Analogues

  • Carnet de notes illustré de photographies documentant un projet d'installation inspiré des rencontres de l'artiste en Camargue entre juillet 2013 et décembre 2015.

    Sept saisons en Camargue s'appuie sur des rencontres avec des personnes qui habitent ce territoire pour aboutir à la production de photographies, de collectes de récits et d'objets, enrichies de documents d'archives et de photographies anciennes.
    L'ensemble des éléments est réuni sous forme d'installations à l'occasion de l'exposition au Palais de Archevêché d'Arles jusqu'au 29 mars 2016. Cette publication - une forme de cahier - réunit des observations personnelles, des histoires rapportées par des personnes rencontrées, des pensées ou même des conversations de marché. Il y est question de la gestion des eaux des salins, de la photographie, d'un boucher chevalin, de la Montagne des Cordes, de Ernst Jünger, de Toni Grand, de la tauromachie, et de bien d'autres choses tout aussi attachée au territoire de la Camargue.

    « Sept saisons en Camargue ont été nécessaires pour voir, écrire et entendre des personnes, des histoires et des choses indissociables de cet espace. Jugeant l'organisation chronologique des notes et des images trop centrée sur ma présence, j'ai regardé du côté de la cosmologie chinoise traditionnelle pour une classification en cinq éléments : eau, bois, terre, métal et feu. Néanmoins, il m'a semblé indispensable en ce pays de vent de considérer l'air comme un élément à part entière comme l'ont fait les philosophes grecs. Mais que faire du Far West, de la bête du Vaccarès ou d'un tremblement d'ailes de libellule ? Dans la difficulté d'associer toutes les présences à des éléments, j'ai emprunté à la vision indienne la notion de vide, qui est associée à l'éther et à l'espace. À chaque élément sa saison, sa couleur et ses relais. » Suzanne Hetzel Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Palais de Archevêché d'Arles du 26 février au 29 mars 2016.

  • Van Gogh live!

    Bice Curiger

    Le catalogue de l'exposition inaugurale de la Fondation Vincent van Gogh Arles, une exposition thématique sur Van Gogh, avec les propositions de neuf artistes contemporains (Bertrand Lavier, Thomas Hirschhorn, Guillaume Bruère, Fritz Hauser, Raphael Hefti, Camille Henrot, Gary Hume, Bethan Huws et Elizabeth Peyton) qui permettent de questionner la résonance de son oeuvre dans l'art actuel.
    « Van Gogh Live ! » est le titre de l'exposition d'ouverture de la Fondation Vincent Van Gogh Arles, inaugurée le 4 avril 2014. On y présente « Couleurs du nord, couleurs du sud », la première d'une série d'expositions prévues sur Vincent van Gogh, ainsi que des contributions de Bertrand Lavier, Thomas Hirschhorn, Guillaume Bruère, Fritz Hauser, Raphael Hefti, Camille Henrot, Gary Hume, Bethan Huws et Elizabeth Peyton.
    La Fondation Vincent van Gogh Arles a pour but de se consacrer à la valorisation de son héritage artistique tout en questionnant la résonance de son oeuvre dans l'art actuel.
    Un dialogue avec les tendances de l'art d'aujourd'hui est engagé par Bice Curiger, directrice de l'institution depuis 2013, pour refléter et d'élargir le regard que nous posons sur le passé, mais aussi sur l'avenir. Historienne de l'art et rédactrice en chef de la revue Parkett Bice Curiger a été conservatrice du Kunsthaus de Zurich et commissaire principale de la 54e biennale de Venise en 2011.
    Adopter résolument un point de vue contemporain sur un artiste comme Vincent van Gogh, dont l'influence reste majeure dans l'art du XXème siècle, signifie également porter un regard sur l'incomparable histoire de sa réception. Cette seule raison suffirait à le reconnaître comme une figure artistique toujours agissante.
    Aujourd'hui, l'enjeu n'est pas tant de défendre le conceptuel et de l'imposer, que de reconnaître que la démarche conceptuelle fait partie de la pratique artistique générale. Il est intéressant de se tourner vers ce qui, dans le même temps, s'esquisse en tant que nouvelles approches de l'expressivité et du rapport au sujet.
    Ce catalogue parcourt l'ensemble des propositions d'ouverture de la Fondation Vincent van Gogh Arles à travers une présentation de chaque artiste et de chaque oeuvre choisie. Il tente aussi de communiquer aux lecteurs la dynamique et l'enthousiasme des artistes et des acteurs de ce travail, de partager un peu du vivant que génère aujourd'hui l'héritage de la ville d'Arles.

  • Album

    ,

    Retour en photographies sur un demi-siècle de carrière de ce couple de danseurs et chorégraphes, pionniers de la danse moderne en France.
    Même en images, on est loin d'un récit de vie.
    Des dates, oui, mais en ordre dispersé.
    Un parcours, oui, mais en éclats, l'étincelle des oeuvres provoquant l'entrechoc des ans.
    Dislocation, qui crée le lieu d'émergence d'une sorte de danse des images. Rien d'autre que ceux qui dansent, et leur profond silence, pris sur le vif, comme en flagrant délit ou à l'arrêt, comme pris en considération.
    Les mots, sans venir sus aux images, viennent après, en sus ; ils n'expliquent rien, font une sorte de constat, n'ayant peut-être rien à imposer, et c'est bien ainsi.
    Images et mots qui semblent tout simplement dire :
    « vous dansiez, j'en suis fort aise, eh bien, dansons maintenant. » Françoise & Dominique Dupuy.

    La danse de Françoise et Dominique Dupuy incarne « l'humaine présence au monde » (Françoise Dupuy). Cet Album est construit sur la recherche d'une telle quintessence au monde de ce couple de danseurs dont le travail traverse un demi-siècle depuis les années 1950. L'ouvrage partage une écriture de la danse par l'image photographique. N+N Corsino, concepteurs de l'ouvrage, retiennent avec minutie certains portraits en action de Françoise et Dominique Dupuy, certains moments volés de répétition ou de pause.

  • Le portrait a toujours été un des attributs de représentation du pouvoir. Le photographe Max Armengaud, qui portraiture depuis une trentaine d'années les institutions européennes célèbres, de l'Opéra de Paris au Vatican, inscrit sa démarche dans le prolongement de cette histoire et en rupture avec elle, transformant son traitement iconique de la figure et élargissant ses codes à la dimension collective.
    « Que vit le photographe Armengaud au sein du monument ? S'il avait su, il y a trente ans, que sa chambre photographique allait hanter les antichambres après l'ouverture des portes monumentales des institutions, bastions cédant tour à tour à sa demande excessive, aurait-il fait le premier pas ? Les forteresses l'une après l'autre sont tombées, l'Opéra de Paris, La Villa Médicis, la Cité du Vatican, le Château de Prague, la Casa de Velázquez, les Arènes de Madrid, le Palais de l'Élysée, l'Assemblée nationale, le Mont Saint-Michel et tant d'autres, le Rugby Club Toulonnais glorieux, en contrepoint, sans compter les méandres insolites dans les confins de l'inventaire et de l'archive, dans les plus lourdes et parfois disgracieuses incarnations de la démocratie. » Michel Enrici « Les projets de Max Armengaud sont titanesques comme sont monumentaux les lieux qu'il choisit. Nombreux seront les individus qui habitent ces lieux et poseront devant l'objectif du photographe : entre le sujet, l'espace et l'artiste, une véritable rencontre a lieu, toujours précédée d'une longue approche. Pour que la petite chambre noire du photographe entre dans la grande chambre convoitée, le lieu même du travail des hommes et des femmes, l'attente et la négociation dans l'antichambre peuvent être très longues, mais la patience de Max Armengaud l'est encore plus. Respectueux de chacun, convenant avec ses modèles du lieu de la prise de vue, il produit des séries où les individus donnent une image du groupe tandis que les espaces donnent une image du monument. Mais chaque image laisse affleurer la personnalité profonde, la singularité de chacun. Entre intimité et corps social, art et archives documentaires, artiste et société, par équilibre, une réconciliation advient. Armengaud pose ainsi délibérément au fil de son oeuvre un acte politique, celui de l'heureuse rencontre de l'art et de la vie. » Philippe Berling Depuis 1986, Max Armengaud (né en 1957 à Castres) poursuit un travail de dévoilement d'institutions célèbres sur le territoire européen.

  • Damien cabanes

    Olivier Kaeppelin

    L'exposition que lui consacre le musée d'Art moderne de Saint-Étienne métropole et sa nomination au Prix Marcel Duchamp mettent à l'honneur le travail de Damien Cabanes cet automne. La peinture entoure les pratiques de cet artiste (né à Paris en 1959) qui expérimente tout aussi facilement la sculpture que le dessin. Depuis la fin des années 80, chaque période associée à un lieu de travail le voit explorer un nouveau médium ou un nouveau geste jusqu'à épuisement de ses fondements et jusqu'à saturation de l'atelier : les peintures minimales, les taches colorées puis, après les damiers, les autoportraits, et à partir de 1994, l'abandon du travail bidimensionnel pour « un espace pictural multidimensionnel ». Les sculptures prennent la forme de cubes, de puits, de cônes, de boules, de tortillons en plâtre ou en polystyrène souvent peints et de personnages en terre cuite souvent émaillée. En 2006, Damien Cabanes retrouve aussi la peinture.

    En collaboration avec le musée d'Art moderne de Saint-Étienne métropole et la galerie Éric Dupont, Paris.

  • Ce deuxième tome de la collection « Tombeau » s'attache faire dialoguer l'oeuvre de Claude Lévêque avec des écrivains emblématiques de notre modernité (Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Jean Giono, Marcel Proust, Paul Valéry...), des auteurs contemporains (Don de Lillo, Pierre Michon, Giorgio Agamben, Gilles Deleuze...) et des classiques (Shakespeare, Dante, Aristote...).

    L'essentiel de l'oeuvre de Claude Lévêque consiste en installations qui articulent objets, sons et lumières et s'emparent puissamment des lieux et des spectateurs. L'inconfort ou l'inquiétude existentielle sont au coeur de ses dispositifs, souvent théâtraux, spectaculaires, impressionnants. L'artiste, qui déclara, il y a quelques années, « mixer l'esthétique de l'art minimal à celui de la fête foraine » n'a de cesse de brouiller les pistes, de jouer avec les codes. Claude Lévêque nourrit son oeuvre tant de la culture populaire, que de l'histoire de l'art, tant de l'actualité que de la mémoire des lieux dans lesquels il intervient, tant de la musique, de la danse que de la littérature. Il est, enfin, un artiste de l'écriture, qu'il utilise pour la création de néons lumineux, sous forme de phrases (« la nuit pendant que vous dormez, je détruis le monde ») ou d'injonctions paradoxales (« dansez », « jouez », « rêvez »).
    Claude Lévêque, né en 1953 à Nevers, est un des artistes les plus reconnus de la scène française. Il fut le représentant de la France à la Biennale de Venise en 2009, et a exposé dans de nombreux lieux en France (Musée du Louvre, Centre Georges Pompidou, Musée d'art contemporain de Marseille, musée d'art moderne de la ville de Paris, Cité radieuse,...) et à l'étranger (Dallas Contemporary, PS1 New-York, Fondation Mirò, Barcelone, Mamco, Genève, Art Tower Mito Tokyo...). De nombreux textes et catalogues lui ont été consacrés depuis les années 1980. Ce Tombeau provoque des secousses et arrime l'oeuvre de Claude Lévêque à ses origines comme aux nôtres, aussi particulières, inattendues et invérifiables soient-elles. L'oeuvre de Claude Lévêque se voit, alors, sous un autre jour et les mots résonnent dans la lumière de notre présent. Ce Tombeau rend non seulement hommage à l'oeuvre de Claude Lévêque mais aussi à l'art dans ce qu'il soulève de plus engagé dans les champs de la culture et du politique, cet art dont nous avons tant besoin pour penser aujourd'hui et voir le monde contemporain.

    Voir aussi Tombeau - Autour des oeuvres de Céleste Boursier-Mougenot.

  • Nervio

    Eduardo T. Basualdo

    Première monographie de l'artiste argentin Eduardo Basualdo, dont les grands enjeux de la recherche portent sur la recréation des formes naturelles, l'ambiguïté de la représentation de la nature et l'impact physique de l'oeuvre sur l'espace d'exposition.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au musée départemental d'art contemporain de Rochechouart, de mars à juin 2013.

    À une époque charnière, les paysages géologiques et gravitationnels d'Eduardo Tomàs Basualdo (né en 1977 à Buenos Aires, où il vit et travaille) rappellent les transformations actuelles de notre environnement. Ses oeuvres tendent vers un sublime contemporain qui flirte avec l'apocalypse. L'artiste argentin s'appuie sur le cycle universel et naturel de la Terre qu'il détourne pour lui rendre une force propre et autonome, sur laquelle l'humain ne semble pas avoir de prise. Il nous confronte à l'étonnante masse noire d'un rocher, nous abandonne au piège d'un paysage aquatique mystérieux, nous met face à des objets - verre d'eau, couteau, bougie, etc. - ou des éléments faussement naturels qui se meuvent d'eux-mêmes. La qualité narrative d'une sculpture qui englobe le lieu de sa présentation, sa configuration dramaturgique, un temps de l'oeuvre incertain et suspendu, sont autant de motifs récurrents du travail de l'artiste qui soulignent combien l'oeuvre est devenue, depuis les années 1960, moins un espace de représentation qu'un espace d'expérience.
    Après s'être fait connaître ces dernières années en Amérique latine (Argentine, Brésil, Colombie, Mexique, Uruguay), le travail d'Eduardo Basualdo a été présenté récemment en Allemagne, en Espagne, aux États-Unis et en France.

  • Céleste Boursier-Mougenot est un artiste dont la pratique s'enracine dans une expérience musicale, à laquelle il a entrepris de donner une forme autonome au travers d'installations. En 2015, il représente la France à la Biennale de Venise et conçoit l'exposition « Rêvolutions » comme un îlot organique, avec la commissaire Emma Lavigne. Le catalogue éponyme fournit une documentation exhaustive sur le projet.
    Le pavillon français est partiellement recouvert par l'écume de bruitformé, texture en expansion qui, sous l'effet de la gravité, s'écoule lentement du haut du bâtiment, épousant ses formes et transformant son architecture néoclassique en un organisme mouvant, vivant, qui se développe au gré du « bruit », notion étendue à des perturbations ou flux d'informations captés et détournés pour nourrir cette persistance. Les arbres mobiles de transHumUs, fichés dans leur motte, se déplacent lentement en oscillant sur eux-mêmes. Ils inventent une chorégraphie à l'intérieur et à l'extérieur du pavillon, et engendrent leur propre partition sonore à partir des courants électriques basse tension qu'ils génèrent. Les visiteurs devenus spectateurs peuvent suivre leurs évolutions hypnotiques en se lovant dans de vastes sofas en hémicycle ou en s'immergeant dans l'océan de sons générés par les arbres, dans la pénombre de deux camera obscura qui renvoient une image renversée des arbres et des nuages.
    Céleste Boursier-Mougenot ravive notre goût pour le merveilleux des jardins maniéristes italiens tout en réaffirmant sa contemporanéité et la dimension politique qui le sous-tend. Il s'agit de s'emparer des systèmes de contrôle des êtres vivants et de leurs déplacements, pour composer une oeuvre poétique où l'humain sensible semble pouvoir habiter des espaces de liberté et de beauté déviante.
    Le catalogue réunit des essais de trois auteurs, Emma Lavigne, commissaire associée au projet, Emanuele Quinz, histoirien d'art, Hervé Brunon, historien des jardins et du paysage. Ces essais sont accompagnés d'illustrations de référence et prolongés par un ensemble de vues de « Rêvolutions » composé avec le flux et le temps des oeuvres comme des visiteurs.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme, Pavillon français de la 56e Exposition internationale d'arts visuels - La Biennale di Venezia, du 9 mai au 22 novembre 2015.
    Présentés exclusivement dans les lieux d'art contemporain, les travaux de Céleste Boursier-Mougenot (né en 1961 à Nice, vit et travaille à Sète) sont à considérer avant tout comme ceux d'un musicien. Après avoir été compositeur jusque dans les années 1990, il entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations. À partir de matériaux, de situations ou d'objets les plus divers dont il extrait un potentiel musical, il élabore des dispositifs qui étendent la notion de partition aux configurations hétérodoxes des matériaux et des médias qu'il emploie pour générer, le plus souvent en direct, des formes sonores qu'il qualifie de vivantes. Déployé en relation avec les données architecturales ou environnementales des lieux d'exposition, chaque dispositif constitue le cadre propice à une expérience d'écoute en livrant, au regard et à la compréhension du visiteur, le processus qui engendre la musique.
    Céleste Boursier-Mougenot considère, en premier lieu, le livre comme de l'espace, un support pour l'expérience du lecteur, dans lequel il est question de faire entrer du temporel, le temps de la lecture.
    Céleste Boursier-Mougenot représente la France à la Biennale de Venise 2015.

  • De l'automne 2011 à l'automne 2012, l'association des Conservateurs des Musées du Nord-Pas-de-Calais présente Dessiner-Tracer, un ensemble de manifestations exceptionnelles sur le thème du dessin. Cursif, revue en deux numéros, est pensée comme un espace de réflexion élargi de cette manifestation. Les deux numéros sont des plateformes de réflexions cherchant à rendre compte de l'aspect patrimonial du projet tout en s'ouvrant à l'analyse, à la critique et à la création contemporaine. Conçu d'après les collections de dessins de l'Euro-région Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Belgique, Dessiner - Tracer favorise une synergie entre les collections en valorisant leur complémentarité et leur diversité. Transdisciplinaire, Dessiner - Tracer propose une définition ouverte du dessin en mettant en lumière des collections d'art classique, d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut mais aussi des oeuvres issues des milieux industriels, techniques et scientifiques. Cursif réunit des analyses d'oeuvres ou d'ensembles emblématiques des collections, des contributions d'artistes et de philosophes, des réflexions ou analyses critiques proposées par des chercheurs spécialisés dans le dessin, des interviews de collectionneurs et d'amateurs, des paroles données à de jeunes artistes, des pages confiées à des créateurs.

  • Si, après dix ans d'activité, états seconds est le premier livre monographique de Céleste Boursier-Mougenot (né en 1961 à Nice, vit et travaille à Sète), c'est que la conception du livre a pu être menée pendant l'exposition qui porte le même titre, au Frac Champagne-Ardenne à Reims, l'été 2006. Présentés exclusivement dans les lieux d'art contemporain, les travaux de Céleste Boursier-Mougenot, sont à considérer avant tout comme ceux d'un musicien. Après avoir compositeur de 1985 à 1994, il entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations. À partir de matériaux, de situations ou d'objets les plus divers, dont il parvient à extraire un potentiel musical, il élabore des dispositifs qui étendent la notion de partition aux configurations hétérodoxes des matériaux et des médias qu'il emploie, pour générer, le plus souvent en direct, des formes sonores qu'il qualifie de vivantes. Déployé, en relation avec les données architecturales ou environnementales des lieux d'exposition, chaque dispositif constitue le cadre propice à une expérience d'écoute en livrant, au regard et à la compréhension du visiteur, le processus qui engendre la musique. Céleste Boursier-Mougenot considère, en premier lieu, le livre comme de l'espace, un support pour l'expérience du lecteur, dans lequel il est question de faire entrer du temporel, le temps de la lecture. Ce livre est comparable à un dispositif qui induit une situation spécifique, une relation particulière au travail de l'artiste et toutes les formes d'approches que cette relation suppose du point de vue du lecteur. Il est un matériau autant qu'un média. À l'instar de l'ensemble des matériaux ou moyens employés par Céleste Boursier-Mougenot dans ses réalisations, des mots, de la parole, ou du texte trouvent leur place en tant que composant dans le processus du livre. Les texte, non seulement nourrissent le lecteur, mais aussi, alimentent la démarche et la réflexion de l'artiste. Avec l'oeuvre intitulée index, présentée pour la première fois au Frac Champagne-Ardenne à l'été 2006, le livre pouvait s'inscrire plus loin encore dans le processus de création. Céleste Boursier-Mougenot a conçu un programme informatique qui analyse l'activité scripturale et en extrait des éléments textuels pour produire une partition musicale. Cette partition est transmise à un piano de type disklavier qui les joue en direct.

  • Cuzin

    Alain Coulange

    Sur commande
  • Nouvelle monographie : une vue d'ensemble des travaux récents (2008-2014) avec lesquels Céleste Boursier-Mougenot prolonge son exploration des formes entre arts plastiques et musique au travers d'écosystèmes à la fois artificiels et vivants, vers de nouveaux rapports à la sculpture, à l'espace, à l'installation, au mouvement, au multimédia (avec quatre essais et des notices détaillées de l'artiste).
    Perturbations est la deuxième monographie consacrée à Céleste Boursier-Mougenot, un artiste qui présente à travers le monde ses oiseaux, piscines, poissons, plantes, guitares électriques, pianos, déplaçant et réinterprétant à chaque occasion ses installations, à paraître aux éditions Analogues.
    États seconds présentait des oeuvres de 1995 à 2008, et soulevait des questions incontournables de position du travail entre arts plastiques et musique. Les premières oeuvres plastiques de Céleste Boursier-Mougenot s'incrivent en effet dans la suite de son expérience en tant que compositeur, de 1985 à 1994, expérience à laquelle il donne une forme autonome en réalisant des installations.
    Perturbations conduit aujourd'hui le lecteur vers des rapports à la sculpture, à l'espace, à l'installation, au mouvement, au multimédia. L'exposition éponyme présentée aux Abattoirs à Toulouse en 2014 jalonne le livre de repères et d'ouvertures vers un choix d'oeuvres de Céleste Boursier-Mougenot produites depuis 2008 et exposées à la Barbican artgallery à Londres, au Musée national d'art contemporain de Séoul, au Umass Fine Arts Center à Amherst (États-Unis) ou au Musée d'art contemporain de Tokyo, mais aussi à la Maison rouge ou au Collège des Bernardins à Paris.
    Quatre auteurs, critiques d'art et commissaires d'expositions, guident le lecteur dans cette oeuvre : Olivier Michelon (directeur des Abattoirs, musée d'art moderne et contemporain de Toulouse), Emanuele Quinz (Université Paris VIII), Nikola Jankovic (éditions B2) et Emma Lavigne (conservateur au Mnam, Centre Pompidou). L'édition de cette seconde monographie, qui paraît au moment de l'ouverture de l'exposition de Céleste Boursier-Mougenot au Pavillon français de la 56e Biennale de Venise, est disponible seule ou avec la réimpression d'États seconds. Les deux volumes, augmentés de notices détaillées, réunissent l'intégralité de l'oeuvre de l'artiste aujourd'hui.
    Offre spéciale pour l'achat des deux monographies complémentaires États seconds et Perturbations.
    Présentés exclusivement dans les lieux d'art contemporain, les travaux de Céleste Boursier-Mougenot (né en 1961 à Nice, vit et travaille à Sète) sont à considérer avant tout comme ceux d'un musicien. Après avoir été compositeur jusque dans les années 1990, il entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations. À partir de matériaux, de situations ou d'objets les plus divers dont il extrait un potentiel musical, il élabore des dispositifs qui étendent la notion de partition aux configurations hétérodoxes des matériaux et des médias qu'il emploie pour générer, le plus souvent en direct, des formes sonores qu'il qualifie de vivantes. Déployé en relation avec les données architecturales ou environnementales des lieux d'exposition, chaque dispositif constitue le cadre propice à une expérience d'écoute en livrant, au regard et à la compréhension du visiteur, le processus qui engendre la musique.
    Céleste Boursier-Mougenot considère, en premier lieu, le livre comme de l'espace, un support pour l'expérience du lecteur, dans lequel il est question de faire entrer du temporel, le temps de la lecture.
    Céleste Boursier-Mougenot représente la France à la Biennale de Venise 2015.

  • Monographie complète dédiée aux dessins et scuptures de l'artiste français, avec un texte de Marie de Brugerolle qui propose une approche singulière du travail de Christian Lhopital, nourrie de références cinématographiques, littéraires et d'échos à l'oeuvre de confrères, de Picabia à Paul McCarthy et Mike Kelley.
    Christian Lhopital (né en 1953 à Lyon, où il vit et travaille) pratique le dessin sur papier (comme l'a majestueusement présenté l'exposition du musée d'art moderne de Saint-Étienne en 2013), le dessin mural à la poudre de graphite (comme l'a tout aussi magistralement dévoilé le musée d'art contemporain de Lyon en 2008), ainsi que la sculpture. Ces dessins et sculptures se développent à travers des ensembles.
    Les dessins figuratifs recouverts d'encre imposent dès les années 1990 un statut ambivalent des figures et de leur résistance dans l'oeuvre de Christian Lhopital, qui se poursuit aujourd'hui dans les ensembles Fixe face seul et Fixe face silence. Ces dessins sont réalisés sur des portraits de personnalités découpés dans des journaux puis recouverts de peinture blanche jusqu'à une quasi disparition de la figure au profit du regard accentué au crayon graphite.
    Les sculptures sont quant à elles des petites scènes élaborées à partir de peluches. Plongées dans de la peinture blanche, ces peluches deviennent des objets-sculptures dominés par la force de leurs pupilles noires. À travers ces manipulations, Christian Lhopital transforme les figures en personnages. Ces regards semblent habités, chargés d'une histoire, dans leur isolement comme dans leur foisonnement.

  • Les quatre auteurs de ce livre s'emploient à déployer des approches successivement esthétique, géographique, poétique, photographique, d'un même objet. Cet objet, ils l'appellent rivière. Il a pour eux les aspects d'un lieu situé au Pont des deux Eaux : lieu dit ainsi parce que tout près, en aval, s'y réunissent les eaux de l'Eysse et de l'Escouday - pour le reste la toponymie indique que tout cela se situe en France. De ce lieu, on peut donc dire qu'il est l'oeuvre des eaux réunies de l'Eysse et de l'Escouday. C'est une sorte d'ouvrage d'art, à la fois bas-relief et architecture. De ce lieu, de cette gorge encaissée qui n'est accessible qu'à la saison des basses eaux, il a d'abord été fait une image : un panorama photographique, constitué de sept images appareillées entre elles.
    Comment l'esthétique, la géographie, la poésie et la photographie peuvent-elles respectivement rendre compte d'un objet qui, comme la rivière, est tout à la fois une réalité physique (géographique et géologique), et bien plus que ce que les yeux voient ? Mal sans doute, de façon lacunaire, sauf à se compléter les unes les autres. Et, s'essayant chacune à dire cette poétique en mouvement qu'est la rivière, font-elles autre chose qu'expérimenter leurs propres limites ?
    Davantage que l'ouvrage descriptif vers lequel cependant elles s'efforcent de tendre, on comprendra que ces approches cherchent avant tout à se rapprocher de la rivière. À la comprendre mieux. À mieux comprendre aussi les raisons qu'elles ont de chercher à se reconnaître en elle ? Elles voudraient dire leur admiration et leur reconnaissance à l'égard de la rivière, dire en quoi elles lui sont reconnaissables. Jean-Louis Elzéard

  • Nos funérailles

    Judith Bartolani

    Gaston Kelman est écrivain franco-camerounais, né à Doula en 1953.
    Directeur de l'Observatoire urbain de la ville d'Evry pendant dix ans, il est l'auteur en 2003 du best-seller " je suis noir et je n'aime pas le manioc " (Editions Max Milo) et publie en Zoos, " Au-delà du Noir et du Blanc ".

  • La boîte à fiches

    Raymond Hains

    La boîte à fiches se développe autour d'un travail de photographies réalisées par Raymond Hains en 2003 en Bretagne, à St-Brieuc, Dinard et St-Malo, villes de son enfance. À la manière de Raymond Hains et de sa pratique des glissements du texte à l'image, des retranscriptions du discours de l'artiste interviennent, dans un jeu de multiplications des " constructions de l'esprit ". Le récit oral constamment recommencé par Raymond Hains est le moteur de cet ouvrage comme il était le moteur de son oeuvre. Aux photographies et au discours, s'ajoutent les notes de lecture de l'artiste. Les fiches rassemblées dans des classeurs sont une autre trace du récit hainsien, augmentées de photographies des livres lus et des lieux s'y rapportant.
    /> Ce matériau s'articule suivant trois approches, chacune placée sous l'égide d'un personnage majeur pour Raymond Hains. La première, celle des " souvenirs d'enfance ", dit l'importance de Freud. La seconde s'attache à retrouver les ressorts d'une méthode, montre les rapports de l'artiste au livre et aux écrivains. Elle est conçue à l'aune de Mallarmé. La troisième tente de donner une forme au projet de Raymond Hains d'écrire une véritable encyclopédie sur son " entourage ", tant artistique que personnel, une encyclopédie qui dise les liens entre les gens, et en invente de nouveaux. La figure de Lacan, qui pratique les coq-à-l'âne et les emboîtements de signifiants est cette fois convoquée.
    Enfin, le travail d'index donne à lire l'oeuvre " dans tous les sens ", selon le voeu de Raymond Hains.

  • Jean Denant

    Collectif

    Une première monographie d'envergure qui revient en textes et en images sur les principales réalisations d'un artiste complet, dont la démarche in situ manifeste un goût pour l'urbanisme, l'éphémère, le geste et la matière.

    Né en 1979, Jean Denant vit et travaille à Sète.
    « Depuis Sète, Jean Denant s'adresse au monde. Il considère le contexte de son travail à l'échelle géopolitique. C'est en reliant le quotidien le plus trivial aux soubresauts de l'Histoire qu'il parvient à atteindre cette dimension universelle. Ses pièces sont tautologiques, la forme, le matériau, le geste et le contexte construisent un propos ouvert où la critique est toujours présente. S'il fabrique des objets qui ont capacité à circuler, il attache autant d'attention à leur mise en espace. Ses expositions ont toujours une dimension d'immersion. Il y orchestre peintures et sculptures pour y plonger entièrement le regardeur. L'échelle de ces oeuvres répond à cette volonté mais évoque aussi intimement le rapport de l'artiste à son propre travail. Jean Denant est attaché à sa pratique d'atelier et y construit ses oeuvres à son échelle. Il manifeste toujours une économie de geste et de matériau. Extraire de la matière du Placoplatre et du bois pour agencer du mobilier, graver le bois à bancher pour dessiner des forêts, agglomérer des débris pour construire des pots, à chaque geste un matériau. Cette simplicité formelle contraste avec la complexité du propos. Travail d'échelle, de l'humain au monde, de la ville à l'individu, du géologique à la mémoire, de l'intime à l'universel, Jean Denant exprime les forces du monde et leurs contradictions. » Manuel Pomar

empty