus admirable... 100% bonheur...

    Sur commande
  • Vathek

    Mallet

    Une oeuvre fabuleuse au pays des mille et une nuits.
    Vathek, le calife de Samarah est prêt à toutes les folies pour parvenir au pouvoir ultime dont il rêve. Le Giaour, un étrange visiteur, lui promet de le conduire dans un pays souterrain où tout est fabuleux. Après avoir sacrifié cinquante enfants au Giaour et à son maître Elbis le roi des enfers, Vathek prend la route d'Istakhar où il tombe amoureux de la belle Nouronihar qu'il épouse. Le couple arrive dans un immense palais peuplé de spectres gémissants. Elbis, le prince des lieux, leur promet d'y trouver de quoi contenter leur insatiable curiosité. Carathis, la mère du calife elle aussi disciple d'Elbis, le rejoint pour assister au cruel sort qui lui est réservé. Patrick Mallet a dapte avec passion ce roman à la fois sulfureux et drôle écrit à vingt ans en trois jours et deux nuits par William Becford, en langue française, selon lui après une orgie mémorable, organisée pour le Noël 1781.

  • Temoins muets

    Eric Gorski

    Pendant l'automne de 1939, ce paysage aujourd'hui recouvert par la neige, les a laissés passer. En mars 1940, croyant enfin rentrer chez eux, ils ont repris le chemin dans l'autre sens. Mais, cette fois, le paysage ne les a pas laissés le traverser : il les a gardés et a tenté par tous les moyens de recouvrir jusqu'à leur moindre trace. D'abord, nier la valeur de leur existence. Ensuite, refuser leur mort. Enfin, interdire leur deuil en empêchant de les approcher. Pourtant, ils ne cesseront jamais de vivre dans leur pays, et, cinquante ans après, ils troublent encore les relations entre deux états. Les pins, témoins muets de leur exécution, ont continué de grandir : ils sont toujours là-bas, les corps aussi... recouverts aujourd'hui parla neige.

    Avril 1943 : les corps de 4243 officiers polonais ont été découverts alignés dans des fosses communes, après avoir été abattus d'une balle dans la nuque. On les découvre enterrés dans huit fosses d'une profondeur de deux à trois mètres, superposés en dix à douze couches. Leurs visages étaient tournés vers le sol : hallucinant enchevêtrement de corps collés entre eux à cause de la décomposition...

    Orchestré comme une poignante enquête documentaire, voici un témoignage sans précédent sur l'une des nombreuses horreurs de la Seconde Guerre mondiale : le massacre des officiers polonais par l'armée Russe. Un témoignage rigoureux, précis, documenté, poignant et tout simplement bouleversant.

  • Monsieur Khol t.1

    ,

    "Monsieur Khol" est la huitième collaboration en six ans du tandem "Moynot-Dieter". Même si écrire à quatre mains leur est devenu une habitude, cet album inaugure une méthode de travail entièrement neuve : chacun à son tour écrit une scène puis l'autre la suivante, un peu à la manière du « cadavre exquis ». C'est aussi un album au ton très différent de ce qu'on connaissait d'eux. Loin de la noirceur de "Bonne Fête, Maman" ou de l'humour grinçant de "Vieux Fou !" C'est un petit conte tendre, métaphorique, à la mise en images lumineuse et colorée. C'est aussi une histoire qui finit bien. "Moynot" a particulièrement travaillé la mise en page, claire et rigoureuse, pour mieux s'inscrire dans le format carré et ne pasdéstabiliser le lecteur. Son dessin, dépouillé du cerné noir traditionnel en bande dessinée, "respire" enfin, baigné de clarté.

  • En plein coeur de l'Indonésie...Ada est-elle devenue folle ? Son père lui reproche une liaison amoureuse avec le prince Arjuna, chose qu'elle nie, évidemment. Elle suit le prince et le voit en compagnie d'une jeune femme, prénommée également Ada, et qui lui ressemble à s'en méprendre. Pour se justifier auprès de son père, elle décide d'assomer la jeune femme et de la ramener au domicile parental. A peine lui a-t-elle donner un coup sur la tête, qu'Ada elle-même se réveille le crâne bandé...Serait-ce son alter ego ?... Un double quasi parfait ?...Entre perspectives freudiennes et suspense à son apogée, le scénario du nouveau "Ada Enigma" nous entraîne dans un diabolique engrenage, dans l'esprit des films d'Hitchcock ou de Polanski.Un véritable régal, servi par un dessin de plus en plus maîtrisé.

    Sur commande
  • « L'ombre ne peut exister sans la lumière. » Ange. Zita. Un casse-tête. Un livret mystérieux qui donnerait le chemin d'accès vers un monde parallèle où nos pires cauchemars deviennent réalité.
    Ange. Zita. Rencontre fantomatique. Entrelacement de corps déchirés. Entrelacement d'angoisses partagées.
    Ces images font souffrir. « Mais ces dessins sont une lente délivrance. » Déchiffrant le livret, ils pénètrent dans la zone AA à la recherche du côté lunaire, obscur et invisible, entre péniche abandonnée, usine désaffectée et silence de mort. « Ce silence est une invitation. » Et si ce n'est pas l'Enfer, ça y ressemble fortement.
    « Fuyez ces lieux... s'il n'est pas trop tard... » « Mais ? ! Ce bouquin est vide ! Rien que des pages blanches... » « Bienvenue à Immondys !... » Voici le deuxième tome d'Immondys, triptyque qui se présente sous la forme d'un cauchemar éveillé, mêlant éléments autobiographiques et fantasmagories macabres. L'univers d'Hulet est ici encore plus abouti que dans ses travaux précédents, nous rappelant aussi bien Francis Bacon et David Lynch que Jorge-Luis Borges.

    Sur commande
  • « Comme tous les artistes, Oscar Plume serait un homme bien ordinaire s'il n'était que lui-même. Il le sait bien... A titre personnel, il n'a aucun talent... Juste une saine obstination. Et une confiance illimitée en Monsieur O. Monsieur O, lui, est fuyant, instable, imprévisible, capricieux, soupe-au-lait, ultra-susceptible, caractériel... Mais surtout Monsieur O est fichtrement doué. C'en est même dégoutant comme tout lui est facile... Bref, Monsieur O est « l'Artiste » et Oscar l'éxécutant. Et ce n'est pas toujours drôle pour Oscar...Vous l'avez sûrement remarqué, Oscar Plume n'est pas très doué pour la vie... Mais que faire quand la meilleure partie de soi-même refuse de s'impliquer dans les actes élémentaires de l'existence ? »Le double d'Oscar est la partie de génie qui est en lui et qui le pousse à créer, à dessiner... Mais malheureusement pour lui, ce Monsieur O ne l'aide pas du tout lorsque il s'agit de demander une augmentation à son éditeur ou de séduire la belle Gladys dont il est éperdument amoureux. Dans ce cas-là, le pauvre Oscar doit se débrouiller tout seul. Dans un esprit et dans un style graphique proches de ceux de "Monsieur Khol", "Emmanuel Moynot" nous offre ici un nouveau chef-d'oeuvre, une comédie sentimentale douce amère sur un petit artiste humble et sans prétention, mais ô combien attachant...

    Sur commande
  • Après "Naciré", "Frédéric Pontarolo" confirme son talent par ses récits teintés de science-fiction ancrés dans l'univers des mégapoles futuristes. Pyrho le Brûleur n'a qu'un seul but : détruire les métastases qui défigurent les murs de sa ville, Akarus. Lors d'une mission, il découvre le cadavre d'une femme sur le toit d'un immeuble. Alors commence une enquête dangereuse dans cette ville hautement sécurisée où le crime paraît impossible. Au dessin expressionniste, en couleurs directes, s'ajoutent des personnages fantastiques et des traits d'humour absurde qui font de cette série prévue en deux volumes un récit noir aux accents orwelliens.

    Sur commande
  • Immondys t.3 ; le puzzle

    Hulet

    « Sommes-nous morts ou morts-vivants ? » Ange est dans le bateau, celui qui le ramène à ses origines... Là, on lui rejoue sa vie sous forme d'une pièce de théâtre : « La Vie tragi-comique d'Ange Goeman ».
    « La vie n'est vraiment pas grand-chose ! » Qu'est-ce que Ange fout dans cette saloperie de farandole ?
    « C'est une danse macabre ? Effectivement, et c'est très entraînant ! » « Tout ce petit jardin morbide que vous cultivez avec tant d'assiduité m'attire irrésistiblement... » « Tout commence ici ! Je pourrais dire, tout se reconstruit ici dans les méandres obscurs de son esprit ! Une descente aux enfers de l'ego ! Le côté lunaire ! Immondys ! » Retour en arrière, avant même l'état foetal. Retour au sexe maternel.
    « Des simulacres... Rien que des représentations égarées de votre conscience ! » Retour vers la mort, vous savez, celle qui était là avant la vie.
    « Nous sommes arrivés aux confins de votre conscience comateuse... En quelque sorte, un voyage à rebours... » Tu es toujours vivant, Ange ? Ou est-ce que tu es mort ?
    Immondys. Troisième tome. Epileptique. Fantasmagorique. Autobiographique ?

    Sur commande
  • Trois femmes de trente ans chacune, une black, capitaine, une blanche, astrophysicienne, une asiatique, médecin, sont dans un vaisseau spatial à la recherche d'un autre vaisseau nommé Jupiter 4. Celui-ci, parti il y a quelques années, a vraisemblablement disparu aux alentours de Jupiter et de ses trois lunes. Etant donné la longueur du voyage, leur mission pourrait durer plus de 50 ans. Toutes les nuits, elles sont alimentées par leur ordinateur personnel qui contient entre autres un produit retardant le vieillissement des cellules.
    Dans ce huis clos tendu où les sentiments s'exacerbent, les filles en arrivent à se détester et à se battre... La jeune femme blanche est blessée. Mais ses symptômes ne sont pas ceux que l'on pourrait attendre d'une commotion cérébrale. Elle vomit, certes, mais son ventre grossit... Elle est enceinte... La durée du voyage interdit de penser que la conception ait pu être faite avant le départ, c'était il y a plus de cinq ans... Alors, pendant le voyage ? Mais de qui donc ? Qui est le Créateur ?...

    Sur commande
  • C'est dans les brouillards accrochés aux sommets des montagnes que naissent les légendes.
    Les archives de la Bibliothèque Centrale de Carnathie ne mentionnent qu'une seule fois le nom de Vladimir Jelovacz. Partisan de la Révolution de 1946 qui éradiqua les derniers lambeaux de la monarchie, Vlado ne participa guère à l'installation du nouveau régime. Sa présence constante aux côtés du Procureur Général Dragan Daedalus est néanmoins attestée. Confident servile, ami fidèle ou éminence grise ? Peut-être les trois à la fois ?
    Suite à l'effondrement du parti du dictateur Hoxa, Vlado a partagé l'exil de Daedalus et de son jeune fils, Icare. Réfugié à l'Ouest, Daedalus installa son petit monde plus que confortablement. Icare était-il pour Vl ado le dernier espoir d'un retour aux traditions de l'antique Carnathie, celle que parcouraient les caravanes des nomades ? Représentait-il l'antidote aux systèmes de coercition mis en place par son père pour la sauvegarde d'un régime pourtant voué à l'échec ? Icare était-il cette image d'autonomie égarée dans un labyrinthe de lois et de procédures ?
    Les réponses elliptiques de Vlado à ces questions renforcent l'impression d'attachement pudique envers ce jeune homme, dont on ignore encore aujourd'hui s'il a atteint le but de sa quête. Mais c'est néanmoins grâce à Vladimir Jelovacz que nous avons pu reconstituer le récit de l'aventure d'Icare, sa poursuite d'une mère hypothétique, perdue dans le labyrinthe des souvenirs.
    Sans doute Vlado ne nous a-t-il livré là qu'une légende de brumes parmi tant d'autres qui hantent encore les noirs sommets de Carnathie ? Après tout, qu'importe ? Puisque la vérité de la légende résiste souvent aux réalités de l'Histoire...

    Sur commande
  • Un troisième cadavre de femme vient d'être découvert à Akarus. Tout désigne Pyrho le Brûleur comme principal suspect et l'inspecteur Héléna, son ancienne amante, est obligée de le faire arrêter. Pyrho sera pourtant libéré, puisqu'un quatrième corps est découvert alors qu'il séjourne en prison.
    Petit à petit, Pyrho va commencer à découvrir la vérité... Une vérité terrible... Il va comprendre qui est vraiment sa voisine Lysa dont il se sent si proche, découvrir enfin son passé, et surtout obtenir la vérité sur les meurtres qui jonchent sa ville Akarus... Une ville vivante mais malade dont les métastases sont les symptômes de cette maladie... Une ville qui a également besoin de se reproduire si elle veut continuer à exister...
    Deuxièmepartie du diptyque aussi étrange que passionnant de Frédéric Pontarolo. A son dessin expressionniste en couleurs directes, s'ajoutent des personnages fantastiques et des traits d'humour absurde qui font de ces deux volumes un récit noir aux accents orwelliens.

  • L'histoire de Mystère Ovale, se déroule dans une ville aux allures fantasques, où un objet de forme ovale a été volé, puis perdu. On ne sait pas d'où il vient, à quoi il sert, ni ce qu'il vaut. Celui-ci va se retrouver sur le chemin de plusieurs personnages atypiques, et bouleverser leur existence.
    L'objet ovale est le fil conducteur de l'histoire. Partant du principe qu'un objet a la valeur qu'on veut bien lui donner, l'objet ovale va subir toutes sortes de transformations suivant ses différents propriétaires du moment.
    Il deviendra alors :
    - Un objet de fantasme - Un objet de destruction - Un objet de discorde - Un objet de quête Ces transformations constitueront le nerf et le rythme de ce récit, pour "tenir en haleine" le lecteur.
    Au second plan du récit, d'autres personnages apparaîtront de manière récurrente. Certains auront une incidence sur l'histoire, d'autres un caractère poétique ou absurde.
    Onirisme, déraison et poésie sont au rendez-vous de ce bel album, un one shot réalisé en couleurs directes...

    Sur commande
  • Jean Polpol

    ,

    « Marcel passa brièvement dans ma vie. Cela se déroula dans les années cinquante ou septante. Je ne sais plus exactement. On habitait dans le Michigan ou dans le Brabant Wallon. Je n'ai jamais eu une bonne mémoire. Je restais toute la journée avec ma mère. J'étais trop petit pour aller à l'école. Mon père travaillait comme contremaître ou quelque chose comme ça chez General Motors. Un après-midi, on frappa à la porte. Ma mère alla ouvrir. L'homme qui se présenta était bizarre. Ce devait être un étranger Je n'en avais jamais vu. Je crois que c'était une belette. A bien y réfléchir, c'était plutôt une tortue. » Ainsi débute le nouveau récit de Jean-Luc Cornette, toujours aussi délicieusement pervers et dérangeant, épaulé cettefois au dessin par Eric Warnauts faisant une petite infidélité à son comparse Guy Raives. Mais c'est pour notre plus grand bonheur, tant les 120 pages de cet album sont belles, décalées, drôles, pleines de suspense et de non-sens. Un grand moment de bande dessinée !

    Sur commande
  • A la fin des années 1870, au nord de l'Union, la bourgade de Brasstone est en pleine expansion industrielle. Angus Lothrop la dirige d'une main de fer tandis que la secte religieuse locale attend impatiemment le retour du Messie sur terre. Lothrop, alias Brokenface, attend lui aussi un visiteur. L'arrivée d'un inspecteur est annoncée par Washington. Brokenface devra rendre compte de sa gestion et camoufler ses malversations au regard de l'inspecteur Manson. Pour les fanatiques religieux, Manson et le nouveau Messie ne font qu'un et l'inspecteur ne demande qu'à le croire. A Brasstone, tout le monde participe à la promesse de renouveau : les malheureux Indiens pacifiés, relégués dans les bas-fonds de la cité, la misérable communauté chinoiseque la construction du chemin de fer a laissée pour compte, Mary-Mag l'accorte serveuse du bar Paradisio. Un western biblique, une relecture ironique et tendancieuse des Evangiles, un premier album pour Jean-Marc Dubois.

  • Récit librement inspiré de la biographie de Mary Shelley, l'auteur de « Frankenstein ou le Prométhée Moderne », ou comment, en 1816, une jeune et jolie femme de 18 ans a-t-elle pu donner naissance à l'un des mythes les plus tenaces et les plus terrifiants de la littérature fantastique ? Mais pouvait-elle écrire autre chose ? comme le note Francis Lacassin. Ses parents sont William Godwin et Mary Wollstonecraft, des écrivains et philosophes reconnus pour leurs idées avancées. Sa mère meurt en mettant Mary au monde. Son amant est le poète Percy B. Shelley, de réputation équivoque. Il est marié, père de famille ; Mary devra attendre le suicide de sa femme pour l'épouser et porter son nom, à défaut d'avoir pu porter celui de Godwin. Elle enfantera à son tour plusieurs fois. Seul un garçon survivra. Dans ces conditions, Mary Shelley aurait-elle pu écrire autre chose que Frankenstein ? Ce créateur de l'impossible : la vie après la mort. Après « Le Vol d'Icare » - autre mythe - Etienne Schréder signe ici son second album dans la collection Carrément BD. Il y fait un libre usage de passages du journal de Mary Shelley, d'extraits de Frankenstein et de la biographie écrite par C. Bernheim pour les éditions de La Manufacture. Une aventure littéraire, une chronique au déclin du XVIIIe siècle et à l'aube du romantisme.

    Sur commande
  • Bödvar, fils de Grimr, erre sans but sur la banquise interminable et immaculée, avec pour seuls compagnons sa fourrure, son casque, sa hache et son bouclier. Le tout frappé aux armes d'Odin. Car Bödvar, malgré sa détresse et sa solitude, appartient toujours au fier peuple viking. Soudain, un ours blanc attaque et les deux créatures luttent pour leur survie. Si Bödvar l'emporte, il n'en est pas moins mortellement blessé. Il est recueilli par un shaman et un jeune enfant, Qaasaaluk, habitants tous deux de cette terre désolée, à la peau jaune et aux yeux bridés. Le shaman sent qu'un esprit mauvais suit les pas du viking et tente de l'aider. Ce dernier raconte alors sa vie remplie de bruits et de fureur, de combats et de carnages. Et surtout de ses monceaux de morts : Bödvar est le digne héritier d'une longue lignée de berserker, ces créatures assoiffées de sang et de rage que plus rien n'arrête. Cependant, Bödvar n'est pas dupe, cette vie de guerrier qui est la sienne entraîne plus de questions que de réponses ; et lorsque la mystérieuse créature s'est mise à décimer les siens et à s'attacher à sa route, plus qu'une seule solution : partir sur les lointaines mers du nord. Le shaman qui parle aux esprits entrevoit un échappatoire. Il faut trouver et tuer l'ours de cendre qui le libérera de sa malédiction. Ainsi , Bödvar, accompagnéde Qaasaaluk, part à la recherche de sa nemesis...
    Trois ans après la sortie du très remarquable « Dérisoire » dans la collection Carrément BD, le tandem Omond - Supiot renouvelle une expérience graphique, toute en finesse et en contraste. Décors saisissants et profondeur des paysages permettent à Olivier Supiot de se surpasser et de nous offrir une palette de couleurs chatoyantes. Quant à Eric Omond, il tisse une intrigue qui tient de la saga et du conte, aux portes de l'onirisme. Bref, un one-shot qui pourrait bien suivre la voie de son prédécesseur !

    Sur commande
empty