Crecet De Basse-normandie

  • Nées au Moyen Age, les confréries de charité normandes assument toujours leur rôle d'inhumation. Au cours des siècles, leur terre d'élection s'est peu à peu restreinte au Pays d'Auge, au Lieuvin, au Pays d'Ouche et au Roumois, avec de nos jours près de 120 Charités en Haute-Normandie et moins de 50 en Basse-Normandie. Du salut de l'âme au réconfort apporté à la famille, entre Eglise et pompes funèbres, ces sociétés de laïcs catholiques ont su, sans renier un rôle premier de solidarité et d'entraide, évoluer et simplifier leur fonctionnement. Confrontées à des difficultés de recrutement, les Charités parviennent néanmoins à remplir leur fonction grâce à l'engagement des retraités et à une place nouvelle accordée aux femmes. Les Charités sont le plus souvent abordées sous le seul angle de leur patrimoine, constitué il est vrai d'objets et ornements souvent anciens, au décor parfois très riche, et dotés d'une forte charge symbolique et historique. Leurs pratiques sont parfois considérées comme relevant du passé. Pourtant, dans un monde rural en pleine mutation, les confréries maintiennent un lien social traditionnel et expriment une identité et une solidarité villageoises. En assistant les prêtres, de moins en moins nombreux, les frères et soeurs de charité participent aussi activement aux nouvelles orientations de l'Eglise relatives au rôle des laïcs et accompagnent les changements de comportements vis à vis de la mort. Loin du folklore : tel pourrait être le sous-titre de ce sujet des "Carnets d'ici", nourri d'une enquête de terrain auprès des confréries de charité du Pays d'Auge bas-normand.

  • Tailler sa charpente à la main, de l'arbre à la maison, est une démarche fondamentale que redécouvrent de plus en plus de jeunes charpentiers. Il y a dans cette action le goût de dialoguer avec la matière vivante. Il importe aussi de rétablir un rapport à l'architecture dans lequel le bâtisseur est maître de son geste et de son matériau. Il ne s'agit pas de renier la technologie moderne, mais de prouver de façon simple qu'il est important de maintenir parallèlement plusieurs voies pour arriver à ses fins.

    Les expériences internationales des rencontres Charpentiers sans frontières permettent comme ici à Daubeuf-la-Campagne en 2011, sur un monument historique, de croiser les expériences et le savoir d'experts de divers pays autour d'un chantier pratique de construction ou de restauration de charpente. Du geste et du savoir partagés se dégage une complicité communicative.

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  • S'appuyant sur une enquête ethnologique menée entre 2003 et 2004 auprès des différents acteurs du port de commerce de Caen-Ouistreham, ce huitième titre de la collection "Les Carnets d'ici" vous invite à découvrir un univers et des métiers souvent méconnus. Officiers de port, rondiers, éclusiers, marins des phares et balises, du dragage, agents de la bathymétrie, marins du service de remorquage, grutiers portuaires, pilotes, lamaneurs, consignataires, manutentionnaires, dockers, équipages de car ferries...: issus d'horizons différents, tous vivent et font vivre le port de commerce, un port resté à taille humaine.
    Prêts à embarquer!oe

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  • Matière première très abondante, le silex a été, jusqu'au début du XXe siècle, très utilisé pour la construction aussi bien de modestes bâtiments ruraux que d'églises et de châteaux, pour la réalisation de maçonneries grossières comme pour la confection de décors raffinés. Au coeur de la Normandie, du pays d'Auge au Perche, le bâti en silex est si commun qu'il n'y est plus guère porté attention. Et pourtant, la perte presque totale des savoirfaire liés à la taille et à la pose de ce matériau hypothèque gravement l'avenir de pans entiers du patrimoine bâti. Réinventer les techniques, retrouver les gestes justes ont été parmi les objectifs des nombreux partenaires réunis par un programme européen. Rendant compte de ces recherches, cet ouvrage est une contribution à un renouveau de la transmission des savoir-faire tout comme il incite à porter un regard différent sur notre environnement.

  • Le promeneur qui découvre pour la première fois les vastes marais du seuil du Cotentin a parfois le sentiment de parcourir un milieu naturel peu modifié. Pourtant les paysages qu'il observe sont le fruit de l'action séculaire de sociétés humaines ayant diversement tiré parti de ces espaces. À partir du XVIIe siècle, les efforts déployés se concentrent durablement sur la conversion des marais en prairies et l'ancrage de l'économie locale sur l'élevage bovin. Afin de ménager les équilibres fragiles obtenus et d'organiser l'accès aux ressources naturelles, les communautés s'étaient dotées - depuis au moins l'âge féodal - de règles et droits d'usage complexes et avaient développé sur certains secteurs des systèmes de gestion collective dont certains effets se font encore sentir. Tantôt délaissés, tantôt très convoités, les marais ont subi les effets changeants de contextes sociaux et d'exigences économiques qui se sont succédés, parfois rapidement. Mais en dépit de ces mutations fréquentes, ils doivent, aujourd'hui comme hier, faire l'objet d'un entretien et d'une gestion permanente, sous peine de ne pouvoir répondre aux forts enjeux contemporains que représentent les zones humides et de disparaître. S'appuyant sur des enquêtes ethnologiques réalisées entre 1994 et 1998 dans plusieurs communes des vallées de la Taute et de la Douve, choisies pour leur représentativité de l'évolution technique, sociale et économique de la région, ce septième titre des «Carnets d'ici» introduit le lecteur dans l'intimité des marais. Il constitue aussi, pour le promeneur, une incitation à se laisser prendre au charme de leurs paysages tout en y lisant un peu de la vie quotidienne des hommes qui les façonnent.

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  • L'habitat autoconstruit en bord de mer apparaît en Basse-Normandie dans la seconde moitié du XIXe siècle, en même temps que la pratique des bains de mer. Il se développe surtout durant l'entre-deux-guerres alors que s'impose une idéologie prônant les loisirs de plein air que viendra symboliser l'année 1936. Les propriétaires sont alors des commerçants, des artisans qui résident dans les bourgs voisins. Ce n'est qu'à partir des années cinquante qu'une population plus modeste investira le littoral avec ces modestes constructions. Aujourd'hui ne subsistent que quelques îlots ayant échappé à la destruction ou à l'intégration, tels que le site de la Pointe du Siège à Ouistreham ou celui localisé sur la commune de Géfosse-Fontenay. D'autres, comme ceux situés à Saint-Côme-de-Fresné ou à Ravenoville, se trouvent dans une période de transition. Suite à leur intégration, les caractéristiques de ce bâti et mode d'habiter - modestie des dimensions et des matériaux, inventivité dans l'aménagement et fantaisie dans la décoration, rapport privilégié avec la nature - s'y estompent peu à peu au profit des attributs plus communs des constructions modernes standardisées. Ce sixième titre de la collection «Les Carnets d'ici» explore un aspect quelque peu méconnu et singulier de la villégiature balnéaire en Basse-Normandie. Il aborde des questions aussi diverses que le jugement esthétique, l'accès à l'espace littoral et sa gestion, les représentations parfois divergentes que les uns et les autres peuvent se faire de la nature en général et de ce milieu en particulier. Mais il constitue aussi une belle escapade autour de l'évocation du temps des vacances, des souvenirs et rêves d'enfance, du charme du bord de mer...

  • Lieux de négoce des produits de l'agriculture et de commerce général, les foires agricoles ont toujours constitué un espace privilégié de sociabilité pour le milieu rural. Hier comme aujourd'hui, les références à cet aspect abondent dans les descriptions et récits de foires, au point d'en occulter parfois la dimension économique. Certains tendraient même à expliquer par ce seul fait l'étonnante résistance, voire le regain de vigueur, de certaines foires aujourd'hui. Pourtant, pour bien saisir l'évolution complexe et contrastée des foires agricoles de Basse- Normandie durant les deux siècles écoulés, tant du point de vue de l'organisation et de la densité de leur réseau que de la nature et de l'importance des échanges pratiqués, l'approche économique et institutionnelle demeure indispensable. C'est par ce biais que les auteurs, universitaires spécialistes de la Normandie, abordent ces manifestations, brossant en filigrane un panorama de l'évolution du monde agricole et rural bas-normand.. Une invitation à en savoir plus sur les foires agricoles de Basse-Normandie, pour certaines désormais hissées au rang de "monuments vivants" ; une invite aussi à découvrir sur le terrain un véritable modèle d'évènement commercial et festif !

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  • Le travail des métaux est une activité traditionnelle en Basse- Normandie. Sous l'Ancien Régime déjà, dans le triangle compris entre Sourdeval, Vire et Tinchebray, les fers normands alimentaient de petits ateliers de fabrication de clous, haches, scies et couteaux, écoulés sur place, voire vers les colonies d'Amérique. L'étain, que l'on importait par les ports de Granville et Saint-Malo, était également utilisé dans la vallée de la Sée pour la confection de couverts, cuillers et fourchettes exclusivement. La région de Sourdeval était alors l'un des principaux centres français de potiers d'étain, ou "grillous". Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l'implantation de grandes fabriques compromit le maintien de cette activité. Occupant d'anciens moulins à papier, elles furent affectées à la production d'articles en fer battu, puis en métal aciéré, enfin en acier inoxydable. L'emploi de ce matériau démarre, le long de la Sée, dès le début des années 1930 et se généralise après la fin de la dernière guerre, les entreprises Letavernier, Lebrun, Lorance et Degrenne étant alors les principaux fabricants de la vallée. A travers la société Guy Degrenne, c'est un exemple remarquable de permanence artisanale puis industrielle qui est au menu de cet ouvrage. Et aussi une véritable aventure économique, technique et esthétique : du fondeur d'étain au designer, en passant par les techniques de fabrication, sans oublier l'évolution des pratiques de la table !

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  • Des petits jardins ruraux, on parle peu. Ils se confondent dans le paysage à tel point que nous les regardons sans vraiment les voir, sans réellement les comprendre. Et pourtant ! Il s'agit d'un univers plus complexe qu'il n'y paraît, composé de variétés anciennes et d'espèces nouvelles de légumes et de fruits, de fleurs apparemment banales, de pratiques et de savoir-faire anciens ou plus récents, de mots et d'histoires de jardiniers, sans oublier les recettes de la jardinière, figure incontournable du lieu. Véritable microcosme où l'utile se mêle à l'esthétique et le rêve au nécessaire, mais aussi reflet du temps qui passe, le jardin rural exprime en fait une part de la culture régionale et constitue une mine d'informations sur l'évolution des modes de vie de la société rurale bas-normande. Mais c'est avant tout pour ceux qui s'y adonnent une aventure. Et celle-ci va de la préparation de la terre jusqu'à la récolte, de l'arrosage à la protection contre les maladies et autres parasites, du choix des espèces et variétés à la transmission des graines, en passant par l'usage alimentaire, médicinal ou symbolique des plantes. Fruit de dix années d'enquêtes de terrain menées en Coutançais, Bocage du Houlme, Plaine de Caen, Perche et Pays d'Auge, cet ouvrage vous propose de franchir barrières et haies des jardins ruraux de Basse-Normandie et de partager cette aventure, discrète mais non moins intense !

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  • Avec plus de 40 000 tonnes d'huîtres commercialisées en 1995, la Basse-Normandie peut se flatter d'être aujourd'hui devenue la première région ostréicole de France. C'est là l'aboutissement d'un mouvement qui démarre véritablement en 1880 dans l'anse du Cul de Loup, près de Saint-Vaast-la-Hougue. Celui-ci se poursuit au siècle suivant et l'activité connaît au milieu des années 1960 une expansion bientôt considérable, dans ce secteur mais aussi autour de la côte ouest du Cotentin et de la baie des Veys. La culture proprement dite de l'huître est donc en Normandie relativement récente, mais la tradition "huîtrière" y est beaucoup plus ancienne. En effet, bien avant la Révolution et jusque vers les années 1870, les très importants gisements naturels d'huîtres "pied de cheval" de la baie du Mont- Saint-Michel ont fait l'objet d'une pêche et d'un commerce intenses. Pêche, parcage, affinage, conditionnement, acheminement des huîtres vers les centres de consommation : l'exploitation de cette ressource animait alors de nombreux ports de la région et des îles anglo-normandes : Granville, Regnéville, Barfleur, Saint-Vaast-la-Hougue, Courseulles-sur-mer,... De l'huître de drague à l'huître d'écloserie, de la bisquine aux tables ostréicoles, sans oublier l'évolution des pratiques culinaires et la place de l'huître dans la peinture, "L'huître en Basse-Normandie" s'offre à votre appétit de découverte !

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  • Honfleur, Port-en-Bessin, Cherbourg, Granville... De l'estuaire de la Seine à la Baie du Mont-Saint-Michel, les côtes bas-normandes abritent de nombreux ports dont le nom seul suffit à évoquer un passé maritime prestigieux. Après un siècle de reflux, les activités de pêche ont connu un renouveau à partir des années 1950. La Basse-Normandie est devenue la quatrième région française pour les apports en produits de la pêche et sa flotte comporte aujourd'hui environ 740 navires montés par près de 2200 professionnels. Ce mouvement s'est accompagné d'une profonde évolution dans les domaines de la construction navale, de la morphologie des bateaux et de la pratique des métiers. La petite pêche et la pêche côtière se caractérisent par la diversité des embarcations utilisées (doris, picoteux, vaquelottes, chaloupes, chalutiers, cordiers...), mais aussi par la polyvalence des métiers pratiqués (cordes, filets, chaluts ou casiers). La pêche au large présente en revanche une forte spécialisation de l'activité et une plus grande homogénéité des navires. Les importantes mutations et la modernisation de la flotte de pêche ont conféré à certaines unités, désarmées ou encore en activité, un intérêt historique, technique ou ethnographique qui les place désormais dans le champ du Patrimoine, comme témoignage d'un passé proche et pourtant déjà presque révolu.

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  • Catalogue édité à l'occasion de l'exposition éponyme. Conçu comme un outil de valorisation des collections et du travail des musées de France en Basse-Normandie, cet ouvrage richement illustré propose une sélection d'oeuvres acquises avec l'aide du Fonds régional d'acquisition des musées (FRAM) plus large que dans l'exposition. Près de 130 acquisitions y bénéficient de notices. Elles sont accompagnées d'encarts explicatifs permettant de comprendre l'exceptionnel travail d'enrichissement, de conservation et de valorisation des collections réalisé au quotidien par les équipes travaillant au sein des musées.
    Conçu et réalisé avec le concours des équipes de conservation des 24 musées participants, cet ouvrage s'adresse au public le plus large, du curieux à l'amateur éclairé.

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