Vie pratique & Loisirs

  • Jean-Louis Étienne revient sur son parcours d'explorateur des pôles et des océans. Un livre très personnel dans lequel il rappelle à quel point l'océan, l'autre poumon de la planète, est au coeur de l'avenir du climat de la Terre et des ressources pour l'humanité.
    Lorsqu'il voit la mer pour la première fois, Jean-Louis Étienne a 10 ans. Enfant, c'est la montagne qui hantait ses rêves de bravoure. Pourtant, quand il s'engage pour son service national c'est la Marine que le jeune médecin choisit. Puis, les rencontres et les embarquements s'enchaînent. Avec le père Jaouen sur le
    Bel Espoir, qui emmène en mer des jeunes en rupture avec la société et leur dispense sa leçon d'humanité " Démerdez-vous pour être heureux. " Avec Alain Colas, et à l'école du grand Éric Tabarly pour la course autour du monde, avant de lancer
    Antarctica et de mener ses propres expéditions. D'autres constructions suivront, comme la capsule
    Polar explorer, avec toujours la même ambition : inventer des expéditions à vocation scientifique et pédagogique.
    Aujourd'hui encore, l'explorateur regarde vers la mer. Bientôt il mettra à l'eau
    Polar Pod, une plateforme océanique qui dérivera dans l'océan Austral méconnu.
    Jean-Louis Étienne est bien le plus marin des terriens. La mer est son champ d'investigation, d'expérimentation et de liberté. En homme de terrain, il se fait passeur et nous amène à comprendre l'urgente nécessité de préserver ces océans qui nourrissent les hommes et régulent le climat de la Terre.

  • Neuf vies

    Robert Mads Anderson

    Neuf fois, sa vie aurait pu s'achever à l'Everest... Un même regard pour raconter trois décennies qui ont changé la face du Toit du monde, et la façon d'y mourir. Ou d'y survivre. L'auteur, lui, s'acharne et revient, en solo, en hiver, en style alpin, son rêve en poche.
    " Je suis allé neuf fois en expédition à l'Everest. Et huit fois, je n'ai pas atteint le sommet. Alors j'y suis retourné, encore et encore. Personne à ma connaissance n'a consacré plus de temps que moi à d'obscures tentatives sur le Toit du monde. J'ai presque toujours évité les voies normales, et refusé ce qui aurait rendu les choses plus faciles : l'oxygène, le soutien des Sherpas... Les risques en étaient décuplés. Alors quand on me demande (et on me le demande souvent) s'il m'est arrivé de frôler la mort, je dois prendre le temps de rassembler mes souvenirs. Parce que oui, de nombreuses fois, et de multiples façons, j'aurais pu mourir, j'aurais vraiment dû mourir. Ce livre est ma réponse à cette question : vous est-il arrivé de frôler la mort ? "
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Charlie Buffet.

  • Un récit magistral sur l'essor du trail, à la première personne, par un journaliste du Guardian.
    " Au cours de cette plongée dans l'ultra, j'ai appris qu'il est presque impossible de savoir ce qui nous pousse à faire ce sport de dingues. Bien sûr, on veut gagner, on veut finir, on veut faire de notre mieux, on veut trouver ses limites, on veut que nos proches soient fiers de nous... Tout ça est vrai, mais ça n'explique pas grand-chose. Ce qui nous anime, c'est un besoin irrépressible, un désir profond et primitif d'aller braver la mort et d'en revenir. "
    Adharanand Finn, auteur d'une enquête remarquée sur les marathoniens kényans, court son premier trail pour un reportage. Deux ans plus tard, il est au départ du mythique UTMB. En chemin,
    il aura rencontré les plus grands champions de la course d'endurance, explorant les motivations de ces passionnés... et surtout les siennes.
    Les Ultraterrestres (The Rise of the Ultrarunners) est traduit de l'anglais par Jean-Philippe Lefief.

  • SOS Himalaya

    Denis Urubko

    L'alpiniste Denis Urubko, le sauveteur d'Élisabeth Revol au Nanga Parbat, raconte les six épisodes où il a sauvé des vies en Himalaya, avec un sens certain du récit et une voix singulière. Doué, entraîné, affûté et non dépourvu d'humour, il nous donne accès à cette "zone de la mort" au-delà de 8000 mètres qu'il a si souvent approchée.
    La France a découvert Denis Urubko en janvier 2018 lorsqu'il s'est porté au secours d'Élisabeth Revol, en perdition au Nanga Parbat. Abnégation : il renonce au K2 dont il tentait l'ascension hivernale ; suspense : la paroi du Nanga est immense et les infos floues ; exploit : il gravit 1 200 mètres de paroi en pleine nuit ; chance ou miracle : il retrouve la Française dans les ténèbres. Urubko raconte ce secours dans le détail pour la première fois. Mais il n'en était pas à son premier exploit : au moins six fois, il a ramené des alpinistes de la " zone de la mort ", ces hautes altitudes où chacun est trop obsédé par sa propre survie pour penser aux autres. Si Urubko peut jouer les saint-bernards, c'est qu'il est un as des 8 000, doué, entraîné et affûté. Il a su raconter ces histoires extraordinaires avec une voix talentueuse et singulière, où l'humour le dispute à l'orgueil.
    Denis Urubko est né en 1973 au pied du Caucase, en URSS. Il a pris la nationalité kazakhe en s'engageant dans l'armée aux débuts de sa carrière d'alpiniste, puis la nationalité polonaise lorsqu'il a participé à des expéditions hivernales nationales. Il a gravi vingt-deux fois des sommets de plus de 8 000 mètres, un record - parfois à plusieurs reprises, toujours sans oxygène, même en hiver.
    SOS Himalaya, traduit du russe par Nina Neverov, est son premier livre publié en France.

  • Il y aura 60 ans, l'été 2021... Le récit poignant de la tragédie du Frêney ou la lutte pour la survie d'un groupe d'alpinistes soudés parmi lesquels l'Italien Walter Bonatti et le Français Pierre Mazeaud.
    Au milieu de l'été 1961, sept jeunes alpinistes ambitieux unissent leurs forces pour s'attaquer au dernier problème du moment : le pilier central du Frêney, dans la paroi sud du mont Blanc.
    Un orage dantesque les frappe alors qu'ils sont tout près du but. C'est le premier acte du drame, que Virginie Troussier reconstitue jour après jour, au plus près des corps et des âmes de ces hommes qui luttent désormais pour survivre.
    En couverture : Pierre Mazeaud et ses trois compagnons bientôt disparus, la veille du départ pour le pilier du Frêney.

  • Un grand récit d'aventure, où tout est vrai et un un plaidoyer convaincant sur une philosophie qui fait de plus en plus d'adeptes dans le monde : la course minimaliste. Mais pourquoi Christopher McDougall a-t-il mal aux pieds à chaque fois qu'il court ? Pour répondre à cette entêtante question, l'auteur part à la recherche d'une tribu légendaire et d'un mystérieux Caballo Blanco, cachés dans les replis inaccessibles du Copper Canyon au Mexique.
    Sous la menace des narcotrafiquants, au coeur de reliefs vertigineux où se blottissent des villages invisibles, Christopher McDougall va rencontrer les Tarahumaras et découvrir un mode de vie qui révolutionnera le monde de la course à pied.
    Une galerie de portraits de coureurs " plus fous les uns que les autres ".
    Born to run nous embarque dans un tourbillon de rencontres avec des personnages capables de courir 200 kilomètres sous 50 °C dans la vallée de la Mort ou à plus de 4000 mètres sur les montagnes du Colorado.
    En racontant quelques-unes des plus incroyables courses de longue distance de la planète, l'auteur nous plonge dans un univers aux limites de l'endurance humaine.

  • Vaste comme cinq fois le Mont-Blanc, le massif des Écrins est le plus sauvage des Alpes, protégé par son statut de parc national depuis 1973. François Labande vous emmène à sa découverte, sur la trace des alpinistes pionniers qui l'ont exploré depuis deux siècles.
    Les Écrins sont un Himalaya au coeur des Alpes, le dernier espace de "
    wilderness ", où alpinistes et randonneurs peuvent mettre leur pas dans ceux des pionniers. C'est l'histoire de ces pionniers que raconte François Labande, une histoire qui débute par l'ascension du premier grand sommet du massif, le Pelvoux, en 1828, puis épouse l'évolution de l'alpinisme. De cimes vierges en faces redoutables, en été puis en hiver ou en solitaire, l'auteur survole des sommets aux noms glaçants et attirants : Meije, Olan, Doigt de Dieu... Ailefroide.

  • Petits désastres

    Sam Beaugey

    Surdoué de la montagne, grimpeur hors pair, rigolard et provocateur, Sam Beaugey est du genre à relever tous les défis. Alors il a choisi le plus difficile. Il se rend dans le Yosemite, en Californie, et tente, sans jamais y parvenir, de gravir le plus fameux des big walls : El Capitan.
    Un alpiniste part chercher un sens (forcément vertical) à sa vie dans les parois du Yosemite, en Californie. Inlassablement, il tente de gravir le fameux El Capitan, et toujours il s'y casse les dents.
    Petits désastres est le récit de cette quête quichotesque et cocasse, ponctuée d'envolées solitaires jubilatoires, de rencontres improbables et de toutes sortes de pannes : de réveil, de couple ou de voiture...

  • La haute altitude, c'est hallucinant ! Les histoires les plus folles de ceux qui en sont revenus. De Jean Troillet à Adam Bielecki en passant par Elisabeth Revol et bien d'autres, Thomas Vennin convoque la science et les témoins pour un voyage dans ces délires haut perchés.
    Comment Stephen Venables peut-il descendre de l'Everest avec un vieillard qui glisse sur son violoncelle ? Pourquoi Carlos Carsolio, adepte de la " réalité étendue ", se met-il à courir à demi-nu dans la neige par moins 20 °c ? Élisabeth Revol rêve-t-elle quand elle échange sa chaussure contre une tasse de thé, une nuit d'hiver au Nanga Parbat ? Thomas Vennin relie le fil des plus étonnantes histoires d'hallucinations vécues en montagne. Convoquant la science et les témoins, il dresse la première géographie complète de ce paysage mental méconnu.
    "Le bout du rouleau est un endroit prodigieux. C'est le seul endroit au monde, avec celui des rêves, où la réalité se mélange à l'imaginaire. Un endroit de rêve, en somme."
    Thomas Vennin est chroniqueur himalayen pour
    Montagnes Magazine. Il est également l'auteur de
    La Dent du Piment (2019).

  • L'explorateur, le médecin, l'aventurier des déserts blancs, célèbre la forêt dans un livre intime et rappelle combien il est essentiel pour l'homme de se rapprocher de la nature.
    Pôle Nord en solitaire, traversées du Groenland, de l'Antarctique en traîneau à chiens... Certes, Jean-Louis Étienne est l'homme des déserts blancs, mais ce voyageur au long cours, bricoleur et bâtisseur dans l'âme, est un amoureux de la forêt et du bois. Il a d'ailleurs installé son port d'attache dans une forêt de son Tarn natal, là où, tout jeune, il s'évadait, où il s'échappe encore pour retrouver la cabane qu'il y a construite.
    À l'instar du philosophe américain Henry-David Thoreau, l'un de ses inspirateurs, Jean-Louis Étienne est en quête d'alliances intimes avec la nature qu'il côtoie depuis son plus jeune âge. Elle est son champ d'observations, d'émotions, de découvertes, d'inspirations, son espace de liberté et d'apaisement.
    C'est ce qu'il nous raconte à partir d'anecdotes et de souvenirs d'enfance, mais c'est surtout le génie de l'arbre qui fascine l'auteur. Ces géants du règne végétal nous gratifient de leurs multiples potentiels : le gîte et le couvert de la biodiversité, les châteaux d'eau entre la terre et le ciel, pourvoyeurs d'oxygène et régulateurs du climat, ils sont les garants de la conservation des sols. Avec passion, et un don pour la pédagogie, l'auteur nourrit notre curiosité de questions inattendues. Pourquoi les racines plongent-elles vers le centre de la Terre ? Un arbre transpire-t-il ? Pourquoi les feuilles sont-elles vertes ? Qui est le véritable poumon de la Terre ? Il fait également état de recherches prometteuses en biomimétisme, comme la photosynthèse artificielle qui permettra de produire un " carburant solaire ", et expose des solutions pour demain, comme l'agroforesterie et la construction d'immeubles en bois pour séquestrer le carbone.
    Jean-Louis Étienne, homme de terrain et d'expériences, observateur attentif des équilibres minuscules et immenses qui régulent la marche du monde, nous dit avec conviction et réalisme qu'il existe un chemin pour une coévolution durable entre l'homme et la nature. Nous avons tous un rôle à jouer, à chacun de donner un sens à sa vie.

  • Il est au pied de la paroi, une paire de chaussons à la main et un sac à pof dans le dos, un océan de granit au-dessus de lui. L'histoire est sur pause. 3h56 plus tard, il se tient debout, sans corde, au sommet d'El Capitan au Yosemite. Il vient tout simplement de réaliser le solo du siècle. le grimpeur américain Alex Honnold vient d'ajouter un chapitre majeur à son destin.
    A l'occasion de cet exploit et de la sortie internationale du film événement Free solo, sélectionné cette année aux Oscars, Guérin réouvre les pages de Solo intégral, biographie publiée en 2016. Jamais une édition n'a autant mérité d'être revue et augmentée : revue par le rêve, augmentée de l'inimaginable.
    Acte I : Solo intégral d'Alex Honnold est la fascinante confession d'un adepte de forme la plus spectaculaire de l'escalade : le solo intégral consiste à grimper sans corde et sans matériel. La chute est inévitablement sanctionnée par la mort. Alex est le plus doué de ces soloïstes. Vous allez dire " fou ", " suicidaire " ? Dans ce livre autobiographique, Alex raconte le chemin qui l'a conduit à cette pratique et prouve que c'est l'exact contraire : il est un modèle de sang-froid, de lucidité, de raison.
    Lorsque nous avons traduit et publié la première édition du livre, en 2016, Alex était déjà une star aux États-Unis. Sur la scène du Grand Rex, il a tenu 2000 personnes en haleine par son charisme. Les lecteurs ont suivi. Solo intégral s'est vendu à ce jour à plusieurs milliers d'exemplaires.
    À la fin du livre, il passe en revue les défis susceptibles de l'inspirer et reconnaît penser au solo intégral d'El Capitan, joyau du Yosemite, en Californie, la plus grande paroi verticale du monde : 900 mètres de granit lisse, compact, minces fissures et écailles minuscules. Ceux qui en ont fait la première ascension dans les années 1960 y ont passé des semaines et ont planté des centaines de pitons. Un objet chutant de n'importe quel point de la paroi s'écrasera à son pied sans l'avoir touchée. Idem pour un corps.
    Acte II : Le 3 juin 2017, Alex Honnold a réalisé son rêve. En 3h56, sans corde, il a gravi la voie Freerider. " Le solo du siècle " ont dit beaucoup de connaisseurs. " Le plus dangereux jamais réalisé " a ajouté le National Geographic. Son ami Jimmy Chin l'a filmé, et a réalisé un film haletant, Free solo, en compétition pour l'Oscar du meilleur film documentaire le 25 février prochain.
    Après l'ascension, Alex a repris la plume. Il a écrit deux longs chapitres pour raconter cette ascension d'anthologie, et le tournage. Deux chapitres qui justifient à eux seuls de replonger dans le destin hors norme d'Alex Honnold.

  • Cinquante-deux semaines en montagne : chronique de la montagne comme on la vit là-haut, comme on en parle en bas.
    L'été dernier, quand des géomètres-experts sont montés sur le mont Blanc pour lui enlever deux mètres, Cédric Sapin-Defour a pris un coup de sang, et la plume : " Il suffisait de soudoyer quelques scientifiques, chose aisée compte tenu des salaires de la fonction publique... " et on lui aurait plutôt rajouté quelques mètres ! Dans ses chroniques hebdomadaires sur un jeune site d'actualité montagnarde, Alpine Mag, il s'est laissé aller à sa colère amusée. Rien ne lui échappe : les traileurs et leurs t-shirts de finishers, le désert des stations village à la Toussaint, les grimpeurs qui jouent à chifoumi quand ils n'ont pas l'onglée, la résilience des ronfleurs de refuges, les pierres qui remontent sur le premier de cordée, et cette étrange habitude d'aller là-haut " pour trouver les réponses à ces fichues questions que la vie d'en bas nous soumet "...
    Ses chroniques rassemblées racontent la montagne d'aujourd'hui et ceux qui s'y frottent, y brillent, et comment ils retombent sur le plancher des vaches. Des textes piquants, vifs, drôles, profonds aussi qui explorent toutes les pratiques : ski, trail, alpinisme... avec ou sans dossard, avec ou sans forfait. Sans sucre. Espresso.

  • Après le succès de Espresso - 52 semaines en montagne, Cédric Sapin-Defour poursuit sa chronique de la vie en montagne - mais pas seulement, avec le même désir farouche de porter son regard tout là-haut, au plus près des hommes. Un Tome 2 drôle et sensible.
    " Les choses de la montagne sont comme le reste de la vie, à les observer de trop loin, elles se font floues, on en oublie le coeur. " Alors il se hisse là-haut, souvent, par choix toujours, pour goûter aux promesses d'une passion née dans les heures ardentes de l'enfance et dont il n'a jamais perdu le chemin. Et quand il en revient, il sait sans rougir combien ce fut précieux car là-haut, on rencontre tout ce qui fait la vie, les peines, les rires, les colères et les joies. Les peurs aussi. Tout ce qui fait la vie, jusqu'au-delà des montagnes. Tout ce qui fait la vie et un peu l'éclaire.
    Cédric Sapin-Defour a pris le parti de l'écriture pour ce qu'elle offre d'audace et de liberté à raconter ces parenthèses. La réalité rencontre la poésie, les mots se frottent à l'âme et nous voilà embarqués dans un territoire familier dont nous goûtons la répétition quand elle oeuvre au nom du bien commun : le monde des hauteurs.

  • La peur est au coeur de nos sociétés. Elle nous surprend, nous paralyse, nous fragilise. Pourtant des femmes et des hommes choisissent de la vivre au quotidien en prenant des risques et en exposant leur vie. Un ouvrage préfacé par Bertrand Piccard.
    Ce sont les aventuriers, les explorateurs, les sportifs de l'extrême. Pourquoi ont-ils choisi de vivre dangereusement malgré la peur ? Quel rôle joue-t-elle dans leur vie ? Est-il possible ou même souhaitable de la maîtriser ? Quel est leur secret ? Leur force ? Que peuvent-ils nous apprendre afin de l'éviter ou de mieux la vivre ?
    Pour mieux comprendre ces peurs choisies, Gérard Guerrier s'est tourné aussi bien vers des philosophes que vers des neuroscientifiques et des psychiatres. Surtout, il s'est entretenu de longues heures avec de nombreux aventuriers et sportifs de l'extrême, comme Isabelle Autissier, Pierre Mazeaud, Géraldine Fasnacht, Loïck Peyron, Stéphanie Bodet, Bertrand Piccard. Ici, philosophes et sociologues, base-jumpers et freeriders, explorateurs, montagnards et marins dialoguent par-delà l'histoire et la géographie, le temps et l'espace sur la peur, leurs peurs. Et, comme en la matière, rien ne vaut l'intime, Gérard Guerrier nous livre également ses peurs vécues... de la simple appréhension à la terreur pure.

  • 100 dates choisies en toute subjectivité pour raconter l'art de grimper sur les montagnes
    Que s'est-il passé le 27 avril 1336 sur le mont Ventoux ? Le 3 juin 1950 à l'Annapurna ? Le 27 janvier 2018 au Nanga Parbat ? A chaque fois, Thomas Vennin apporte une réponse piquante. Le jeune passionné d'alpinisme se balade à travers l'histoire en revisitant les moments décisifs avec humour, maniant joyeusement la métaphore cocasse ou l'allégorie absurde. Fantaisie ? Pas seulement, car le pas de côté permet de voir sous un angle nouveau l'art de grimper sur les montagnes. Et de donner un grand coup de torchon sur les poncifs guerriers et virils de l'alpinisme.
    Thomas Vennin, victime d'un " improbable coup de foudre " pour la littérature alpine, écrit sur le site Alpine Mag et dans Montagnes Magazine. La Dent du piment est son premier livre.

  • Raide vivant

    Paul Bonhomme

    Ténor d'un nouvel alpinisme qui allie virtuosité technique et vitesse, Paul Bonhomme s'est révélé au grand public à l'occasion d'une impressionnante série de descentes à ski et de traversées vertigineuses. Raide vivant, écrit comme un hommage trop longtemps attendu à un frère disparu, est une autobiographie sensible. " Paul est un poète de la raideur ." Préface de Kilian Jornet " Maman, demain je pars pour la face nord du pic Sans Nom. Tu trouveras peut-être ce mot un peu tard mais au cas où, tu sauras où me retrouver. J'aurai fait attention, tu sais ! "
    Paul vit pour la montagne, il s'y consume à la recherche de quelque chose d'insaisissable, qui se dessine au fil des ascensions. Il fume, grimpe souvent en solitaire, hésite, se fait peur, skie des pentes de neige raides comme les toits des clochers, visite la très haute altitude, court sur les arêtes... Parfois il s'arrête et se retourne sur les instants incandescents de son passé, ces moments où " le monde entier se concentre dans un geste ". Souvent ils sont là, les disparus là-haut ou là-bas, les mentors, les proches, les amis népalais morts sur la route ou sous l'avalanche, les amis encore... Car " la mort n'est jamais loin au plus intense de la vie ".
    La vie que raconte Paul Bonhomme avec la maîtrise d'un écrivain de l'action, c'est la sienne : la vraie vie d'un as de l'alpinisme d'aujour d'hui. Une vie fiévreuse, rapide, hantée parfois mais toujours intense. Où la recherche de la beauté en montagne se prolonge dans l'écriture.
    Paul Bonhomme est guide de haute montagne et " ultra-montagnard ".
    Raide vivant est son premier livre.
    Ce livre a reçu le grand prix du livre de montagne 2020 du FIFAD (Festival des Diablerets)

  • Jean-Philippe Lefief, traducteur du best-seller Born to run, a puisé dans son expérience de trailer et de journaliste érudit pour relier dans un même récit ces histoires venues du passé où l'endurance dépasse les bornes.
    Qui est le premier " trailer " ? Peut-être Philipidès, qu'on présente comme le père du marathon : non seulement il n'est pas mort à l'arrivée, mais il a sans doute couru 200 kilomètres de plus que les 42 réglementaires. Peut-être Malcolm III, roi d'Ecosse qui organisa une course d'endurance dans les Highlands au XIe siècle. Peut-être un bushman épuisant l'antilope à la course, un Tarahumara inconnu, un " pedestrian " britannique avalant les milles jusqu'à épuisement...
    Jean-Philippe Lefief, traducteur du best-seller
    Born to run, a puisé dans son expérience de trailer et de journaliste érudit pour relier dans un même récit ces histoires venues du passé où l'endurance dépasse les bornes. Et les faire rimer avec ses propres sensations de triple finisher de l'UTMB.

  • Un livre voyage, un portrait, une " histoire parallèle " des grandes aventures du massif du Mont-Blanc, et une rencontre émouvante entre deux as des airs : François Suchel, auteur et pilote d'avion, raconte Pascal Brun, pilote d'hélicoptère dans le massif du Mont-Blanc.
    La vie de Pascal Brun s'écrit dans le ciel de Chamonix. En un peu plus de trois décennies, il s'est imposé comme l'un des pilotes d'hélicoptère les plus expérimentés du massif du Mont-Blanc, celui qu'on appelle quand tout a été essayé, quand tout semble perdu. Ainsi s'est forgé son surnom : le "Joker". Virtuose, il vole tel un choucas, brave la tempête, pose une poutre au millimètre sur un refuge en construction. Aujourd'hui, il tente de transmettre cette passion à ses proches, dans la joie et parfois le drame.
    François Suchel, commandant de bord à Air France, embarque dans l'Écureuil de Pascal Brun pour esquisser son profil. Il survole avec lui les splendeurs du massif du Mont-Blanc et explore l'envers du décor chamoniard, des exploits d'hier au labeur quotidien des travailleurs de l'or blanc.
    Le Joker est son cinquième livre.

  • En 1988, la Néo-Zélandaise Lydia Bradey devient la première femme à réussir l'Everest sans oxygène, mais son exploit est " effacé " par des compagnons d'expédition jaloux, qui l'accusent d'avoir menti. Ce texte raconte la vie d'une femme à l'énergie indomptable, courageuse dans l'épreuve, élégante dans le triomphe. Un vrai polar d'altitude, et une formidable autobiographie, d'une sensibilité très féminine (et féministe).
    " Pourquoi ont-ils fait ça ? Pourquoi ont-ils dit que je n'avais pas gravi l'Everest ? "
    1988 : une jeune femme de 27 ans redescend du sommet de l'Everest, tout sourire sous ses dreadlocks blondes. Elle est la première femme au monde à réussir cet exploit sans oxygène. Mais que se passe-t-il? Pourquoi ses compagnons ont-ils déserté la montagne alors qu'elle se trouvait encore, seule, dans la zone de la mort? Et pourquoi, contre toute évidence, affirment-ils qu'elle a menti, elle dont la sincérité dérange?
    Lydia Bradey a passé des années à chercher les réponses à ces questions, et près de trente ans à les écrire avec l'aide de son amie auteur, Laurence Fearnley. Et la plus belle réponse est sa vie intense traversée par sa relation puissante et dérangeante avec Royce, cette mère qui l'a élevée seule ; par sa passion dévorante pour l'alpinisme, avec un talent inné pour l'altitude ; par sa trace en zigzag dans un Himalaya souvent macho où elle se promène en dansant, sans jamais s'user mais pas sans efforts. Adolescente, elle jouera des coudes pour entrer au club alpin qui n'accepte alors pas les femmes ; plus tard, elle se fera sermonner avant l'arrivée au camp de base de l'Everest pour s'assurer qu'elle reste à sa place...
    2019 : Lydia Bradey est guide de haute montagne et se dresse pour la sixième fois de sa vie sur le Toit du monde, avec une cliente. Presque au même instant, la photo d'une hallucinante file d'attente est diffusée en direct sur les réseaux sociaux, mais Lydia, comme toujours, a tracé sa voie loin de la cohue.

  • Depuis l'enfance, Bernd Heinrich court dans la nature et observe les animaux. Devenu un zoologiste reconnu, il rassemble tout ce que le règne animal lui a appris et se lance un défi impossible, gagner une course de 100 kilomètres. Mais pour lui, il n'y a rien d'impossible si l'on sait partir à la poursuite de son antilope, c'est-à-dire de ses rêves. Running the antilope, le best-seller de Bernd Heinrich, enfin traduit en français.
    Depuis son enfance dans les forêts du Nord de l'Allemagne jusqu'aux laboratoires des grandes universités américaines, Bernd Heinrich a étudié avec passion le règne animal. Pour le plaisir de la connaissance, pour l'amour de la nature... et pour la joie de la course.
    Car ces bêtes, petites ou grandes, à poil, à plume ou à élytres, ont toutes quelque chose à nous apprendre : les oiseaux migrateurs gèrent parfaitement leur nutrition avant leurs grands voyages ;
    le dromadaire est une mine d'astuces pour survivre à la chaleur ; la cicindèle a besoin de muscles chauds pour atteindre sa vitesse de pointe... Mais
    Homo sapiens a un petit truc en plus. Pour chasser l'antilope en l'épuisant à la course, nos lointains ancêtres ont appris à anticiper, à rêver même. Nous avons tous notre " antilope ", dit Bernd Heinrich, un but lointain, une proie qu'on rêve de faire nôtre. À 42 ans, il part à la poursuite de son antilope : il veut gagner une course d'endurance, le 100 kilomètres de Chicago.
    Bernd Heinrich détient toujours le record du monde de sa catégorie sur cette distance.
    Traduit de l'anglais par Jean-Philippe Lefief.
    Illustrations de Bernd Heinrich.

  • La marche peut être une telle source de plaisirs qu'elle se passe de raisons. Mais si vous en doutez, ce livre vous en donne dix, aussi convaincantes les unes que les autres !
    L'apprentissage de la marche consume les premières années de votre existence, puis elle devient une fonction automatique de votre condition d'humain. Mais faites un pas de côté, regardez-vous marcher et vous verrez : marcher vous rend meilleurs. Plus intelligents, en meilleure santé et en meilleure forme, plus aptes à prendre des décisions, mieux disposés à l'égard des autres, plus " beaux ", plus heureux... Arrêtez-vous encore un instant, et vous verrez que les vertus de la marche bénéficient aussi à la société tout entière. Il y a peut-être mille bonnes raisons pour aller marcher. En voici dix.
    Thierry Malleret dirige The Monthly Barometer, une société de courtage en idées et investissements installée à Chamonix - sans doute la seule au monde à proposer ses services en montagne tout en marchant. Ce livre est le fruit d'une collaboration étroite avec sa femme Mary Anne Malleret.

  • Danseur de roc et de glace, Patrick Berhault était un prodige, un alpiniste hors norme. Son parcours, éblouissant, se joue au fil d'un récit où l'exploit et l'émotion ne cessent de se croiser. Un texte à découvrir à l'occasion des 15 ans de sa mort.
    Pendant plus de deux décennies, Patrick Berhault a été l'un des alpinistes les plus inventifs de sa génération. Virtuose, esthète, dansant sur le rocher au soleil du Midi comme dans la glace des faces nord, " le Brun " a poursuivi en montagne la carrière éblouissante commencée au côté de son ami Patrick Edlinger, " le Blond ". Le 25 avril 2003, Patrick Berhault chutait sous les yeux de son ami Philippe Magnin lors d'une chevauchée dantesque sur les 4000 des Alpes.
    Michel Bricola, qui fut son ai, et Dominique Potard (auteur du Port de la Mer de glace) parcourent la vie de l'alpiniste dans cette biographie très complète, parue à l'origine dans la collection Texte & Images. Guérin a choisi de la rééditer dans la colleciton Terra Nova à l'occasion du 15e anniversaire de la mort de Patrick Berhault - parce que l'aura de Berhault n'a cessé de grandir, qu'il inspire toujours les jeunes alpinistes, et qu'il a plus que jamais sa place au Panthéon de l'alpinisme.
    Cette édition est enrichie d'un texte de Philippe Magnin qui revisite avec une émotion contenue le dernier voyage et cette journée tragique qui le hante toujours.

  • La vie de celui qui, avec son compagnon de cordée, a sauvé la Française Elisabeth Revol, en janvier 2018 au Nanga Parbat. Un récit glacé et glaçant qui s'achève par une extraordinaire course contre la montre pour rejoindre la naufragée.
    En janvier 2018, on découvrait son grand sourire au côté d'une jeune femme épuisée : Adam Bielecki venait, avec l'alpiniste Denis Urubko, d'arracher Élisabeth Revol des griffes du Nanga Parbat, un sauvetage inédit dans l'histoire de l'alpinisme en Himalaya.
    Le récit de sa vie est celui d'une longue marche vers le froid létal de l'hiver en haute altitude, un univers de précarité extrême, où la moindre erreur peut s'avérer fatale, où le gel, littéralement, peut vous coller les paupières. Où il faut se battre pour continuer à voir, et à vivre.
    Adam Bielecki, né en 1983, est l'une des stars de l'alpinisme polonais. Comme beaucoup de ses compatriotes, il s'est frotté aux parois glacées des Tatras, en Pologne, avant d'explorer les plus hautes montagnes du monde. Diplômé en psychologie, il vit depuis trente ans sa passion de l'alpinisme. Il a réalisé la première hivernale de deux 8000, le Gasherbrum I et le Broad Peak.
    Le gel ne me fermera pas les yeux, écrit avec Dominik Szczepaski, est son premier livre. L'édition française comporte un entretien inédit sur le sauvetage d'Élisabeth Revol.

  • Une autre vie

    Ueli Steck

    Le plus célèbre alpiniste du moment revient sur une période charnière de sa vie, au cours de laquelle il a réussi l'un des plus grands exploits de l'histoire de l'alpinisme.
    On ne présente plus l'alpiniste Ueli Steck, surnommée la "Swiss Machine", l'homme le plus rapide des pentes raides qui détient nombres de records d'ascensions sur les parois les plus difficiles de la planète. Dans ce livre, son plus intime, il revient sur l'ascension de la face sud de l'Annapurna (8091 m) par une voie directe et extrêmement difficile, en solitaire et dans le temps record de 28 heures.
    Pour la première fois, il s'exprime sur cet exploit qui a été remis en cause et a déclenché une importante polémique dans le monde de l'alpinisme, parce quelle a été effectuée de nuit, sans aucune preuve, et qu'elle repousse les limites de l'alpinisme extrême en très haute altitude. Ce témoignage, d'une grande sincérité, n'occulte pas la remise en question profonde qui a succédé à l'exploit. Au retour de l'Annapurna, Ueli Steck a en effet pris conscience que cette performance serait pour lui indépassable et qu'il était désormais nécessaire d'imaginer un nouveau parcours, une autre vie...

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