Burozoique

  • Djamel Tatah

    Collectif

    Djamel Tatah naît en 1959, dans une famille d'origine algérienne, à Saint-Chamond (Loire). Après avoir longtemps travaillé à Marseille, il s'installe à Paris. Répétition des figures, grands formats, représentation abstraite de l'homme contemporain, solitude, les ingrédients de l'artiste sont là. Pour les influences on cite Rothko, Warhol ainsi que l'Egypte et la Renaissance. Prix Gras/Savoye/Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1992, prix du salon de Montrouge, l'artiste a présenté d'importantes expositions personnelles (Centre d'art contemporain Le Parvis à Tarbes en 2007, musée des Beaux-Arts de Nantes en 2008, Galerie des Ponchettes aux MAMAC à Nice en 2009, Centre d'art contemporain du Creux de l'enfer à Thiers en 2010) et collectives telles que "Peintures françaises" à la Villa Médicis en 1997, "Tableaux d'une histoire" à la Villa Arson en 1998, "L'Art au futur antérieur" au Musée de Grenoble en 2004, "La Force de l'art" au Grand Palais en 2006, "Airs de Paris" au centre Georges Pompidou en 2007, "I Mutanti" à la Villa Médicis à Rome en 2010, "Nevermore" au Mac/Val de Vitry-sur-Seine en 2011. Ses oeuvres ont été maintes fois plébiscitées par des publics étrangers : l'Allemagne, la Chine, l'Espagne, les Etats-Unis et la Russie ont pu l'accueillir à plusieurs reprises.

  • Overflow présente une série inédite de 40 dessins réalisés par les artistes lors de leur séjour slovène.
    Ces images, qui recensent des pavillons de banlieue en pleine déconstruction explosive, sont réalisés à partir du catalogue retrouvé d'un constructeur de maisons yougoslaves bon marché des années 1970. Ces dernières font ainsi l'objet d'un savant et minutieux travail de découpage et de collage, par la superposition de deux même vues en perspective, l'une étant préservée dans son intégralité, tandis que les éléments de l'autre sont dispersés au travers de la page, simulant de cette façon une violente explosion.
    Ce livre collector, dont chaque page est marquée par les artistes du sceau d'un tampon en forme de cible, constitue la trace imprimée d'un vaste dispositif imaginé par les deux plasticiens et qui joue, entre réalité et fiction, avec l'idée étrange et inquiétante d'un générateur de séisme, par le biais d'une onde sonore soigneusement calculée (par un physicien sollicité par Anne-Valérie Gasc).

  • C'est en 1976 qu'Albert Meister fait paraître aux éditons de l'Entente La soi-disant utopie du centre Beaubourg sous le nom de Gustave Affeulpin. En imaginant qu'une vie collective et autonome se met en place dans les sous-sols du Centre officiel, celui des « Cultivés », il explore les domaines de l'art, de l'amour, de la sexualité, de l'éducation, de l'économie, de la politique, de la culture, de l'écologie, etc. pour proposer « une utopie à 0% de contrainte ».

    Albert Meister, (Bâle 1927-Kyoto 1982), sociologue libertaire, est l'auteur de très nombreux ouvrages traitant des questions d'autogestion, d'associations, et de développement des pays pauvres, notamment L'Inflation créatrice (1975) dont les idées alimentent La soi-disant utopie du centre Beaubourg. Il est également le créateur de la revue d'art et d'humour Le fou parle avec Jacques Vallet.

    Postface d'Éric Dussert.

  • Nous étions, oui, je le dis maintenant, un triomphe.
    Mathieu larnaudie est né en 1977. il codirige les éditions et la revue inculte. son dernier roman, strangulation, est paru aux éditions gallimard en 2008.

  • Une monographie

    Hubert Renard

    Depuis les années 1970, Hubert Renard intervient in situ afin que l'espace d'accueil devienne l'objet même de l'exposition. Il produit également des objets imitant le mobilier d'intérieur, des étagères, des chaises sculptures dont le volume se confronte à la fois à l'architecture et au public. Son travail photographique "rephotographie" des images de presse et les siennes propres.
    Une monographie, ouvrage entièrement conçu par l'artiste, reprend l'ensemble de ce travail, de 1971 à 1997.

  • La rencontre entre Niele Toroni et Paul Armand Gette, deux artistes majeurs de leur génération, est une rencontre improbable tant leurs pratiques et leurs approches sont différentes. Mais c'est une même attention au monde qui les entoure qui les a incités à inventer pour la première fois un projet commun, autour de la figure du triangle, où dialoguent photographies, empreintes de pinceau et oeuvres du musée des Beaux-Arts de Nantes. Le triangle, à la fois instrument, signalétique, symbole sexuel, signe mathématique, géographique et philosophique, qui agit comme élément d'appréhension du monde.

  • Blue noses ; tiap-lap art

    Collectif

    Depuis 1999, date de la fondation du groupe, c'est avec des moyens très rudimentaires que les Blue Noses réalisent leurs vidéos et montages photographiques qui rendent compte de leurs performances exécutées sous forme de sketches, de farces et de gags face à la caméra vidéo ou à l'objectif.
    Ces actions, qui constituent leur mode d'expression favori et où le rire et la dérision occupent une place éminente, relèvent de prises de positions critiques sur le monde qui nous entoure. Tous les domaines sont évoqués sans concession : la politique, la religion, la culture, l'art et son histoire, le sexe, le cinéma, la globalisation. Tout est sujet à la parodie. Les Blue Noses sont héritiers du Sots Art, dénommé ainsi par analogie avec le Pop Art, à partir des mots « art » et « socialisme ».
    Ce mouvement s'affirme à partir du début des années 1970, après le règne du réalisme socialiste, comme le premier mouvement artistique original en Russie depuis les avant-gardes des années 1920. Le Sots Art consiste en l'appropriation d'images et de slogans de la propagande soviétique pour la rendre grotesque. Ces manipulations ludiques d'une rhétorique du pouvoir destinée à soumettre l'individu ont contribué à libérer les consciences.
    Dans les années 2000, en Russie, on voit réapparaitre des attitudes comparables, dans les oeuvres du groupe des Blue Noses en particulier.

  • Voyage à Tbilissi

    Collectif

    Tbilissi, capitale de la Géorgie, est la ville qui réunit Sophie Tabatadze, Guram Tsibakhashvili, Mamuka Japharidze, Koka Ramishvili, Vato Tsereteli, Iliko Zautashvili, qui, en jouant de la photographie, de la vidéo, de l'installation ou du dessin, proposent des recherches plastiques fortes qui interrogent l'homme et le monde.

  • Depuis 2002, Christian Egger, Manuel Gorkiewicz, Christian Mayer, Yves Mettler, Magda Tothova, Ruth Weissman et Alexandre Wolff forment un collectif d'artistes dont le travail consiste, chaque fois qu'ils se réunissent (trois ou quatre fois par an), à créer une publication dans le cadre d'une exposition. Son format est à la croisée du magazine, de la revue et du fanzine.
    Ce numéro présente une quinzaine de contributions, en images ou en textes, provenant d'artistes, de scientifiques, de savants et de spécialistes en tout genre. Elle est le résultat d'une création artistique à part entière ainsi que le réceptacle et le véhicule de cette création. Elle « mixe » ainsi textes et images, théories et fiction de Barbara Imhof, Constanze Schweiger, Tatiana Echeverri Fernandez, Jana Euler, Fred Pedersen, Douglas Park, Shirley Wegner, Albert Oehlen, Vera Tollmann, Brian Kennon, Rémi Marie, Thomas Neffe, Kim Nekarda, Alice Könitz, Mathieu Larnaudie.

  • Cette sélection transnationale montre la diversité et le dynamisme de la scène artistique d'Europe de l'Est (Slovaquie, Serbie, Hongrie, Slovénie, etc.) en proposant les oeuvres de sept artistes, qui témoignent d'une vision polyphonique de l'art au sein d'un seul médium, la photographie : Erik Binder, Danica Dakic, Dominika Horakova, Panos Kokkinias, Gabor Ösz, Klavdij Sluban et Matej Andraz Vogrincic. Bien que les travaux de ces artistes réunis ici ne puissent se résumer à un vocable unique, leurs sujets de prédilection sont liés à des préoccupations communes : l'histoire, la mémoire, le jeu sur les codes de la représentation, la relecture des avant-gardes ou plus largement celle de l'histoire de l'art.

  • Paris en songe

    Jacques Fabien

    " Tu vas être surpris en revoyant ton Paris.
    - Pourquoi ? - Parce que je te défie de le reconnaître, mon cher ; il faut une boussole pour s'y orienter, ni plus ni moins. "

  • " C'est seulement au matin qu'apparurent un à un les îlots, si infimes que même de jour on eût pu passer au large sans les voir.
    On en devinait sept, huit, disposés en chapelet, tous également plats et minuscules."

  • Le répertoire des îles

    Ultralab

    L'ile est comme un visage ouvert sur l'infini, si changeant qu'on ne peut l'enclore.
    Ses thuriféraires les plus zélés, quelle que soit leur nature profonde, ne semblent trouver en eux-mêmes pour la décrire que les termes les plus simples, tous dignes d'une épure géométrique. ils en parlent ainsi le plus souvent juste comme d'une " île " (d'où son nom. ). ultralab est un groupe d'artistes à géométrie variable, assez mystérieux et formé probablement à buenos aires en août 2000. il existait cependant de façon anonyme et encore plus informelle sans doute bien avant cette date.
    Désireux d'expérimenter une forme inédite d'autonomie artistique, économique et politique, ses membres semblent travailler sur les frontières floues de l'art, de la science et de la communication. en décembre 2007, ultralab déploya au sein du jeu de paume, à paris, la version 1. 15 de son complexe dispositif plastique l'ile de paradis, une sorte de générateur automatique aléatoire et dysfonctionnel d'utopies insulaires au sein duquel est né le projet du répertoire des îles.

  • Chez les fils de ce nouveau monde, il n'y a ni divinité ni papauté, ni royauté ni dieux, ni rois ni prêtres.
    Ne voulant pas être esclaves, ils ne veulent pas de maîtres, étant libres, ils n'ont de culte que pour la liberté. joseph déjacque (1822-1864), inventeur du mot " libertaire ", est ouvrier décorateur, écrivain, anarchiste militant. en 1851, la publication de son recueil de poèmes les lazaréennes, fables et poésies sociales, lui vaut la censure du gouvernement de napoléon iii et le contraint à l'exil.
    C'est à new york, entre 1858 et 1861, qu'il va écrire, éditer, diffuser lui-même, le libertaire, journal du mouvement social. il y dénonce l'injustice du capitalisme naissant qui favorise la concurrence et l'asservissement des uns au profit des autres. il y écrit, en feuilleton, l'humanisphère, une " utopie anarchique et passionnelle ", imaginant, après avoir esquissé à grands traits l'histoire de l'humanité et le passage de la sauvagerie à la civilisation, un monde futur où les liens entre les hommes seraient réglés par l'harmonie et la liberté.

  • Le musée des Beaux-Arts de Nantes fête en 2010 le bicentenaire de l'achat de la collection de François Cacault (1743-1805), qui constitue la majeure partie des collections anciennes du musée, par une exposition et un colloque en partenariat avec l'INHA et l'Université de Nantes. Ce Nantais d'origine eut une carrière diplomatique à la longévité étonnante, traversant les régimes politiques de la royauté à l'Empire.
    Ses nombreux voyages et missions (Naples, Rome, Florence, Gênes.) lui permirent d'amasser une imposante collection de chefs-d'oeuvre (dont les trois La Tour entrés sous des noms différents), avec une prédilection marquée pour la peinture de la Péninsule, du XIIIe au XVIIe siècle. Il faut d'ailleurs souligner la curiosité esthétique de cet homme des Lumières qui s'intéressa aux Primitifs italiens pourtant bien peu prisés à l'époque, permettant au musée de présenter une des plus riches collections en France. François Cacault et son frère, Pierre, avaient fondé un grand musée-école à Clisson, à partir de ces peintures, mais également de 64 albums factices rassemblant plus de sept mille gravures pour offrir un panorama classé par écoles (florentine, lombarde, allemande, flamande, hollandaise, française.). Cet ouvrage met en lumière les chefsd'oeuvre de cette collection.

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