Desjonqueres

  • Dans cette évocation de la campagne de Russie à laquelle il participa en tant que chasseur alpin italien, Rigoni Stern fait revivre à nos yeux les moments forts de sa vie.
    Au-delà des hostilités imposées et de l'absurdité des combats, les contacts humains avec la population locale, élémentaires et essentiels, demeurent. Trente ans après, l'auteur du Sergent dans la neige, revient dans les steppes russes parcourir à nouveau le tragique itinéraire où la plupart de ses camarades sont tombés. Passé et présent alternent, mais l'identité des souffrances vécues rapproche les deux camps autrefois opposés ; l'auteur retrouve alors les qualités de l'âme russe découvertes dans les camps de prisonniers.
    La guerre n'a pas épargné non plus le plateau d'Asiago, en Vénétie, haut lieu de la Résistance. De tout cela, Rigoni Stern porte témoignage. Avec un réalisme sobre, nourri d'émotion et de poésie face à la nature, il fait sortir de l'anonymat des humbles qui, forcés par les horreurs de la guerre à se révéler, acquièrent une dimension légendaire.

  • Après la révolution de 1917, les Cosaques de Russie, de Géorgie, d'Arménie, du Caucase combattent le pouvoir révolutionnaire, puis s'enfuient à l'étranger. Lorsque les nazis déclenchent les hostilités contre l'URSS, ils engagent les cosaques, leur promettant une terre en échange. Quand l'offensive allemande échoue, les cosaques se retrouvent en Carnie, au nord du Frioul. Ils vivent là de façon précaire, avec femme, enfants, chevaux et chameaux... Lorsque le IIIe Reich s'effondre définitivement, les cosaques négocient avec les Anglais , mais ceux-ci vont les trahir et les livrer aux soviétiques. Certains seront pendus, d'autres s'enfuient, d'autres enfin se jettent collectivement dans la Drave, du haut d'un pont. Voilà les faits historiques. Pour raconter l'histoire de Krasnov, le chef cosaque, Magris choisit la fiction d'un vieux prêtre, qui cherche, non pas à reconstituer la vérité de Krasnov mais à débusquer les raisons de tous les mensonges, de toutes les trahisons, de toutes les duperies qui tissent cette farce sanglante.

  • En octobre 1884, Joseph et Élizabeth Pennell, jeunes américains, récemment mariés, entreprennent, en tricycle, un voyage entre Florence et Rome. Ils sont encouragés par leurs amis qui leur promettent une mort certaine dans cette contrée où sévissent les brigands, le choléra et la malaria ! Vaillamment pourtant, les Pennell, perchés sur leur drôle de machine, empruntent les routes de Toscane et d'Ombrie sous le regard ébahi des populations locales. Leurs
    tribulations où s'entremêlent le passé et le présent, les légendes et la réalité font de ce livre un document tout à fait original. Publié en 1887, L'Italie à vélocipède est un classique de la littérature de voyage. Le livre est illustré par les dessins de Joseph Pennell.

  • Avec une rare habileté, Borgese saisit un instant de crise dans la vie de ses personnages pour nous dévoiler leurs aspirations ou les mobiles profonds de leurs actions.
    Au-delà de l'apparente banalité des relations sociales, des codes rigides de la vie mondaine, se cachent le désordre des pensées et l'irrationnel des comportements. De ce décalage permanent, Borgese tire des ressorts dramatiques d'une grande richesse de sensibilité et force le carcan des conventions pour y observer les pulsions de l'âme humaine.

  • Parvenu au milieu de sa vie, Landolfi décide d'être lui-même le sujet de son prochain livre.
    « Je dirai que je me suis toujours tourné et retourné dans la vie comme un malade inquiet dans son lit. » L'enregistrement des petits faits quotidiens de la vie de province n'est que le point de départ de subtiles digressions : en procédant ainsi à sa propre « analyse » Landolfi porte une interrogation angoissée sur la valeur de la création et le sens même de la réalité pour aboutir à un constat d'impuissance : l'écriture, qui fut jadis pour lui « la seule réalité », va rejoindre dans un néant commun l'amour et le jeu. Paradoxalement ce bilan de mort crée un individu bien vivant.
    Celui qui s'est acharné à se dénigrer lui-même nous paraît inexplicablement attachant et humain. Sans doute parce que la succession d'actes manqués, les idylles ratées, le jeu suicidaire, les impasses de l'art réveillent en nous, ses contemporains, plus d'échos que leur contraire.

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  • Dans cette « chanson de geste » du monde paysan, Malerba fait revivre deux villages proches de Parme pris dans la Seconde Guerre mondiale.
    Ni roman suivi, ni nouvelles distinctes, ces chroniques humoristiques sont, comme la vie, placées sous le signe de l'ambigu. Sous le regard à la fois tendre et cruel de l'auteur, vivent, luttent, s'aiment et meurent des personnages rudes, à l'occasion délicats, confrontés à l'inexorable quotidien. Mais, par son art, Malerba sait faire basculer le tragique en comique et le réel en fantastique.

  • Admirables portraits de femmes belles prises aux pièges de l'amour : Les Belles, c'est l'histoire des passions à leur automne, où les femmes sont devenues des reines indomptables et fluides, qui échappent à la famille, à la société, à leurs amants, et subissent de plein fouet l'exaltation déchirante de la vie. Avec le génie de la simplicité, Borgese nous dit là toutes les nuances cruelles de l'érotisme emporté dans les vents rouges des souvenirs. Quand la vie demeure une énigme floue et amère, comme un rendez-vous manqué au tournant d'un amour ; quand, au son léger de la soie qu'un ongle effilé effleure, une femme renoue une liaison avec une violence qui apeure son amant; quand la chair désirée, désertée se plaint comme le chant d'un prisonnier...
    Ces obsédants personnages qui se retournent sur les voies secrètes du destin, ces portraits de femmes pleines de grâce, de feu et de cendres, présentent d'abord, enlevés sur l'aile du temps au rythme de la petite musique de Chopin et des fox-trot aigrelets, le visage tourmenté de la passion. Car Les Belles est avant tout le livre de l'invention infinie de l'amour. Et G. A. Borgese nous raconte, en tons pastel d'une poignante beauté, l'universalité du mal d'aimer et les tragiques alibis du coeur.
    J.-N. S.

  • Les aspects du monde présenté dans ce recueil de nouvelles sont ceux de la comédie et de la tragédie humaines.
    Arturo Loria nous révèle toute son originalité par sa préférence marquée pour des héros non-intellectuels, sans fonction sociale, au destin figé dans des aventures sans prestige et d'une banalité si intense qu'elle en devient extraordinaire.
    Des silhouettes de déclassés, de brigands, de prostituées, de romanichels et d'escrocs parcourent le monde fantastique de ces nouvelles d'une sensualité toute transposée par la poésie dans un jeu de masque et de cache-cache d'une virtuosité exceptionnelle.
    Nous sommes en présence d'une matière qui tient du funambulesque, d'un mélange de fantaisie et d'une verve foisonnante où la puissance de l'analyse s'allie à l'originalité de la vision.

  • D'une nouvelle à l'autre, Arturo Loria met en scène des personnages en lutte entre l'existence réelle, souvent mesquine et ratée et une vie illusoire nourrie de fantaisie et de rêve. Ces héros sans qualités sociales et sans autre relief qu'une extrême sensibilité se révèlent dans des instants de quotidien dramatisés par de petits conflits sans importance.
    Bien des fils s'entrecroisent dans les tapis précieux de Loria, toujours en un éclat fugitif, rarement par une tache voyante.

  • Dans Le Corricolo Alexandre Dumas nous offrait avec une éblouissante vivacité ses impressions de voyage à Naples. Pour notre bonheur voici Le Speronare, second volet de cette trilogie de l'Italie méridionale.
    «Voyageurs qui voyagez en Sicile, au nom du ciel, prenez un speronare... Avec un speronare, vous mangerez toutes les fois que vous n'aurez pas le mal de mer ; dans les auberges vous ne mangerez jamais. Et que l'on prenne ceci à la lettre : en Sicile, on ne mange que ce qu'on y porte ; en Sicile ce ne sont point les aubergistes qui nourrissent les voyageurs, ce sont les voyageurs qui nourrissent les aubergistes... » Insolent, malicieux, parfois moqueur et toujours drôle, Dumas nous décrit, avec sa verve coutumière, la Sicile qu'il aborde par la mer sur le speronare. Le miroir promené par Dumas étincelle, jette ses éclats aux quatre vents de l'esprit.
    Nous retrouvons dans Le Speronare comme dans Le Corricolo la fulgurance d'une intelligence qui fuse à chaque page, cette richesse d'observation qui fait encore actuellement de ce livre l'un des meilleurs guides sur la Sicile.

  • La Fenêtre sur le canal traduit de l'italien par : M. H. Angelini, Monique Baccelli et Elvira Todi Ecrivain de l'extrême Sud de l'Italie, Corrado Alvaro puise son inspiration la plus profonde dans sa Calabre natale.
    Alvaro connaît tous les ressorts intimes du monde méridional, il possède les clefs des coeurs, de la société. Il nous raconte admirablement la vie et la mentalité de ces montagnards de la Calabre, types populaires empreints de grandeur et de mélancolie, ou encore de ces mères, tout d'instinct, pétries de chair et de sang.
    D'autres nouvelles, plus nostalgiques, parlent d'un monde non encore bouleversé par la civilisation industrielle.

    Corrado Alvaro (1895-1956) est parmi les écrivains italiens contemporains l'un des plus représentatifs et des plus originaux. Ses meilleures pages se trouvent dans ses Racconti d'où sont extraites les nouvelles publiées dans ce livre. Parmi ses autres ouvrages : Gente in Aspromonte, Quasi una vita .

  • Admirables portraits de femmes belles prises aux pièges de l'amour : Les Belles, c'est l'histoire des passions à leur automne, où les femmes sont devenues des reines indomptables et fluides, qui échappent à la famille, à la société, à leurs amants, et subissent de plein fouet l'exaltation déchirante de la vie. Avec le génie de la simplicité, Borgese nous dit là toutes les nuances cruelles de l'érotisme emporté dans les vents rouges des souvenirs. Quand la vie demeure une énigme floue et amère, comme un rendez-vous manqué au tournant d'un amour ; quand, au son léger de la soie qu'un ongle effilé effleure, une femme renoue une liaison avec une violence qui apeure son amant ; quand la chair désirée, désertée se plaint comme le chant d'un prisonnier...Ces obsédants personnages qui se retournent sur les voies secrètes du destin, ces portraits de femmes pleines de grâce, de feu et de cendres, présentent d'abord, enlevés sur l'aile du temps au rythme de la petite musique de Chopin et des fox-trot aigrelets, le visage tourmenté de la passion. Car Les Belles est avant tout le livre de l'invention infinie de l'amour. Et G.A. Borgese nous raconte, en tons pastel d'une poignante beauté, l'universalité du mal d'aimer et les tragiques alibis du coeur. (Jean-Noël Schifano)

  • Je tiens Magie blanche pour l'un des plus grands romans italiens, l'un des plus grands romans européens de ce siècle. Et son auteur, Gian Dàuli, pour un Fellini endiablé, pour un Kafka allègre, pour un Chagall de l'écriture. Et les personnages de Magie blanche, je les tiens pour des types aussi drôles et tendres que Charlot et Buster Keaton, Woody Allen, Laurel et Hardy. On l'aura compris : ce chef-d'oeuvre sans précédent, et d'une stupéfiante modernité, n'est pas triste : et si le lecteur pleure souvent, c'est de rire. C'est l'hénaurme roman historique du rire et de l'émotion.
    Dans le Milan mussolinien des années 1930, Filippo Valvai, employé au cadastre, et son ami Piero Trotta, propriétaire des Conserves de Tomates Hors Concours Trotta & C°. entreprennent un « voyage extraordinaire ».
    Et c'est sur les chapeaux de roues, dans la réalité, le rêve et la folie, au milieu des cocasses tracasseries d'une société entière, où les boutiquiers cherchent leurs quartiers de noblesse, les nobles leurs quartiers de richesse, les bourgeois leurs pantoufles, les artistes les bourgeois gogos, le peuple les bons numéros du loto, et tous un chat noir à queue blanche, que se passe cet époustouflant voyage circulaire où les femmes amoureuses, les hommes pris de pulsion, comme on l'est de boisson, la jalousie, le jeu et l'amitié dansent la ronde des plaisirs, des chagrins et de l'humour.
    De Milan à Comafallo (Vicence), de Naples à Venise, de la province italienne à la bohème internationale, c'est une frénésie d'intrigues, un tourbillon de personnages hauts en couleurs; et l'ivresse du concret débouche sur le rêve salvateur, ou périlleux jusqu'à la folie meurtrière. Voyage entre le comique le plus fou et la tendresse la plus forte où le héros, ce Casanova lunaire, cet Hamlet au masque de clown, joue le rire du songe contre le tragique de la réalité, et contre la magie noire du drame, la magie blanche du burlesque.
    Jean-Noël Schifano.

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  • « Arturo Loria a un fond de grande originalité qui se révèle par la délicatesse de touche qui lui permet de traiter le sujet le plus exacerbé avec cette compréhension humaine sans laquelle l'art narratif tombe dans l'arbitraire. » Sergio Solmi Dans ces nouvelles, la sensibilité des personnages, leur désir retenu par la pudeur et la conscience de ses effets pervers constituent quelques-unes des signatures les plus lisibles au bas des tableaux si travaillés de l'artiste Loria.

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  • Dans. le Paris du XVIIIe siècle, Ottavio, un jeune poète, riche de son seul talent et d'une profonde connaissance de l'homme, envisage le suicide au moment où le hasard lui fait surprendre la confession d'une grande dame russe. Celle-ci, lasse de ses nombreux et vains prétendants désire vivre une aventure différente avec quelque jeune homme pauvre et désespéré. Travesti en mendiant, Ottavio n'a pas de mal à satisfaire le souhait de la dame.
    Le roman de Landolfi développe toute une suite de situations paradoxales réunies en un faisceau de fictions et de tromperies, entre Ottavio, la duchesse et ses prétendants.
    Sous ses divers aspects - déguisement, hasard, amour - le jeu ne cesse de traverser le récit. Le charme et l'éclat du livre résident en grande partie dans ce perpétuel jeu de miroirs.

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  • En 1855, les frères Goncourt partirent à l'aventure pour l'Italie. La moisson d'un séjour de six mois fut un « journal de bord » : ces Notes sur l'Italie demeurées à ce jour inédites.
    Leur odyssée fut d'abord un voyage initiatique aux moeurs et aux paysages d'une péninsule parcourue de Milan à Naples en passant par Venise, Parme, Bologne, Florence, Pise, Rome. «Curieux de tout, très flâneurs, capables d'abandonner un vieux monument pour une jeune femme qui passe », les deux frères prennent tour à tour la plume pour noter leurs sensations et leurs impressions en une suite d'instantanés mêlant en harmonie réel et fantaisie. Dans un style inspiré, ils évoquent aussi bien les délires carnavalesques ou les pestilences de l'hôpital que la recette du parmesan ou les fastes désuets de la cour de Toscane.
    Initiation, ce voyage le fut aussi à l'art. Déçus par les grands classiques de la Renaissance, nos découvreurs inventent, au long de leur cheminement, l'art primitif italien, de Giotto à Andrea del Sarto - constituant ce faisant le futur « goût Goncourt ». Critiques partiaux - et donc justes, comme l'eût dit Baudelaire -, ils sont sans cesse en quête d'un art d'observation, de description et de dissection, bref d'un art d'intelligence à la recherche d'une vérité idéale.
    Rehaussées de leurs croquis et de leurs aquarelles, leurs notes, de touche en touche, ressuscitent à nos yeux le monde qu'ils découvrirent. Pour le voyage d'Italie, on connaissait le président de Brosses et Stendhal. Il faudra désormais ajouter les Goncourt.

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  • «[...] Un des hommes chez qui une haute raison s'unit a une grande puissance d'imagination, et qui ont le plus heureusement interprété notre époque, c'est M. Henri de Latouche, et sa Fragoletta est un des livres qui réunissent au plus haut degré les conditions exigées dans une oeuvre de ce temps : c'est un roman historique complet...
    Nulle histoire [...] ne donne l'idée de la révolution d'un pays comme ces scènes vivantes où l'élite de la population napolitaine se venge par d'innocentes comédies du despotisme dont elle s'est affranchie [...] La chute de notre directoire et nos moeurs au commencement du siècle ne sont pas retracées d'une manière moins pittoresque dans ce drame palpitant [...] Et maintenant [...] faites poser devant vous cet être inexprimable, qui n'a pas de sexe complet, et dans le coeur duquel luttent la timidité d'une femme et l'énergie d'un homme, qui aime la soeeur, est aimé du frère, et ne peut rien rendre ni à l'un ni à l'autre, voyez toutes les qualités de la femme rassemblées dans cette intéressante Eugénie, et toutes celles de l'homme dans ce noble d'Hauteville ; placez entre eux l'effrayant et gracieux Adriani, comme la transition de ces deux types, jetez sur ces deux figures de la passion à pleine main, torturez ces trois coeurs avec des combinaisons dont l'idée ne se rencontre nulle part. Puis, ne pouvant trouver de baume à ces indicibles souffrances, élevez le malheur à son comble, imaginez un dernier, un épouvantable sacrifice, épuisez enfin toutes vos facultés, et vous aurez créé un chef-d'oeuvre, vous aurez fait Fragoletta.
    H. de Balzac

  • Ce roman sans pitié, c'est celui d'une génération qui a fait un flop sanglant au théâtre de la vie.
    Ce roman-témoin, le seul qui nous vienne en coup de poing de l'Italie post-soixante- huitarde, si peu connue en France, a la saveur et la verdeur d'une rageuse jeunesse aux visages confondus, et qui rue dans les brancards des pouvoirs en s'asservissant aux mots d'ordre des luttes de classe et aux mots d'ordre des libres amours convenus.
    En Italie, les premières années 70 ont vu germer les graines de la violence politique, qui produiront la chienlit des institutions et le chiendent des Brigades rouges. Et c'est à cette folle germination que nous assistons ici, pris au spectacle dérisoire et émouvant de deux jeunes hommes qui se masquent et se démasquent sous leurs lettres, de deux jeunes femmes, Olga et Serena, qui masquent et démasquent leurs désirs d'amour. C'est l'Italie saisie à vif, et qui sera bientôt saignée à blanc, entre l'infini du sexe et le fini de la politique, entre la rage d'aimer et la rage de détruire. C'est l'Italie des bombes qui se préparent, derrière la poudre aux yeux des idéologies et la dérive des coeurs.
    Boumboutcha, dans un style volontairement dépouillé, riche d'aventures tragiques et grotesques, donne à voir la monstrueuse matrice d'où sera expulsée la génération des « chiens errants », qui s'apprêtent à traverser leur époque et leur vie en plein virage. Livre prémonitoire, exemplaire de cette jeune littérature italienne, qu'on pourrait appeler « sauvage », c'est l'idée révolutionnaire qui se prend les pieds, se roule et s'étrangle dans son cordon ombilical.
    Jean-Noël Schifano

  • Ce livre, c'est d'abord le grand rire éclatant de l'aventure vécue dans la ville la plus surprenante du monde.
    Sévèrement mis en garde par la police, Alexandre Dumas jette le gant du défi et se met en tête de séjourner à sa façon, rapide et gaillarde, l'intelligence affûtée, dans la bouillonnante Naples au million de faces, dont il se voit proscrit. Le voilà, palpitant clandestin, dans la ville de lave, accompagné de sa maîtresse, de son ami peintre et d'un petit chien - oui, comptez sur vos doigts, bonnes gens, les trois mousquetaires sont bien quatre ! -, pour sentir battre au plus près le coeur en feu et en folie des Napolitains. Transgressant les interdits, l'oeil vif et plein de jeu, Dumas se trouve, dès le premier instant de sa chasse à l'insolite et à l'émotion, dans la peau d'un Napolitain; et, à un train d'enfer, il s'initie et nous initie, comme aucun écrivain de nos aînés n'a su le faire - pas même Stendhal - au bonheur napolitain. Qui est le bonheur tout court.
    J.-N. S.


  • ce livre, c'est d'abord le grand rire éclatant de l'aventure vécue dans la ville la plus surprenante du monde.
    sévèrement mis en garde par la police, alexandre dumas jette le gant du défi et se met en tête de séjourner à sa façon, rapide et gaillarde, l'intelligence affûtée, dans la bouillonnante naples au million de faces, dont il se voit proscrit. le voilà, palpitant clandestin, dans la ville de lave, accompagné de sa maîtresse, de son ami peintre et d'un petit chien - oui, comptez sur vos doigts, bonnes gens, les trois mousquetaires sont bien quatre ! -, pour sentir battre au plus près le coeur en feu et en folie des napolitains.
    transgressant les interdits, 1'oei1 vif et plein de jeu, dumas se trouve, dès le premier instant de sa chasse à l'insolite et à l'émotion, dans la peau d'un napolitain; et, à un train d'enfer, il s'initie et nous initie, comme aucun écrivain de nos aînés n'a su le faire - pas même stendhal - au bonheur napolitain. qui est le bonheur tout court.

  • Auréolée de légende, la bibliothèque d'Alexandrie a réussi à incarner le mythe surréel qui voulait rassembler en un lieu clos les livres du monde entier.
    Ce fragile monument de la pensée humaine prétendait en symboliser l'immortalité, pourtant ses livres furent consumés par les flammes.
    Avec brio, Luciano Canfora retrace l'histoire de cette célèbre bibliothèque : l'incroyable cachette des textes d'Aristote, la traduction en grec des textes hébreux, la rivalité avec la bibliothèque de Pergame, le papyrus et le parchemin, Cléopâtre, qui pourrait bien être à l'origine du premier incendie... jusqu'au moment où nous finissons par découvrir qui l'a vraiment brûlée et pourquoi.
    Une lumière inattendue émane de ce passé lointain: Il était une fois à Alexandrie une bibliothèque pharaonienne célèbre dans le monde entier...

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