Bord De L'eau

  • La fabrique du consentement

    Jean-Philippe Pierron

    • Bord de l'eau
    • 18 March 2022

    Qu'il s'agisse de consentements affectifs et sexuels, de consentements me´dicaux sous leurs diffe´rents aspects (aux soins qui nous sont propose´s, que nous subissons et auxquels nous devons nous soumettre), de divers consentements juridiques et commerciaux, ou de toutes autres natures, la question du consentement s'e´rige en question majeure pour les sciences humaines. Elle e´merge sur fond d'une crise des accords tacites intrasociaux, intrafamiliaux et plus ge´ne´ralement des rapports interpersonnels, lie´e aux remaniements identitaires de l'espace commun.

    Cet ouvrage permet de mettre au jour cette dimension majeure des accords tacites alors que le consentement est essentiellement envisagé du point de vue de l'importance contractuelle et positive qu'encourage le droit. Le modèle en est le « consentement libre et éclairé ».

    En montrant qu'il y a un travail du consentement, que le consentement est un processus et pas seulement un contrat, et en le démontrant à partir d'exemples précis, cet ouvrage veut contribuer à une attention fine au « travail du consentement » pour l'accompagner, le soutenir dans le soin médical, familial mais aussi social, en vue d'une conception émancipatrice et libre des relations et du monde humain.

  • Les vert-bruns : l'écologie de l'extrême droite française

    Stéphane François

    • Bord de l'eau
    • 18 February 2022

    Si le Rassemblement national ne s'intéresse guère à l'écologie que par électoralisme, différents individus et structures de l'extrême droite ont, au contraire, développé ces dernières années un discours écologiste.
    Ce discours, contrairement à ce que certains peuvent croire, n'est pas nouveau en France ; il a des racines profondes. Il puise dans un romantisme politique faisant l'éloge d'une nature indomptée, et partage avec l'écologie de « gauche » une certaine volonté de décroissance.
    Mais il reprend aussi bon nombre des thématiques qui ont structuré la pensée conservatrice (rejet de la technique, organicisme identitaire, etc.). En outre, contrairement à ce qu'on pourrait penser, dans notre pays, la formalisation d'une pensée écologiste à l'extrême droite remonte moins à Barrès ou Pétain qu'à la Nouvelle Droite, via d'anciens SS français. Ce livre se propose d'en faire la généalogie, rappelant le parcours de ceux qui contribuèrent à lui donner ses contours théoriques, analysant les contenus doctrinaux et jette un éclairage cru sur les réels contenus idéologiques de ces discours.

  • écologies du smartphone

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    • Bord de l'eau
    • 18 March 2022

    L'ouvrage présente à travers des approches multidisciplinaires (sociologie, géo-physique, design, philosophie, architecture) les facettes plurielles du problème écologique posé par le smartphone.

  • Animal politique : sauver les animaux pour nous sauver nous-mêmes

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    • Bord de l'eau
    • 4 February 2022

    Hélène Thouy est avocate. Elle est aussi la cofondatrice et la porte-parole du Parti animaliste.
    Dans ce livre très attendu, elle explique pourquoi le moment est venu pour les défenseurs des animaux de descendre dans l'arène politique. Il s'agit bien évidemment de faire valoir les intérêts de ces millions d'êtres que l'on mutile et engraisse, piège et exhibe, enferme et tue.
    Il s'agit aussi de répondre aux attentes de cette majorité de Français qui jugent que la cause animale est importante, qui rejettent massivement l'élevage industriel et s'inquiètent de ses conséquences sanitaires et environnementales catastrophiques.
    La grande majorité de nos responsables politiques, eux, ne semblent vouloir servir que les intérêts financiers des grands groupes agroalimentaires. Cette allégeance à une poignée d'industriels est scandaleuse. Elle est contraire aux intérêts des animaux, des éleveurs, des consommateurs. Elle doit prendre fin.
    Prenant à contre-pied les commentateurs professionnels et les cyniques, Hélène Thouy répond aux questions que l'animalisme soulève parfois. Elle montre qu'il n'est pas la dernière lubie de citadins déconnectés de la nature, mais une cause défendue depuis la nuit des temps par les esprits les plus libres et les plus brillants.

  • La démocratie, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui en France, est le principal obstacle à la nécessaire transition écologique à opérer pour éviter que les désastres en cours ne s'accentuent et ne conduisent à terme à l'effondrement de notre modèle social prophétisé par divers auteurs. La démocratie du productivisme est celle du marché libre s'opposant à l'écologie à la fois par l'abondance des modèles de consommation et par divers obstacles culturels, sociaux, politiques, économiques, démographiques ou technologiques.
    Si les milliers d'expérimentations et de réalisations locales que porte le mouvement de l'Économie sociale et solidaire, ainsi que les politiques de préservation (parc, réserves, zones protégées, etc.) sont des plus utiles, elles n'agissent pas à la source sur les fondements du productivisme, sur les questions transversales de l'emploi industriel ou de l'urbanisation, ni sur les transports longue distance ou sur la préservation du modèle de protection sociale en économie décroissante. Enfin, interviennent les contradictions entre le temps long des problèmes et le temps électoral ou politique court, ou entre le caractère virtuel, l'invisibilité relative, de certains désastres en cours, concernant surtout les prochaines générations, et les conditions de vie très concrètes, dures au jour le jour pour une grande partie de la population.

  • La gratuité des transports : une idée payante ?

    Observatoire Des Villes Du Transport Gratuit

    • Bord de l'eau
    • 18 March 2022

    La gratuité engendre-t-elle une moindre qualité de service et davantage d'incivilités ?

    Les bus gratuits sont-ils vraiment remplis d'anciens cyclistes ?

    Peut-on dire de la gratuité qu'elle constitue une mesure écologique ?

    La gratuité des transports a le vent en poupe. Après les historiques Compiègne, Aubagne et Châteauroux, les agglomérations de Dunkerque, Niort, Calais et tout récemment, Douai, ont rejoint le club des villes du transport gratuit. En 2023, Montpellier devrait être la toute première métropole à passer le cap, démontrant que la gratuité n'est pas réservée à une poignée de villes petites ou moyennes.

    Actuellement, 36 villes françaises pratiquent une forme de gratuité dite totale de leur réseau de transport en commun : la gratuité y est effective tous les jours de la semaine, pour toutes et tous, sans critère d'âge, de lieu de résidence ou de situation financière.

    Alors que peu de candidats et d'élus osent remettre en cause la gratuité lorsqu'elle est effective ; chez les experts de la mobilité, on se déchire. Deux camps s'affrontent âprement : les anti et les pro-gratuité. Les arguments échangés sont aussi nombreux que les contre-vérités énoncées. Difficile d'y voir clair tant le débat est passionné, donnant davantage à voir dans les médias des schémas idéologiques solidement ancrés que des faits étayés...

    C'est dans ce contexte que les spécialistes de l'Observatoire des villes du transport gratuit ont rédigé cet ouvrage. Leur ambition ? Détricoter le fil des idées reçues les plus fréquemment entendues, aller au-delà du clivage « pour ou contre » et, enfin, considérer la gratuité pour ce qu'elle est : une politique publique comme une autre.

  • Habitats et vieillissements : des hommes et des lieux Nouv.

    Habitats et vieillissements : des hommes et des lieux

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    • Bord de l'eau
    • 13 May 2022

    Le vieillissement introduit une mutation des rapports des personnes à l'habitat et aux espaces de vie sous la pression de changements physiologiques, cognitifs et sociaux. Si l'amour de son domicile, de son quartier, de sa ville domine, l'horizon résidentiel ne s'y réduit pas. En matière d'habitat, un nouveau souffle est porté par une offre qui se veut plus inclusive dont l'habitat intergénérationnel et participatif sont les fers de lance, proche des besoins des personnes, porteurs de l'envie de faire « société » et de la volonté d'en être un membre actif.
    Des formes plus ségrégatives, les résidences services seniors, privilégient des modes de vie en circuit fermé et entre-soi, ressenties comme sécurisantes. Reste les Ehpad, où la dépendance constitue le quotidien, dépendance de son corps et de ses traumatismes irréversibles, dépendance de l'institution qui impose ses modes et ses rythmes de vie.
    S'appuyant sur des nombreux entretiens, cet ouvrage questionne la place de ce groupe d'âge dans nos sociétés contemporaines à travers l'offre d'habitat qui lui est proposée. S'il est possible d'identifier des points communs entre les aînés dans l'évolution du rapport à leur lieu de vie, les expériences vécues, les conditions sociales et économiques, le capital santé ou encore les aspirations personnelles témoignent de la grande hétérogénéité de cette catégorie d'âge dans un domaine fondamental de nos sociétés: l'habitat.

  • Comment une élite prédatrice a détruit le Liban

    Albert Dagher

    • Bord de l'eau
    • 14 January 2022

    Depuis 1990, les hommes politiques libanais se sont placés « au-dessus de la loi », en investissant l'administration de leurs partisans, soumettant le corps judiciaire et provoquant un « vide administratif » total. « Les politiciens libanais sont des civils qui utilisent la violence pour faire de la politique et prendre part à la chose publique », démontre Albert Dagher.
    À nos portes, l'État libanais aura permis l'extension du domaine du crime organisé.
    L'auteur nous invite à dépasser la prise de conscience, et à construire un nouveau Liban qui respecterait enfin sa population.

  • Les espaces genrés des drogues : parcours dans l'intimité, la fête et la réduction des risques Nouv.

    Les perceptions des drogues et des problèmes qui y sont associés est biaisée en faveur d'une représentation androcentrée et cis-hétéronomée. Dans l'imaginaire et les discours publics, les femmes, personnes queers et trans sont considéré-e-s comme des exceptions - soit implicitement abstinent-e-s, soit avec des conduites à haut risque comme les travailleuses du sexe, les mères toxicomanes, les femmes agressées dans les fêtes ou les chemsexeurs gays. Ces représentations sont partagées et parfois amplifiées par les politiques publiques de lutte contre les stupéfiants, les pratiques ordinaires de la police ou encore les professionnel-les en charge de la prévention et de la réduction des risques.
    En questionnant les constructions de genre autour de la consommation de drogue et d'alcool, cet ouvrage vise aussi à sortir de l'implicite neutralité des dispositifs institutionnels, à se détacher de la dichotomie simplificatrice entre espaces publics et privés pour privilégier des analyses fines des espaces, spatialités et enjeux spatiaux.
    Les contributions de cet ouvrage dévoilent ces biais de perception et dessinent une nouvelle géographie des drogues en montrant l'ancienneté et la variété des consommations féminines et LGBTIQ de drogue et d'alcool. Traversant plusieurs contextes sociaux, une variété de lieux urbains et de villes, il contribue à rendre visible les pratiques et leurs significations ainsi que les luttes et rapports sociaux de pouvoir qui les accompagnent.

  • Effets secondaires : vivre au temps du Covid-19

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    • Bord de l'eau
    • 8 April 2022

    Depuis mars 2020 et le début de la crise sanitaire, nous avons été contraints à vivre autrement. Plutôt qu'une crise passagère, le moment que nous traversons semble s'apparenter à une période indéfinie et prolongée, où nous nous ajustons à un monde familier mais différent, régi par de nouvelles normes sanitaires dont les impacts sur la vie quotidienne sont considérables.
    Effets secondaires est né de l'initiative d'un groupe de chercheur ·e·s en sciences sociales, soucieux de documenter la singularité du moment. Les différentes enquêtes ont été conduites en Occitanie et croisent des disciplines diverses (sociologie, anthropologie, géographie, aménagement...), les différents chapitres informent des effets multiples du Covid sur les vies. Il présente une diversité des secteurs touchés par des diminutions ou arrêts d'activités : aéronautique, monde universitaire, tourisme, monde de l'art et de la culture, etc.
    Valorisant le recours aux portraits, ces chapitres donnent aussi à lire des existences souvent méconnues - que la crise a d'ailleurs encore davantage invisibilisées : migrants, bénéficiaires de l'aide alimentaire, travailleuses du sexe... Soucieux de diversifier les points de vue, les chapitres détaillent aussi des configurations moins fragiles (cadres supérieurs, festivaliers), rappelant que nul n'est égal face à l'exposition au virus et que la précarité demeure, plus que jamais, une question sociale.
    En donnant des voix aux individus touchés par la crise, les différents chapitres se répondent - les récits et les biographies éclairant de facettes complémentaires le temps du Covid. Et Effets secondaires de montrer que le Covid n'est pas une parenthèse. L'épidémie fait aujourd'hui partie de nos vies.

  • Cause animale, cause du capital

    Jocelyne Porcher

    • Bord de l'eau
    • 11 September 2019

    Le livre déconstruit la notion de « cause animale » telle qu'elle est présentée dans les médias de façon quasi consensuelle et met en évidence sa dynamique historique au service du capitalisme.
    Pour le bien des animaux, de la planète et de notre santé, il faudrait renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et consentir à une agriculture sans élevage.
    Le livre fait le point sur les débats et interroge le projet abolitionniste d'un point de vue politique et du point de vue de nos relations aux animaux.
    Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette défense consensuelle de la cause animale et la condamnation des systèmes industriels, alors que ceux-ci existent depuis plus de cinquante ans ?
    L'agriculture sans élevage que défendent les abolitionnistes est-elle souhaitable ? Possible ? À qui profi terait- elle ? Est-il possible de « libérer » les animaux, notamment du travail, et de pérenniser nos relations avec eux comme le soutiennent certains théoriciens ?
    Le livre montre que la « cause animale » participe de l'exclusion des animaux domestiques du monde social, via la mise en place d'une agriculture sans élevage.
    L'ouvrage porte une critique des associations abolitionnistes de défense des animaux et décrypte leur mission d'agence de communication au service des nouveaux acteurs de l'alimentation que sont les startup de l'agriculture cellulaire soutenues par les multinationales et par les fonds d'investissement les plus puissants. Celles-ci affi chent leur volonté de prendre la place du modèle industriel qu'elles jugent obsolète et prétendent produire des aliments sains, durables...
    Sans animaux.
    La « cause animale » est de fait celle des actionnaires des biotechnologies, des grandes cultures et des industriels de la robotique. Le livre conclut sur le constat que la seule alternative à la violence industrielle contre les animaux est l'élevage et que la « cause animale », c'est la nôtre, celle de la sortie du capitalisme.

  • Comment expliquer que l'expérience sioniste en Palestine ne se soit pas achevée dans le chaos ? Qu'est-ce qui a fait que, malgré les guerres, une immigration de masse d'une ampleur inédite et une grave crise économique, la jeune démocratie israélienne ne se soit pas désintégrée sous le poids des forces contraires ? La réponse à ces questions se trouve dans la nature même du travaillisme israélien. Sans le socialisme des premiers temps, Israël n'aurait sans doute pas subsisté. En s'entêtant sur la voie d'un socialisme à l'agonie, Israël ne se serait pas, au milieu des années 1980, engagé sur le chemin de la paix avec les pays arabes. Telle est l'hypothèse audacieuse défendue dans cet ouvrage, inédit par l'ampleur des sources mobilisées. Si la gauche israélienne est morte aujourd'hui, elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même : ce sont ses dirigeants qui l'ont assassinée. En s'appuyant sur des textes jusque-là inexploités, l'auteur propose la toute première étude exhaustive, toutes langues confondues, de l'histoire de la gauche israélienne, depuis sa fondation en 1905 jusqu'à nos jours.

  • Que ce soit en mode mineur de l'expérience quotidienne ou en mode majeur de l'expérience rare et intense, l'expérience permise par la multiplication de l'offre culturelle et des dispositifs qui n'ont plus le Lieu culturel (avec une majuscule) comme leur lieu de réalisation privilégié (espace dédié, rendez-vous fixe, présence d'autrui, format prédéfini), est l'objet de cet ouvrage.

  • Après des décennies d'oubli, l'agriculture paysanne tend aujourd'hui à redevenir une activité valorisée et attractive. Mais comment interpréter ce retournement pour le moins inattendu ? L'une des réponses les plus originales à cette question est sans doute apportée par Pierre Rabhi qui l'envisage comme une manière de redonner du sens à sa vie en s'émancipant d'un style de vie consumériste décevant. Tout l'enjeu du présent ouvrage est de développer cette idée en explorant notamment les nombreuses richesses existentielles produites par le travail paysan et les épreuves qu'un tel changement de vie suppose de traverser.

  • Qu'est-ce que la liberté, l'égalité et la démocratie ?
    Pourquoi faut-il être libre ? En Asie, les Japonais des années 1870-1880 ont été les premiers à se poser ces questions. L'établissement d'un régime impérial autoritaire n'était pas une fatalité et le Mouvement pour la liberté et les droits du peuple animait les premières revendications démocratiques, dans un contexte de découverte enthousiaste de la culture et des institutions européennes. L'une des grandes figures de ce mouvement, Nakae Chômin (1847-1901), fut surnommé le « Rousseau de l'Orient » par son introduction de Rousseau et ses écrits défendant la liberté et la démocratie, le pacifisme ou encore l'abolition de la peine de mort. Mais il fut aussi le traducteur et l'introduction du républicanisme français, entreprise peu connue, qui visa formuler une version japonaise du socialisme libéral. Cette tentative fut sous-tendue par une introduction de la philosophie européenne dont Chômin fut le pionnier.
    Dans la perspective de l'histoire intellectuelle et du transfert culturel, à travers une démarche nouvelle, l'examen de l'oeuvre de traduction de Chômin et de ses élèves, le présent ouvrage se propose d'analyser les modalités de cette introduction, le rôle de la traduction des républicains français, et d'inscrire celle-ci dans son contexte politique, philosophique et social. C'est toute la complexité de l'invention de la démocratie en Asie qui se révèle ainsi, puisque les débats qui animèrent le Japon des années 1870-1880 furent la matrice de toute la culture politique moderne du continent.
    Le point fort du livre est de proposer la première étude en français sur l'introduction et la traduction des concepts fondamentaux de la philosophie politique moderne, notamment ceux de liberté et d'égalité, ainsi que sur la naissance des premiers partis.
    L'ouvrage montre également comment ce processus de transfert se décline en projet politique porté par un des premiers intellectuels du Japon moderne, Nakae Chômin (1847-1901), et s'inscrit dans un contexte de débats à l'origine du Japon et de l'Asie contemporaine.

  • Gouverner par l'image : les nouvelles architectures du pouvoir à l'ère numérique

    Simon Woillet

    • Bord de l'eau
    • 20 August 2021

    La relation entre image et architecture semble constituer un impensé majeur de notre relation au monde économique et politique.

  • L'invention du revenu de base ; histoire et philosophie d'une utopie démocratique

    Timothée Duverger

    • Bord de l'eau
    • 9 November 2018

    Tout le monde entend parler du revenu de base, mais peu savent ce que s'est. Plutôt que d'écrire une énième proposition, partielle et partiale, de revenu de base, le choix d'un angle historique et pluraliste pour ce livre permet de brosser l'ensemble du tableau.
    Destiné au grand public, c'est un outil indispensable qui donne les clés de compréhension de ce débat de société majeur en identifi ant les enjeux, les problématiques et les courants. Loin de n'être qu'une histoire des doctrines, c'est un ouvrage érudit qui détaille les propositions théoriques, les débats et les expérimentations en les resituant toujours dans leurs contextes. Dans un débat très clivé, ce livre apparaît comme un recours pour objectiver, éclairer et mettre en perspective les arguments en présence.
    C'est un livre d'histoire des idées et de philosophie politique pour donner du sens à nos sociétés en crise qui bénéfi cie d'un contexte favorable :
    - la campagne présidentielle de 2017 avec le revenu universel d'existence de Benoit Hamon, - les projets d'expérimentation citoyen (monrevenudebase.
    Fr) ou politique (les 13 départements), - les projets gouvernementaux en cours de réforme des prestations sociales.
    Le revenu de base se situe à la croisée de trois enjeux centraux : le travail, la protection sociale et la citoyenneté.
    Ce livre participe du retour de la question sociale et de l'utopie concrète dans le débat public.

  • Les parcours de santé des personnes LGBT s'inscrivent dans des expériences et des représentations particulières. De grandes fresques marquent ainsi nos imaginaires. Celle du VIH/sida en fait évidemment partie. D'Hervé Guibert à 120 battements par minute, c'est l'image du corps maltraité, abandonné, rejeté qui ressurgit. C'est aussi l'image du corps anormal, indocile, pathologique, qui rejaillit dans de nombreux écrits et représentations cinématographiques ou télévisuelles autour des transidentités. Corps suspectés, corps niés, corps incriminés, corps négligés, corps psychiatrisés, corps abimés : et si les corps des personnes LGBTIQ devenaient aussi des corps soignés ? Des corps dont on prend soin. Des corps sur lesquels on se penche, non pour les objectifier, en faire des cas d'étude, des diagnostics, mais pour les accompagner ? À travers les questions de cancérologie, de relation au corps, de santé scolaire ou la notion du vieillir, ce livre ouvre de nouveaux horizons de santé pour les minorités de genre et de sexualité.

  • Une vie de sociologue

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    • Bord de l'eau
    • 11 September 2019

    Le sociologue François Dubet est l'un des connaisseurs les plus respectés en France de l'éducation, de la jeunesse, et de la justice sociale.
    De la marginalité juvénile à l'étude du populisme, ses écrits font, depuis quarante ans, référence.
    Dans cette conversation avec le journaliste Julien Rousset, il revient sur son parcours intellectuel, sur les principaux sujets qui ont balisé son itinéraire de chercheur : l'école, l'université, les mouvements sociaux, notre rapport à l'égalité, les métamorphoses de la jeunesse, le long déclin de la social-démocratie, auquel cet homme de gauche ne se résout pas.
    Qu'a-t-il appris qui puisse nous aider à mieux comprendre la société contemporaine ? Cette question est le point de départ de cet entretien qui raconte aussi 40 ans de sociologie, triomphante dans les années 1970, souvent prise pour cible ces dernières années.
    Un échange dans lequel François Dubet s'exprime avec acuité, sincérité, et en toute liberté.

  • La déraison sanitaire : le covid-19 et le culte de la vie par-dessus tout

    Alexandra Laignel-Lavastine

    • Bord de l'eau
    • 6 November 2020

    AVEC LE COVID-19, UNE AUTRE ÉPREUVE, PHILOSOPHIQUE CELLE-LÀ, NOUS ATTEND. EN EFFET, QU'ALLONS-NOUS RÉPONDRE À NOS ENFANTS QUI NOUS DEMANDERONT DES COMPTES ET, QUI SAIT, NOUS REPROCHERONT NOS NIAISERIES SENTIMENTALES ? Leur expliquer que nous étions partis en croisade contre la fi nitude car nous ne supportions plus la mort, quitte, dans notre désinvolture, à sacrifi er une génération et à briser un monde que nous n'étions pas sûrs de pouvoir réparer ?
    Dans cet essai magistral, écrit en mai 2020 et placé sous les auspices de Havel, Patocka et Arendt, la philosophe, revient sur l'étrangeté de notre réponse au Covid-19 à la lumière de cette question de portée civilisationnelle, mais jamais posée :
    Que risquons-nous à ramener l'homme à la vie et à ériger celle-ci en valeur suprême ?
    Le grand Confi nement nous semblait de bon sens ? Nos héritiers y verront sans doute une mesure moyenâgeuse, pour une folle plongée collective dans l'inconnu, un Apocalypse tomorrow populiste garanti, pour ne rien dire de son bilan churchillien. Car non seulement confi ner et punir ne nous aura pas protégés de l'épidémie, mais cette décision extrême aura précipité le pays dans une crise plus profonde que partout ailleurs.

  • écrire les plantes : une première approche interdiscipinaire

    Marie Rota

    • Bord de l'eau
    • 20 August 2021

    Face aux menaces environnementales, ce livre vise à valoriser le rôle des plantes dans une perspective transversale et interdisciplinaire.

  • La fortune des villes est souvent réduite au génie des maires et d'une poignée de conseillers du Prince?; ce livre montre que la constitution d'une capacité politique dans les territoires emprunte des chemins plus complexes et des logiques plus collectives.

  • La haine en discours

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    • Bord de l'eau
    • 19 February 2021

    À lire et écouter les actualités ces derniers mois, il semblerait que la haine soit devenue ce « mal » du siècle inévitable et incontrôlable. La haine de l'autre serait l'apanage d'un quotidien devenu pesant voire dangereux. Mais si la haine semble être sur toutes les bouches aujourd'hui, aucune recherche sur ce qu'est le discours de haine n'a encore été menée. C'est donc une définition de ce qu'est la haine en discours et une compréhension du processus qui sont proposées ici. Comment peut-on définir la haine ? À quoi renvoie-t-elle ?
    Que dit-elle des identités de chacun·e, des idéo - logies et des croyances actuelles ? Surtout, peut-on la contrer et comment ? Par le biais d'une analyse fine d'exemples concrets et contemporains, c'est une véritable réflexion sur le discours de haine, ses processus et ses enjeux qui est proposée ici.

  • Le socialisme arabe

    Jean Ziegler

    • Bord de l'eau
    • 18 January 2019

    Le discours que prononça Nasser le 26 juillet 1956 est historique à plus d'un titre.
    À nous lecteurs de ce début de XXIe siècle, le chef de l'État égyptien montre que la civilisation arabomusulmane libérée du colonialisme ottoman puis occidental, désormais fi xée vers des perspectives meilleures, ne peut se résumer en une soumission à une pratique religieuse, comme trop souvent l'Occident le ressent.
    L'action de Nasser modernise l'identité arabe et peut se lire comme une tentative de réforme de l'islam.
    À cette époque, Nasser parle, Oum Kalsoum chante, et les grandes puissances s'agitent.

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