Fayard/Pauvert

  • L'écume des jours

    Boris Vian

    • Fayard/pauvert
    • 27 March 2013

    « Le plus poignant des romans d'amour contemporain.» Raymond Queneau« L'écume des jours, c'est Roméo et Juliette sans confl its familiaux, Tristan et Yseut qui n'ont pas besoin de philtre, Paul et Virginie à Saint-Germain-des-Prés, une Dame dont les Camélias sont remplacés par un Nénuphar, Héloïse sans castrer Abélard. Voilà un tournant : le moment, après la guerre, où le roman français se dit que ce qui importe, c'est de faire bouger le lecteur sur un air de be-bop. Boris Vian en a marre des académismes, il veut faire rire et swinguer la langue, il veut obtenir les larmes, il veut aussi faire rêver et proposer davantage qu'une romance: une fenêtre ouverte sur le merveilleux.» Frédéric Beigbeder

  • L'arrache-coeur

    Boris Vian

    • Fayard/pauvert
    • 22 July 2014

    28 août
    Le sentier longeait la falaise. Il était bordé de calamines en fleur et de brouillouses un peu passées dont les pétales noircis jonchaient le sol. Des insectes pointus avaient creusé le sol de mille petits trous ; sous les pieds, c'était comme de l'éponge morte de froid.
    Jacquemort avançait sans se presser et regardait les calamines dont le coeur rouge sombre battait au soleil. A chaque pulsation, un nuage de pollen s'élevait, puis retombait sur les feuilles agitées d'un lent tremblement. Distraites, des abeilles vaquaient.

  • Pensez avant de parler, lisez avant de penser

    Fran Lebowitz

    • Fayard/pauvert
    • 2 March 2022

    Facétieuse, acerbe et hilarante, Pensez avant de parler. Lisez avant de penser est l'anthologie ultime des textes de Fran Lebowitz, la légendaire
    satiriste new-yorkaise révélée par la série documentaire de Martin Scorsese, Pretend It's a City.
    Fran Lebowitz s'attaque aux vicissitudes de la vie quotidienne - des enfants (« rarement en position de vous prêter une somme d'argent intéressante »)
    aux gérants d'immeubles (« tout propriétaire digne de ce nom a le solennel devoir de s'assurer que son bien immobilier dispose d'un stock fourni de cafards »). Quant à sa conception du travail, elle est le parfait antidote à notre épuisante culture de la performance (« 15 h 40 - J'envisage de me
    lever. Idée aussitôt rejetée car nécessitant un effort physique insurmontable. Je continue à lire et à fumer »).
    Tour à tour ironique, sarcastique et espiègle, Fran Lebowitz nous entraîne dans une déferlante ininterrompue d'éclats de rire.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Demarty

  • Toutes les femmes sauf une

    Maria Pourchet

    • Fayard/pauvert
    • 5 September 2018

    Dans une maternité, une femme épuisée, sous perfusion. Elle vient d'accoucher d'une fille, Adèle, et contemple le berceau, entre amour, colère et désespoir. Quelque chose la terrifie au point de la tenir éveillée, de s'interdire tout repos : la loi de la reproduction. De génération en génération, les femmes de sa lignée transportent la blessure de leur condition dans une chaîne désolidarisée, sans merci, où chacune paye l'ardoise de la précédente. Elle le sait, elle en résulte, faite de l'histoire et de la douleur de ses aînées. Elle voudrait que ça s'arrête. Qu'Adèle soit neuve, libre.
    Alors comme on vide les armoires, comme on nettoie, elle raconte. Adressant à Adèle le récit de son enfance, elle explore la fabrique silencieuse de la haine de soi qui s'hérite aussi bien que les meubles et la vaisselle. Défiance du corps, diabolisation de la séduction, ravages discrets de la jalousie mère-fille... Elle offre à Adèle un portrait tourmenté de la condition féminine, où le tort fait aux femmes par les femmes apparaît dans sa violence ordinaire.
    Et c'est véritablement un cadeau. Car en mettant à nu, rouage après rouage, la mécanique de la transmission, elle pourrait parvenir à la détruire.
    Maria Pourchet est romancière. Elle a notamment signé Rome en un jour (Gallimard, 2013) et Champion (Gallimard, 2015).

  • Notre joie

    François Bégaudeau

    • Fayard/pauvert
    • 15 September 2021

    Non, en politique, les extrêmes ne se rejoignent pas. Ce livre démontre pourquoi. 

  • - 53%

    Histoire de ta bêtise

    François Bégaudeau

    • Fayard/pauvert
    • 23 January 2019

    Tu es un bourgeois.
    Mais le propre du bourgeois, c'est de ne jamais se reconnaître comme tel.
    Petit test  :
     
    Tu votes toujours au second tour des élections quand l'extrême droite y est qualifiée, pour lui faire barrage.
    Par conséquent, l'abstention te paraît à la fois indigne et incompréhensible.
    Tu redoutes les populismes, dont tu parles le plus souvent au pluriel.
    Tu es bien convaincu qu'au fond les extrêmes se touchent.
    L'élection de Donald Trump et le Brexit t'ont inspiré une sainte horreur, mais depuis lors tu ne suis que d'assez loin ce qui se passe aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
    Naturellement tu dénonces les conflits d'intérêts, mais tu penses qu'en voir partout relève du complotisme.
    Tu utilises parfois (souvent  ?) dans une même phrase les mots racisme, nationalisme, xénophobie et repli sur soi.
    Tu leur préfères définitivement le mot ouverture.
     
    Si tu as répondu oui au moins une fois, ce livre parle de toi.
    Prends le risque de l'ouvrir.
     
     
    Romancier, essayiste et dramaturge, François Bégaudeau est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Deux singes ou ma vie politique (Verticales, 2013) et En guerre (Verticales, 2018).

  • Je voudrais parler de Duras : entretien

    ,

    • Fayard/pauvert
    • 2 February 2022

    Je crois qu'un des mots-clés de Marguerite Duras à
    mon endroit c'est : « Je vous aime, tais-toi. »
    En 1982, Yann et Marguerite vivent ensemble depuis
    deux ans. Elle en a plus de soixante-dix, il en a quarante
    de moins. Derrière l'écrivain, Yann a découvert
    le « personnage » Duras, aussi assoiffée d'absolu dans
    la vie qu'elle l'est dans l'écriture.
    Sur cette expérience bouleversante, qui brise aussi
    bien les codes de l'amour que ceux de la littérature, il
    sait qu'il ne peut garder le silence.
    À l'époque où ces entretiens ont été enregistrés, Yann Andréa
    n'a pas encore écrit les livres qui le feront connaître plus
    tard - M. D. (Minuit, 1983) et surtout Cet amour-là (Pauvert,
    1999, réédité en 2016). Il répond aux questions de Michèle
    Manceaux, écrivain, journaliste et amie de Marguerite Duras.

  • Et on tuera tous les affreux

    Boris Vian

    • Fayard/pauvert
    • 5 January 2017

    Paru pour la première fois en 1948, Et on tuera tous les affreux est le troisième ouvrage de Boris Vian écrit sous le pseudonyme de Vernon Sullivan.Sexe, sang, anticipation scientifique, suspense, espionnage et froide rigolade y sont superbement dosés.

  • Histoire de l'oeil

    Georges Bataille

    • Fayard/pauvert
    • 1 April 2014

    "L'Histoire de l'oeil" sans doute le premier livre de Georges Bataille, a été publié en 1928 sous le nom de Lord Auch. Le "Plan d'une suite de l'histoire de l'oeil" a paru pour la première fois dans l'édition de 1967.

  • L'astragale

    Albertine Sarrazin

    • Fayard/pauvert
    • 1 April 2015

    Albertine est unique. Son style est sombre et aristocratique, poétique et cynique. Son regard de poète - aigu et épuré - traverse ses récits comme un ruisseau qui se heurte à des cailloux ; une artère sombre qui s'écrase et se reforme. Albertine, la petite sainte des écrivains non conformistes. Avec quelle rapidité j'ai été entraînée dans son monde - prête à gribouiller toute la nuit et à descendre des litres de café brûlant, m'arrêtant à peine le temps de remettre du mascara. J'ai accueilli son chant ardent de toute mon âme. Sans Albertine pour me guider, aurais-je fanfaronné de la même façon, fait face à l'adversité avec la même ténacité ? Sans L'Astragale comme livre de chevet, mes poèmes de jeunesse auraient-ils été aussi mordants ? Préface de Patti Smith

  • Un mois avec un populiste

    Anna Bonalume

    • Fayard/pauvert
    • 19 January 2022

    Pendant un mois, Anna Bonalume a suivi Matteo Salvini, de son bureau de sénateur aux trattorias de villages où il s'adonne au rituel des selfies avec la population locale.
    Comment celui qui se rêve en Premier ministre a-t-il fait pour s'imposer sur la scène politique italienne mais aussi internationale ? Communication innovante fondée sur l'usage des réseaux sociaux, fréquentes et tapageuses apparitions à la télévision, déplacements incessants dans les régions suffisent-ils à expliquer sa popularité ? Et comment comprendre la fidélité à son égard d'une grande partie de l'opinion, en dépit d'une ligne politique souvent fluctuante ?
     
    L'Italie a souvent tenu lieu de laboratoire politique, où se sont élaborés des scénarios appelés à se reproduire dans d'autres pays d'Europe et du monde. Alors que le populisme progresse et s'installe, notamment en France, quelles leçons pouvons-nous tirer du cas italien ?
    Anna Bonalume est journaliste politique et docteure en philosophie de l'Ecole Normale Supérieure de Paris. Elle collabore avec plusieurs journaux parmi lesquels Le Point, L'Espresso ou The Guardian. Auparavant elle a travaillé pour les émissions politiques de RAI3 et collaboré avec les chaînes italiennes d'information RaiNews, La7 et la radio suisse RTS.
     

  • Ma mère

    Georges Bataille

    • Fayard/pauvert
    • 1 April 2014

    La vieillesse renouvelle la terreur à l'infini. Elle ramène l'être sans finir au commencement. Le commencement qu'au bord de la tombe j'entrevois est le porc qu'en moi la mort ni l'insulte ne peuvent tuer. La terreur au bord de la tombe est divine et je m'enfonce dans la terreur dont je suis l'enfant.
     

  • Le bleu du ciel

    Georges Bataille

    • Fayard/pauvert
    • 1 April 2014

    Le verbe vivre n'est pas tellement bien vu puisque les mots viveur et faire la vie sont péjoratifs. Si l'on veut être moral, il vaut mieux éviter tout ce qui est vif, car choisir la vie au lieu de se contenter de rester en vie n'est que débauche et gaspillage. A son niveau le plus simple, le Bleu du ciel inverse cette morale prudente en décrivant un personnage qui se dépense jusqu'à toucher la mort à force de beuveries, de nuits blanches et de coucheries. Cette dépense, volontaire et systématique, est une méthode qui transforme la perdition en connaissance et découvre le ciel dans le bas. Face à la mort, et sachant que rien ne lui échappe, il ne saurait être sérieusement question de " salut ", aussi la volonté de se perdre est-elle la seule éclairante _ la seule d'où puisse surgir une nouvelle souveraineté. Le Bleu du ciel en décrit l'apprentissage en dénudant au fond de chacun de nous cette fente, qui est la présence toujours latente de notre propre mort. Et ce qui apparaît à travers la fente, c'est le bleu d'un ciel dont la profondeur " impossible " nous appelle et nous refuse aussi vertigineusement que notre vie appelle et refuse sa mort.

  • Gazelle théorie

    Ines Orchani

    • Fayard/pauvert
    • 1 September 2021

    Ils m'appellent « gazelle », et je me sens blessée. Je ne suis pas un animal. Je ne suis pas une chose. Je ne suis pas une image. Je ne suis pas une proie. 
    De l'insulte « nègre » Césaire a fait la Négritude.
    Du gazellage je m'apprête à faire Gazelle Théorie.
    Ceci est un manifeste. Ceci est un témoignage. Ceci est un coup de colère, et une mise en lumière.I.O. 
    Dans un livre inclassable qui emprunte aussi bien à l'essai qu'au récit, à la politique qu'à la poésie, Ines Orchani explore à la première personne un féminin méconnu, décrivant librement l'expérience des codes - et de leur transgression -, des stratégies, des croyances et des sexualités. Les femmes qu'on y croise, gazelles et rebelles, incarnent un féminisme non occidental, un féminisme du secret et du courage, où les intentions l'emportent sur la forme. Dans l'élan créé par Virginie Despentes avec King Kong Théorie, Ines Orchani donne à entendre les voix d'un féminisme-monde.
     
    Romancière, poétesse, traductrice, Ines Orchani vit entre ses deux pays, la France et la Tunisie, et écrit en deux langues, à la rencontre des pôles.

  • Les fourmis

    Boris Vian

    • Fayard/pauvert
    • 23 July 2014

    Les onze récits de ce recueil ont été rassemblés par Boris Vian lui-même; leurs nombreuses rééditions ont apporté la preuve de l'importance de cet ouvrage dans son oeuvre.
    Onze récits où se conjuguent l'émotion, la verve, la fantaisie, la tendresse et la saine insolence de Vian.

  • Elles se rendent pas compte

    Boris Vian

    • Fayard/pauvert
    • 5 January 2017

    Elles se rendent pas compte paraît pour la première fois en 1950 sous le nom de Vernon Sullivan, traduit par Boris Vian. " D'abord, ça devrait être interdit, les bals costumés. Ça assomme tout le monde et au vingtième siècle, on n'est tout de même plus d'âge à s'habiller en bandit sicilien ou en grand air de la Tosca juste pour avoir le droit d'entrer chez des gens dont on fréquente la fille... ".

  • Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne ; des écrivains à l'épreuve

    Kaoutar Harchi

    • Fayard/pauvert
    • 7 September 2016

    Suffit-il d'écrire dans la langue de Molière pour être  reconnu comme un « écrivain français » ? Ou la littérature entretient-elle, en France, un rapport trop étroit avec la nation pour que ce soit si simple ? Amoureuse de sa langue, la France en est aussi jalouse. Pour tous ceux qui l'ont en partage ailleurs dans le monde, elle devient alors un objet de lutte, de quête et de conquête.
    Retraçant les carrières de cinq écrivains algériens de langue française (Kateb Yacine, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal), Kaoutar Harchi révèle qu'en plus de ne s'obtenir qu'au prix d'authentiques épreuves, la reconnaissance littéraire accordée aux écrivains étrangers n'est que rarement pleine et entière. Car si la qualité du style importe, d'autres critères, d'ordre extra-littéraire, jouent un rôle important.
    Souvent pensée en termes de talent, de don, de génie, la littérature n'est-elle pas, aussi, une question politique ?

  • Chroniques de jazz

    Boris Vian

    • Fayard/pauvert
    • 9 July 2015

    Boris Vian n'aura jamais fini de nous étonner, (ce qui est une raison supplémentaire de ne jamais désespérer). Et de même que ses romans sont d'une actualité de plus en plus troublante, de même ses chroniques - où le jazz est souvant prétexte aux luttes passionnées d'un homme libre - par leur vivacité, leur ironie et leur amour, ont une jeunesse miraculeusement préservée. Réunies en volume, elles ont même un "punch" supplémentaire : c'est qu'on ne lutte jamais assez contre la bêtise, l'ignorance, la méchanceté, et que le bon Vian est un pourfendeur infatigable, un polémiste irrésistible, un attaquant sagace et généreux. Ceux qui connaissent ces chroniques ne manqueront pas d'être attendris, mais toujours étonnés ; quant aux autres, ils trouveront là un vin généreux d'une force inaltérée. Et quel plaisir rare que celui de la découverte !

  • Un écrivain aux aguets ; oeuvres choisies

    Pierre Pachet

    • Fayard/pauvert
    • 22 January 2020

    "Depuis Autobiographie de mon père, j'étais fasciné par ses livres, par cette voix sourde et obstinée, par cette façon de regarder sans ciller tout ce qui compose une expérience humaine. Toute son oeuvre est un exercice d'intranquillité et de vigilance."
    Emmanuel Carrère (extrait de la préface)
     
    Ce volume contient  :
    Autobiographie de mon père
    Le Grand âge
    Bêtise de l'intelligence
    Conversations à Jassy
    L'oeuvre des jours
    Adieu
    L'Amour dans le temps
    Devant ma mère
    Sans amour
    Préface d'Emmanuel Carrère
    Postface de Martin Rueff
    Notices d'introduction de Yaël Pachet
     
    Écrivain, essayiste, traducteur et critique littéraire, Pierre Pachet (1937-2016) s'est intéressé aussi bien au sommeil, à la littérature de l'Est, de Kafka à Soljenitsyne, qu'à l'Histoire et à la politique. Mais au-delà d'un apparent éclectisme, il a surtout laissé une oeuvre littéraire de premier plan. Le choix proposé dans ce volume, orienté vers l'écriture de l'intime, à l'écoute de personnes aimées et proches mais aussi des laissés pour compte de la vie moderne, permet de mieux saisir l'individu Pierre Pachet  : un grand écrivain contemporain aux aguets, sensible au «  devoir que l'on a d'être celui que l'on est  ».

  • Le grand écrivain, cette névrose nationale

    Johan Faerber

    • Fayard/pauvert
    • 10 March 2021

    Quand le désastre de la pandémie éclata, les Journaux de confinement fleurirent comme autant de bruyères à la Toussaint. Car comment la littérature, qui aime tant se mesurer à l'histoire, pouvait-elle rester silencieuse devant cette tragédie  ? Mieux encore  : la littérature n'était-elle pas, en définitive, la seule à pouvoir rendre compte d'un événement d'une telle ampleur dans toute sa complexité et toute sa puissance de sidération ?
    Quand la marche du monde se fait tumultueuse, la France, comme par réflexe, en appelle à ses écrivains. Grands si possible.
    Mais qu'est-ce qu'un «  Grand écrivain  »  ? Comment se construit, entre écriture et politique, cette figure légendaire  ? Et quel insatiable sinon coupable désir se propose-t-elle d'assouvir  ?
    Convoquant Michel Houellebecq, Virginie Despentes, Sylvain Tesson, Emmanuel Carrère ainsi que Sartre, Zola ou Hugo notamment, ce livre tâche de décrypter ce mythe bien français, et les fatales névroses qu'il engendre.
     
    Johan Faerber est docteur en littérature, critique et éditeur. Il est notamment l'auteur d'Après la littérature  (PUF, 2018). Il est l'un des co-fondateurs du magazine culturel  Diacritik.

  • Marianne et le garçon noir

    Léonora Miano

    • Fayard/pauvert
    • 13 September 2017

    Marianne et le garçon noir veut apporter une parole de l'intérieur sur l'expérience des noirs de sexe masculin dans la France de notre temps, en particulier sur le sol hexagonal. Plus largement, c'est sur la présence noire que se penche l'ouvrage, afin d'en explorer les particularités dans l'espace français. Les contributions sont de divers ordres, mais elles prennent appui, pour l'essentiel, sur le vécu des auteurs. Le projet est né à la suite de violences policières impliquant des jeunes hommes noirs. A partir du regard posé sur le corps, des fantasmes suscités par lui ou d'autres éléments, l'objectif est de rendre audible une parole sensible et politique, parfois inattendue, tant les représentations transmises depuis des générations sont réductrices.  L'influence de Marianne se déployant au-delà de ses frontières déjà complexes - la France étant un grand archipel - il m'a semblé pertinent d'associer à cette prise de parole une voix subsaharienne. En effet, le garçon noir qui cherche à arracher sa souveraineté aux rets de l'entreprise criminelle connue sous le nom de Françafrique est, lui aussi, concerné. De plus, dans l'environnement mondialisé où les réseaux sociaux abolissent frontières et distances, le sort des Noirs en France ne laisse pas indifférent en Afrique subsaharienne.

  • Jazz in Paris

    Boris Vian

    • Fayard/pauvert
    • 9 July 2015

    En 1948, Boris Vian est choisi par une radio de New York pour présenter aux auditeurs " amerlauds " le jazz tel qu'il se crée à Paris depuis les années trente. Pendant près de deux ans, il prend plaisir à enchaîner les disques des jazzmen français ou des groupes franco-américains enregistrés en France. Il le fait dans un anglais bien à lui, avec son élan habituel _ variations comiques et stylistiques, jeux de mots bilingues, fantaisie et humour _, mais aussi avec le sérieux du connaisseur pédagogue.Voici donc en édition bilingue un (ultime?) complément indispensable aux quelque 1 200 pages de chroniques de jazz déjà publiées du vice-président du Hot Club de Paris. Il se révèle toujours, même dans des textes d'une forme convenue, un instructeur aimable et un écrivain brillamment original que chaque titre de jazz peut faire glisser vers les régions fécondes de l'imaginaire.Gilbert Pestureau

  • Récits de la soif ; de la dépendance à la renaissance

    Leslie Jamison

    • Fayard/pauvert
    • 10 February 2021

    Quel point commun entre Billie Holiday et Stephen King ? Entre Amy Winehouse, Marguerite Duras et l'auteure de ce livre ? L'art - l'art et l'addiction.
    Après ses Examens d'empathie, Leslie Jamison se penche sur les liens entre écriture et toxicomanie, en commençant par sa propre expérience. De sa première gorgée de champagne au délitement de sa vie de jeune adulte, Leslie Jamison livre un témoignage sincère sur l'emprise de l'alcool et son chemin vers la sobriété. Elle met en regard sa propre trajectoire éthylique avec celles de femmes et d'hommes de lettres tels que Raymond Carver, William Burroughs, Jean Rhys et David Foster Wallace, déboulonnant page à page le mythe de l'ivresse inspirée. Ce choeur de voix dessine les contours d'un récit commun qui en dit autant sur les toxicomanes que sur la société qui, selon la couleur de leur peau, leur origine sociale ou leur genre, réécrit leurs histoires.
    À la croisée de l'enquête socio-littéraire et des mémoires, le nouveau livre de l'héritière de Susan Sontag et de Joan Didion est un témoignage fascinant ainsi qu'une somme d'une prodigieuse érudition sur l'addiction, et, plus encore, une cure collective salutaire.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuelle et Philippe Aronson
     
     
    « Un témoignage d'une justesse pénétrante et d'une grande tendresse. »The Washington Post 
     
    « L'exemple rare d'un témoignage sur l'addiction qui devient encore meilleur une fois que la sobriété reprend ses droits. »The New York Times

  • Les désirs comme désordre

    Collectif

    • Fayard/pauvert
    • 16 September 2020

    Quatorze écrivains parlent du désir. Après le moment «  Me too  », dans une société post-Weinstein, post-Polanski, post-Matzneff, comment penser cet élan, tumultueux et vital, ce qu'il engendre ou bien entraîne ? Dans notre monde fracturé où tout est à la fois plus chaotique et plus conditionné, comment comprendre ses désordres ? Et qui mieux que des romanciers pour en saisir les enjeux politiques ou intimes, en explorer les ambivalences, les tensions, la beauté ?

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