Editions Des Grands Champs

  • Ce petit livre au ton piquant recense 55 métaphores animalières dont se sont vues affublées les femelles humaines à travers les âges et les continents. Laure Belhassen est allée voir aussi bien du côté de la culture populaire que des sources classiques pour composer le portrait de cette faune aussi bigarrée que fantasmée, qu'elle soit urticante ou soyeuse, portant plumes ou crinière, griffes ou pattes de velours.

  • Après la zoologie fantastique de Borges, le monde minéral de Caillois, voici le fascinant univers végétal de Lionni. Prodigieuse science de l'imaginaire écrite selon le principe d'un véritable traité par l'auteur du célèbre Petit-Bleu et Petit-Jaune.

  • Les facéties du langage sont la substance de ces Notes : makis, chitalpas, grolars, abalones et autres dodos, cernés en brefs fragments, y réinventent une poésie du monde. L'ouvrage est illustré de fusains et encres d'une joyeuse dissonance.

  • C'est un simple logis niché sous les combles, dont on ne saurait dire s'il prolonge ou façonne l'homme qui l'habite, entêté qu'il est à retourner l'espace comme un gant. Sous son lit s'étend une ville, les murs du salon se couvrent de forêts et de glaciers, la salle de bain prend des allures de serre luxuriante. Quant aux fenêtres, elles garantissent d'insolites perspectives, que les visites de la lune, fidèlement, favorisent.

  • Tel un bernard-l'hermite, le poète a logé son esprit dans les coquilles : aberrations, vertiges, exploration des vastes champs de l'histoire de l'art, de la philosophie et du psychique. Avec des illustrations issues de traités conchyliologiques.

  • Rebuts des géhennes industrielles, ces objets insolites font la joie du poète collectionneur. Le Goff a développé un territoire littéraire singulier, adjacent au surréalisme, à la banalyse et à la pataphysique, où se dit l'insolente poésie du hasard.

  • Ce recueil de textes poétiques, mélancoliques, parfois burlesques, est une promenade dans l'imaginaire de l'un des plus populaires vulgarisateurs scientifiques du XIXe siècle. Avec des gravures extraites, entre autres, de la célèbre revue La Nature.

  • Un portrait critique du XIXe siècle et de son capitalisme naissant sous l'oeil acerbe d'une société animale qui revendique ses droits. Initié par Hetzel en 1840, cet ouvrage réunit le crayon de Grandville et les plumes de Balzac, Musset, Nodier, Sand.

  • Cette petite magie portative de Loys Masson (1915-1969), poète et romancier mauricien, vous assurera les dons propitiatoires de la nature. Une réédition du n°47 de la célèbre collection « O », créée en 1967 par le duo Robert Morel / Odette Ducarre.

  • "Il est dit que Cuvier pouvait se représenter un squelette à partir d'un os, je conjecture une personne qui par une poussière restituera la chose dont elle est issue". Jean-Pierre Le Goff pourrait bien être cet anatomiste, parti de la poussière pour explorer les méandres de l'esprit, de l'existence et du temps. Sa plus grande préoccupation aura été de saisir l'infinitésimal et de tisser sa toile poétique, à tous ses sens aiguisés. Infiniment grand et infiniment petit - myriades de grains de poussière et multitudes d'étoiles -, deux cosmos entre lesquels, nous dit Jean-Pierre Le Goff, l'homme a sa place assignée.

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  • Dans une lettre datée de 1723 adressée à un membre de la Royal Society of London, le tout jeune Jonathan Edwards fait un compte-rendu détaillé de l'activité des araignées en Nouvelle-Angleterre : les saisons et moments où elles s'activent, leur méthode de filage, la légèreté de la toile, l'étrange équilibre entre le fil et la fileuse... Il fournit, griffonnée au centre de sa lettre, une illustration indispensable à sa compréhension : les fins tracés d'un miraculeux petit manège en apesanteur. Edwards ne manque pas de tirer des conclusions théologiques de ses observations. Et notamment qu'au plaisir considérable pour les araignées de voler répond celui, plus grand encore, du futur prédicateur de les contempler. Par ce courrier se devinent les prémisses de l'observation scientifique telle qu'un siècle plus tard la pratiquera, agenouillé parmi les herbes, Jean-Henri Fabre, le plus célèbre des entomologistes français.

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  • "Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures" (Genèse, Livre 3, 7). Si, dans les récits bibliques, Adam et Ève cachent leurs parties intimes sous une feuille de figuier, pourquoi la vigne s'est-elle imposée dans l'iconographie occidentale? Ce mépris des textes liturgiques fondateurs, qui remplace la figue par le raisin, ne laisse pas d'étonner. Qu'en pensent les hagiographes? Et surtout, de quelle feuille de vigne s'agit-il? Faut-il privilégier l'imposante feuille du Carignan ou celle, plus congrue, du Gamay? Les feuilles en forme de rein du Cabernet Sauvignon ou celles en coeur du Petit Verdot? Aucune bulle papale n'ayant tranché cette épineuse question, le Docteur Lichic apporte ici sa modeste contribution à une ampélographie paradisiaque et plus largement, à la Science moderne.

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